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Nouvelles

Régime juridique du bail à usage d’habitation domestique: Les options qu’induisent les nouvelles modifications
Les nouvelles modifications apportées à la loi 2018-12 du 02 juillet 2018 portant régime juridique du bail à usage d’habitation domestique permettent de mieux recadrer le secteur de l’immobilier au Bénin en accordant assez de privilèges aux locataires. Mais ces privilèges n’ouvrent aucunement la porte à l’anarchie. Les locataires qui désirent devenir propriétaires de la résidence ou de l’immeuble loué n’auront plus trop à se casser les méninges. Les nouvelles modifications qu’apporte la loi 2021-02 modifiant la loi portant régime juridique du bail à usage d’habitation domestique leur accordent des facilités. Ce texte qui complète la loi N°2018-12 du 02 juillet 2018 précise la nouvelle relation entre le locataire et le propriétaire. Cette loi modificative et complétive vient introduire dans notre arsenal juridique une nouvelle forme de relation entre bailleur et locataire. « Il ne s’agit pas de conférer le droit au locataire d’un bien à usage d’habitation qui aurait déjà fait dix-sept ans dans les locaux, d’exiger à son bailleur l’acquisition forcée dudit bien. Il s’agit d’offrir aux parties la possibilité dès le début du contrat de location, de prévoir la possibilité pour le locataire d’acquérir le bien concerné. Ce qui induit un contrat dénommé « location-accession à la propriété » dès le début de la relation », explique Déodat Covi, consultant. Les nouvelles options confortent les locataires. « Les nouveaux éléments introduits par la loi N°2021-02 modifiant et complétant la loi 2018-12 du 02 juillet portant régime juridique du bail à usage domestique en République du Bénin, sont à certains égards, de nature à rassurer les Béninois quand on connaît la suprématie longtemps exercée par les bailleurs », apprécie Miguèle Houéto, juriste. Moins de soucis Avant le vote de la loi n°2021-02, le cautionnement à titre de garantie, la commission à payer à l’agent immobilier ainsi que les clauses contenues dans le contrat de bail constituaient de véritables casse-têtes pour les locataires, ces conditions étant généralement fixées unilatéralement par les bailleurs. Ceci au mépris de la loi de 2018 qui impose aux maires de mettre à leur disposition un contrat de bail-type qui respecte les normes en la matière. Par le passé, des locataires se plaignent d’avoir été ‘’grugés’’ par des ‘’démarcheurs’’. Aujourd’hui, tel un arbitre, la loi vient siffler la fin de la récréation. S’agissant de la commission à payer à l’agent immobilier, elle n’excédera plus 50 % du loyer mensuel à payer par le demandeur de service qu’est le locataire ou le propriétaire. « Les propriétaires d’immeubles ne seront certainement pas contents, mais force doit rester à la loi », tranche Miguèle Houéto. Les nouvelles dispositions réglementent également l’exercice de la profession d’agent immobilier. Ceux qui souhaitent rester dans ce secteur devront se soumettre aux nouvelles dispositions, poursuit-elle. Il faut préciser que les innovations qui touchent les relations contractuelles entre les bailleurs et les locataires, mais aussi les intervenants dans le bail tels que les agents immobiliers, s’inscrivent dans une vision plus large: celle du Programme d’action du gouvernement relative à la réalisation du projet de construction de 20 000 logements sociaux qui sera en grande partie assurée par des promoteurs privés, précise Elvis Atché, juriste, président de l’Ong droits de l’Homme et développement durable (Dhdd). Le bail à usage d’habitation domestique fait l'objet de nombreux conflits dans notre pays. Conflits entre des individus supposés ‘’économiquement forts’’ (les propriétaires) et les locataires supposés ‘’économiquement faibles’’. Ces derniers semblent vivre une sorte d’intimidation et de pression face à des propriétaires qui tendent à tout leur imposer. Aspirations des parties Il était donc plus que nécessaire pour le législateur de procéder à une réglementation adaptée. Les nouveaux éléments introduits dans la loi N°2021-02 modifiant et complétant la loi N°2018-12 du 02 juillet 2018 portant régime juridique du bail à usage domestique en République du Bénin tiennent compte de certaines aspirations des parties au contrat, en l’occurrence des locataires. Une précision tout de même. Ce texte ne vient pas pour soumettre les propriétaires ou priver les agents immobiliers de leurs activités. Il vise à mieux recadrer le secteur. Dès lors, la possibilité qu’offre la loi aux locataires de devenir propriétaires ne constitue pas une porte ouverte à l’anarchie ni à une vente forcée de l’immeuble. « Il s’agit d’une possibilité d’achat, si le locataire remplit les conditions en tant qu’acheteur », nuance Elvis Atché, chef d’entreprise, président de l’Ong Droits de l’Homme et développement durable (Dhdd). Il clarifie : « Le propriétaire qui loue sa maison jouira toujours de ses redevances ou loyers tant que son immeuble sera loué. Et s’il doit transférer sa propriété à un locataire, cela ne peut être que par le biais d’un contrat de vente d’immeuble où un prix d’achat lui sera versé. Pour l’agent immobilier, il pourra toujours bénéficier des avantages de son activité, notamment les commissions sur les redevances ou même en cas de vente d’immeuble ». Toutefois, les différents acteurs impliqués dans ce processus ne sauraient se passer des prestations du notaire. Sur ce point, assure Déodat Covi, consultant, le gain de l’intervention du notaire est d’éviter aux différentes parties les longs procès aux issues incertaines par la pré-constitution des preuves. «Il y a lieu de maîtriser les traits saillants du contrat de la « location-accession à la propriété » pour comprendre la nécessité de l’intervention du notaire », indique-t-il. Miguèle Houéto, juriste, espère que la loi 21-02 modifiant et complétant la loi N°2018-12 du 02 juillet 2018 portant régime juridique du bail à usage d’habitation domestique sera «largement vulgarisée dans différentes langues nationales, afin de permettre aux populations locataires et ou bailleurs, de connaître leurs prérogatives et obligations mais aussi de savoir vers qui se tourner en cas de différends ». Cette mesure est indispensable pour mettre les différentes parties au même niveau d’information. A Cotonou, des démarcheurs et agences immobilières interrogés exercent leurs activités au mépris de la nouvelle loi? Du contrat de la location-accession à la propriété « ‘’La location-accession à la propriété’’ est un acte qui permet à un locataire de devenir propriétaire d’un bien immobilier après une période définie dans le contrat. Pendant la période de location, le locataire verse un loyer au titre de la jouissance du bien, appelé fraction locative et un montant correspondant au payement anticipé du prix de vente, fraction acquisitive. A cette fin de période, il peut choisir d’acheter le bien ou y renoncer. Dans le premier cas, le prix de vente est diminué du montant versé pendant la location. Dans le second, le montant de la fraction acquisitive déjà réglée doit lui être remboursé. ‘’La location-accession à la propriété’’ concerne tout immeuble à usage d’habitation ou mixte, individuel ou collectif, achevé ou en cours de construction ancien ou neuf », développe Déodat Covi, consultant. Ce type de contrat dure d’une part dans le temps (source de conflit), et d’autre part, a pour objet les immeubles. « On peut aisément constater que le législateur de 2021 s’est juste inscrit dans la même veine que celui de 2013 qui a voulu responsabiliser très tôt, un acteur majeur qu’est le notaire pour la formalisation de tous les contrats liés aux biens immeubles. Or, à chaque fois, deux contrats sont nécessaires : le contrat de location-accession et le contrat de vente définitif d’où, la nécessité de l’intervention du notaire », poursuit-t-il. Aux termes de l’article premier de la loi 2002-015 du 30 décembre 2002, le notaire est un officier public et ministériel institué pour recevoir tous les actes et contrats auxquels les parties doivent ou veulent faire donner le caractère d’authenticité attaché aux actes de l’autorité publique.M. A Société 04 févr. 2021


Modification du règlement intérieur de la Cadhp: Le Bénin marque son opposition au sommet de l’Ua
Au menu de la 38e Session ordinaire du Conseil exécutif de l’Ua, ouverte hier 3 février et qui prend fin ce 4 février 2021 à Addis-Abeba en Ethiopie, l’adoption du rapport d’activités de la Cour africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (Cadhp). Le Bénin, représenté par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Aurélien Agbénonci, a participé à cette activité statutaire. A l'occasion, il s'est opposé à la modification du règlement intérieur opérée en violation des textes. Suite à la présentation de ses rapports par le Comité des représentants permanents (Corep), le ministre Aurélien Agbénonci s’est prononcé, au cours des travaux, sur la modification du règlement intérieur de la Cour africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (Cadhp). Le chef de la diplomatie béninoise a rappelé un certain nombre de principes. En premier, la prise en compte par la Cadhp, dans son rapport d’activités, des commentaires et des réponses fournis par les Etats membres en ce qui concerne la non-exécution alléguée de ses ordonnances. Cela étant une recommandation du Conseil exécutif lors de sa 33e Session ordinaire tenue en 2018. Il a aussi rappelé, qu'est retenue une étude approfondie sur les mécanismes et le cadre de mise en œuvre de ces ordonnances, afin de permettre, en collaboration avec la Corep et la Commission de l’Ua, de suivre efficacement l’exécution des arrêts de la Cour et ce, conformément aux articles 29 et 31 du Protocole portant création de la Cour. ‘’Alors que cette décision est en cours d’exécution, le 1er septembre 2020, la Cour africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, contre toute attente, a modifié son règlement intérieur, en y introduisant les règles 80 et 81 relatives à l’exécution de ses propres décisions’’, souligne Aurelien Agbénonci. ‘’Le Bénin ne comprend pas pourquoi une activité aussi importante de la Cour, portant sur la prise d’un nouveau règlement intérieur n’apparaît curieusement nulle part dans le rapport d’activités de cette Cour soumis à l’appréciation des organes délibérants de l’Union’’, relève-t-il. En effet, la règle 80 dispose: ‘’conformément à l’article 30 du Protocole, les Etats parties se conforment pleinement aux décisions de la Cour et en assurent l’exécution dans les délais fixés par la Cour. La règle 81 stipule qu’en cas de différend sur l’exécution de ses décisions, la Cour peut, entre autres, tenir une audience pour évaluer la mise en œuvre de ses décisions. A l’issue de cette audience, la Cour se prononce et, si nécessaire, rend une ordonnance pour garantir l’exécution de ses décisions’’. Un amendement qui consacre la violation des dispositions de l’article 31 du Protocole créant la Cour qui prévoit qu’elle ‘’soumet à chaque Session ordinaire de la Conférence un rapport annuel sur ses activités. Ce rapport fait état en particulier des cas où un Etat n’aura pas exécuté les décisions de la Cour’’. Il apparait donc que ‘’Par cette démarche, la Cour s’est substituée à la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine en s’octroyant des pouvoirs de juge de l’exécution ainsi que d’agent d’exécution de ses propres décisions’’, déplore Aurelien Agbénonci. D’où l’opposition du Bénin à l’adoption du rapport d’activités de la Cour, un veto assorti d’amendements visant à rectifier le tir, notamment pour que ce point soit inscrit à l’ordre du jour du Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement qui s’ouvre le 6 février prochain. Il s’agit de soumettre à l’appréciation des délibérants de l’Union et ce conformément aux textes en vigueur, le nouveau règlement intérieur pris par la Cour. Loin d’une démarche esseulée, le Bénin est soutenu entre autres par le Rwanda sur ce point. Actualités 04 févr. 2021


25e Journée mondiale des zones humides: 10 000 plants mis en terre à Grand-Popo pour marquer l’événement
La Journée mondiale des zones humides célébrée, le 2 février de chaque année a été marquée, hier, au Bénin, par la plantation de dix mille palétuviers à Ayiguinnou, dans la commune de Grand-Popo. Ce geste de l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) et ses partenaires sera suivi de plusieurs autres activités. Organisée autour du thème « Zones humides et eau», la vingt-cinquième édition de la Journée mondiale des zones humides est marquée, au Bénin, par une série d’activités. Notamment, la mise en terre de dix mille plants de palétuviers sur le site Ramsar 1017 à Ayiguinnou, dans le Mono. La campagne de reboisement a démarré, hier mardi 2 février, sous la direction du préfet du département, Komlan Zinsou. Sur le site Ramsar 1017 à Grand-Popo, l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe), structure organisatrice de la célébration, et ses partenaires ainsi que le préfet ont mis en terre les premiers plants avant de laisser des groupements de femmes de la localité poursuivre la plantation. L’édition de cette année de la Journée mondiale des zones humides coïncide avec le cinquantenaire de la signature de la Convention de Ramsar. Le Bénin fait partie des 157 pays ayant signé en Iran en 1971, la Convention de Ramsar qui donne son nom aux zones humides reconnues au plan international. La célébration officielle, au plan national, du double événement à Grand-Popo est une marque d’attention que le maire et ses administrés ont saluée. Pour le maire Jocelyn Ahyi, le choix de Grand-Popo a « sa raison d’être». Le maire rappelle que les zones humides occupent quatre-vingts pour cent du territoire de Grand-Popo, selon les résultats des travaux effectués, en 2014, par l’Institut géographique national. En plus de cela, poursuit-il, la commune abrite le site Ramsar 1017 à Ayiguinnou. François-Corneille Kèdowidé, directeur général de l’Abe, renchérit : « Le choix de Grand-Popo n’est pas anodin ». Il explique que les reboisements successifs engagés, depuis 2019, sont destinés à aider la commune à satisfaire ses besoins et contribuer à la protection de sa côte. L’Abe promet aussi de donner, dans les jours à venir, satisfaction à la requête du maire relative à la prise en compte des cocotiers dans le projet de reboisement. Pour le reste des activités prévues dans le cadre de la célébration, il est annoncé, entre autres, une séance de sensibilisation des populations de la commune de Dangbo sur la protection des zones humides. Relativement au thème de la Journée : « Zones humides et eau », M. Kèdowidé indique qu’il s’inscrit dans la décennie d’action de l’eau potable. Laquelle décennie a été proclamée par les Nations Unies, en 2018, afin d’atteindre le sixième point des Objectifs de développement durable (Odd) relatif à l’accès à l’eau propre et à l’assainissement. Le Dg/Abe fait savoir que la zone humide joue un rôle de premier plan dans le cycle de l’eau puisque cette zone stocke de l’eau en période d’inondation et la restitue en période de sécheresse. Dans la zone côtière, poursuit-il, les zones humides jouent le rôle de barrière pour éviter la dévastation des côtes surtout par ces temps de changements climatiques. Environnement 03 févr. 2021


Digitalisation du système sanitaire: Enabel et Epitech initient un concours d’innovations
L’Agence belge de développement (Enabel) et l’école Epitech organisent un concours pour le développement de solutions numériques dans le domaine de la santé au Bénin. Dénommée « Healthtech Challenge », cette compétition lancée ce mardi 2 février à Cotonou, réunit de jeunes étudiants pendant dix jours. Du 2 au 12 février se déroule le hackathon « Healthtech Challenge ». Initié par l’Agence belge de développement (Enabel) en collaboration avec l’école Epitech, il vise à promouvoir la digitalisation du secteur de la santé au Bénin. La compétition réunit douze équipes de quatre à cinq étudiants chacune, autour de quatre thématiques. A raison de trois équipes par thématique, elles sont appelées à partir à la découverte des besoins sur le terrain dès ce mercredi, pour proposer des solutions numériques aux défis du système sanitaire, indique Dr Yassinmè E. Somassè, représentant d’Enabel. Hier au lancement de l’événement à Cotonou, il a exhorté les jeunes étudiants à faire preuve de créativité, en soulignant que cette compétition répond à un besoin de promotion de l’innovation technologique comme axe d’intervention dans le secteur et d’un réseau de partenariat pour plus d’efficience en la matière. Les quatre meilleures idées seront sélectionnées et développées par Enabel. Dr Orou Bagou Yorou Chabi, directeur général de l’Agence nationale pour la transfusion sanguine (Ants), représentant le ministre de la Santé, salue l’initiative qui s’inscrit dans le cadre de l’intervention « Healthdata » du Programme d’appui à la santé sexuelle et reproductive et à l’information sanitaire (P@sris) initié par Enabel. Elle contribuera à améliorer la redevabilité sociale, la prise de décision informée et le pilotage stratégique sur la base d’un système digitalisé de données intégrées, accessibles et de qualité. La première thématique du challenge est relative au rappel par Voice, Email ou Sms des rendez-vous de consultation prénatale et de planification familiale, en vue d’un suivi rigoureux de l’évolution des grossesses et de l’accès aux produits de contraception. Car, outre les complications obstétricales, le taux de mortalité maternelle reste élevé : 391 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes en 2017, indique Dr Patrice Dangbèmey, médecin gynécologue. Pénurie de sang et ambulance Les deuxième et troisième thématiques du concours visent à pallier la pénurie criante des produits sanguins labiles (concentrés de globules rouges, plasma frais congelé, concentrés de plaquettes standards) pour les malades. Les solutions numériques devront inciter le public à participer aux collectes de sang, notifier les campagnes y afférentes, informer des conditions et procédures de participation ainsi que des rappels de rendez-vous de don pour les anciens donneurs. Elles permettront également de vérifier en temps réel la disponibilité de ces produits et leur meilleure distribution au niveau des banques de sang pour les professionnels de la santé. Pour un besoin de 117 330 poches de sang en 2019, l’Ants n’a enregistré que 88 150 poches effectivement disponibles pour un total de 56 990 donneurs, signale Urbain Djodjo, chef service Information et Statistique de l’Ants. La quatrième et dernière thématique a trait à la gestion du parc et des mouvements des ambulances, dans un contexte où seulement une ambulance est disponible pour 200 000 personnes au Bénin. Selon Dr Rodrigue Kohoun, médecin coordonnateur de la zone sanitaire Abomey-Calavi - Sô-Ava, les défis sont liés à au remplissage et l’archivage adéquat et systématique des outils et supports et aux défaillances de matériel (rupture de carburant, usures non signalées de pneumatiques, téléphone non fonctionnel). Société 03 févr. 2021


Conférence sur l’investissement en Afrique:Les potentialités du continent passées en revue
Le directeur général de la Banque africaine de développement a pris part à une conférence virtuelle sur l’investissement en Afrique, une initiative du ministère du Commerce international du Royaume-Uni qui a mobilisé des dirigeants britanniques et africains du monde des affaires et de gouvernements. Une occasion pour passer en revue les possibilités d’investissement et de partenariat en Afrique. Pour Akinwumi A. Adesina, directeur général de la Banque africaine de développement (Bad), le continent africain regorge d’énormes potentialités qu’il apparaît comme la prochaine frontière commerciale du monde. L’Afrique est un terrain propice à l’investissement, d’après le directeur général de la Bad. Cela dépendra, martèle-t-il, en grande partie de la capacité du continent à dynamiser son secteur de la santé. C’est la perception de l’ancien ministre de l’Agriculture et du Développement rural du Nigeria au cours de ces assises virtuelles d’une journée organisées par le ministère du Commerce international du Royaume-Uni, pour discuter des possibilités d’investissement et de partenariat en Afrique. Les discussions sont axées sur les domaines de l’infrastructure durable, les énergies renouvelables, les services financiers et professionnels ainsi que l’agriculture et l’agro-technologie. Le directeur général de la Bad note avec intérêt que l’Afrique possède encore les fondamentaux qui ont contribué à la croissance phénoménale du continent au cours des dix dernières années. Le continent offrait de vastes possibilités en termes de ressources naturelles, d’immenses étendues de terre arable et une population jeune, moteur d’une urbanisation rapide…, souligne-t-il. « L’Afrique se distingue pour ce qui est de la facilité de faire des affaires. L’explosion du numérique constatée aujourd’hui en Afrique est très prometteuse », a indiqué le directeur général de la Bad, selon qui l’économie de l’Afrique a reculé de 2,1 % en 2020 et devrait croître de 3,4 % en 2021 alors que l’économie mondiale se remet de l’impact de la pandémie de Covid-19. L’Afrique ne compte que 365 sociétés pharmaceutiques, contre 7 000 en Chine et 11 000 en Inde, deux pays ayant des populations de taille comparable à celle du continent, souligne Akinwumi Adesina. Il encourage les investisseurs britanniques à se tourner vers l’Afrique, c’est là que se trouve la nouvelle frontière, précise le président de la Banque africaine de développement. Société 03 févr. 2021


Décision de la Haac sur la précampagne: Ce qui incombe aux médias, selon Franck Kpochémè
Le conseiller à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Franck Kpochémè, a été reçu sur l’émission ‘’90 min pour convaincre’’, dimanche 31 janvier dernier. A l'occasion, il a clarifié la décision de l’institution de régulation des médias définissant la période de précampagne. En définissant la période de précampagne pour la période du 25 janvier à 00heure au 25 mars 2021 à minuit, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) exige des médias le respect des textes en vigueur. La décision n°21-002/Haac du 13 janvier 2021 portant règlementation des activités des médias pendant la période de précampagne pour l’élection présidentielle de 2021 indique ce qui incombe aux médias durant cette période. C’est ce que le conseiller Franck Kpochémè a expliqué sur la radio nationale, dimanche 31 janvier dernier, au cours de l’émission ‘’90 min pour convaincre’’. Il y était avec le directeur des Affaires juridiques de la Haac. Selon le président de la Commission des médias du service public, les médias, peuvent traiter toutes les activités des politiques, sans verser dans la propagande perçue comme une manière de vendre son produit. Il souligne que les médias, au cours de cette période, ne doivent pas faire de la publicité, mais ils peuvent, par exemple présenter le parcours d’un duo, pour s'en tenir à l’information. «Les médias peuvent traiter de tout élément relatif à la période de précampagne allant du 25 janvier au 25 mars 2021 sauf la propagande. La propagande étant perçue comme une manière de vendre son produit. Donc on ne doit pas faire de la publicité autour d’un duo, mais toutes les fois où il est question de présenter un duo, le parcours des candidats, c’est de l’information. C’est le fait de demander d’aller voter pour tel que la décision interdit », confie le conseiller Franck Kpochémè. La décision de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication trouve sa source dans le code électoral qui stipule qu’aucun média n’est autorisé à relayer les informations de propagande tant que la campagne n’est pas ouverte. Ainsi, Franck Kpochémè indique que tant que les médias ne versent pas dans la propagande, ils ne violent pas la décision sur la précampagne de la Haac. Rappelons que la décision de la Haac précise en son article 3 que : « Durant cette période, il est formellement interdit à tous les médias, la diffusion de tout élément de campagne électorale relatif à l’élection présidentielle de 2021 conformément à l’article 47 de la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019 portant code électoral en République du Bénin. Sont notamment concernés, les émissions ou publications dans les organes de presse annonçant ou présentant une candidature, toute production ou tout article sur les duos président et vice-président à l’élection présidentielle de 2021, les comptes rendus des activités de soutien, d’appel ou d’invite à candidature, les comptes rendus des activités réalisées à des fins de propagande au profit d’un parti ou d’un duo président et vice-président ». Actualités 02 févr. 2021


Présentation de vœux à l'Onip: Un moment de reconnaissance de mérite
L'Office national d'imprimerie et de presse a reconnu le mérite de trois de ses valeureux agents admis à faire valoir leurs droits à la retraite. Il s'agit de Marie Madeleine Akoffodji, Edmond Zossoungbo et François Dansou. C'est lors de la cérémonie de présentation de vœux du personnel de l'office qui s'est tenue vendredi 29 janvier dernier au siège de l’entreprise à Cotonou. Ils ont gravi les échelons avec ardeur et détermination pour arriver au soir de leurs parcours professionnels. Il s'agit de trois agents de l'Office national d'imprimerie et de presse admis à faire valoir leurs droits à la retraite : Marie Madeleine Akoffodji, Edmond Zossoungbo et François Dansou. Embauchée le 10 janvier 1983 comme agent de publicité, Marie Madeleine Akoffodji a fini sa carrière le 29 juillet 2020 au poste de chef service commercial. Elle est reconnue tout aussi rigoureuse qu'aimable, très attachée à son travail. « Une battante, une personne affable...Je lui souhaite bon vent et longue vie ! », va témoigner et souhaiter Kokouvi Eklou, rédacteur en chef du quotidien La Nation. Ancien directeur de l'imprimerie, Edmond Zossoungbo a fini sa carrière à l'Onip le 30 novembre 2020. Ses collaborateurs reconnaissent en lui un homme effacé et efficace qui a insufflé beaucoup de changements à l'imprimerie. Quant à François Dansou, conducteur de véhicule administratif, il totalise 28 ans de service et est connu pour son humilité et son amabilité. Il y a eu tant de témoignages élogieux sur ces trois agents qui ont marqué l'office par leur abnégation et leur sens du travail bien fait. Le directeur général de l'Onip, Bertin Sowakoudé, est tout aussi fier de ces agents qui ont montré de l'ardeur et de la compétence à la tâche. Aussi, va-t-il leur souhaiter une paisible retraite. En signe de reconnaissance pour leurs loyaux services, les trois agents admis à la retraite ont reçu de mémorables présents. Ils s'en vont mais restent attachés au rayonnement de l'office. «Nous sommes reconnaissants pour notre parcours... Nous vous encourageons à poursuivre les efforts et à donner davantage pour que l'office atteigne ses objectifs et relève les défis qui sont les siens », souhaite la représentante des récipiendaires, Marie Madeleine Akoffodji. Ce sont aussi les vœux du directeur général pour l'office: « Une année de succès, de prospérité, de réalisation des objectifs fixés dans un climat de travail apaisé». A l'occasion de la cérémonie de présentation de vœux, l'Office national d'imprimerie et de presse a également reconnu le mérite de six agents en fonction qui, tout au long de l'année, se sont fait remarquer par leur rendement. Ils ont reçu des lettres de félicitations avec la promesse d'une incidence financière sur leurs salaires. Les actions de la direction appréciées « Que chacun de nous soit béni dans sa santé, ses finances et projets. Que 2021 soit aux couleurs de nos désirs profonds», ce sont les vœux formulés par Olivier Houessou, nouveau secrétaire général du Syndicat des travailleurs de l'Onip. Jetant un regard rétrospectif sur les actions accomplies par la direction l’année écoulée, le secrétaire général du Syntra-Onip se dit admiratif. Entre autres actions, Olivier Houessou évoque les recrutements opérés au niveau du service commercial, notamment celui du nouveau chef service commercial, les recrutements effectués ou en cours au niveau de la rédaction du journal, du service des ressources humaines et de l’imprimerie. « Je voudrais également saluer l’élargissement des bureaux de la comptabilité et des ressources humaines, l’achat de motos et l’octroi des frais de communication aux commerciaux, la dotation de draps à chaque agent au niveau du parc-auto, le renouvellement du matériel informatique», a ajouté Olivier Houessou. Il n'a pas occulté l’acquisition de nouvelles machines numériques, la réparation de plusieurs machines, l’installation des enseignes lumineuses à la direction générale de l'office et au niveau de toutes les antennes régionales. Saisissant l'occasion, le secrétaire général du Syntra-Onip a formulé quelques doléances pour le mieux-être des travailleurs et l'amélioration du cadre de travail. Société 02 févr. 2021


1re journée du Championnat professionnel de football : Belle entame pour les Awissi Wassa
Victorieux de Eternel Football Club par le score de 2-0, lors de la première journée du Championnat professionnel de football dans la zone C, samedi 30 janvier dernier, sur le terrain de l’Université d'Abomey-Calavi, les Requins Football Club de l’Atlantique débutent la compétition sur une bonne note. Les buts de Romaric Amoussou et de Clément Adélou respectivement aux 10e et 79e minutes ont permis aux Awissi Wassa d’arracher leurs trois premiers points du tournoi. Les Awissi Wassa ont remporté leur premier match du Championnat professionnel de football 2020-2021 dans la zone C, samedi 30 janvier dernier, en se débarrassant de Eternel Fc par le score de 2-0 sur le terrain de l’Université d’Abomey-Calavi. Ce sont d’ailleurs les poulains de Moudachirou Amadou qui ont pris les premières initiatives dans cette rencontre en allant dès l’entame à l’assaut des buts adverses avec une incursion de Romaric Amoussou sur le côté gauche de la défense de Eternel à la 7e minute. Cette action va aboutir au premier corner des Rouge et Blanc. Deux minutes plus tard, la formation de Eternel Football Club va réagir par l’entremise de Urbain Attivi dont la frappe est passée à côté du montant droit des buts des Requins gardés par Emmanuel Fabiyi. Alors qu’il s’est offert une belle occasion de but suite à une erreur défensive de Lazardi Fousséni, l’attaquant de Eternel Fc, Antoine Foligan, exploite mal cette opportunité. Comme une réponse du berger à la bergère, les Requins de l’Atlantique repoussent le danger et se lancent dans une contre-attaque qui permet à Romaric Amoussou d’ouvrir le score à la 10e minute. A 1-0, les joueurs de Eternel Fc vont se montrer davantage dangereux en attaque. En témoigne l’action offensive menée à la 15e minute par le trio Antoine Foligan, Lamoussa Soma et Michael Godonou. Servi par Sylvestre Ahounou, Achille Ado va passer à côté de l’égalisation à la 18e minute. Par manque de réalisme, les joueurs de Eternel ne parviendront pas à égaliser. Seul face au gardien des Requins à la 20e minute, Urbain Attivi rate l’occasion d’inscrire son nom parmi les buteurs de cette première journée. Cette pression offensive va contraindre les Requins à se retirer dans leur camp afin de repousser les assauts répétés des joueurs de Eternel. Lazadi Fousseni, Brice Gozo, Eric Aplogan et Dine Koukpéré réussiront à empêcher leurs adversaires de trouver le chemin des filets. Dans ce travail défensif, Brice Gozo et Lazardi Fousséni vont écoper des deux premiers cartons jaunes de la partie. Imperturbables jusqu’au bout ! Bien qu'acculés par les joueurs de Eternel Fc, les Awissi Wassa vont conserver leur avantage jusqu’à la fin de la première partie. A 1-0, le juge central Etienne Vodonou renvoie les deux équipes aux vestiaires. A la reprise, les Requins Fc reviennent avec de bonnes intentions. Ils allieront rigueur et solidité en défense pour tenir en respect leurs adversaires. Après avoir tenu durant le premier quart d’heure, l’entraîneur des Requins, Amadou Moudachirou, revoit son dispositif en opérant des changements. Christopher Elijah va céder sa place à Clément Adélou qui va inscrire le second but des Awissi Wassa à la 79e minute. A 2-0, les Requins Fc vont dominer la partie. Malgré leur détermination, les joueurs de Eternel ne parviennent pas à trouver la faille dans la défense des Rouge et Blanc. Du coup, les Awissi Wassa conservent leur score et rassurent leurs supporters avant leur prochaine sortie en déplacement, mercredi 3 février au stade René Pleven de Cotonou face à la Jeunesse athlétique de Cotonou battue par Adjidja Fc lors de cette première journée? Résultats des rencontres de la première journée Zone A : 30/01/21 Panthères Fc # Real Sport 1-0 à Djougou 30/01/21 Dynamo P # Dynamique Fc à 2-2 Parakou Tanekas au repos Zone B 30/01/21 Tonnerre Fc # Esae Fc 0-2 30/ 01 /21 Damissa # Dynamo A 2-0 Zone C : 30/ 01 /21 Requins # Eternel Fc 2-0 30/ 01/ 21 Jac # Adjidja Fc 0-2 Up-Onm au repos Zone D : 30/ 01 /21 Dragons Fc # Jsp 4-1 30/01/21 Asos # Ayema Fc 1-1 Sports 01 févr. 2021


Réhabilitation du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou: Oswald Homéky constate l’avancement des travaux
Oswald Homéky, ministre des Sports, a effectué, vendredi 29 janvier dernier, une descente sur le chantier de réhabilitation du stade Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Après le tour de l’infrastructure en réfection, il est reparti satisfait de l’évolution des travaux en dépit des perturbations induites par la pandémie du coronavirus. Le public sportif devra attendre jusqu’au mois de mai prochain pour voir la livraison des travaux au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou en réhabilitation depuis quelques mois. C’est ce qui ressort de la visite du ministre des Sports, Oswald Homéky, vendredi 29 janvier dernier. Satisfait de l’avancement du chantier en dépit des perturbations induites par le coronavirus, le ministre des Sports invite les entreprises en charge des travaux à faire diligence pour respecter le délai repoussé au mois de mai. « Nous maintenons la pression sur les entreprises pour avoir ce stade dans les meilleurs délais », a-t-il déclaré. Il se dit heureux que les travaux aient avancé jusqu’à l’étape de la finition. «Aujourd’hui, on voit qu'en dépit de la pandémie qui a beaucoup ralenti le chantier, l’essentiel est en train d’être fait en respectant les standards convenables de la Caf et de la Fifa », a-t-il poursuivi. C’est l’occasion pour l’autorité ministérielle d’apprécier les différentes composantes du chantier puis d’échanger avec les responsables des entreprises chargées de l’exécution. Pour lui, la qualité des travaux tient à cœur au gouvernement du président Patrice Talon. « Le gouvernement aime faire les choses en respectant les normes requises dans tous les domaines », a-t-il confié. Soucieux de la conformité entre ce qui est fait sur le terrain et ce qui est prévu dans le dossier d’exécution, Oswald Homéky, ministre des Sports, pense jouer sa partition afin que tout soit respecté avant la livraison des travaux. A l’en croire, de la pelouse aux gradins en passant par les vestiaires, les travaux évoluent à grands pas. « Il reste les sièges à poser, les grilles anti hooligan à remplacer, les travaux de carrelage à faire», a-t-il ajouté. Pour le ministre, les équipements qui ont été commandés à l’étranger seront livrés à temps pour la réception des travaux au mois de mai. «On voit donc qu’on est au bout du tunnel. Mais nous continuerons de faire un suivi rapproché pour nous assurer que l’étape de finition sera bien faite», a conclu Oswald Homéky. Sports 01 févr. 2021


Présidentielle de 2021 : L'enregistrement des candidatures lancé
Les potentiels candidats à l’élection présidentielle d’avril 2021 sont attendus dès demain lundi 1er février à la Céna pour accomplir les formalités de déclaration de candidatures. Comme il est de coutume à la veille de cette phase, le président de la Céna, Emmanuel Tiando, a procédé au lancement de l’opération. « Du 1er au 4 février, tous les candidats potentiels ou leurs représentants, sont invités ici même au siège de la Céna, à venir accomplir cette obligation légale prévue par notre code électoral », a indiqué le président de la Céna dans son allocution de démarrage de l’enregistrement des déclarations de candidatures. Il rappelle que l’organisation de la prochaine élection présidentielle est régie par un nouveau cadre juridique notamment les nouvelles dispositions de la Constitution et du code électoral relatives à l’institution pour toute candidature, d’un duo de président et vice-président ainsi qu’à l’obligation faite à chaque duo de candidats d’être parrainé par au moins 16 députés et/ou maires. Les potentiels candidats devront donc en tenir dans l’élaboration de leurs dossiers de candidatures pour ne pas voir leurs dossiers rejetés pour incomplétude. Le président de la Céna rassure les populations et les acteurs politiques de ce que son institution accomplira sa mission en toute transparence. Actualités 31 janv. 2021


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