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Nouvelles

Constructions d’infrastructures routières: Serge Ekué échange avec Hervé Hêhomey
En visite de travail au Bénin depuis quelques jours, le président de la Banque ouest-africaine de développement (Boad), Serge Ekué, a eu une séance de travail, ce jeudi 28 janvier, avec le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey. Cette rencontre tenue dans les locaux du ministère, a permis aux deux parties de passer en revue le portefeuille projets en cours entre les deux institutions et de scruter les perspectives de mise en place de nouveaux projets. Arrivé à Cotonou, dans le cadre d’une visite de travail, le président de Banque ouest-africaine de la développement (Boad), a été reçu, ce jeudi, par le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey. Les échanges entre les deux personnalités ont permis de passer en revue les différents projets en cours, notamment les constructions d’infrastructures routières, de faire le point et de prendre de nouvelles décisions qui permettront de vite boucler certains projets. « Nous avons échangé avec monsieur le ministre des Infrastructures et des Transports, sur deux sujets, à l’agenda de cette audience. Le premier était relatif à la façon dont nous allons continuer par travailler. Nous avons évoqué des sujets d’expertise sectorielle, des sujets qui relevaient du département ministériel que dirige monsieur le ministre», informe Serge Ekué. « Le deuxième point abordé, poursuit-il, portait sur une revue détaillée du portefeuille. Nous avons parcouru projet par projet, l’état d’avancement des travaux, l’état d’avancement des ouvrages et nous avons conclu sur le fait qu’il y avait encore quelques efforts à faire, de manière à nettoyer un tout petit peu le portefeuille qui était parfaitement bien avancé et monsieur le ministre a insisté sur le fait qu’il était important, et en cela je le rejoins, de nous projeter maintenant sur l’avenir, de nous projeter vers la détermination et la réalisation de nouveaux ouvrages et la Boad est naturellement toute disposée à regarder très favorablement ces projets. (…) », rassure-t-il. A sa suite, le ministre Hervé Hêhomey ajoute qu’au regard de l’évolution de certains projets pour lesquels il y a quelques diligences à faire, ils ont convenu que les équipes des deux institutions travaillent les jours et mois à venir pour essayer de mettre en œuvre les recommandations formulées afin de boucler certains projets qui sont achevés mais pour lesquels il y a de petits travaux confortatifs à réaliser. « Nous avons surtout voulu regarder vers l’avenir. Voir les nouveaux projets que nous pouvons faire ensemble avec la Boad. Le président de la Banque est d’accord avec nous que la route apporte la vie. Ce faisant, nous allons nous donner la main (…) pour que de nouveaux projets soient initiés pourquoi pas pour le prochain Programme d’action du gouvernement », précise le ministre. Durant la séance de travail, Hervé Hêhomey a mis un accent particulier sur la mise en œuvre de projets de réhabilitation et de construction du réseau routier en terre pour désenclaver les zones rurales et faciliter les activités commerciales. « Comme vous le savez, le réseau routier en terre est plus important que le réseau revêtu et dessert plus les populations rurales qui sont les plus nombreuses. La Boad a appuyé le ministère à hauteur de cinq cents millions francs Cfa pour faire les études sur les routes en terre afin de nous permettre d’introduire une requête sérieuse pour la réalisation de ces routes qui permettront de désenclaver nos zones rurales et de favoriser l’écoulement des produits agricoles », a-t-il détaillé. Ainsi, de cette séance, l’on retient qu’une nouvelle perspective de collaboration entre les deux parties se manifestera par la réalisation de nouveaux projets financés par la Boad. Rappelons que mercredi dernier, Serge Ekué a été également reçu par le président de République, Patrice Talon. Actualités 29 janv. 2021


Appui d’Enabel au développement du secteur portuaire: Des équipements à deux directions du ministère des Transports
L’Agence belge de développement (Enabel) a fait don de véhicules et de matériel informatique, de bureau, de communication et de protection individuelle aux directions des transports terrestres et de la marine marchande du ministère des Infrastructures et des Transports. Cette action s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui au développement du secteur (para) portuaire (PasPort). La cérémonie de remise des dons a eu lieu, ce mardi 26 janvier, à Cotonou. Poumon de l’économie nationale, le Port autonome de Cotonou (Pac) et le secteur portuaire en général dont l’activité représente 30% du Pib et 85 % des recettes douanières sont à une phase importante de transformation en vue de leur compétitivité. Au nombre des actions mises en œuvre pour la dynamisation des activités (para) portuaires figure le Projet d’appui au développement du secteur (para) portuaire (PasPort) de l’Agence belge de développement (Enabel). Dans ce cadre, Enabel a offert, ce mardi, des équipements aux directions techniques des transports terrestres et de la marine marchande du ministère des Infrastructures et des Transports. Entre autres, trois véhicules 4x4 pick-up, douze ordinateurs portables avec accessoires, des onduleurs, imprimantes, tablettes, scanners, photocopieuses, tables, fauteuils, armoires, appareils photos, combinaisons de travail et kits constitués de gilets, casques et chaussures ont été remis aux bénéficiaires. Le don est évalué à cent cinq millions six cent quarante-cinq mille cent cinquante-quatre francs Cfa. Ces équipements ont été acquis suivant une démarche inclusive et réaliste. Mélanie Schellens, chef de coopération de l’Ambassade de Belgique près le Bénin, a précisé que cet accompagnement est conçu pour contribuer à l’amélioration de l’environnement des affaires et au renforcement de la confiance des clients via, entre autres, un cadre institutionnel adéquat, à une meilleure qualité du transport sur le corridor béninois des marchandises débarquées au port et des processus douaniers. Il vise le renforcement de la performance du Pac avec un accent sur l’enjeu environnemental dans les activités portuaires. « Cet appui traduit la volonté du Royaume de Belgique d’accompagner le gouvernement du Bénin dans son ambition de stimuler la création d’emplois décents et durables, de favoriser l’augmentation des revenus de la population et d’améliorer ses équilibres macroéconomiques », se réjouit la diplomate belge. Elle rappelle aux bénéficiaires que le PasPort s’engage à les accompagner aux plans institutionnel, organisationnel et individuel à travers des actions de renforcement des compétences des cadres et agents des directions et agences partenaires du projet. Mélanie Schellens mettra un accent particulier sur l’atteinte des résultats selon des critères adoptés d’un commun accord. Gratitude et engagements Heureux de ce geste, Joseph Ahissou, directeur de cabinet du ministre des Infrastructures et des Transports, exprime la gratitude des bénéficiaires et du gouvernement béninois au Royaume de Belgique. Il indique que les dons sont d’une importance capitale et assure qu’ils seront transmis aux réels bénéficiaires pour l’accomplissement de leur mission. Sur place, Mélanie Schellens lui a remis les protocoles d’accord des dons. A son tour, Joseph Ahissou les a transmis au directeur des transports terrestres, Didier Yayi, et à celui de la marine marchande, Désiré Kouton. Les deux directeurs ont indiqué que les dons viennent à point nommé, car ils leur permettront d’être dans de bonnes conditions pour réfléchir et travailler afin de booster les activités dans leurs domaines d'intervention respectifs pour la compétitivité du secteur (para) portuaire en général et du Pac en particulier. Le PasPort s’inscrit dans une dynamique d’appui au secteur portuaire qui est un nouveau secteur d'intervention pour la coopération belge. Le projet s’intéresse, entre autres, à la sûreté maritime, aux processus douaniers, à la manutention et au transport terrestre. « C’est un programme qui a commencé en 2019 et qui ira jusqu’en novembre 2023 avec un budget de 10 millions d’euros exécuté par Enabel. Il cible le Pac et tous les acteurs étatiques ou paraétatiques en amont et en aval », détaille Hervé Corbel, responsable du projet. « On a un appui très significatif au Pac pour améliorer la formation des pilotes, des capitaines de remorqueurs, » et bien d’autres encore. Il indique, en outre, qu’il y a aussi un programme très important d’amélioration des compétences transversales de supports au niveau du Pac, qu’il s’agisse de la digitalisation, de la maîtrise informatique, de la maîtrise des langues, etc. « On est présent dans tous les compartiments professionnels… », souligne-t-il. A ce jour, le PasPort a été mis en œuvre à hauteur de 20 % de l’exécution de son budget général. Le résultat le plus avancé est celui lié au Pac. Société 28 janv. 2021


Budget du Memp au 2nd semestre 2020: Les Osc évaluent les performances réalisées
Les acteurs de la Société civile ont participé, ce mercredi 27 janvier, à une causerie-débat avec les cadres du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp), surtout ceux intervenant dans la programmation et la chaîne des dépenses sur l’exécution du budget de leur secteur au titre du second semestre de l’année 2020. Les travaux se sont déroulés dans l’enceinte dudit ministère à Porto-Novo. La Société civile engagée dans le sous-secteur des enseignements maternel et primaire, principalement le consortium Social Watch Bénin/Rifonga-Bénin, fidèle à ses objectifs depuis 2019, a échangé ce mercredi 27 janvier avec les cadres financiers intervenant dans la chaine des dépenses publiques et la planification sur le niveau d’exécution du budget du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) au second semestre de 2020. La causerie-débat a permis aux acteurs des Osc d’apprécier et d’analyser les performances réalisées par le ministère au cours de l’année écoulée. Ouvrant les travaux, le directeur adjoint de cabinet du ministre, Raliou Arinloyé, représentant l’autorité ministérielle, a d’emblée avoué que les réalisations physiques du ministère n’ont pas été reluisantes à l’évaluation annuelle. Selon lui, les activités programmées et qui ont été menées entièrement ou partiellement laissent déduire un taux d’exécution physique moyen de 89,86 %. Ce qui dénote une nette régression par rapport à la même période en 2019 où ce taux était de 91,63 %. Il explique cette contre-performance par notamment la pandémie du Covid-19 qui a bouleversé l’exécution des activités l’année dernière. Revenant sur l’exécution financière, Raliou Arinloyé informe que, sur une dotation globale de 118 800 488 000 F Cfa prévue pour la mise en œuvre de l’ensemble des activités, le ministère a engagé au total 111 985 417 000 FCfa et ordonnancé 110 497 533 000 FCfa au 31 décembre 2020. Ce qui donne un taux d’exécution financière, base engagement et base ordonnancement respectivement de 94,26 % et 93,01 %. Ces performances financières sont au-dessus de celles obtenues en 2019 où ces taux étaient respectivement de 92,19 % et 90,52 %, souligne-t-il. Raliou Arinloyé explique que ces performances financières qui ne s’alignent pas sur celles physiques seraient principalement dues à une meilleure maitrise du décret d’application du nouveau Code des marchés publics en République du Bénin. Aller plus loin ! La causerie-débat a été l’occasion pour les cadres du Memp de fournir aux Osc tous les éléments d’appréciation à travers deux communications qu’ils ont présentées. Lesquelles communications suivies de débat ont permis à la Société civile de faire le point de la mise en œuvre des recommandations de la causerie-débat du 1er semestre 2020, notamment par rapport aux manuels et aux cantines scolaires ; d’évaluer le niveau d’exécution du budget 2020 surtout en ce qui concerne les dépenses sociales prioritaires, de s’informer des difficultés rencontrées par les cadres financiers dans la mise en œuvre du budget et de proposer des approches de solutions. Très satisfaite des travaux, la représentante de la présidente du Conseil d’administration de Social Watch Bénin, Birkiss Bakary, précise que l’activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui à la participation de la Société civile au processus budgétaire au niveau national et sectoriel avec l’appui technique et financier de l’Union européenne à travers le Programme Repasoc. Elle se réjouit du grand intérêt de la séance qui offre l’opportunité aux Osc de faire le plaidoyer afin de faciliter la prise en compte des aspirations des populations portées par elles, notamment la sensibilité Genre dans le processus d’élaboration et du suivi du budget du Memp. Société 28 janv. 2021


Epanouissement et autonomisation des femmes: Les Fonds pluriannuels du projet Voix et Leadership des femmes lancés
Les activités des Fonds pluriannuels du projet Voix et Leadership des Femmes (Vlf) ont été lancées hier mercerdi 27 janvier à Bohicon. A l’occasion, dix Ong de défense des droits des femmes et des filles, bénéficiaires des fonds pluriannuels, ont signé le protocole d’accord de financement des projets retenus. Les organisations de défense des droits des femmes et des filles ont reçu une bouffée d’oxygène pour mieux accomplir leur mission. C’est le sens que revêt la signature du protocole d’accord consacrant le lancement des activités des Fonds pluriannuels du projet Voix et Leadership des Femmes (Vlf). Présentant le projet Vlf, la coordonnatrice Anne-Colette Aguêmon et le directeur-pays de Oxfam au Bénin, Mathurin Bonzi, ont expliqué que Oxfam, avec le soutien d’Affaires mondiales Canada et l’engagement du ministère en charge des Affaires sociales et de la Microfinance, met en œuvre depuis avril 2019 le projet Voix et Leadership des Femmes. Ce projet vise le renforcement de capacités des organisations et mouvements locaux de femmes qui travaillent à accroître le pouvoir des femmes et des filles, en vue de l’amélioration de la jouissance des droits humains pour les femmes et les filles, ainsi que la promotion de l’égalité entre les sexes au Bénin. Pour y arriver, l’initiative s’appliquera à renforcer la gestion et la viabilité des Organisations de défense des droits de la femmes (Oddf) afin d'assurer leur durabilité (1100), améliorer la qualité des prestations de services des Oddf pour faire progresser l’égalité entre les sexes au Bénin (1200), et accroître l’efficacité des plateformes, des réseaux et des alliances de défense des droits des femmes nationaux et infranationaux, afin de faire changer les politiques sexo-spécifiques et contribuer à leur mise en œuvre (1300). Des fonds réactifs à la disposition des Oddf En clair, précisent ces responsables, le projet Vlf propose la mise en place de trois mécanismes financiers afin de renforcer les capacités des Oddf. Tout d’abord, un fonds de l'innovation sera mis à disposition des organisations locales pour tester différentes approches d’intervention visant l’autonomisation des femmes et des filles et la défense de leurs droits. Il contribuera à la mise à l'échelle d’au moins une approche sur la base de critères comme la pertinence de l’innovation, son impact et son utilité. Ensuite, un fonds réactif sera mis à la disposition des Oddf afin d'appuyer des initiatives ponctuelles axées sur la communication, le dialogue politique sur des questions de droits des femmes et sur l’accès à la justice en cohérence avec les événements marquants de l'actualité du pays. Enfin, des fonds pluriannuels soutiendront au moins 10 Oddf au Bénin et au moins 6 organisations féministes émergentes ou à visées thématiques spécifiques assorties d’un accompagnement technique favorisant le renforcement des capacités organisationnelles. Amoindrir les conséquences de la pandémie Mathurin Bonzi, quant à lui, a mis l’accent sur ces projets qui interviennent dans un contexte particulier marqué par la pandémie du coronavirus. Une pandémie qui, non seulement, a exposé les vulnérabilités des systèmes sociaux, politiques et économiques mais aussi a aggravé les inégalités déjà préexistantes entre les hommes et les femmes. Selon lui, ces projets permettront d’amoindrir les conséquences de la pandémie sur la situation économique, sanitaire et psychologique des femmes et des filles sans compter les violences à leur égard. Il a invité les Oddf à une synergie d’actions. Car, ajoute-t-il, Oxfam a hâte de voir se développer entre ces organisations une véritable convergence d’actions et de partage d’expériences. Abordant le mécanisme de sélection des Ong bénéficiaires du fonds, Ginette Kougblénou, chargée du suivi-évaluation du projet, ajoute que les fonds pluriannuels qui viennent ainsi d’être lancés sont le principal mécanisme de financement du projet Vlf. Elle souligne qu’il existe deux types de fonds pluriannuels au sein du projet Vlf : les fonds pluriannuels N°1 qui ciblent quatre organisations établies et les fonds pluriannuels N°2 qui ciblent six organisations émergentes. Intervenant dans cette cérémonie par vidéo conférence, Charles Sarr, premier secrétaire à la Coopération à l’ambassade du Canada près le Bénin, a insisté sur les objectifs du projet Voix et Leadership des femmes (Vlf) qui est financé par Affaires mondiales Canada (Amc) et mis en œuvre au Bénin par Oxfam en collaboration avec le ministère en charge des Affaires sociales et de la Microfinance. Léontine Idohou, présidente de Rifonga et porte-parole des Oddf, a pris l’engagement de contribuer effectivement à l’atteinte des objectifs fixés par le projet. Elle a été suivie par Noah Padonou, représentant du ministère des Affaires sociales, qui a loué cet appui de Oxfam aux Organisations de défense des droits des femmes et des filles pour relever le défi de l’égalité entre les sexes au Bénin. Il est à noter que cette cérémonie a pris fin par la signature de documents d’accord de financement entre le projet et les Oddf. A la suite de cette cérémonie, les responsables des organisations retenues et ceux du projet ont entamé un séminaire d’appropriation de trois jours. Société 28 janv. 2021


Hommage aux pères fondateurs de la psychologie à l’Uac:Trois enseignants émérites honorés
Le département de Psychologie de l’Université d’Abomey-Calavi et le Laboratoire de psychologie appliquée (Lpa) ont organisé un colloque international en hommage aux enseignants émérites qui ont fait rayonner cette science au Bénin. À travers ce colloque de trois jours démarré, mardi 26 janvier dernier, la communauté universitaire exprime sa reconnaissance aux professeurs Denis Amoussou-Yéyé, Bodéhou Gbènoukpo Dah-Lokonon et Rogatien Comlan Sègla, tous du département de Psychologie. Les professeurs Denis Amoussou-Yéyé, Bodéhou Gbènoukpo Dah-Lokonon et Rogatien Comlan Sègla du département de Psychologie ont été honorés à l’occasion d’un colloque international organisé en leur intention. Cette rencontre scientifqique se tient du mardi 26 au jeudi 28 janvier, dans l’amphithéâtre Idriss Déby Itno de l’Université d’Abomey-Calavi. Les participants venus de plusieurs pays vont se pencher sur le thème « Psychologie, culture et bien-être ». Dr Sylvie de Chacus, présidente du comité d’organisation, directrice du Laboratoire de psychologie appliquée et vice-doyen de la Faculté des sciences humaines et sociales (Fashs), souligne tout l’intérêt de ce colloque. «Les sauces les plus délicieuses viennent des vieilles marmites », indique-t-elle avant de marteler qu’elle ne peut manifester le désir de poursuivre une mission sans s’en référer à ses pionniers au Bénin, à l’Université d’Abomey-Calavi. Ces derniers ne sont que les trois enseignants admis désormais à faire valoir leur droit à la retraite. Ils ont marqué l’Université par leur management et la qualité de leurs enseignements dont beaucoup de leurs étudiants, amis et proches ont fait un témoignage vivant. «Ce colloque est une occasion d’exprimer en public aux professeurs Denis Amoussou-Yéyé, Bodéhou Gbènoukpo Dah-Lokonon et Rogatien Comlan Sègla toute notre admiration pour leur engagement dévolu en vue de l’éclosion de la psychologie au Bénin. Nos hommages pour leurs brillantes carrières, notre profonde gratitude pour leur présence toujours à nos côtés dans la science et sur d’autres fronts et nos regrets de ne plus les avoir à plein temps avec nous », fait savoir la présidente du comité d’organisation. Elle se réjouit d’être une des héritières privilégiées de la science de psychologie et des réalisations puis de la sagesse des enseignants émérites honorés par la communauté universitaire. Partenaire du colloque, Mouhamadou Yarou, représentant le représentant résident de Plan Bénin, note que la psychologie scientifique, depuis son entrée au Bénin à travers l’Université d’Abomey-Calavi, fait son petit bonhomme de chemin aux côtés des autres disciplines. Bien que jeune science, poursuit le représentant du représentant résident de Plan Bénin, elle a beaucoup contribué au bien-être de nombreux concitoyens. Conseiller en éducation au bureau national de Plan Bénin, Mouhamadou Yarou confie que le rôle et l’utilité de la science psychologique ne sont pas encore perçus par tous malgré les nombreux efforts consentis par les spécialistes pour la faire connaître. Il s’engage à échanger avec les participants sur le mécanisme de protection des enfants, des jeunes, en particulier des filles y compris en situation d’urgence, dans un contexte de propension des grossesses en milieu scolaire, d’échec et de décrochage, de traite et maltraitance des enfants, des discriminations sexistes… Ces phénomènes ne sont que des conséquences des faits de société, et seuls les psychologues peuvent aider à un changement de mentalité. « Il y a des cérémonies auxquelles on est content de participer, surtout quand l’une de leurs préoccupations est de rendre hommage à des collègues de leur vivant », se réjouit Maxime da Cruz, recteur de l'Uac. Selon lui, être enseignant est un sacerdoce. Il en a profité pour remercier les initiateurs qui ont vu juste en rendant hommage aux enseignants de leur vivant. La conférence inaugurale du colloque a eu pour thème : « De l’idéologie de la santé parfaite à la réalité des expériences de bien-être : la santé à l’épreuve des diversités culturelles dans l’Afrique contemporaine ». Elle a été présentée par le professeur Abou-Bakari Imorou, socio-anthropologue. Education 28 janv. 2021


Bon déroulement du scrutin présidentiel: La Cena prend langue avec les institutions, les Ptf et les Osc
Dans le souci d'impliquer tous les acteurs pour une élection présidentielle transparente et crédible, la Commission électorale nationale autonome (Cena) a échangé, hier mercredi 27 janvier, avec les différentes parties prenantes. Il s'agit en l'occurrence des institutions, ministères et structures impliqués dans l'organisation de l'élection, du corps diplomatique, des médias et des organisations de la société civile. Le bon déroulement de l'élection passe par une bonne préparation. Et chaque acteur doit pouvoir jouer son rôle en toute responsabilité. C'est pour peaufiner les derniers détails de l'organisation de la présidentielle de 2021 que la Commission électorale nationale autonome (Cena) a rencontré d'une part les institutions et le corps diplomatique et d'autre part les Organisations de la société civile. A chaque séance, tout le processus électoral a été exposé et les grandes lignes ont été discutées. Le financement des élections, les rôles de chaque institution dans le processus électoral, les mesures de sécurité, la gestion des fraudes électorales, le respect des gestes barrières, l'observation de l'élection, la couverture médiatique du scrutin par les médias nationaux et internationaux..., sont autant de sujets abordés lors des séances tenues hier. La vice-présidente de la Céna Geneviève Boco Nadjo, a rassuré de l'engagement de la Cena à réussir sa mission en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes. Face à chacune des délégations, le message essentiel, c'est le souci de transparence et de préservation de la paix. Au terme des échanges, Emmanuel Tiando, président de la Cena, a exprimé sa reconnaissance aux différents participants, notamment les représentants des institutions de la République et des ministères, les partenaires techniques et financiers, les médias et les organisations de la société civile. « Ce que nous souhaitons, c'est que chacun puisse, à son niveau, jouer la partition qui est la sienne. Que chacun prenne la mesure de ses responsabilités et se dise que le succès de cette élection dépend également de sa contribution au lieu de penser que tout relève de la Cena », a conclu Emmanuel Tiando. Actualités 28 janv. 2021


Développement du tourisme sur le littoral : Un projet en gestation
Une nouvelle réalisation verra bientôt le jour dans la zone de développement du tourisme sur le littoral. Il s’agit sans doute d’une initiative visant à concrétiser l'ambition du gouvernement en ce qui concerne le projet Route des pêches. Dans ce cadre, le directeur de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf), Victorien Kougblénou, à travers un communiqué publié, mardi 26 janvier dernier, invite un groupe de propriétaires et présumés propriétaires occupants d’un domaine de onze hectares situés dans l’emprise de la zone de développement, à faire parvenir leurs dossiers à l’annexe de l’Agence, dans le cadre des formalités nécessaires à la libération de cette portion de terre, laquelle est située entre les villes de Cotonou et Ouidah. L’opération aura lieu du 1er au 12 février prochain, souligne la note du directeur de la l’Andf. La réalisation de cet ambitieux projet contribue à la volonté du gouvernement de faire du Bénin un pôle touristique attractif dans la sous-région ouest-africaine et en Afrique en général. Actualités 27 janv. 2021


Incendie dans un marché autogéré à Nikki : Près de six tonnes de coton parties en fumée
Le feu a eu raison d’une récolte de coton, lundi 25 janvier dernier, dans le village de Sansi, à Nikki. A l’arrivée, près de six tonnes sur les dix exposées au niveau du marché autogéré sont parties en fumée. Encore un manque à gagner par rapport à la campagne cotonnière 2020-2021 qui bat son plein au Bénin. Un stock non négligeable de coton a été brûlé, lundi 25 janvier dernier, dans le marché autogéré du village Sansi, à Nikki. Selon les témoins, l’incendie dont on ignore encore l’origine s’est déclenché au moment où des enfants étaient occupés à damer le tas de coton stocké sur les lieux. L’alerte a été donnée par un passant qui a constaté le feu. Rapidement, les habitants du village se sont mobilisés pour maîtriser la situation. Malgré leur intervention, six tonnes sur environ les dix qui étaient stockées sur le marché sont parties en fumée. Le vent de l’harmattan qui souffle actuellement dans les localités du septentrion ne leur a pas facilité la tâche. Pour les producteurs concernés, ce sont beaucoup d’efforts qui viennent d’être anéantis. Société 27 janv. 2021


Concours « Ouidah ville propre »: Les trois arrondissements les plus propres récompensés
Le concours « Ouidah ville propre » a connu son épilogue, samedi 23 janvier dernier, dans la ville touristique par la remise de prix aux gagnants. C’est Savi-Gakpé qui a remporté le premier prix de l’ arrondissement le plus propre devant les arrondissements de Ouidah centre et de Pahou qui ont enlevé respectivement les deuxième et troisième prix. Le concours « Ouidah ville propre » se conjugue désormais au passé. Ce concours qui en est à sa première édition a permis de mettre les dix arrondissements de la commune de Ouidah en compétition afin d’élire l’arrondissement le plus propre. Compte tenu de la grandeur de l’arrondissement de Pahou en superficie et surtout en populations, il a été subdivisé en 4 arrondissements. Ce qui fait au total 13 arrondissements sur la ligne de départ. Et puisque la mairie doit garantir un équilibre dans la répatition des infrastructures sociocommunautaires, le jury a opté pour un zonage des 13 arrondissements en quatre zones dont Pahou, Avlékété-Djègbadji-Houakpé, Savi-Gakpé et Ouidah centre. Ainsi, chaque arrondissement a présenté cinq différents sites propres à savoir : une école publique, un centre de santé, une rue de 500 m environ et deux places publiques. A l’arrivée, c’est Savi-Gakpé qui a été l’arrondissement le plus propre. Il remporte le premier prix devant les arrondissements de Ouidah centre et de Pahou. Alain Adjibadé, directeur exécutif de l’initiative « Bénin ville propre », a tenu à remercier toute la population de Ouidah, les chefs d’arrondissement de même que les partenaires techniques et financiers qui se sont donnés à fond pour faire de ce concours une réalité. Il a fait savoir que ce concours est le fruit de l’abnégation et du travail acharné de tous. Il ajoute que l’Ong s’est donné comme mission d’accompagner les différentes mairies du Bénin afin de rendre les différentes villes propres. Environnement sain, zéro maladie Valéry Lawson, directeur général de la Société de gestion des déchets solides et de la salubrité du Grand Nokoué, a fait savoir que sa société a la responsabilité de veiller à ce que les acquis obtenus par les récipiendaires durant ces trois mois et demi soient pérennisés. «Nous allons faire en sorte que les chefs d’arrondissement restent dans cette dynamique. A la fin de l’année, nous avons la responsabilité d’aller constater si les cadres sont toujours maintenus propres. Nous avons la joie de vivre lorsque nous sommes dans un environnement propre », a-t-il souligné. Il a exhorté tous les partenaires à continuer de soutenir l’initiative «Bénin Ville propre ». Quant aux populations, il les a invitées à accompagner les divers responsables de leurs arrondissements afin que le cadre de vie puisse toujours être maintenu propre. Christian Houétchénou, maire de Ouidah, a noté que le plus grand gagnant dans ce concours est la ville. Il a informé que les trois zones qui ont été primées recevront des infrastructures de jeunesse afin de permettre aux populations de se divertir. « Comme vous le savez très bien, toute la ville de Ouidah s’est engagée et au-delà des difficultés techniques que le comité a rencontrées pour proclamer les résultats, il était important que nous puissions positionner les infrastructures pour faire en sorte que le plus grand nombre puisse en bénéficier. Nous avions donc retenu trois zones dont la zone Savi-Gakpé qui est la première, qui recevra l’infrastructure, la zone Ouidah centre qui est la deuxième et qui recevra aussi une infrastructure, puis la zone de Pahou classée troisième qui recevra également une infrastructure », précise-t-il. Christian Houetchénou prend l’engagement de mobiliser les ressources financières avec l’appui des partenaires afin qu’une quatrième infrastructure soit érigée à Djègbadji-Avlékété qui est la quatrième zone. Il souligne qu’au-delà de ces prix, les populations de Ouidah ont acquis, durant ces trois mois, des notions pour rendre salubre leur cadre de vie. Il demande aux populations de perpétuer ces acquis afin d’éloigner d’elles toutes sortes de maladies. Environnement 25 janv. 2021


Edouard Loko sur Café médias plus: «C’est normal que Talon fasse son second mandat»
Auteur du livre « Patrice Talon président, un déconfinement de l’homme en toute transgression » paru aux éditions L’Harmattan, Edouard Loko est l’invité du Club des médias, Café médias plus, du vendredi 21 janvier dernier. Face aux journalistes, le chargé de mission du chef de l’Etat Patrice Talon est revenu, entre autres, sur les coulisses de son livre, les premiers meetings du candidat Patrice Talon en 2016, les moments forts voire palpitants de la précampagne électorale jusqu’aux prémices de sa candidature pour le 11 avril 2021. Une élection que le président-candidat remportera sans doute, selon lui. Le président de la République, Patrice Talon, le plus grand favori des candidats à la présidentielle du 11 avril, sera réélu au soir de l’élection pour son second mandat. C’est du moins ce que pense Edouard Loko, auteur du livre « Patrice Talon président, un déconfinement de l’homme en toute transgression ». Il s’est prononcé, vendredi dernier, lors de la causerie-débat organisée par Café médias plus. Pour soutenir une telle position, le chargé de mission du chef de l’Etat affirme que le contexte politique n’est plus radicalement le même qu’en 2016 et que les acteurs politiques ont changé totalement. Ainsi, pour lui, il est clair que le président Patrice Talon a de fortes chances d’être réélu en avril 2021, et cela ne fait l’ombre d’aucun doute dans la tête des Béninois que le président a pu rencontrer lors de sa tournée de reddition de comptes dans les 77 communes du pays. «Aujourd’hui, sauf quelques rêveurs, quel est le Béninois sérieux qui s’imagine que Talon sera battu en avril 2021 ? Il n’y a personne de sérieux dans le pays qui pense ça », affirme Edouard Loko. « Dans la tête des Béninois (rencontrés dans les communes), poursuit-il plus loin, c’est normal que Patrice Talon fasse son second mandat. C’est certains intellectuels qui trouvent qu’il y a un problème. Sinon pour les populations, c’est normal qu’il fasse son dernier mandat. C’est installé dans leurs têtes, dans la tête du Béninois moyen. Donc, ce sera plus facile… ». Au sein de la classe politique se réclamant de l’opposition, plusieurs acteurs ont affirmé que le président de la République était en campagne électorale précoce dans les communes et pis, qu’il a utilisé les moyens de l’Etat à cette fin. Mais Edouard Loko ne pense pas que ce soit le cas. Pour lui, ces allégations sont totalement fausses. Au-delà, il affirme qu’un président-candidat à sa propre succession a toujours un avantage sur les autres candidats en lice, et cela se passe dans tous les pays du monde. Il donne l’exemple des Etats-Unis, la démocratie la plus aboutie, où l’ex-président Donald Trump et plusieurs de ses prédécesseurs ont utilisé, en partie, les moyens de l’Etat lors de leurs campagnes électorales pour un second mandat. « Il y a une prime au sortant, il est le sortant donc, il a un avantage certain par rapport aux autres (…), ne serait-ce que la protection de la garde républicaine et quelques infrastructures de l’Etat. C’est vrai qu’au Bénin, nous avons la chance ou la malchance que Talon ne voyage que dans son propre véhicule quand il veut sortir de Cotonou. Il ne les loue pas du tout comme quelqu’un l’a écrit… C’est le véhicule avec lequel nous avons fait campagne en 2016 qu’il a utilisé pour sa tournée dans les communes… C’est dans ça il se sent à l’aise… », explique Edouard Loko. Il ajoutera par la suite que le président-candidat, partout ailleurs, bénéficie, en partie, des moyens de l’Etat du moment où il n’a pas cessé d’être président de son pays lors de la campagne électorale. Mieux, en tant que président-candidat Patrice Talon a plus de connections sur le terrain : les rois, les sages, des leaders locaux et autres grands électeurs. « Rien que ces petits avantages » font de lui le candidat qui pèse plus lourd dans la balance », à en croire le chargé de mission de Patrice Talon. Actualités 25 janv. 2021


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