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Nouvelles

L’apogée précoce du trumpisme aux Etats-Unis d’Amérique:Le rêve interrompu
Le 20 janvier 2016, le richissime homme d’affaires, Donald Trump, arpente les marches de la Maison- Blanche en sa qualité de 45e président élu des Etats-Unis d’Amérique. Après un parcours élogieux dans le monde des affaires, le locataire approuvé du bureau ovale expérimente l’une des fonctions, non seulement les plus prestigieuses mais surtout, les plus délicates ; celles de président des Etats Unis, première puissance incontestable du monde. Au lendemain d’une campagne électorale rude, Donald Trump succède à Barak Obama, malgré le soutien affiché de ce dernier à sa dauphine désignée, Hilary Clinton. Comme pour matéria-liser un pacte social accepté par le verdict des urnes le 08 novembre 2015, conformément aux principes universels reconnus, le président Trump s’engage résolument dans un univers de réformes, tant dans sa politique intérieure qu’extérieure; remettant parfois en cause, certaines prouesses applaudies de son prédécesseur. Ardent défenseur d’une Amérique forte; une philosophie politique qui plonge ses racines dans les entrailles du 19e siècle, Donald Trump affiche une détermination qui séduit plus d’un. Cette approche politique, déjà défendue lors des primaires et même après, connut son palmarès avec la cascade de décisions prises au cours de sa mandature contestée. Bien que parfois décrié par ses adversaires politiques, les démocrates, il parait impérieux de notifier que Donald Trump a tenté d’inculquer au peuple américain, la fierté d’une renaissance retrouvée par une nouvelle approche de la gouvernance. Cela se justifie par sa logique protectionniste que d’aucuns qualifiaient de méthode peu orthodoxe dans un espace globalisé et multilatéral, enclin aux réalités du monde changeant, mais aussi, forgé par les nouvelles règles et exigences de la communauté internationale. Comme connu, l’exercice du pouvoir s’identifie fondamentalement à travers, d’une part, la volonté politique manifestée du «politique» en tant que sujet et objet de l’Etat en action, et, d’autre part, et plus généralement, à travers l’audace dans les décisions, même si, celles-ci connaissent parfois des contestations. Ce postulat a semblé caractériser la mandature du désormais ex-président des Etats-Unis Donald Trump. En effet, à observer les nombreuses initiatives qui sont les siennes, la conscience scientifique exige du spécialiste avéré des questions de politiques étrangères, une certaine objectivité dans l’analyse de la pratique diplomatique du locataire déchu de la Maison- Blanche, malgré le crépuscule précipité d’un règne désapprouvé. Architecte d’une nouvelle approche de coopération internationale, susceptible de redéfinir la «grandeur perdue» des Etats-Unis, Donald Trump reformate le logiciel existant par un particularisme identifiant sur la scène internationale. Au Proche et au Moyen-Orient, en Europe et en Asie, la démarche diplomatique de l’administration Trump est sortie du canevas classique reconnu à ses prédécesseurs. Les rencontres avec le leader nord-coréen, le deal du siècle de paix entre l’Etat hébreux et la Palestine, le retrait tactique et progressif des contingents américains en Afghanistan, en Irak, et même en Somalie, la reformulation de l’accord commercial avec le vieux continent européen, l’avalanche des sanctions à l’endroit des industries concurrentielles de la Chine continentale, la vision de l’ex-«numéro un» des Etats Unis, a longtemps fasciné la tradition diplomatique de la Maison-Blanche. De même, les tentatives américaines de positionnement géopolitique et géostratégique mises en branle depuis 2016 ont relancé les velléités d’un espace global dominé par Moscou et Washington. Les hostilités au Yémen, en Syrie, en Amérique latine, en Europe orientale et en Afrique rappellent les exigences du principe domino, fragilisant l’homogénéité d’un système international en déclin. Malgré un déterminisme politique sur la scène internationale, les réalités de sa politique intérieure peu encourageantes ont poussé les Américains à célébrer l’apogée prématuré du trumpisme par une grand-messe électorale aux conséquences inestimables. Le rêve d’une nouvelle naissance voulue à la grande nation américaine s’estompe au soir d’un vote très contesté qui relance le débat sur la crédibilité jadis enviée de la démocratie américaine. Du point de vue scientifique, la politique étrangère des Etats-Unis sous Donald Trump a une double dimension analytique. Dans un premier temps, sa portée économique plus perceptible et, dans un second temps, le paramètre géostratégique qui pèse moins dans sa conception de la coopération internationale. L’interprétation scientifique se propose ici de parler de la pesanteur géoéconomique plutôt que de la géostratégie, ce qui, de facto, redimensionne le paradigme traditionnel de la puissance interventionniste américaine. Deux critères soutiennent l’analyse géoéconomique de Trump. Le premier, l’accord commercial avec l’Europe qui remet en cause les idéaux du Plan Marshall ; le deuxième, c’est bien évidemment les antagonismes commerciaux entre les deux superpuissances économiques du monde : les Etats-Unis et la Chine. Les sanctions et les embargos contre Pékin confirment cette hypothèse. Une pratique qui relance le débat sur les rivalités observées pendant la guerre froide ; même si, la connotation conflictuelle reste dominée ici par la pesanteur «économie» contrairement à la donne politico-militaire des années 60-70 entre les blocs Est et Ouest. Quant au postulat géostratégique, trois paramètres se dégagent. Le premier reste la ‘’souplesse hypocrite’’ dans les rapports de force entre Moscou et Washington, qui se matérialise à travers une méfiance réciproque sur la scène internationale ; le deuxième c’est non seulement la diminution des effectifs militaires américains dans des zones en pleine ébullition, mais surtout la contribution revue à la baisse des Etats-Unis au budget de la plus grande alliance militaire au monde ; l’Otan. Le troisième paramètre est le paradoxe de l’«Afrique oubliée» dans les catalogues de la diplomatie de la Maison- Blanche sous la mandature du président Trump, contrairement à ses prédécesseurs qui stratégiquement, profitaient de la virginité naïve de ce continent pour en faire leur cheval de bataille. L’interprétation de ces deux pôles d’analyse confirme l’idée préalablement développée, selon laquelle la grandeur perdue et la fierté d’une renaissance retrouvée développée par l’idéologie du trumpisme devrait impérativement être rétablie d’abord et avant tout, par la restauration d’un leadership économiquement offensif et inégalable, plutôt qu’une course effrénée au positionnement géostratégique aux allures américano-soviétiques. Même si l’apogée précoce du trumpisme aux Etats-Unis se résume d’un point de vue objectif aux aléas d’une restructuration politico-sociale mal contenue ; il importe de rappeler que les enjeux internes orchestrés par la pandémie du Covid-19 et surtout la politique migratoire rigide aux empreintes nationalistes ont interrompu le rêve d’une ambition longtemps soutenue. Par Antoine CHACRAN Docteur en Science politique et relations internationales Actualités 20 janv. 2021


Réforme tarifaire à la Société béninoise d’énergie électrique:Le coût de la consommation d’électricité augmenté
Le vent de réformes qui souffle sur la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) touche la grille tarifaire. Celle-ci a connu une augmentation à compter de janvier 2021. C’est à l’occasion d’une séance de travail qu’il a eue, hier mardi 19 janvier, au sein de son entreprise, avec les associations de consommateurs que Jacques Paradis, directeur général de la Sbee, et ses collaborateurs leur ont annoncé la nouvelle. Une nouvelle tarification de la consommation d’électricité entre en vigueur à la Société béninoise d’énergie électrique à compter de janvier 2021. Ainsi, les factures d’électricité vont connaître une augmentation. D’entrée, Ninon Ahoudjinou, directeur commercial et de la clientèle de la Sbee, indique qu’il y a deux types d’abonnés. Il s’agit des abonnés bénéficiant de subventions et des abonnés ne bénéficiant pas de subventions. Parlant du premier lot, il souligne que, grâce à la subvention du gouvernement, la consommation dite tranche sociale qui est inférieure ou égale à 20 kWh, passe de 78 F Cfa à 86 F Cfa le kWh. Quant à la tranche 1, comprise entre 20 et 50 kWh, elle coûte au kWh pour le consommateur 109 F Cfa. Le client dont la consommation est inférieure ou égale à 500 kWh doit débourser 111 F Cfa au kWh contre 133 F Cfa pour le kWh de l’éclairage public. Dans le deuxième lot relatif aux abonnés ne bénéficiant pas de subventions, Ninon Ahoudjinou distingue que le niveau de consommation compris entre 50 et 250 kWh revient à 125 F Cfa au client alors que la consommation supérieure à 250 kWh est vendue par la Sbee à 148 F Cfa. Le client dont le niveau de consommation dépasse 500 kWh classé dans la catégorie usages professionnels et prépaiement paiera au kWh 125 F Cfa. Selon Ninon Ahoudjinou, la consommation mensuelle couvre 30 jours. Pour avoir le montant final de la facture, le client doit considérer, outre la consommation en kWh, d’autres données que sont la prime fixe qui est de 500 F Cfa multipliés par le nombre de kVa souscrits, la Taxe sur la valeur ajoutée qui est de 18 %, la Taxe pour contribution à l’électricité rurale qui équivaut à 3 F Cfa multipliés par le nombre de kWh consommé et la taxe sur électricité qui fait 2 F Cfa multipliés par le nombre de kWh consommé. Sur cette base, explique-t-il, un client qui a consommé 60 kWh, et qui payait en 2020 la somme de 9551 F Cfa doit payer en 2021 un montant de 10 330 F Cfa. Raisons et mesures d’accompagnement Cette augmentation est sous-tendue par certaines raisons. L’augmentation du coût de consommation au kWh, explique Jacques Paradis, directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), répond à un besoin d’équilibre financier du secteur de l’énergie exprimé par la société distributrice de l’énergie électrique. A cet effet, l’Autorité de régulation de l’électricité (Are) a proposé un ajustement tarifaire à la hausse validé par le gouvernement. « C’est le décret n°2020-328 du 24 juin 2020 qui présente la révision tarifaire », précise Jacques Paradis. Ce réajustement, poursuit le directeur général, est également motivé par la nécessité d’améliorer durablement les performances de la Sbee afin d’offrir des services de qualité aux populations ainsi qu’aux entreprises. « La subvention de l’Etat n’étant plus globale, il faut passer à la réalité des prix pour les clients non concernés par la subvention ciblée», explique-t-il. Les réformes engagées au niveau de la Sbee ont permis d’impacter positivement les populations. A ce sujet, Faïkou Yaya, secrétaire général de la Sbee, relève entre autres des mesures d’accompagnement. Celles-ci se traduisent, selon lui, par la disponibilité de l’énergie électrique grâce aux investissements effectués par le gouvernement appuyé par le Millennium challenge account. Il cite aussi la réduction du coût du raccordement, l’extension du réseau aux populations non desservies et d’autres mesures de facilitation pour accéder à l’énergie électrique. Préoccupations des associations de consommateurs Les associations de consommateurs ne semblent pas accepter d’avaler facilement la pilule. « Il n’est pas aisé d’annoncer une augmentation de tarif aux consommateurs », fait savoir Ernest Gbaguidi, président de l’Ong Bénin Santé et Survie du Consommateur. Pour Robin Accrombesssi de l’Association des consommateurs du Bénin, «l’énergie électrique fait partie des services sociaux de base ». Ainsi, souligne-t-il, toute augmentation de tarif de la Sbee va impacter beaucoup de secteurs d’activité et le prix des produits s’en ressentira sur le marché. Hermann Mèton de l’Association pour la défense des consommateurs (Adeco), plaide pour que la tranche sociale passe de 20 kWh à 60, voire 100 kWh. Comme d’autres responsables d’associations de consommateurs présents à la séance, Romain Houéhou, président de la Ligue pour la défense des consommateurs, déplore les mauvaises conditions auxquelles sont soumis les clients lors du paiement des factures au niveau des guichets. «S’aligner sous le soleil et sous la pluie pour payer une facture est une injustice socio-économique », martèle-t-il. Sur la question des longues files d’attente, Ninon Ahoudjinou, répond que des mesures sont en train d’être prises pour y remédier. Quant à la mauvaise qualité de service, il indique que les choses s’améliorent déjà sur plusieurs plans mais demande que les associations de consommateurs fassent remonter leurs doléances pour plus de célérité. Par Alain  ALLABI Actualités 20 janv. 2021


Chan Total Cameroun 2020:Le sifflet béninois absent
La Commission des arbitres de la Caf a, pour le Chan Total Cameroun 2020 qui a commencé depuis samedi 16 janvier dernier, désigné 47 arbitres et arbitres assistants, y compris vidéo, venus de 31 pays du continent. Sur la liste, l’absence du sifflet béninois est à déplorer. Absents à la Can Total Egypte 2019, les arbitres béninois de football ne sont pas non plus présents à la 6e édition du Chan qui se déroule du 16 janvier au 7 février prochain au Cameroun. Aucun d’eux ne figure parmi les 47 arbitres et arbitres assistants sollicités pour officier les matches de la compétition. Après le départ à la retraite de Bonaventure Coffi Codjia, Fataï Adérodjou, Crespin Aguidissou, Alain Hugues Adjovi, Rosalie N’Da Tempa, finie donc l’époque où le sifflet béninois jouissait d’une grande réputation tant sur le plan continental qu’à l’international. Une telle situation devrait faire réfléchir, par rapport au niveau réel du football béninois. Et pourtant, les Ecureuils du Bénin étaient arrivés jusqu’au stade des quarts de finale Can Total Egypte 2019. Alors, est-ce les arbitres béninois qui, par manque de constance au niveau de leurs prestations, n’arrivent pas à s’affirmer ou ce sont les responsables en charge de notre football, qui ne parviennent pas à faire leur promotion, comme cela se doit ? Qu’à cela ne tienne, ce sont 19 arbitres, 20 arbitres assistants et 8 arbitres vidéo qui ont été retenus pour cette compétition. Un quatuor féminin a même été intégré à l’effectif. Ci-dessous la liste complète des arbitres du Chan Total Cameroun 2020. Réferées Assistant Référées 1- Lahlou Benbraham (Algerie) 20 Ibrahim Mohamed (Soudan) 2 George Gatogato (Burundi) 21 Gilbert Cheruiyot (Kenya) 3 Jean - Jacques Ndala (RD Congo) 22 Moctar Saley Abdoul Aziz (Niger) 4 SELMI Sadok (Tunisie) 23 Brinsi Zakaria (Maroc) 5 Peter Waweru (Kenya) 24 Mostafa Akaked (Maroc) 6 Alioum Alioum (Cameroun) 25 Amsaaed Attia (Libye) 7 Dahan Beida (Mauritanie) 26 Issa Yaya (Tchad) 8 Marouf Mohamed (Egypte) 27 Ditsoga Boris Marlaise (Gabon) 9 Daniel Nil Laryea (Ghana) 28 Hasinjarasoa Lionel (Madagascar) 10 Rakotojaona Andofetra (Madagascar) 29 Oliver Safari (RD Congo) 11 Heeralall Ahmad Imtehaz (Maurice) 30 Abdul Aziz Bollel Jawo (Gambie) 12 Traore Boubou (Mali) 31 Emile James Frederick (Seychelles) 13 Samir Guezzaz (Maroc) 32 Hassani KaHalil (Tunisie) 14 Issa Sy (Sénégal) 33 Dick Okello (Ouganda) 15 Jean Claude Ishimwe (Rwanda) 34 Samuel Pwadutakam (Nigeria) 16 Adile Zourak (Maroc) (VAR) 35 Sanou Habib Oumar (Burkina Faso) 17 Pacifique Ndabihawenimana (Burundi) (Var) 36 Abdourazak Ahmed Liban (Djibouti) 18 Zakaria Mohamed Mahamed (Egypte) (Var) Women Women Assistant Referees 19 Abebe Lydia Tafesse (Ethiopie) 37 Bernadetta Kwimbira (Malawi) 38 Mimisen Lyorhe (Nigeria) 39 Atezambong Fomo Carine (Cameroun) (Var) (Avar) 44 Janny Sikazwe (Zambie) (VAR) 40 Jerson Emilio Dos Santos (Angola) (Avar) 45 Bamlak Wessa (Ethiopie) (VAR) 41 Zakhele Thusi Siwela (Afrique Sud) (Avar) 46 Haythem Guirate (Tunisie) (VAR) 42 Elvis Guy Noupué Nguégoué (Cam) (Avar) 47 Papa Gassama (Gambie) (VAR) 43 Ahmed Abouelregal (Egypte) (Avar)   Sports 19 janv. 2021


Gestion migratoire au niveau des frontières: L’Oim outille les hommes en bleu
L’Organisation internationale pour les Migrations (Oim) organise une formation au profit des officiers d’immigration sur le Midas. La formation s’inscrit dans le cadre du renforcement du mode de gestion des frontières dans le nord du Bénin et est rendue possible grâce à la coopération bénino- japonaise. La question de la gestion migratoire au niveau des frontières préoccupe le Bénin et ses partenaires. C’est dans ce cadre que la représentation de l’Organisation internationale pour les Migrations (Oim) a organisé une formation au profit des formateurs sur le projet Midas. Ce projet est relatif à une meilleure compréhension des flux migratoires à la frontière de Malanville. Cette formation qui se veut respectueuse de l’agenda africain sur la migration vise à faire tirer le meilleur profit aux pays en matière de migration. « La migration, thème central pour la gestion des frontières, est un phénomène naturel qui constitue la solution et non le problème qui résulte de nombreuses autres difficultés », explique Florent Edgard Agbo, directeur de l’Emigration et de l’Immigration. La position stratégique qu’occupe le Bénin dans la sous-région motive davantage cette formation. « L’hospitalité qui caractérise le Bénin favorise les flux migratoires et appelle à prendre des précautions dans ce sens. Face aux réalités sécuritaires au nord du Nigeria, au Niger, au Burkina Faso, il est très important pour le Bénin d’être informé au mieux sur ce qui se passe au niveau des frontières en termes de mouvement de personnes. Le système de collecte de données de l’Organisation internationale pour les Migrations (Oim) est une réponse qui intéresse le Bénin », souligne-t-il. Selon lui, la question des données statistiques sur la migration est un sujet d’importance régionale et le Bénin est sur la bonne voie avec la modernisation de son mode de gestion des frontières terrestres. A cet effet, le Bénin pose les jalons nécessaires afin de mieux faire face aux défis migratoires. « La réalité des frontières terrestres est un challenge pour le Bénin au regard des réalités sociologiques des peuples que les frontières tracées ont séparés. C’est un contexte dynamique quand on connaît l’état civil des pays africains », insiste-t-il. La présente formation qui s'inscrit dans le cadre du projet Midas intègre notamment la frontière de Malanville au nord du Bénin et permettra de renforcer la sécurité transfrontalière. C’est un outil de collecte, de traitement et de partage des informations sur les migrants mis à la disposition du Bénin par le Japon. « Le Midas constitue une réponse à la problématique des données statistiques mais aussi leur sauvegarde », développe Laurelle Hounsounou, chargée de Bureau par intérim de l’Organisation internationale pour les Migrations au Bénin. Société 19 janv. 2021


Promotion de la destination Mono:Les hôteliers formés sur les techniques de marketing
La direction départementale du Tourisme, de la Culture et des Arts du Mono et du Couffo a organisé, vendredi 15 janvier dernier, à Sè, dans la commune de Houéyogbé, une formation sur le marketing et la vente des produits hôteliers à l’intention des acteurs du secteur. Les promoteurs et gérants des réceptifs hôteliers installés dans le département du Mono ont été outillés, vendredi dernier, sur les notions de marketing et de vente des produits de leur secteur d’activité. Venus des six communes du département, les participants à l’atelier ont bénéficié des enseignements sur le e-management, les stratégies de vente en direct ainsi que celles de groupage et de réseau. Pour booster le chiffre d’affaires de la cible, le binôme de formateurs présidé par Maxime Dessouassi, a également conseillé l’investissement dans l’organisation des événementiels tels que les sports nautiques, la course à la pirogue au niveau des cités lacustres du département. Idem pour l’organisation d'une fête gastronomique du département et de la Journée mondiale de sauvegarde de la tortue. La tenue de ces événements et surtout leur attractivité, retiennent les formateurs, aideront à relever le taux d’occupation des hôtels. Sur l'usage des enseignements, Félix Houessou, Valérie Alofa et Thierry Aho, tous des participants à l’atelier, ont promis non seulement de s’en servir pour corriger la pratique au niveau de leurs réceptifs mais aussi de les partager avec leurs confrères pour une synergie d’actions. Mais si la volonté de bien faire ne fait pas défaut, selon Félix Houessou, promoteur d’hôtel à Comé, les investissements que cela appelle sont parfois colossaux et méritent que l’Etat soutienne le secteur avec des subventions. Plusieurs autres doléances ont été confiées à Rock Gnassounou-Akpa et ses collaborateurs de la direction départementale du Tourisme, de la Culture et des Arts, structure organisatrice de l’atelier. Les raisons de l’organisation de la présente session de formation ont été révélées par le directeur départemental dans son mot d’ouverture. La faible occupation des hôtels et les plaintes reçues autant des promoteurs que des clients au niveau de la direction départementale sont, entre autres, les raisons invoquées par Gnassounou-Akpa. Il a laissé entendre que, faisant suite aux plaintes, ses services ont identifié notamment comme cause de cette situation l’absence presque totale de stratégies de marketing. Ce qui n’arrange pas la visibilité des produits censés attirer la clientèle, appuie le directeur départemental qui soutient que l’atelier est initié pour apporter quelques solutions en vue de renverser la tendance notée. Société 19 janv. 2021


Père Israël Mensah à propos de la gouvernance du Bénin :« Il ne s'agit pas que d'une rupture structurelle, mais d'un changement de nos habitudes … »
Le Bénin a opté avec euphorie pour la Rupture en 2016. Un concept dont le contenu peine à être compris de l’opinion publique et dont parle Père Israël Mensah, fondateur de l’association Mémoires d’Afrique, avec tout le sens de la circonspection et de l’humilité qui le caractérise, à travers cette interview. Se refusant à porter son regard sur la gestion politique de son pays d’origine, il analyse certains a priori qui vouent, à tort, aux gémonies les dirigeants et propose des clés pour une refonte des mentalités. Père Israël Mensah, vous êtes le fondateur de l’association Mémoires d’Afrique et fort de ses objectifs, vous contribuez à l’éveil de l’homme par la culture. Pour un homme de Dieu appelé à éclairer son peuple sur le chemin de la vérité, qu’est-ce qui justifie cet intérêt à se préoccuper de son prochain au-delà de sa mission eucharistique ? Père Israël Mensah : Je souhaite, au début de cet entretien, préciser que si j'ai accepté votre invitation, ce n'est pas parce que je me considère meilleur ou plus avisé que mes compatriotes béninois, mais parce que je considère simplement ma mission comme celle d’un « passeur ». Aussi bien dans mon engagement oratorien que dans celui de Mémoires d’Afrique que vous venez de citer et que j’ai créée avant de devenir prêtre, au moment où j’étais encore en formation. Pourquoi accepter d’intervenir aujourd’hui ? Parce que je voudrais contribuer à redonner espoir face à l’excès d’images de catastrophes et d’informations violentes diffusées quotidiennement, face au développement virtuel des relations humaines qui peuvent devenir destructrices. Il me parait important de chercher à redonner espoir. Il me parait tout aussi important de dire ici que je n’ai jamais souhaité ni ne souhaite aujourd’hui offenser ou blesser qui que ce soit par incompréhension ou de toute autre façon. Tout être humain recèle d’immenses possibilités d’abnégation et de générosité. Tout Béninois, sans exception, est capable de bien. Il suffit que les situations et les circonstances soient favorables. Personne ne nait mauvais. Nous avons tous notre part de force et de faiblesse. Je suis moi-même conscient de mes propres manquements sous le regard de Dieu et des hommes. Et, comme beaucoup, je me retrouve dans cette affirmation attribuée à Saint Paul : le bien que j'ai envie de faire, je n’arrive pas à le faire et le mal que je n'ai pas envie de faire, c'est cela que je fais. Cette intense prise de conscience douloureuse de mes limites fait que je ne jugerai personne sur ce qu’il n'a pu bien faire, malgré ses promesses. Dès lors, j'essaye de regarder les qualités que Dieu a mises en lui pour le bien de tous, pas uniquement ce qu'il faut changer. C'est cette conscience de l’état d'imperfection lié à notre nature même, mais aussi notre capacité de perfectibilité qui m'interroge et me fait réfléchir. Le Dieu de Jésus-Christ, par son incarnation et sa venue pour chercher les pécheurs, prend un sens de renaissance et d'espérance pour moi. J’ai la conviction que pour aller au delà de ces imperfections qui nous tiennent en esclavage, il faut s’accrocher à la foi, s’efforcer de le faire au quotidien. Le combat est rude. Il y a des bas et il y a des hauts. Dieu ne se réjouit pas de nos égarements, ne guette et ne brandit pas nos erreurs pour nous détruire. Il ne nous rejette pas non plus. Sa miséricorde nous est toujours donnée. Quelle folie dirons-nous ! Il regarda le jeune homme riche qui refusa de le suivre, et il l’aima, dit l’Ecriture. Il respecte sa décision mais Il espère toujours le changement. C'est cette foi qui éclaire notre humanité, qui doit nous pousser vers plus d'humilité. Moi le premier. Je dirais, pour paraphraser le Cardinal Etchegaray, que « j'avance comme l’âne de Jérusalem, dont le Messie fit Sa monture ». C'est en servant et en progressant ainsi, que j'ai malgré tout embrassé le sacerdoce et le domaine de la culture, par le biais de l’association "Mémoires d'Afrique" que j'ai créée d’abord en France en 1998 avec des amis français et béninois expatriés et ensuite au Bénin en 1999, pour apporter à mon pays et au peuple auquel j'appartiens un lien vers son histoire et son identité, dans un monde qui est aujourd'hui un village planétaire. Je ne souhaite pas que ce qui est positif dans notre culture se dilue et disparaisse complètement dans notre ouverture au monde. Le moteur de cette création, c’est une intime conviction survenue à la suite d’une expérience de crise d’identité en 1995. Elle rejoint la pensée de Wolé Soyinka, premier écrivain noir, lauréat du Prix Nobel de littérature en 1986, qui écrivait «Le manque de connaissances du passé écourte la croissance de l’Afrique ». Je remercie ma congrégation qui comprend cet engagement personnel et le respecte. L’Oratoire, fidèle à sa tradition, demeure attentif au rapport entre « Foi, Cultures et Société ». Je n’ai pas créé Mémoires d’Afrique pour survivre ou pour trouver un emploi, ou pour un quelconque besoin, c’est simplement une modeste passion. J’avoue qu’il y a des domaines plus prometteurs et plus prestigieux. Mais pour moi la culture est la base du véritable développement, ce n’est pas qu’un aspect du développement. C’est le fondement. Je salue l’effort de ce gouvernement qui essaye d’aller dans ce sens. Observateur de la vie sociopolitique de votre pays d’origine, le Bénin, vous avez eu également à constater les avancées faites par le peuple béninois dans sa marche vers le développement depuis les indépendances. De votre position, quelle appréciation faites-vous des actions des différents dirigeants ayant à charge les destinées du Bénin ? Le 6 avril prochain, cela fera, jour pour jour, trente ans que j’ai quitté mon pays. La France m’a accueilli sans m’empêcher de continuer d’aimer le pays qui m’a donné sa culture et qui m’a apporté la base de ma formation. J’ai beaucoup souffert de l’absence de mon pays pendant cinq années consécutives. Je me suis battu et j’ai travaillé dur comme tous mes autres compatriotes à l’étranger. Je serai toujours reconnaissant à ce pays d’adoption où tout un peuple s’efforce de garantir les libertés individuelles. J’en ai bénéficié, et beaucoup d’autres personnes aussi dans le monde. Le 6 avril 1991 est une date historique, elle correspond, rappelons-le, à la fin d’une période politique tumultueuse et triste de notre pays et le début d’une nouvelle aventure nationale suscitant beaucoup d’espoir. C’est le début d’un renouveau politique. J’y suis attaché symboliquement. Car c’est aussi pour moi un tournant dans ma vie. Le Bénin devait renaître avec l’installation d’un nouveau gouvernement et moi je devais renaître avec mon installation dans un nouveau pays. J’ai à cœur, depuis lors, la réussite de cette reviviscence, aussi douloureuse soit-elle. Cela dit, je sais que le penchant humain le plus naturel est de clouer au pilori toute personne avec laquelle on a des divergences de vues ou d’engagement ; voire de définir ad vitam aeternam cette personne par ses limites, en cherchant à l’anéantir. Et cela, sans concession. Mais cette voie conduit immanquablement vers une impasse, vers une justice souvent violente, toujours non apaisante. C'est à travers ce prisme que j'interprète, mais je peux me tromper, le pardon accordé à feu Matthieu Kérékou par le peuple béninois, au milieu du tourbillon des tempêtes et des vents violents qui ont soufflé sur le Bénin en quête de démocratie, entre les années 1985-1991. Ce pardon douloureux, accordé par les victimes, a créé un climat pacifique de reconstruction nationale. Décision majoritairement souhaitée et saluée. Fallait-il faire autrement ? Peut-être. Le choix de la voie du pardon nous a permis de faire une révolution pacifique, institutionnellement, mais ce fut, tout de même, un changement brutal pour toute l’équipe gouvernementale qui a dû céder le pouvoir en quelques heures, même sans affrontement sanglant. Ce même choix nous a permis de faire, pendant un quart de siècle, un apprentissage chaotique de la démocratie. Dans ce chaos, une alternance régulière s'est opérée, provoquant un cheminement erratique. Les gouvernements qui se sont succédé ont fait ce qu'ils ont pu. Mais il faut hélas reconnaître que la politique obéit souvent à des mécanismes bien éloignés des exigences de justice. C’est la raison pour laquelle j’ai opté pour la Culture et ne souhaite pas faire de la Politique. Aussi je pense qu’émettre des avis sur la conjoncture politique n'est pas de mon ressort. En revanche, je peux donner mon éclairage aux acteurs politiques en défendant constamment les causes des plus pauvres, de ceux qui se contentent difficilement d’un repas par jour. Dans cette optique, j’en ai la conviction, la politique peut être le lieu le plus vaste pour l'exercice de la charité. En homme de foi, vous semblez bien circonspect s’agissant d’évoquer la politique et de donner votre avis sur la gestion des affaires publiques. Mais pour le citoyen qui tend à voir son pays avancer, quelles observations faites-vous sur l’avènement du régime dit de la Rupture et la gouvernance dont l’Etat fait l’objet de sa part ? En 2016, nous avons opté, presque euphoriquement, pour la Rupture. Je ne sais pas si tout le monde avait bien compris le contenu de cette rupture ou pas. Le premier sens qui a été retenu, d'une manière générale, a été la rupture comme changement par rapport au gouvernement sortant. Et on pensait que les habitudes et les coutumes allaient demeurer les mêmes, y compris dans la relation Eglise-Etat. Le respect des institutions a toujours été privilégié et défendu par l’Eglise. Or nous voyons aujourd'hui, que le changement est très profond. Au-delà d’une rupture formelle, il s’agit d’un changement de fond. Un changement radical, déroutant voire déstabilisant, et de ce fait empreint de violence. Il ne s'agit pas seulement d'une rupture dans le fonctionnement des structures politiques ou administratives, mais d’un changement de nos habitudes communes, de nos pratiques, de nos traditions qui sont devenues une seconde nature et qui se sont érigées, au fil du temps, en règles et en lois naturelles. J’appartiens à la nation béninoise, cette mentalité est aussi la mienne. Avant d’être un prêtre, je suis issu d’une culture, d’un peuple. Nous sommes tous invités, au même niveau, à nous débarrasser de ce qui peut entraver notre développement collectif. C'est en relisant le livre de René Dumont " l'Afrique Noire est mal partie" que j'essaye de mieux comprendre le concept de la Rupture. Au lendemain des indépendances, soit deux ans après nos premiers pas dans l’exercice du pouvoir de gouvernement, cet agronome français identifiait déjà de nombreux points sur lesquels nous devrions rompre pour une bonne gestion de nos jeunes États. Je reste persuadé, sans une seconde d'hésitation, que notre Président actuel en choisissant le concept du "nouveau départ" pensait sûrement à ce livre. Si je le pouvais, je l’offrirais à tous les intellectuels béninois comme Kérékou avait, à l'époque, offert à tous les membres de son gouvernement le fameux " Convertissez-vous et le Bénin vivra" qui a contribué à sa façon, d’une manière presque consensuelle, à l’ouverture d’une voie nouvelle vers une démocratie pluraliste. Aujourd'hui, nous sommes davantage dans une dynamique de développement global, ordonné dans un cadre dit de "démocratie contrôlée" selon les politologues. Ce développement concerne tous les secteurs. Mais, je l'ai toujours dit, on a beau changer les structures, si les hommes qui doivent les faire fonctionner ne changent pas eux-mêmes, le résultat sera toujours un échec, et toujours, les changements nécessaires seront difficiles à mettre en œuvre. Tout le monde est unanime sur le fait que nos États ont besoin d'institutions fortes. Ils ont aussi besoin d’hommes nouveaux. Or, c'est par l'éducation que l'on prépare ces hommes et que l’on suscite des intelligences neuves pour un nouveau départ. Seule l'école permet d’y arriver collectivement par l'éducation à la fois formelle et non formelle. Par ailleurs, j’ajouterai qu’il n'est pas aisé de donner un feu vert à quelqu'un sans suspicion, surtout au Bénin. Si quelqu’un fait telle chose, c'est parce qu'il y trouve sûrement son compte. C’est le principe du "Doudou dé mé". Ce n’est plus ce qui est à faire qui est important et procure de la satisfaction mais uniquement ce que l’on y gagne. Cette habitude, prise au lendemain des indépendances, est devenue très prégnante dans bien des domaines et à tous les échelons. Elle a vicié toute progression normale des choses dans le respect des institutions et des règles. Peut-on extirper d'un coup les racines de cette mentalité ancrée dans nos mœurs pendant six décennies ? Le chemin reste encore long, très long mais il ne faut pas renoncer. Quel est réellement votre avis sur la gouvernance actuelle du pays ? Vous me demandez mon avis sur la situation politique de mon pays aujourd'hui. Je ne saurais donner une réponse péremptoire à votre question car lorsque je célèbre, tout en étant un pécheur pardonné moi-même, j'ai, comme peuple de Dieu, des fidèles de tous les bords politiques du pays. Mon souci constant est de rassembler, de donner à tous une chance pour bâtir notre cité. Chacun à sa place et dans son rôle. La politique est un art. Il faut pour cela parvenir à convaincre sans intimidation, autour d’idées fédératrices, de causes communes. Rechercher un accord basé sur la confiance par la consultation, l’échange et le recours à des compromis équitables. Dieu ne nous violente pas. Il nous laisse libres. S’il a un plan pour chaque être humain, c’est avant tout celui de laisser agir en lui la grâce en toute liberté et en toute justice. Mais, je le redis, la politique obéit parfois, sinon souvent, à une logique qui n'a rien à voir avec le langage de la justice. Alors le défi majeur est de rendre la justice à la manière du roi Salomon. Dans un monde miné par des luttes de pouvoir, chacun a l’impression de se trouver pris en tenaille dans un rapport de force : la force populaire, qui devrait idéalement être celle de contre-pouvoirs constructifs, et la force de l'Exécutif, légitimée par la volonté de garantir la sécurité de tous et de protéger les institutions étatiques. Nous devons tous être attentifs aux besoins de nos frères les plus démunis, qu’ils soient croyants ou pas, de ma religion ou pas. J'observe, comme tout citoyen, que des actions positives ont été menées par ce gouvernement. Je ne vais pas les lister mais elles améliorent le quotidien de nos compatriotes. Comprenez que je puisse, sur ce point, dire que j’en suis heureux. Mais il faut surtout veiller à leur consolidation, à leur pérennisation, ne pas reproduire l’exemple du Cic (Centre International de Conférence) près de l’aéroport. Il me semble que cette équipe gouvernementale est très vigilante sur ce point. Il est urgent de tendre la main à tous ceux, trop nombreux, qui sont laissés à la traîne, tous ceux qui luttent pour leur survie, pour sortir de la précarité et de la pauvreté. La tâche est titanesque. Il y a de toute évidence des mesures à prendre, des choses à améliorer, à réajuster. Encourageons néanmoins les bonnes choses et dénonçons avec charité et respect les mauvaises décisions. Je nous exhorte à avoir parfois l’humilité de soutenir les bonnes idées dans l’intérêt de tous, même lorsque ces idées ne viennent pas de nous. C’est aussi cela, une des caractéristiques de la sagesse africaine. Ma dernière recommandation touche à la vitalité de notre république. Je remarque dans l’évolution actuelle que l’opposition n’arrive pas à trouver sa place pour jouer convenablement son rôle. Elle ne doit pas y renoncer, elle doit le faire sans cesse dans le dialogue, pour le bien du pays et la réalité de notre démocratie. Je pense aussi que nous ne devons pas tout attendre de l'État et qu’il faut reprendre l’adage ; " Ne vous demandez pas ce que l'État peut faire pour vous mais ce que vous pouvez faire pour votre pays". Néanmoins il revient indiscutablement à l'État de créer les conditions favorables indispensables à cette prise de responsabilité citoyenne. Est-ce qu'il peut arriver que l'État et le peuple regardent dans la même direction ? C’est mon espoir et le vœu fervent que je formule en ce début d’année, en cette période de pandémie qui met le monde à l’épreuve de la solidarité entre les êtres humains dans la fraternité, quelles que soient nos fragilités humaines. Société 19 janv. 2021


75e étape de la tournée de reddition de comptes du chef de l’Etat :Le plaisir de visiter les Aguégués, le bonheur de rendre compte…
Aguégués, la belle cité lacustre du département de l’Ouémé a été la première localité à recevoir le chef de l’Etat pour la dernière journée de sa tournée de reddition de comptes. Et s’il s’est senti chez lui et a conversé sans langue de bois avec les populations, vendredi 15 janvier dernier, c’est bien parce que l’accueil était exceptionnel et témoigne de la place qu’il occupe dans le cœur des Aguéguénou. Deux présidents de la République ont eu la chance de visiter la commune lacustre des Aguégués avant le président Patrice Talon. Mais à la différence de ceux-ci, le chef de l’Etat a communié directement avec les populations de la terre des Djèvienou, vendredi 15 janvier dernier. Et rien n’a été ménagé pour accueillir le président de la République. Chants, danses et slogans pour reconnaître au « développeur exceptionnel » tout l’honneur qui lui est dû. Pour la petite virée sur l’eau avant de rallier la Maison des jeunes de la localité pour sa séance d’échanges avec les populations, le président de la République est resté admiratif du charme du pittoresque cadre physique de cet ensemble d’îlots logés dans la basse partie du fleuve Ouémé. Admiratif, il le sera aussi à sa descente, face à la mobilisation des populations et leur euphorie à peine voilée. L’amour et la chaleur des peuples lacustres, le chef de l’Etat a pu s’en rendre compte par lui-même à l'occasion. A cette joie des grands jours succèdera le moment de vérité. Cette étape dans la tournée de reddition de comptes du chef de l’Etat n’a rien ôté au protocole habituel. Première intervention, celle du maire de la commune, Marc Gandonou. Et comme on pouvait s’y attendre, ses premiers mots ont été ceux de gratitude. A Aguégués plus qu’ailleurs, l’action déployée par le président Patrice Talon à la tête de l’Etat a eu d'énormes impacts. La réconciliation dans la crise des méthodistes, qui a survécu à tous les régimes précédents «a permis de porter à la tête de cette communauté religieuse, un digne fils des Aguégués », a reconnu le maire. Quant à la réforme du système partisan, elle a eu l’avantage de promouvoir de jeunes leaders politiques dans la localité tout en offrant la possibilité à cette commune d’avoir pour une première fois, un de ses fils au palais des gouverneurs. « Le Programme d’action du gouvernement a révélé le Bénin au monde et Aguégués aux autres communes du Bénin », poursuit, ému, l’élu. Les actions qui ont révélé les Aguégués, il ne manquera pas de les citer, pour montrer au président Patrice Talon, pourquoi les populations sont si euphoriques à sa vue. Lui qui, depuis le palais de Marina, a oeuvré à améliorer leur cadre de vie et changer leur quotidien. Sous l’ère de la Rupture, Aguégués se sent moins orpheline et voit ses difficultés se conjuguer au passé. En recevant en audience le 14 juillet 2017, le Conseil communal d’alors, trois promesses fortes avaient été faites par le président Patrice Talon. A la date de sa visite, l’essentiel a été accompli, salue le maire. Reste seulement l’électrification des arrondissements de Zoungamè et Avagbodji. Pour cela, les populations espèrent de sa part « un coup de pouce». Et si seulement le président Patrice Talon pouvait dire un seul mot, Aguégués sera guérie de son mal, souligne le maire Marc Gandonou sous les ovations de sa population. Comme partout ailleurs dans le pays, cette cité fluviale, avec des spécificités qu’on ne retrouve nulle part ailleurs a eu droit à l’encadrement technique et aux moyens financiers pour ses producteurs. Aguégués tend la main au gouvernement Si la commune a connu des transformations essentielles au cours des cinq dernières années, tout n’est pas pour autant rose. Le secteur de la pêche qui fait de la commune des Aguégués l’une des premières productrices de ressources halieutiques tend vers sa disparition. Les engins prohibés et le drainage dans ses eaux des produits toxiques utilisés pour la fertilisation des champs par les eaux de pluie ont induit la raréfaction et la destruction des espèces. En plus des prévisions gouvernementales tendant à enrichir les eaux fluviales par les alevins, Marc Gandonou, pour le compte de sa commune, plaide pour la promotion de la pisciculture en cage à travers un village aquacole. Un programme spécial pour le tourisme dans la commune est aussi espéré à l’instar de ce qui est fait à Ganvié pour révéler l’immense potentiel de toutes les régions lacustres, de même que la lutte contre l’érosion. Aguégués rêve aussi d’un stade municipal et de l’asphaltage de ses pistes. L’électrification reste l’une de ses doléances fortes et pour que son rêve ne s’estompe, la belle cité lacustre lance un « appel » en faveur de la réélection du chef de l’Etat et s’engage à lui assurer une mobilisation massive. A l’instar du président Talon, la première dame Claudine Talon fait aussi le bonheur des Aguéguénou avec sa fondation. A chaque arrondissement, elle a offert une barque motorisée pour le déplacement des enseignants et a érigé çà et là, des latrines pour en finir avec la défécation dans la nature. Autant d’actions pour lesquelles le maire a invité le chef de l’Etat à lui transmettre la gratitude des populations. En somme, on est dans cette commune du Bénin, la 75e visitée par le chef de l’Etat au cours de sa tournée, satisfaits des nombreuses œuvres de développement du pays. La lutte contre la dilapidation des ressources publiques et l’assainissement de la gestion ont permis de mobiliser des ressources, à telle enseigne que le Bénin a désormais des capacités d’investissement dont la nation entière est fière, conclura le maire. Faire les choses mieux que par le passé Comme il l’a fait dans les 74 communes précédemment parcourues, le président de la République est resté focus sur sa détermination à changer le pays. « Nous devons faire les choses mieux que par le passé », a soutenu le chef de l’Etat, expliquant aux populations, le sens à donner à l’action commune qu’il déploie avec le soutien de tous à la tête du pays depuis cinq ans. Son déplacement dans cette commune, il lui donne deux sens : le plaisir de venir aux Aguégués et le bonheur de rendre compte. « Face à cet accueil si enthousiaste et grandiose, je suis honoré, flatté. Je ne trouve pas d’autres mots pour exprimer ma gratitude », a déclaré le chef de l’Etat. Pour ce qui est du second sens, il retient que les Béninois ont enfin pris en main leur destin et que le pays est en chantier comme jamais. « Dans tous les domaines, quelque chose se fait. Notre action commune nous a donné une autre mesure de la construction de notre pays… Je voudrais que chacun soit conscient de la nécessité de ce bilan », a poursuivi le président. Les efforts faits pour assurer l’autonomie énergétique du pays ne laissent plus le moindre doute quant au rêve de la commune des Aguégués d’être entièrement électrifiée. Pour les arrondissements de Zoungamè et Avagbodji, il s’est engagé à plaider auprès du gouvernement et du ministre en charge du secteur pour que la lumière jaillisse très vite. « J’ai du plaisir à aller au contact des populations. Je trouve en cela une nécessité capitale… ce qui se fait dans le pays n’a jamais été fait avec autant d’ampleur, à cette vitesse, dans un même quinquennat, mais il reste beaucoup à faire », reconnaît-il. La certitude, c’est que le pays a commencé par faire les choses beaucoup mieux que par le passé. Et c’est bien là, le principal bilan avec pour effet, une nouvelle dynamique, l’engagement et l’effort de tous et donc, la renaissance du pays. Actualités 19 janv. 2021


Tournée du chef de l’Etat dans les communes:Quand le cœur et les œuvres s’expriment à Adjohoun
C’est par la commune d’Adjohoun dans la vallée de l’Ouémé que le président Patrice Talon a mis fin à sa tournée dans les 77 communes du Bénin. Ultime étape, mais aussi moments de confessions et de vérité, vendredi 15 janvier dernier. On retiendra du passage du président de la République dans la commune d’Adjohoun pour son périple d’échanges directs avec les populations, beaucoup moins le bilan de l’action publique ces cinq dernières années, mais davantage ses confessions. Le chef de l’Etat s’est adressé aux populations avec une émotion difficilement voilée. Revenir à Adjohoun l’a replongé aux heures chaudes de sa candidature, notamment en cette soirée où des jeunes déterminés, alors que personne n’y croyait, ont décidé de lui offrir le siège du palais de la Marina. Les concepteurs de l’agenda présidentiel pour la tournée, sans avoir ce détail, ont choisi de lui faire achever son tour du pays en ce lieu-repère. Mais le président qui s’en souvient très bien en a ressenti des frissons. Après 76 communes parcourues et prêt pour le même exercice à l’étape de la 77e, il a plutôt laissé son cœur s’exprimer. « J’observe la beauté, la grandeur et la dignité de mes concitoyens… J’observe ce que ce pays est et combien ma petite personne bénéficie d’autant d’honneurs », confesse le président. Ici aussi, bilan et magnificence du pays. Un pays en reconstruction qui laisse voir jour après jour des changements significatifs. Des changements qui n’excluent pas la commune d’Adjohoun. Entre elle et le président Talon, l’alliance de l’amour et de la fidélité se dresse non pas comme un anneau, mais plutôt sous la forme d’une infrastructure géante : le pont de Tovègbamè. « A la passerelle de la mort » qui ne cesse d’ôter des vies humaines à cette hauteur, le gouvernement Talon a réagi avec l’érection d’un ouvrage moderne et commode qui se laisse apprécier et pour lequel Adjohoun et toute la vallée ne le remercieront jamais assez. François Zannougbo n’en est pas moins fier. Mais il souhaite un regard plus attentionné en direction de sa commune, située seulement à vingt minutes de la commune d’Abomey-Calavi, pour peu qu’on y réalise un ouvrage de franchissement. Adjohoun est aussi fière de son stade omnisports moderne presque achevé et appelle le gouvernement à la rescousse pour la satisfaction de ses autres besoins, dont le microcrédit Alafia figure en bonne place. L’ambitieux Pag impacte ici tous les secteurs d’activités. A travers ce programme, une bonne graine a été semée sur une terre féconde avec de bons fruits un peu partout, se félicite François Zannougbo, le maire. « L’immensité de vos œuvres qui forcent l’admiration… la population voit, entend, vit et ressent tout ce qui se fait », indique l’élu. La mise en œuvre du projet d’appui au maraîchage, le projet d’appui au développement du marché agricole constituent des actions fortes dont Adjohoun est fière. Pour rester dans la dynamique des efforts pour inscrire le Bénin sur la liste des nations dignes, il plaide pour d’autres réalisations. Celles-ci ont pour noms l’hôpital de zone qui couvre Bonou, Dangbo, Adjohoun pour lequel un domaine de six hectares est déjà mis à disposition par le conseil communal, d’autres ouvrages retenus sur le tronçon Dangbo-Kpédékpo mais abandonnés depuis, la voie Missérété-Bonou… le tronçon de Kpodé-Zè-Zinvié, un pont pour favoriser l’écoulement de la production agricole, une arène culturelle, un lycée technique agricole, sans oublier des besoins en énergie, surtout celles renouvelables. Actualités 18 janv. 2021


Tournée du chef de l’Etat dans les communes:Bonou salue un homme d’Etat visionnaire et proactif
Avant-dernière étape de la tournée présidentielle démarrée le 12 novembre 2020, la commune de Bonou en région Wémè a accueilli le chef de l’Etat avec ferveur, vendredi 15 janvier dernier. S’il y a un élément qui ne peut passer inaperçu à l’occasion de la visite du président Patrice Talon dans la commune de Bonou, c’est bien ces animations d’un charme singulier assurées par les femmes de la commune pour dire à leur hôte, leur gratitude. Elles ont aussi bien à l’arrivée du chef de l’Etat qu’à certains moments de son intervention et à son départ, eu à travers leurs compositions, les bonnes paroles pour reconnaitre le mérite du bâtisseur du Bénin. Un bâtisseur plutôt modeste qui va au-delà de sa personne pour appeler à magnifier la grandeur du pays. Un pays dont la construction démarre à peine. Les années à venir laisseront voir un Bénin transfiguré, s’est-il à nouveau engagé. Cet engagement se traduit mieux à travers ses propres mots en direction des populations de Bonou. « Je réalise combien il est indispensable de faire ce genre de tournée pour entendre de ses oreilles, voir de ses yeux, percevoir autrement que par les documents ce que les uns et les autres attendent de la nation, de notre communauté et j’en ai eu la preuve à écouter le maire de Bonou », a indiqué le chef de l’Etat. « J’aurais dû venir ici au début du mandat… Dans l’action, il est souhaitable que le contact soit régulier afin que nous puissions réajuster le tir », admet-il. Mais, assure-t-il, il n’a pas de regret parce que «nous sommes au début de notre marche vers le développement». Nous avons le temps, soutient le président de la République, «pour que chacun puisse sentir son utilité dans le façonnage de ce modèle nouveau, dans la conduite de notre action nouvelle pour changer et construire enfin notre pays ». Ces mots rassurants et apaisants, le chef de l’Etat les a fait accompagner du bilan de l’action publique ces cinq dernières années. Quinquennat au cours duquel, avec un rythme et une ampleur exceptionnels, tant de choses se font dans les domaines de l’électricité, de l’eau, des infrastructures, de l’éducation et de la santé… Remettre le Bénin sur les rails La ferveur de ce vendredi dans la commune de Bonou est tout sauf anodine. Thierry Sonagnon Tolégbé, le maire de la localité, la justifie par la présence sur ses terres d’un homme qui, depuis cinq ans, travaille à remettre le Bénin sur les rails du développement à travers de courageuses réformes menées avec succès à la satisfaction de tous. « Jamais au Bénin, un homme d’Etat n’a été aussi visionnaire, proactif, organisé et pragmatique depuis l’indépendance», affirme sans ambages l’élu. Le président Patrice Talon est déterminé et convaincu qu’il faut restaurer l’image de notre pays, indique-t-il. « Vous êtes le grand architecte. Vous avez choisi de révéler le Bénin sans vous soucier des privilèges de l’individu », poursuit-il. A une telle vision, Bonou a très tôt adhéré et cinq ans après, les réalisations du Programme d’action du gouvernement en témoignent. Dans cette commune qui se trouve dans la basse partie de la deuxième plus riche vallée au monde, les populations partagent l’euphorie de leur maire et sont sorties massivement le démontrer à travers un accueil chaleureux. Les prouesses du pouvoir en place, le maire n’en finit pas de les citer. Le président Patrice Talon a su associer pragmatisme et efficacité avec précision, rapidité et travail acharné pour redonner respect et dignité au pays, salue-t-il. Toutefois, des attentes subsistent. Bonou dispose des espaces touristiques qui constituent un grand atout pour le développement local. Il faut donc les valoriser, plaide le maire qui ne nie pas que sa commune est fortement impactée par la mise en œuvre du Pag. Actualités 18 janv. 2021


Championnat d’Afrique des Nations 2020:Belle entame pour le Cameroun et le Mali
Pays hôte du Championnat d’Afrique des Nations 2020, le Cameroun a réussi son entrée dans la compétition en se débarrassant du Zimbabwe par le score de 1-0. C’était lors du match d’ouverture, samedi 16 janvier dernier au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Dans la deuxième rencontre de cette poule, le Mali a remporté par le score de 1-0 le derby ouest-africain face au Burkina Faso. Les Lions indomptables du Cameroun A’ ont démarré de fort belle manière la sixième édition du Championnat d’Afrique des Nations 2020, samedi 16 janvier dernier au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, en s’imposant face au Zimbabwe par le score de 1-0. Sur leurs propres installations, Jacques Zoua Daogari et ses coéquipiers qui avaient à cœur de marquer les esprits lors de cette rencontre inaugurale ont réussi le plus dur en faisant la différence grâce au but de Salomon Charles Banga. C’est d’ailleurs eux qui ont pris les premières initiatives dans cette rencontre en allant à l’assaut des buts zimbabwéens. Mais, par manque d’efficacité, ils ne réussiront pas à trouver tôt la solution face à cette formation zimbabwéenne très défensive. Dominateurs lors des 45 premières minutes, les Camerounais retrouvent les vestiaires sans avoir l’occasion de prendre l’avance, malgré les nombreuses frappes sur le camp adverse. En témoigne la frappe de Félix Oukine Tcheoude qui passe au-dessus de la barre transversale zimbabwéenne à la 41e minute. A la reprise, les poulains de Ndtoungou Mpile Martin reviennent avec la même dynamique, celle de remporter cette première rencontre pour gagner la confiance de leur public. Ils vont s’offrir beaucoup d’occasions avant de trouver la solution à la 72e minute grâce à un retourné acrobatique du défenseur Salomon Charles Banga, sur une passe décisive de Yannick Ndjeng, entré en jeu quelques minutes plus tôt. Après ce but providentiel, les Lions indomptables A’ ont conservé leur avance jusqu’à la fin de la partie. Ce succès permet au Cameroun sorti, lors de la dernière édition au Maroc à la phase de poule, de prendre une sérieuse option pour les quarts de finale de ce championnat. La Victoire des Aigles sur les Etalons Fortune identique pour le Mali qui s’est imposé par le même score (1-0) à l’issue du derby ouest-africain qui l’a opposé au Burkina Faso. Finalistes en 2016, les Aigles A’ n’ont pas fait de cadeau aux Etalons du Burkina Faso qui participent pour la deuxième fois de leur histoire à cette compétition. Les Maliens se sont montrés très dangereux en première partie sans inscrire le moindre but. Ils auraient fait la différence si la frappe de Demba Diallo à la 15e minute, qui passe juste à côté du poteau droit et le ballon repoussé par le gardien burkinabè Sadio Kanoute (43e) avaient fait mouche. De retour des vestiaires, le Malien Moussa Koné trouve le poteau alors qu’il est signalé hors-jeu. Il devra attendre la 70e minute pour voir son coéquipier Siaka Bagayoko ouvrir le score de la tête. Un résultat qui fait l’affaire des Maliens qui devront s’armer davantage avant de jouer contre le pays organisateur et le Zimbabwe lors de leurs prochaines sorties. Sports 18 janv. 2021


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