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Nouvelles

Programme d’assainissement pluvial de Cotonou :9 milliards F Cfa pour dédommager les personnes touchées
Les personnes touchées par le programme d’assainissement pluvial de la ville de Cotonou ont reçu leurs chèques, dans le cadre de leur dédommagement, hier jeudi 14 janvier, à Cotonou. C’était au cours d’une cérémonie présidée par le directeur général de l’Agence du Cadre de vie et du Développement du territoire en présence du premier adjoint au maire de la ville. Le dédommagement des personnes affectées par le Programme d’assainissement pluvial de Cotonou est effectif avec la phase de remise de chèques, hier jeudi 14 janvier. Le gouvernement, confie Gilbert Francisco, directeur général de l’Agence du Cadre de vie et du Développement du territoire, a mobilisé 9 000 000 000 francs Cfa pour les études et l’indemnisation des populations concernées. Gilbert Francisco a indiqué que les travaux ne peuvent se déployer qu’après le plein dédommagement des populations impactées, afin de leur permettre de poursuivre leurs activités économiques dans de meilleures conditions. C’est ce qui justifie, d’après lui, une forte mobilisation de fonds grâce aux partenaires. «C’est pas moins de 260 milliards de francs Cfa mobilisés auprès des bailleurs à savoir la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement (Bei), l’Agence française de développement (Afd), la Banque islamique de développement (Bid), la Banque africaine de développement (Bad) et la Banque ouest-africaine de développement (Boad)», confie le directeur général de l’Agence du Cadre de vie et du Développement du territoire. Le Programme d’assainissement pluvial de Cotonou (Papc) porte l’ambition du gouvernement de libérer durablement la population de Cotonou de l’emprise néfaste des eaux, informe-t-il, avant de souligner que l’ambition commune est de réussir ce challenge, pour rendre meilleurs le cadre et les conditions de vie de la population. Le souhait de Gilbert Francisco est que les bénéficiaires de cet accompagnement du gouvernement en fassent un meilleur usage, en l’utilisant effectivement pour la relance de leurs activités. Ils doivent également respecter les délais de libération des emprises des travaux à bonne date. Gatien Adjagboni, premier adjoint au maire de Cotonou, a indiqué que la remise de chèques aux personnes affectées traduit la volonté du gouvernement et de son chef, Patrice Talon, de faire de Cotonou une ville phare à l’image des grandes villes du monde. Il a réitéré l’engagement de la mairie de Cotonou, bénéficiaire final des infrastructures, à accompagner le gouvernement dans la réalisation de cet ambitieux programme. Environnement 15 janv. 2021


Championnat d’Afrique des nations 2020:Cameroun # Zimbabwe en match inaugural
Compétition réservée aux footballeurs évoluant dans les championnats locaux, le Championnat d’Afrique des Nations (Chan) 2020 se tiendra du 16 janvier au 7 février prochain au Cameroun. Pays hôte, le Cameroun recevra le Zimbabwe en match d’ouverture, samedi 16 janvier, au stade Ahmadou-Ahidjo de Yaoundé. La sixième édition du Championnat d’Afrique des Nations (Chan) démarre demain, samedi 16 janvier, au stade Ahmadou-Ahidjo de Yaoundé avec l’affiche Cameroun # Zimbabwe en match d’ouverture. Attendus par le peuple camerounais à ce tournoi depuis l’année dernière, les Lions indomptables y prennent part pour la quatrième fois en six éditions. Quarts de finaliste en 2011 et en 2016, ils auront à cœur d’aller plus loin dans cette compétition. La pression monte dans l'état-major, car toute performance en dehors d’une place dans le dernier carré d’as serait un échec. Et pour y aboutir, ils devront réussir leur première sortie demain. La formation du pays hôte peut s’appuyer sur l’expérience en attaque de Yannick Ndjeng et de Jacques Zoua, deux anciens expatriés et pensionnaires de la sélection première du pays. Ce tournoi se disputera en format classique (seize qualifiés répartis dans quatre poules, trente-deux matches) dans quatre stades et trois villes : Yaoundé (Ahmadou Ahidjo), Douala (Japoma et Réunification) et Limbe (Omnisports). Parmi les seize nations, on retrouve d'anciens vainqueurs comme la Libye (2014), la République démocratique du Congo (2009, 2016) et le Maroc (2018). Championne en 2011, la Tunisie est la seule équipe gagnante absente au festin camerounais. Qualifiée, elle a en effet déclaré forfait et a été remplacée par la Libye qu'elle avait battue. D’ailleurs, pour bien s’affirmer lors de cette compétition, la Rd Congo a annoncé il y a quelques jours le retour sur le banc de son ancien sélectionneur Florent Ibenge, vainqueur du tournoi en 2016 et actuel coach du Vita Club de Kinshasa. Victorieux du prestigieux trophée en 2018 à domicile, les Lions de l’Atlas du Maroc défendront leur titre dans un groupe C composé du Togo, du Rwanda et de l’Ouganda à leur portée. Meilleur buteur avec 9 réalisations et meilleur joueur du Chan 2018, Ayoub El Kaabi est le capitaine de cette sélection alliant jeunesse et expérience. Composition des groupes Groupe A: Cameroun, Mali, Burkina Faso, Zimbabwé Groupe B : Libye, Rdc, Congo, Niger Groupe C : Maroc, Rwanda, Ouganda, Togo Groupe D : Zambie, Guinée, Namibie, Tanzanie Sports 15 janv. 2021


Poursuite de la tournée du chef de l’Etat dans les communes :Nulle part où développer un projet public à Sèmè-Podji…
La commune de Sèmè-Podji a clôturé la 7e journée de la tournée de reddition de comptes du chef de l’Etat après Sô-Ava et Akpro-Missérété. Avant de faire le bilan de l’action publique dans cette localité, le chef de l’Etat s’est prononcé sur certaines difficultés qui y ont freiné l’élan des réalisations prévues. L’accueil est magistral. A croire que tout Sèmè-Podji est sorti pour honorer le président Patrice Talon, tellement les rues, les artères de la commune sont envahies par la marée humaine compacte et euphorique. Le maire Jonas Gbènamèto et ses administrés n’ont pas fait dans la dentelle. Le président Patrice Talon l’a lui-même remarqué et souligné. « Je sais combien Sèmè-Podji me porte mais je n’ai pas imaginé un accueil si débordant…Je me sens si fier d’être ainsi porté par les populations de la commune… Je suis attaché à Sèmè-Podji ». Ce sont là, les mots du président Patrice Talon à l’entame de son propos en réponse à cette ferveur toute spéciale. Sèmè-Podji est une grande commune dans le Bénin, dans les projets du Bénin, admet-il. Ce qui est prévu pour la commune démarre à peine, laisse-t-il entendre. Selon lui, autant de choses ont été planifiées au profit de cette commune dans l’intérêt du Bénin. « Sèmè-Podji est le symbole de notre ambition », confie le président de la République. C’est pourquoi, le gouvernement s’est imposé d’en faire « notre pôle industriel, le cœur de l’innovation ». Mais la grande ambition du gouvernement se trouve heurtée à une difficulté majeure à savoir la disponibilité de l’espace. Cela justifie par exemple le fait que la cité du savoir, Sèmè city a dû s’installer dans des locaux à Cotonou, le projet ayant ainsi été retardé pour plusieurs mois. Mais, il verra bientôt ses infrastructures implantées dans la commune, s’est-il engagé. Ce que déplore le chef de l’Etat, c’est qu’il « n’y a nulle part où l’on peut développer un projet public » dans la commune. «Nous avons voulu implanter les logements économiques pour servir Cotonou Est, Porto-Novo et même le Nigeria, impossible de trouver un site à Sèmè pour implanter ces projets si importants », a publiquement déploré le président Patrice Talon. « C’est à défaut de Sèmè-Podji que nous sommes allés à Porto-Novo », explique-t-il. Malgré cela, Sèmè est un symbole pour le Pag. « Parfois, notre volonté, notre engagement ne sont pas favorisés par une certaine gouvernance… mais cela est trop peu pour émousser notre ardeur… maintenant que nous avons de l’énergie, la zone franche sera une réalité », indique le chef de l’Etat. C’est avec la même assurance qu’il a évoqué l’imminence des travaux du contournement, l’autoroute vers Porto-Novo… Ces choses ne sauraient plus tarder et les nombreuses infrastructures prévues au profit de la commune vont commencer à s’implanter, selon le président de la République. A Sèmè-Podji, le président Patrice Talon s’est fait aussi l’avocat de la bonne gouvernance. Autant on peut défendre la démocratie et les libertés, autant il faut être jaloux de la bonne gouvernance qui permet de préserver les ressources du pays pour en faire de grandes choses. « Tout cela est possible à cause de la bonne gouvernance qui représente notre or, notre diamant », illustre-t-il. Il faut donc, conseille-t-il, maintenir le cap et faire en sorte que plus personne ne vienne remettre en cause la bonne gouvernance qui permet au pays de mobiliser des ressources et de lever des financements importants au plan international. « Ce sera, engage-t-il, notre façon de défendre notre développement et notre bien-être d’aujourd’hui et de demain et de voir Sèmè-Podji recevoir la satisfaction de ses priorités». Pour finir, il consacrera 2021 comme année de l’engagement et de la défense de la bonne gouvernance. Attentes et besoins Le maire de la commune, Jonas Gbènanmèto, a rappelé au président Patrice Talon, la haute estime que lui vouent les populations de la commune, doublée d’une forte admiration pour son leadership visionnaire à la tête de la nation marqué par une ferme volonté de gouverner autrement. Pour ce qui est de sa commune, sa position stratégique et privilégiée entre Cotonou et Porto-Novo en fait une localité à visibilité particulière. Patrice Talon doit la marque de sympathie des populations au respect de la parole donnée. Les engagements pris par lui au temps fort de la campagne électorale ont été tenus, s’est félicité le maire. « L’homme intègre, sincère, soucieux du développement du Bénin » a su en si peu de temps, grâce à sa détermination, hisser le pays dans le concert des nations qui amorcent le développement avec des résultats éclatants, fruits de la rigueur dans la gestion de la chose publique, et de la lutte contre le gaspillage, admet le maire. Toutes choses qui, indique-t-il, ont permis de doter l’ensemble du pays dont Sèmè d’infrastructures modernes et durables. Dans le cadre de la mise en œuvre du Pag, assure le maire, sa commune a bénéficié d’une série de projets dont certains encore en cours auront l’avantage de la transformer pour la rendre plus attractive. Jonas Gbènamèto avance certains projets comme le Programme d’adaptation des villes au changement climatique, l’asphaltage, le projet Grand Nokoué, celui portant sur le traitement des boues de vidange… sans oublier le Paurad avec plus de quatre milliards FCfa pour la réalisation de plusieurs infrastructures sociocommunautaires. Sèmè-Podji a également bénéficié de 2340 mètres linéaires de chaussée qui ont permis de mettre fin au calvaire pour rallier Pk 10. L’asphaltage s’est concrétisé avec 9,26 kilomètres linéaires, sans oublier l’assainissement et le pavage du tronçon Djeffa gare-Carrefour Lodonou, le projet de construction d’une station de boues de vidange à Okoun Sèmè. Certains grands projets annoncés par le gouvernement comme le port en eau profonde sont aussi attendus. «Nous avons foi que, grâce à votre action soutenue, ces grands projets seront bientôt visibles sur le territoire », espère le maire. Avec la poursuite de la mise en place des mesures incitatives à l’investissement, le maintien de l’énergie à un coût accessible dans la zone franche, la sécurisation, la viabilisation, l’éclairage des voies d’accès au site de la zone franche… Le secteur privé s’intéressera davantage à la commune, estime-t-il. « Nous croyons en la transformation totale de la zone franche parce que nous vous connaissons… Notre grand souhait est que la dynamique enclenchée depuis cinq ans se poursuive sans relâche pour que le Bénin entre définitivement dans le cercle des nations de bonne gouvernance. Vous avez la bonne clé, celle qui ouvre la porte des réalisations aux populations », tranche enfin le maire. Actualités 15 janv. 2021


Poursuite de la tournée du chef de l’Etat dans les communes :Ce qui manque à Akpro-Missérété pour son développement
La commune d’Akpro-Missérété ne profite pas assez de sa proximité avec Porto-Novo. A son profit, le gouvernement projette une série de réalisations dont les plus importantes ont été discutées à l’occasion de la tournée de reddition de comptes du chef de l’Etat, hier jeudi 14 janvier dans la commune. Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag), la commune d’Akpro-Missérété a bénéficié de projets dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’eau, de l’énergie, du numérique… Mais tout ce qui est fait jusque-là «n’est pas encore à la hauteur» des besoins, et surtout des attentes de la population. « Nous sommes ambitieusement jaloux des communes sœurs » qui ont bénéficié d’importants projets dont le plus envié est celui de l’asphaltage. Les nombreuses réalisations faites au profit de la ville de Porto- Novo s’arrêtent toutes à l’entrée de Missérété, ce que ne comprend pas le maire de la localité, Joseph Hounkanrin. A l’instar du Grand Nokoué, il suggère « le projet Grand Porto-Novo » ensemble avec les communes voisines de la capitale. Akpro-Missérété se propose aussi, comme Porto-Novo, «pour accueillir », dans les mois à venir, des ministères et institutions de la République et certaines structures. D’autres besoins se ressentent aussi dans la commune. Ils se rapportent à l’eau, l’énergie, à un marché intercontinental ou sous-régional, à un stade omnisports… En somme, la commune tend la main pour recevoir tout ce qui peut faire son bonheur et lui assurer un décollage. « Nos sollicitations visent à créer les conditions de l’investissement privé » afin que Missérété voie enfin sur son sol, supermarchés, restaurants et tout autre investissement rentable. « Le véritable bilan de notre action n’est pas l'énumération de nos réalisations. Je ne vais pas énumérer ce qui a été fait dans les différents domaines parce que ce que le peuple béninois attend de ses gouvernants, ce n’est pas de réaliser en une fois tout ce qui lui manque », a précisé le chef de l’Etat à l’entame de son propos. Tout ne peut se faire en même temps, « nous avons toujours voulu que nos besoins essentiels soient satisfaits » au lieu « d’égrener » les mêmes chapelets de besoins depuis toujours. « Ces besoins de base préalables à tout développement, les autres nations parviennent à les satisfaire dans le temps avec un délai court pour s'attaquer à leur développement durable. C'est ce que nous n'avons jamais eu et qui fait l'objet de nos revendications… Personne n’a espéré qu'en cinq ans, on pouvait avoir autant de choses, selon lui. « Notre action commune permet d'espérer que, dans peu de temps, nous allons en finir avec ces besoins. Personne ne construira le pays à notre place. « Bientôt, on entendra parler du Bénin », a aussi promis le président Patrice Talon qui, une fois de plus, a partagé avec l’assistance l’exigence de défendre la bonne gouvernance. Actualités 15 janv. 2021


Activités éducatives dans le Zou:Les lauréats du concours de mathématiques primés
Les écoliers et élèves, lauréats du concours de mathématiques initié par le Conseil des activités éducatives du Bénin (Caeb) avec l’appui de la fondation Vallet ont reçu leurs prix, mardi 12 janvier dernier. C’était à la faveur d’une cérémonie qui a eu pour cadre le siège départemental du Caeb à Abomey. Ils sont au total 12 récipiendaires provenant pour la plupart des écoles et collèges catholiques d’Abomey et de Bohicon. Pour avoir été les deux premiers dans chacune des six promotions (Cm1, Cm2, 4e, 3e, 2nd et 1re) ayant participé au concours de mathématiques en décembre dernier, ils ont répondu présents à l’invitation de la fondation Vallet pour recevoir, en présence de leurs parents et enseignants, leurs prix d’encouragement qui varient des fournitures scolaires aux bicyclettes. Plantant le décor de la cérémonie, le directeur exécutif du Conseil des activités éducatives du Bénin (Caeb), Paul Loko, a salué la détermination des lauréats qui ont su travailler pour tirer leur épingle du jeu. Tout en exhortant les parents à les accompagner, il leur a demandé de poursuivre les efforts pour pouvoir se hisser au rang des meilleurs scientifiques sur le plan national. Donner le goût des maths aux apprenants Pour Espérant Padonou, directeur de la fondation Vallet, cette initiative qui est à sa 2e édition est une vieille tradition qui avait débuté par le concours de la dictée pour encourager les jeunes à lire et à se cultiver en vue d’améliorer leur style langagier. Mais ces dernières années, « on s’est rendu compte que la série la plus évitée par la jeunesse est plutôt la série C où les mathématiques sont bien dosées ». C’est alors pour inverser cette tendance que la fondation Vallet a organisé ce concours pour encourager les apprenants à s’intéresser aux mathématiques et participer aux efforts du gouvernement pour que cette discipline soit promue. « Si vous regardez par exemple les critères d’attribution des bourses d’excellence pour aller à l’étranger, le gouvernement béninois met l’accent sur les mathématiques et les sciences physiques. Notre action s’inscrit alors dans cette même dynamique », a expliqué Espérant Padonou. Venu à Abomey pour l’occasion, Odon Vallet, président de la fondation Vallet, s’est beaucoup réjoui des impacts positifs de ces différentes actions sociales sur les apprenants. Puis il fait remarquer que « le niveau des écoliers et élèves du Zou s’améliore comparativement aux années antérieures grâce à la bibliothèque du Caeb ». Il n’a pas manqué de les encourager à fréquenter davantage la bibliothèque afin de porter haut l’étendard du département du Zou. Il faut noter que pour ce concours, 285 candidats se sont inscrits dans 22 établissements. 217 ont pris part à la première phase. Parmi eux, ceux qui ont réuni 12 de moyenne, soit 60 candidats ont été présélectionnés pour la seconde phase. Au terme de la compétition, 12 ont été primés. Société 14 janv. 2021


Travail à domicile: Meilleure protection réclamée par l’Onu
L’augmentation massive du travail à domicile en raison de la pandémie de Covid-19 met en évidence les mauvaises conditions auxquelles sont soumises de nombreuses personnes. Selon l’Organisation internationale du Travail (Oit), la mise en place d’une meilleure protection pour cette catégorie de travailleurs est d’autant plus urgente que cette forme d’activité va certainement augmenter dans les années à venir. Avant la pandémie, on comptabilisait 7,9 %(260 millions) de travailleurs à distance dans le monde ; ce chiffre est passé à 20 % durant les premiers mois de 2020. L’Organisation internationale du Travail (Oit) affirme dans un rapport, publié le 13 janvier, qu’une meilleure protection devrait être mise en place pour ceux qui exercent une activité à partir de leur domicile car ils ne disposent pas du même niveau de protection sociale que les autres travailleurs. Ils ont également une probabilité moindre d’être syndiqués ou d’être couverts par une convention collective. Mode de travail en hausse Depuis que la pandémie a été déclarée en 2020 et que plusieurs pays ont décidé de recourir au travail à domicile pour éviter la propagation de la Covid-19, on assiste à une hausse très importante du nombre de personnes en télétravail. On estime que durant les premiers mois de cette période, un travailleur sur cinq a été amené à travailler à domicile. Lorsque les statistiques seront disponibles pour l’ensemble de l’année dernière, on s’attend à une hausse considérable des chiffres. Le rapport estime que la croissance du travail à domicile devrait persister dans les années à venir, ce qui entraîne la nécessité d’agir de manière urgente pour résoudre les difficultés auxquelles sont confrontés les travailleurs à domicile et leurs employeurs. Télétravail Selon les estimations de l’Oit, avant la crise du Covid-19, il y avait environ 260 millions de travailleurs à domicile, ce qui représente 7,9 % de l’emploi mondial. Parmi eux, 147 millions sont des femmes, soit 56 %. Sont inclus dans cet ensemble, des personnes qui télétravaillent de façon permanente ainsi qu’un grand nombre qui produisent des biens dont la fabrication ne peut être automatisée comme la broderie, la production artisanale ou l’assemblage électronique. On a également ceux qui interviennent sur les plateformes numériques et qui opèrent dans le secteur des services, en traitant des déclarations de sinistres, en révisant des documents ou encore des annotations de données destinées à alimenter les systèmes d’intelligence artificielle. Pays à faible revenu Dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, pratiquement tous les travailleurs à domicile (90 %) exercent leur activité de manière informelle. Généralement, la situation de ces personnes est pire que celles qui possèdent un emploi qui requiert une présence à l’extérieur de la maison. Même lorsqu’ils exercent des métiers très qualifiés, les travailleurs à domicile gagnent, en moyenne, 22 % de moins aux Etats-Unis ; 25 % de moins en Afrique du Sud et environ 50 % de moins en Inde. Par ailleurs, ils font face également à des risques plus importants en matière de santé et de sécurité et bénéficient d’un accès plus restreint à la formation, ce qui nuit à leurs perspectives de carrière. Réglementation insuffisante La réglementation en matière de travail à domicile s’avère souvent insuffisante et le respect de celle-ci demeure un véritable défi. En effet, dans de nombreux cas, ces travailleurs sont considérés comme des entrepreneurs indépendants et ils sont donc exclus du périmètre d’application du droit du travail. Janine Berg, économiste principale à l’Oit, déclare que « seuls dix Etats membres de l’Oit ont ratifié la convention (n° 177) chargée de promouvoir l’égalité de traitement entre les travailleurs à domicile et les autres salariés, et peu de pays disposent d’une politique globale sur le travail à domicile. » Recommandations Le rapport contient un certain nombre de recommandations concrètes afin de donner de la visibilité au travail à domicile et, de cette manière, améliorer la protection dans ce domaine. En ce qui concerne le travail à domicile dans l’industrie, l’importance de faciliter le passage à l’économie formelle en élargissant la protection juridique est souligné. Cela passe par la généralisation de contrats écrits, la garantie d’accès à la sécurité sociale et l’information sur les droits. Pour ceux qui travaillent sur les plateformes numériques, pour lesquels le respect des législations en vigueur est difficile à assurer du fait que leurs activités se déploient à travers les frontières, le rapport recommande l’utilisation des données générées par leur travail afin d’effectuer le suivi des conditions de travail ainsi que des outils permettant d’établir des salaires équitables. Il est aussi recommandé aux législateurs de mettre en place des mesures spécifiques afin d’atténuer les risques psychosociaux pour les personnes en télétravail et, d’introduire un « droit à la déconnexion » pour assurer le respect des frontières entre vie professionnelle et vie privée. Avenir du télétravail Le rapport estime que le télétravail devrait prendre une importance encore plus grande dans les années à venir. Ainsi, les gouvernements, en collaboration avec les organisations de travailleurs et d’employeurs, doivent œuvrer ensemble afin de s’assurer que l’ensemble des travailleurs à domicile puissent passer de l’invisibilité au travail décent. Par Catherine Fiankan-Bokonga correspondante accréditée à l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) International 14 janv. 2021


Protection de l’environnement: Grand-Popo fait son bilan
La commune de Grand-Popo se positionne comme celle qui regorge de plus de ressources naturelles qu’il est nécessaire de protéger pour l’équilibre de l’écosystème. Pour ce faire, plusieurs actions sont menées de concert avec diverses organisations de la société civile opérant dans le delta du Mono, pour préserver les différentes ressources naturelles de la commune. Dans une récente présentation du maire de la commune de Grand-Popo, Henrico Jocelyn Ayicoué Ahyi, l’on en sait davantage sur les ressources naturelles dont la préservation est nécessaire pour l’équilibre de l’écosystème. Dénommée ‘’Bilan des activités de protection de l’environnement et de promotion de l’écotourisme dans la commune de Grand-Popo de 2015 à 2020’’, cette présentation du maire situe sur les actions ainsi que les activités menées dans le cadre de la préservation de l’environnement. Selon le maire, la commune de Grand-Popo regorge d’importantes ressources naturelles renouvelables dont la gestion rationnelle est une nécessité pour son équilibre écologique. Elle offre à la vue une réelle esthétique environnementale sauvage et naturelle et dispose d’un cadre naturel caractérisé par un important plan d’eau, une lagune, de vastes plaines et zones marécageuses, une importante et splendide façade littorale. « La problématique de gestion de l’environnement et des ressources naturelles est d’importance majeure pour le développement durable du territoire de Grand-Popo et la survie des populations dans un contexte où les changements climatiques et le tourisme non responsable constituent aujourd’hui une menace majeure pour l'environnement et le développement durable », fait-il constater. Le document présenté, le 30 décembre 2020, indique que de 2015 à 2020, plusieurs activités sont menées pour protéger l’environnement dans la commune de Grand-Popo. Entre autres, la création de l’Aire communautaire de conservation de la biodiversité (Accb) Bouche du Roy, la gestion de l’embouchure la Bouche du Roy, la protection des tortues marines, la mise en place du conseil de gestion des ressources naturelles du chenal Gbaga. L’inventaire des sites touristiques de la commune et l’analyse de leurs pathologies, l’élaboration du plan stratégique du secteur du tourisme et autres projets intégrant l’environnement figurent aussi parmi les actions menées. Des projets intégrant l’environnement En plus de ces actions de préservation, le document met l’accent sur des projets de protection côtière conjointe du segment frontalier Togo-Bénin en cours de réalisation. Les projets de nettoyage du littoral, de protection du coude du fleuve Mono à Gbècon, de reboisement de 100 ha à Kpèko et de 25 ha à Hèyi Gbadji, de construction du bureau d’accueil de la réserve de la biosphère transfrontalière ainsi que le projet de construction des sièges des Accb Bouche du Roy et chenal Gbaga sont envisagés par la commune. La mairie projette aussi de reboiser 45 ha de fruitiers, de palmiers à huile et de cocotiers. Le maire annonce, au détour de sa communication, le projet de construction d’un musée environnemental et le projet de création d’un circuit touristique intercommunal dans le Mono. Ce qui est regrettable, ce sont les cas de vol des panneaux solaires installés, les actes de vandalisme tels que des dommages causés aux plants et les feux de végétation observés au niveau des plantations de mangrove récentes, surtout entre Kpèko et Sohon. D’autres difficultés comme le manque de moyens pour les patrouilles, le braconnage, la défécation sur les plages, le non-abonnement des ménages aux structures de pré-collecte, l’incivisme des pêcheurs qui salissent les plages…sont déplorées par l’autorité communale. La mairie prévoit d’impliquer les agents assermentés dans la surveillance et l’application réelle des lois relatives à la conservation des ressources de l’Accb. Elle veut poursuivre l’amélioration des conditions de vie des résidents de l’Accb par l’appui d’activités économiques alternatives et le soutien de l’éducation. Comme perspectives, Henrico Jocelyn Ayicoué Ahyi, maire de Grand-Popo compte développer des initiatives durables de gestion des ordures dans l’Accb et une charte de gestion des écosystèmes de mangrove restaurés. Environnement 14 janv. 2021


Tournée de reddition de comptes du chef de l’Etat à Ouaké:Le message d’espoir de Patrice Talon au monde agricole
La 71e commune visitée par le président de la République dans le cadre de sa tournée nationale de reddition de comptes a été l’occasion pour lui d’adresser un message d’espoir au monde agricole. Les ambitions du gouvernement sont grandes à ce propos et il a profité de sa séance d’échanges avec les populations de Ouaké pour en livrer les principales articulations. Dans tous les domaines, dans ce qui relève de l’appui de l’Etat, le bilan du quinquennat 2016-2021 est appréciable. De grandes avancées sont notées. Ces avancées, le président Patrice Talon les a fait constater, lundi 11 janvier à Ouaké aux populations. Dans les secteurs de l’électricité, de l’eau, des infrastructures, de l’éducation, de la santé, les réformes touchant à la retraite et autres, le président de la République a fait un état des lieux de l’action de son gouvernement. « Cette manière dont nous travaillons montre que chacun sait désormais que son tour arrive… Le Bénin commence à faire extraordinairement tant de choses », dit le chef de l’Etat. Mais c’est le secteur agricole qui a occupé l’essentiel de son message. Il a dévoilé les ambitions de son gouvernement et la vision qui doit être celle du secteur pour les décennies à venir. « L’Etat fera ce qu’il faut pour l’accompagnement. Les coopératives se mettront en place », s’est engagé le chef de l’Etat. Ce qu’ambitionne Patrice Talon, c’est que le Bénin tienne une place de choix dans le rang des grandes nations agricoles. S’il ne dépasse pas les pays qui sont actuellement leaders, il parviendra tout au moins à les rattraper. Coton, riz, vivriers, karité, cajou… Aucune spéculation ne sera laissée pour compte. Cette vision est soutenue par un large programme et des investissements qui prennent en compte tous les segments de la production agricole. « Les jeunes sortiront des écoles agricoles et techniques et soutiendront cette ambition, nous y avons travaillé et nous aurons un secteur agricole productif », poursuit-il. Les explications du chef de l’Etat sont venues un peu comme pour répondre aux propos du maire de la localité, Dramane Ouolou qui cachait mal sa satisfaction face au décollage que connait sa commune, notamment sur le plan agricole, ces dernières années. Et pendant que le maire assure que « la daba nourrit son homme à Ouaké », le président Patrice Talon voit plutôt les choses en grand. Le producteur de Ouaké et plus généralement à n’importe quel endroit du pays ne vivra pas seulement de sa daba. Il va s’en enrichir, a prophétisé le président Patrice Talon, lundi 11 janvier au cours de sa tournée de reddition de comptes dans la localité. La certitude, c’est que le Bénin a pris son envol, et son destin en main. « Tout ce que nous attendons de nos gouvernants depuis si longtemps commence à se faire », retient-il. Ils ont tenté de nous distraire… Dramane Ouolou s’est positionné en homme avisé pour s’adresser au chef de l’Etat. Entre les allégations de certaines personnes sur le style de management du chef de l’Etat et les résultats de ses réformes et actions, le maire de Ouaké note un grand fossé et ne s’empêche de le faire savoir. Il soutient en effet que plus d’une fois, certains individus ont essayé tant bien que mal de leur faire avaler que le régime en place était antisocial et travaille à aggraver la misère des populations. A l’épreuve des faits, Dramane Ouolou s’étonne de la contradiction entre ses propos et les faits et gestes du gouvernement. Il en vient donc à la conclusion que ceux qui ont arpenté le chemin de l’opprobre ont confondu le social à l’aumône. Entre apprendre à pêcher et offrir du poisson, le choix de Ouaké est vite et bien fait. La commune vit mieux que par le passé. Ses producteurs connaissent un mieux-être du fait des appuis et accompagnements dont ils bénéficient. A leur profit, il y a eu, entre autres, la réhabilitation de 450 hectares, la mise en place de 3330 plants subventionnés en deux ans seulement, la réalisation des retenues d’eau, des intrants à prix subventionné et bien d’autres actions au profit des filières riz, maïs, soja… Le maraîchage se développe, des coopératives se créent et se prennent en charge pour le bonheur des producteurs pendant que le coton poursuit son petit bonhomme de chemin. Pour accompagner cet élan, les agriculteurs de Ouaké plaident pour la mécanisation agricole et l’installation des usines de transformation… « Avec les réformes dans le secteur, les agriculteurs de Ouaké sont fiers » et trouvent plus de plaisir à s’accrocher à leur daba. Actualités 13 janv. 2021


A Toucountouna, Talon vante les merveilles de la bonne gouvernance
Petite commune au cœur des montagnes de l’Atacora, Toucountouna vit bien l’élan de développement que connait le Bénin depuis avril 2016. Elle n’en est qu’heureuse et en tire profit pour s’afficher, non plus comme un arrondissement de Natitingou, mais comme une commune à part entière. Les nombreuses actions de développement mises en œuvre depuis l’avènement du régime de la Rupture séduisent le maire de Toucountouna, localité au fort potentiel agricole et touristique. Blaise Békakoua Tchin-Toya en prenant la parole, dimanche 10 janvier au nom des populations de la cité des Tono, à l’occasion de la tournée de reddition de comptes du chef de l’Etat dans la localité, a exprimé combien grande est leur satisfaction face à la réalisation de nombreux projets structurants, au record inédit de la production cotonnière, le projet Arch, la réforme du programme des microcrédits, la construction des marchés communaux et régionaux… La liste n’est pas exhaustive et justifie « l’irréversible adhésion » des populations à la dynamique en cours. Le déplacement du chef de l’Etat est la preuve de « la place de choix qu'occupe Toucountouna dans son cœur et la grande considération qu'il a pour la population », soutient le maire. Le maire Blaise Békakoua Tchin-Toya se félicite du nouvel élan de développement en cours au Bénin. En attendant son tour, Toucountouna se réjouit des travaux d’asphaltage réalisés chez son voisin, Natitingou, chef-lieu du département, la construction en cours d’un marché régional de 4000 places, le bitumage de la route Natitingou-Boukoumbé-Korontière, une infrastructure dont la beauté est exceptionnelle, dira-t-il. Plus spécifiquement, Toucountouna a bénéficié de la mise en place des cantines scolaires, la dotation d'un véhicule de patrouille au profit de l’arrondissement central, la disponibilité de l’eau à Kouarfa, les aménagements hydro-agricoles, l’encadrement des classes sportives. Néanmoins, les populations de cette commune souhaitent l'aménagement de l'arrondissement central, la construction des bureaux de commissariat et la dotation en personnel et en moyens d’intervention, la réalisation du pont de Tampatou sur la Pendjari, la construction d’un stade omnisports, l’amélioration du plateau technique, la construction du centre de jeunes et d’une salle de conférence… Le président Patrice Talon n’est pas moins heureux de se retrouver avec les populations de cette partie du pays en un jour consacrant la fête des religions endogènes. L’exercice est plaisant, mais pas facile, reconnait le président. Sauf que sa descente à Toucountouna, il la juge indispensable. Pour lui, c’est un devoir d’aller aussi dans les localités où l'action commune n'a pas encore eu une visibilité palpable. « Ce qui a commencé de manière magnifique et extraordinaire ailleurs va toucher ceux qui restent. Ce qui se passe de manière visible ailleurs ne tardera pas à se manifester ici aussi», a promis le chef de l’Etat. « Lorsqu'on analyse les doléances faites en 2015-2016, on se rend compte que cinq ans après, des avancées notables s'observent dans tous ces domaines avec un rythme et une ampleur jamais notés en un quinquennat. Quand on revendique en estimant que le pays en est capable, on attend son tour et cela est un aspect important du bilan. Si partout ailleurs, la route, l'assainissement avancent, n'est-ce pas évident que ces exigences modestes et légitimes exprimées ici sont planifiées ? Toucountouna peut avoir désormais la certitude que l'assainissement et l'asphaltage vont commencer ici au titre de la phase 2 », a-t-il annoncé. Le chef de l’Etat a expliqué à l’occasion que « nous avons aussi travaillé de sorte que l'eau potable ne soit plus une doléance répétitive un peu partout au Bénin. Les investissements sont faits, au titre de ce quinquennat, pour que d'ici fin 2022, l'accès à l'eau potable soit à portée pour tous ». Il va aussi insister sur le fait que cette façon de régler le problème de l'eau a été la méthode de travail de son gouvernement dans tous les domaines à savoir programmer et planifier la satisfaction des besoins des populations. Dans ce domaine en tout cas, le bilan est extraordinaire, lâche-t-il. « Il y a cinq ans, personne ne pensait que le Bénin pouvait s'engager dans une telle dynamique. Il n'y a pas un seul domaine où les choses n'ont pas été planifiées ainsi. Il suffit de faire des choses à Natitingou pour penser que Toucountouna en est déjà dotée. Nous allons changer cette façon de voir et de faire les choses », s’est-il engagé. Actualités 12 janv. 2021


Revue du Pta 2020 et lancement du Pta 2021 du Mtca:Capitaliser les acquis pour une amélioration des performances
Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts a ouvert, hier lundi 11 janvier à Cotonou, les travaux consacrés à la revue au 31 décembre 2020 de l’exécution du Plan de travail annuel dudit ministère et au lancement du Plan de travail annuel, gestion 2021. Pendant deux jours, les participants vont analyser les résultats obtenus, apprécier les niveaux de consommation des crédits et d’exécution physique des activités, relever les difficultés rencontrées afin de capitaliser les acquis pour faire mieux au cours de l’exercice qui s’annonce. L’utilisation des ressources publiques obéit à des règles dont il convient d’avoir la maitrise afin de s’assurer de leur bonne consommation en fin d’exercice. C’est pour répondre à cette exigence que le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts a ouvert un atelier de deux jours consacré à la revue au 31 décembre de l’exécution du Plan de travail annuel 2020 dudit ministère et au lancement du Plan de travail annuel, gestion 2021. Pour Didier Capo-Chichi, directeur de la Programmation et de la Prospective du Mtca, cet atelier participe du respect de certains principes fondamentaux de la gestion axée sur les résultats qui mettent l’accent sur la nécessité de se doter d’un plan de travail annuel et mesurer périodiquement la réalisation des activités prévues ; ce qui permet de rendre compte du niveau d’atteinte des résultats en vue de tirer les enseignements susceptibles d’améliorer l’exécution budgétaire. Didier Capo-Chichi affirme qu’il parait nécessaire d’évaluer les efforts faits jusque-là, d’analyser les difficultés qui ont jalonné la mise en œuvre des différentes activités dans le contexte de la réforme budgétaire et d’en tirer les leçons. Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, rappelle que par le vote de la loi 2020-33 du 24 décembre 2020 portant loi de finances pour la gestion 2021 en République du Bénin, la représentation nationale a adopté, entre autres, les documents budgétaires du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts à savoir le document de programmation pluriannuel des dépenses 2021 ainsi que le Projet annuel de performance 2021. A cet effet, explique-t-il, le ministère, dans une approche participative, a élaboré le principal outil d’opérationnalisation de son budget qui est le Plan de travail annuel et ses dérivés, notamment le plan de passation des marchés publics et le plan de consommation des crédits, gestion 2021. Il précise que cet exercice constitue, pour son département, une nouvelle occasion d’échanges entre les acteurs pour faire l’état des lieux, indispensable à l’appréhension des principaux problèmes qui ont entravé le bon fonctionnement du ministère au cours de l’exercice précédent. De même, poursuit-il, comme l’exigent les principes de la bonne gouvernance, il permet de rendre compte du niveau d’avancement des projets et programmes à travers l’appréciation du niveau d’atteinte des résultats afin de donner suite à l’utilisation des ressources publiques. Objectifs atteints Jean-Michel Abimbola fait savoir que le jeudi 7 janvier 2021, le ministère de l’Economie et des Finances a officiellement lancé le budget général de l’Etat, gestion 2021 pour permettre aux ministères sectoriels d’enclencher l’exécution de leurs Pta. Il ajoute que conformément aux prescriptions relatives à la mise en œuvre de la réforme budgétaire et des instructions et modalités liées au budget de l’Etat, gestion 2021, des lettres de mission seront notifiées aux responsables de services. Au 31 décembre 2020, le taux d’exécution physique du Mtca est de 77,76 % par programme et ce taux se décompose comme suit: programme culture 71,72 %, programme tourisme 78,15 %, et programme pilotage 95,47 %, et ceci contre un taux d’exécution financière de 88,62 % base engagement et de 85,59 % base ordonnancement. Jean-Michel Abimbola souligne que hors ressources extérieures, ce taux est de 142,42 % base engagement et de 136,26 % base ordonnancement. Ces taux s’expliquent, selon lui, par l’autorisation d’engagement en dépassement de crédit d’un montant de 7,5 milliards Francs Cfa au cours de l’exercice 2020 au profit du financement des projets de l’Anpt. Malgré le contexte particulier lié à la crise sanitaire du Covid-19, note le ministre, les objectifs fixés ont été atteints. Il invite par ailleurs les participants à faire preuve de plus de détermination et de professionnalisme au cours de cet atelier afin que les conclusions de leurs travaux puissent contribuer réellement à l’amélioration des performances dans l’intérêt des populations. Actualités 12 janv. 2021


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