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Nouvelles

Norbert Boccace Kanhounon, Sg du Mtfp, sur les nouveaux horaires « Les vraies raisons et avantages de la réformes »
L’administration publique met en œuvre, depuis hier 4 janvier 2021, les nouveaux horaires de travail fixés par le gouvernement. Norbert Boccace Kanhounon, secrétaire général du ministère du Travail et de la Fonction publique, justifie la pertinence d’une décision qui, selon ses dires, vise le bonheur des travailleurs et leur épanouissement. Dans cette interview, il est revenu sur les avantages de la mesure pour l’Etat et les agents, sans occulter les sanctions en cas de retard dûment constaté. La Nation : Qu’est-ce qui a motivé le réaménagement des horaires de travail dans l’administration publique ? Norbert Boccace Kanhounon : La ministre du Travail et de la Fonction publique a commandité une étude sur les anciens horaires de travail en vigueur depuis 1984. En premier lieu, les études ont montré que l’amplitude horaire de 2 h 30 minutes de pause est trop longue. L’organisme humain fonctionne comme un moteur diésel. Lorsqu’on le met au repos pendant longtemps, il lui est difficile de reprendre aussitôt. Deuxièmement, nous avons procédé à une étude comparée dans quinze pays au niveau de la sous-région. Aucun des quinze pays ne pratique 2 h 30 minutes de pause. En plus, l’étude a révélé que pendant les 2 h 30 minutes de pause, les climatisations, les caméras et les lampes sont allumées. Donc il y a une consommation massive d’énergie électrique. Ce qui constitue une perte pour l’Etat. Troisièmement, l’étude a montré que les anciens horaires ne permettent pas la cohésion sociale parce que les parents sortent très tard alors que les enfants de la maternelle et du primaire sortent tôt. On ne sait pas ce qu’ils font avant que les parents rentrent à 21 heures, 22 heures ou minuit. Dans ce cas, il est difficile de suivre leur cursus scolaire. Qu’est-ce qui change essentiellement dans les nouveaux horaires ? L’étude a proposé une série de réaménagements et le Conseil des ministres, après avoir avisé, a décidé de réduire la pause d’une heure entre 12 h 30 et 15 h de sorte qu’à partir du 1er janvier 2021, l’administration rouvre ses portes à 14 heures dans l’après-midi. Ainsi, les matins, il n’y a pas de changement, c’est de 8 heures à 12 h 30 et dans l’après-midi, c’est de 14 heures à 17 h 30. Les agents de l’administration publique qui sont parents auront le temps de vite rentrer pour s’occuper de leurs enfants, se reposer un peu et renouveler leurs forces afin de bien reprendre le lendemain. Y a-t-il des dispositions pour vérifier l’effectivité de la réforme ? Nous avons mis en place un dispositif de contrôle de présence. Les matins, tous les agents des ministères doivent émarger dans ce que nous appelons le registre de présence et les responsables hiérarchiques sont chargés de fermer ces cahiers les matins à 8 heures et quart au plus tard. Les soirs à 14 h, tous les agents doivent encore émarger pour prouver leur présence et les responsables sont chargés de contrôler et de fermer le cahier à quatorze heures et quart. Cela s’appelle le contrôle hiérarchique et ce contrôle est systématique. Les responsables directs des agents, eux aussi, sont contrôlés. Nous allons mettre en pratique ce contrôle hiérarchique pendant un certain temps et les inspections générales des ministères vont être déployées pour contrôler l’effectivité du respect des nouveaux horaires de travail dans l’administration publique béninoise. Quelles sanctions risquent les agents contrevenants ? La loi est claire. Le statut général de la fonction publique prévoit les sanctions en cas de retard. Lorsque vous faites deux retards dans une même semaine, on vous flanque une demande d’explication et lorsque la justification n’est pas convaincante, vous endossez les responsabilités. Lorsque c’est répétitif, il y a des sanctions prévues. Ces sanctions sont graduelles. C’est pour éviter d’en arriver là que nous sensibilisons les agents. Il y a eu de la sensibilisation sur toute l’étendue du territoire national. Nous avons rencontré les commissions administratives départementales, nous sommes allés vers les honorables députés, ainsi qu’au niveau de toutes les couches socio-économiques de notre pays. Nous allons poursuivre cette sensibilisation. Nous passons de bureau en bureau pour exhorter les agents à se conformer aux nouveaux horaires de travail. Mais d’ici à trois mois, je crois que les sanctions vont être appliquées sans état d’âme à l’égard de ceux qui ne respecteraient pas les nouveaux horaires. N'est-ce pas un nouveau programme qui s’impose aux agents de l’administration publique ? Si les nouveaux horaires sont considérés comme un nouveau programme, je crois que ce nouveau programme est le bienvenu, parce que ces horaires règlent plusieurs problèmes. D’abord, le problème de santé des agents eux-mêmes qui restent longtemps au bureau avec un temps de repos qui ne cadre pas avec le fonctionnement de l’organisme. Ensuite, ces horaires sont avantageux parce qu’ils permettent aux parents de rentrer tôt et de s’occuper de la vie scolaire de leurs enfants. C’est fondamental parce que les enfants constituent l’avenir de la nation. Une société se forme déjà à partir de la maison. Cette réforme donne aux parents le temps de s’occuper de leurs enfants. Je crois que c’est important. Enfin, ce réaménagement horaire a un intérêt économique certain pour l’État. L’étude a démontré que par an, en termes d’intérêts cumulés, l’Etat peut faire jusqu’à 26 milliards F Cfa de bénéfice sur l’utilisation de l’énergie électrique et autres. Actualités 05 janv. 2021


Département du Zou : Le préfet interdit la consommation de la Chicha
Le préfet du département du Zou, Firmin Kouton, interdit la consommation de la Chicha et instruit les forces de l'ordre à l'effet de veiller au respect strict de la mesure. Dans l'arrêté préfectoral n°12/002/Pdz/Sgd/Sa en date du 04 janvier 2021, signé par le préfet du département du Zou, Firmin Kouton, la consommation de la Chocha n’est plus la bienvenue dans les lieux ouverts au public. Ces lieux indiqués par l’autorité préfectorale sont les débits de boissons, les maquis, les boîtes de nuit, les restaurants et tous autres lieux de manifestations publiques. Il est interdit de consommer la Chicha tant prisée par les jeunes en quête de satisfaction ou de soulagement dans les lieux indiqués. Pour l’application effective de cet arrêté, le préfet a instruit les directeurs départementaux de la Police républicaine, du Cadre de vie et du Développement durable, de la Santé et les maires des communes du Zou à l’effet de veiller au respect strict de la mesure qui prend effet à compter de ce jour lundi 4 janvier 2021.   Actualités 04 janv. 2021


Sollicitude du gouvernement à l'égard des démunis: 38 patients du Cnhu libérés pour fêter en famille
A la veille de la nouvelle année, les patients du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-Hkm) ont reçu, jeudi 31 décembre 2020, la visite d'une délégation gouvernementale. Une quarantaine de personnes en situation difficile du point de vue financier ont vu leurs frais d'hospitalisation soldés et ont pu rentrer pour fêter en famille. La fin d'année aura été inoubliable pour certains patients du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-Hkm). Le gouvernement a rendu mémorable la journée du jeudi 31 décembre dernier en y dépêchant une délégation pour apporter de la joie aux personnes en difficulté financière. Ladite délégation était composée du ministre de la Santé Benjamin Hounkpatin, de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, du ministre de l'Economie et des Finances, Romuald Wadagni. « Parmi ces patients, il y a ceux qui ont été identifiés comme indigents et ceux qui, ponctuellement se retrouvent sans moyens pour payer leurs frais d'hospitalisation... Le chef de l'Etat nous a instruits pour faire le constat ce jour et favoriser le retour de ces personnes dans leurs familles respectives afin qu'elles puissent fêter la nouvelle année en famille», a expliqué le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin qui ajoute que le chef de l'État reste sensible aux situations des personnes vulnérables. Le ministre de la Santé en profite pour insister sur l'opportunité de l'Assurance maladie pour le renforcement du capital humain qui reste indispensable. La ministre Véronique Tognifodé renchérit et déclare que le projet Arch du gouvernement est bien la solution pour aider efficacement et de façon durable les indigents et les personnes vulnérables qui n'ont pas les moyens d'avoir accès aux soins de base. Saisissant l'occasion, le ministre Romuald Wadagni rappelle quelques efforts faits par le gouvernement dans le secteur de la santé au titre de l'année 2020. Il indique que plus de sept milliards ont été injectés dans différents centres de santé... Il précise que les prises en charge ont pesé sur le budget à hauteur de plus de cinq milliards F Cfa. De même, plus de 600 millions F Cfa ont été investis dans l'appui aux indigents et personnes vulnérables. C'est sans occulter l'investissement de plus de 250 milliards F Cfa en cours pour la construction de l'hôpital de référence d'Abomey-Calavi. « Je suis très heureuse de ce geste du gouvernement. C'est pour moi un motif d'action de grâces... Que le chef de l'État soit béni... », se réjouit Marie Soglo, parente d'une femme enceinte en situation difficile au Cnhu depuis plus d'un mois. Actualités 04 janv. 2021


6e édition du Festival Eclosions urbaines à Porto-Novo: Entre rénovation des places Vodun et développement du tourisme
Le Festival Eclosions urbaines initié par le Centre culturel, artistique et touristique Ouadada, s’attèle, depuis six ans, à sauvegarder et valoriser le patrimoine matériel de la ville capitale. Cette année, c’est la place Sakpata Dohami qui a été rénovée à l’occasion de ce grand rendez-vous culturel. Spectacles, ateliers, expositions et conférences-débats ont également meublé le programme de la 6e édition du festival, qui s’est déroulée du 1er novembre au 31 décembre 2020. Une place rénovée, pour Gérard Bassalé, directeur du Festival Eclosions urbaines, est comme un œuf qui a éclos. « C’est donc la vie qui éclot, c’est le patrimoine qui éclot… », explique ce dernier, très enthousiaste. Historien d’art de formation et grand passionné de la culture, Gérard Bassalé dirige depuis plus d’une dizaine d’années le Centre culturel, artistique et touristique Ouadada à Porto-Novo. L’idée de créer un festival qui valorise les cultes endogènes au Bénin est partie d’une étude scientifique qu’il a réalisée sur les places Vodun dans la ville capitale. D’après cette étude, la plupart des espaces publics de la ville de Porto-Novo sont en réalité des places Vodun qui appartiennent à des collectivités locales. Mais au fil du temps et avec l’urbanisation, ces places tendent à disparaître, emportant avec elles, aussi bien le patrimoine matériel qu’immatériel de la ville de Porto-Novo. Le projet Eclosions urbaines, porté aujourd’hui par de nombreuses institutions partenaires telles que l’Agence française de Développement (Afd), l’Agglomération de Cergy-Pontoise, la Métropole de Lyon… ambitionne de rénover et de mettre en circuit touristique une série de vingt places Vodun à Porto-Novo. En six ans d’exécution des travaux, Sakpata Dohami est la neuvième place Vodun rénovée. Le site a été complètement transformé en l’espace de deux mois (novembre à décembre 2020) qu’aura duré le festival. L’assainissement de la zone d’une façon générale a été pensé. Plusieurs puisards ont été construits dans les maisons environnantes pour accueillir les eaux usées autrefois déversées ici et là dans la rue. Désormais, c’est un joyau patrimonial aux couleurs locales qui se dresse, majestueux, au milieu de la place à Houinmè Château. De quoi émerveiller les touristes en visite sur le site à Porto-Novo. « Asseoir le développement du tourisme sur le patrimoine Vodun » « En rénovant les places, c’est une manière de donner l’opportunité aux touristes d’accéder au patrimoine Vodun très préservé », confie Gérard Bassalé. Le directeur du festival est convaincu qu’il faut plutôt s’appuyer sur ce patrimoine pour développer le tourisme au Bénin. C’est pourquoi, sur les espaces Vodun qu’il rénove, les touristes ont accès à toutes les divinités présentes : les Lègba, Tolègba, Dan, Sakpata jusqu’aux arbres sacrés. Ce qui permet par la même occasion de démystifier ce culte souvent mal perçu par les non-adeptes ou même pris pour de la magie noire par les occidentaux. Or, à en croire Gérard Bassalé, il n’en est rien. « Le Vodun est lié à la nature, à la forêt, c’est pour cela qu’on parle d’ailleurs de forêt sacrée. Donc le Vodun en fait, préserve l’environnement », explique l’historien d’art qui ne manque pas aussi de souligner la place importante de la femme dans ce culte. C’est ce qui justifie, dira-t-il, le thème ‘’Femme et Pouvoir’’ choisi pour la 6e édition du festival cette année. A travers ce thème, les promoteurs du festival voudraient insister sur la place importante qu’occupe la femme dans le panthéon Vodun, contrairement aux religions monothéistes importées où les femmes sont écartées. Elles ne peuvent ni célébrer la messe, ni occuper des fonctions importantes. Or, dans le culte Egungun par exemple qui est le culte des revenants, c’est nécessairement une femme du nom de Iya Allatchè qui lance le rituel. Il en est de même pour le culte dans l’autel des morts appelé Yohô. Seule la « Tangni non » peut officier la messe et prier sur les « assins » qui sont en fait les symboles représentatifs des morts dans l’autel. Ce sont-là autant d’exemples que citera le promoteur culturel béninois pour démontrer le pouvoir de la femme dans le culte Vodun. De plus, il soulignera que 95 à 99 % des adeptes de la place rénovée Sakpata Dohami sont des femmes. Outre la place Sakpata Dohami à Houinmè, les places jumelles à Adjina ont été également visitées par les douze artistes sélectionnés dans le cadre de l’édition 2020 du Festival Eclosions urbaines. Sur cette place, de part et d’autre des escaliers, ils ont créé de nouvelles œuvres qui resteront exposées comme à l’accoutumée, jusqu’à la prochaine édition du festival en 2021. Les autres activités qui ont meublé le festival cette année, concernent entre autres, les ateliers d’écriture de conte et de composition musicale, les spectacles, les conférences-débats, les vernissages et expositions. Y ont pris part les autorités locales, ambassadeurs, et autres figures du monde de la culture et du tourisme tels que Luc Raimbault, directeur de l’Office du tourisme de Cergy-Pontoise en France. Par Mariam TIKADA (Coll. ext.) Culture 04 janv. 2021


Bilan des réformes au Maec:Les patrons de presse entretenus sur les succès de la politique étrangère
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), a offert, hier mercredi 30 décembre à son cabinet, un déjeuner de presse en l’honneur des patrons des médias. Occasion pour lui d’échanger avec ces derniers sur les actions menées par son département ministériel en matière de politique étrangère et de partager les résultats atteints depuis 2016. Les différentes réformes entreprises en matière de politique étrangère par le gouvernement du président Patrice Talon ont été présentées aux patrons de presse, hier mercredi 30 décembre à Cotonou par le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci. C’est au cours d’un déjeuner de presse qui s’inscrit dans une tradition instaurée par l’autorité ministérielle depuis 2016. Lors des échanges, des explications ont été apportées par le chef de la diplomatie béninoise sur certaines réformes telles que le réaménagement de la carte diplomatique, la réduction des effectifs au sein des missions diplomatiques et consulaires, le nouveau système de gestion du Hadj de même que la systématisation de l’utilisation des boites électroniques professionnelles. D’autres points ont également été abordés comme l’organisation des sessions d’immersion des ambassadeurs et des agents affectés au poste, la délivrance de lettres de missions aux chefs de missions diplomatiques et consulaires, de même que l’utilisation accrue des technologies de l’information et de la communication afin de dématérialiser les processus et d’accélérer la circulation de l’information et la réactivité du ministère pour plus d’efficacité et d’efficience. Succès diplomatiques Les réformes engagées ont apporté du succès au Bénin sur le plan diplomatique. Ces succès ont de même été rappelés aux patrons des médias au cours de ce déjeuner. On peut citer la restitution des biens culturels, le placement des cadres béninois au sein des organisations internationales, la lutte contre les faux médicaments marquée par l’intervention du président de la République à Genève sur la question, le plaidoyer pour l’amélioration de la perception du risque à l’égard des pays africains et la soutenabilité de leur dette. Outre ces succès, l’on peut retenir la participation active du Bénin aux assises internationales de haut niveau, aux grands débats mondiaux et aux réunions statutaires des organisations internationales et sous-régionales d’intégration dont l’Organisation des Nations Unies, l’Organisation mondiale de la Santé, l’Union africaine, l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Le Bénin a été aussi élu dans les instances dirigeantes des organisations internationales et a participé activement aux prises de décisions au sein des organisations internationales. Parlant de l’intégration régionale, le Bénin a également oeuvré pour la lutte contre le terrorisme dans le cadre de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, la promotion de la libre circulation des personnes et des biens. En ce qui concerne son positionnement sur la scène politique internationale, le Bénin a tenu régulirement des rencontres avec le corps diplomatique. Il participe aux opérations de maintien de la paix. Dans le cadre de l’assistance aux Béninois de l’extérieur, les déligences ont facilité, au cours de ces quatre dernières années, la délivrance de passeports biométriques aux Béninois de l’extérieur et réduit les délais de leur délivrance. Le Maec a de même contribué au rapatriement de plusieurs Béninois vivant à l’étranger et à la lutte contre le trafic des êtres humains. Actualités 31 déc. 2020


Parlement: La loi organique sur la Cour des comptes adoptée
Par 49 voix pour, 00 contre et 00 abstention, l’Assemblée nationale a adopté ce mercredi 30 décembre, la loi organique n°2020-38 sur la Cour des comptes en République du Bénin. Cette haute juridiction financière va remplacer désormais la chambre des comptes logée à la Cour suprême. Plus rien ne bloque dorénavant l’installation de la Cour des comptes au Bénin instituée par la loi n°90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin révisée par la loi n°2019-40 du 7 novembre 2019. La loi organique y afférente a été votée ce mercredi par l’Assemblée nationale. Le texte est composé de 91 articles subdivisés en quatre titres. Il traite des dispositions générales, des compétences et attributions de la Cour, de la composition, de l'organisation et du fonctionnement de la Cour, du Conseil supérieur des comptes sans oublier les dispositions transitoires et finales. La loi adoptée par 49 voix pour, 00 contre et 00 abstention, va permettre à la Cour des comptes de disposer d'un texte pour son fonctionnement en vue d'une bonne gestion des ressources financières de l'État. Cette institution supérieure de contrôle des finances publiques répond aux normes établies par l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et l'Organisation internationale des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (Intosai), précise le rapport de la Commission chargée des Lois qui a étudié en avant-première le projet de loi transmis par le gouvernement. Outre les attributions dévolues à la Chambre des comptes de la Cour suprême, la loi organique de la Cour des comptes tient compte des nouvelles compétences conférées à la juridiction financière par la loi organique n°2013-14 du 27 septembre 2013 relative aux lois des finances. Il s'agit de la Certification des comptes des organismes publics, des avis sur les rapports annuels de performance, sur le système de contrôle interne, du dispositif de contrôle de gestion et de la qualité des procédures comptables. La loi fixe le siège de la Cour des comptes à Porto-Novo mais elle peut toutefois être déplacée en cas de besoin partout sur le territoire national. Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou a félicité ses collègues pour l’endurance et l’assiduité dont ils font preuve, depuis le début de la huitième législature, chaque fois quand il s’agit de l’examen des lois majeures comme celle sur la cour des comptes. Selon lui, ce texte fera tache d’huile notamment dans le cadre de la lutte contre la corruption, l’assainissement des finances publiques et de la transparence budgétaire. Tout cela ne fera que booster le développement du Bénin, se réjouit Louis Vlavonou. « Les Béninois ont appris désormais à être sains et à avoir la crainte du bien public. Nous serons désormais des Béninois de type nouveau toujours prêts au sacrifice », poursuit le président de l’Assemblée nationale. L’examen et l’adoption de cette loi ont connu la présence du ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Quenum, représentant le gouvernement. Actualités 31 déc. 2020


Finances et services publics: Ces réformes qui ont marqué 2020
Plateforme de gestion des missions officielles, virement automatique des pensions, services en ligne pour les opérations foncières, raccordement gratuit à l’électricité aux entreprises…L’année 2020 a été marquée par des réformes visant une gestion efficiente des ressources et une meilleure offre de services publics aux usagers de l’Administration. Au nombre des réformes de dématérialisation de l’Administration, l’année 2020 a été marquée par le lancement en novembre dernier d’une plateforme pour une meilleure gestion des missions officielles, après la phase pilote qui a eu lieu du 24 mai au 24 juillet 2019, dans les ministères en charge de l’Agriculture, des Enseignements secondaire et technique et des Finances. Dénommée Système d’enca-drement des missions officielles (Semo), elle s’inscrit dans le cadre des réformes pour l’assainissement des finances publiques et le suivi rigoureux des dépenses de l’administration. Développée avec des technologies de dernière génération, c’est une application web qui vise à apporter une meilleure gouvernance dans la gestion des missions officielles externes ou internes, selon Alain Ahounou, directeur des Systèmes d’information du ministère de l’Economie et des Finances. Sa mise en place vise à mettre fin aux pratiques peu orthodoxes et contraires aux textes réglementaires en vigueur, notamment des missions en chevauchement et, ou fictives parfois observées. Une autre réforme notable, c’est celle relative à la possibilité pour les notaires de faire en ligne diverses opérations en matière de transfert de propriété foncière et d’obtenir satisfaction en trois jours. Grâce à la plateforme de services en ligne « e-Notaire », il est non seulement possible de faire une demande de mutation foncière/ vente et obtenir satisfaction en 72 heures, mais aussi d’accéder au cadastre en ligne et de demander des prestations foncières. Aussi, est-il possible de saisir la Commission indépendante de gestion des plaintes pour les problèmes fonciers et cadastraux, de se faire indemniser par le Fonds de dédommagement foncier en cas de dommages injustement subis. Soulagement de retraités Le virement automatique des pensions de moins de 50 000 F Cfa est devenu effectif cette année, après la bancarisation des pensions de montant supérieur intervenue depuis le 1er octobre 2017. Le paiement se fait par mobile money. Pour l’échéance du 1er novembre 2020, quelque 3700 pensionnés devraient être payés soit 30 % de l’effectif attendu. Les bénéficiaires reçoivent plus vite leurs pensions sans se déplacer et peuvent faire leur retrait aux kiosques. Tout comme le paiement des impôts et taxes (taxe sur les véhicules à moteur –Tvm, taxe professionnelle synthétique – Tps) par téléphonie mobile, cette réforme limite les déplacements des personnes du troisième âge souvent vulnérables, en réduisant ainsi les tracasseries et les longues files d’attente autrefois observées à la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique et à la direction générale du Budget à Cotonou. Dans la même veine, le Conseil des ministres avait approuvé, le 16 septembre dernier, les nouvelles modalités de remise de carnets de pension de retraite en vue du paiement à bonne date aux assujettis du Fonds national des retraites du Bénin (Fnrb). Dès le premier mois de son admission à faire valoir ses droits à la retraite, l’agent pourra avoir sa pension sans qu’aucune pièce produite par l’administration ne lui soit exigée. Pme et Pmi touchées La réforme de la facturation normalisée s’est étendue depuis le 1er novembre dernier aux personnes physiques ou morales dont l’activité consiste en l’exercice d’une profession libérale, notamment celles relevant du régime de la Tps. Autre fait marquant, lors de sa session du mercredi 29 juillet dernier, le Conseil des ministres a décidé de mettre 100 milliards F Cfa à la disposition du guichet 3 « Accès aux services financiers » du Fonds national de développement agricole (Fnda), pour favoriser l’accès des entreprises et exploitants agricoles au crédit. Quelque 50 milliards F Cfa seront destinés à refinancer les banques et les Sfd sur la base de leur portefeuille de crédits agricoles; 35 milliards F Cfa serviront à garantir à 50 % les prêts des promoteurs et entrepreneurs agricoles et 15 milliards F Cfa à bonifier le taux d’intérêt à 2 % des crédits mis en place au profit des bénéficiaires. L’initiative du gouvernement a pour finalité de booster les filières porteuses et par conséquent l’économie nationale essentiellement agricole. Fin janvier 2020, le gouvernement a pris la décision de rendre gratuit le raccordement à l’électricité aux petites et moyennes entreprises/industries (Pme/Pmi) ayant des besoins de consommation compris entre 140 et 160 Kva. Il s’agit de favoriser l’émergence des entreprises pourvoyeuses de richesse et d’emplois, en les aidant à accéder à l’énergie. Par ailleurs, il faut noter que le Bénin a obtenu fin octobre dernier la reconnaissance de l’ananas « Pain de Sucre » du plateau d’Allada en Indication géographique protégée (Igp) auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi). C’est une première dans la promotion des produits locaux. Deux autres produits à savoir le gari « Sohoui » de Savalou et l’huile d’arachide « Agonlinmi » du plateau d’Agonlin, feront également l’objet de cette distinction, pour le bonheur des transformateurs. Actualités 31 déc. 2020


Humeur:Et si l'homme de l'année, c'est lui ?
Son élection en novembre 2016 avait été ressentie comme un traumatisme majeur par la grande majorité de ses concitoyens. En effet, le vote populaire ne faisait pas de lui le vainqueur de la présidentielle qui l’avait mis en confrontation avec la première femme candidate à la magistrature suprême de son pays dont l’indépendance remonte au 4 juillet 1776. La grande particularité de la Constitution de ce pays est qu’elle institue, en effet, un système de grands électeurs qui élisent en dernier ressort le président, chaque Etat fédéral disposant d’un nombre de grands électeurs au prorata de son poids – selon des critères assez complexes- dans la Fédération dont la Constitution date de 1787. Il y a donc quatre (4) ans, le quarante cinquième président (45e) de l’histoire de ce pays est élu, après une campagne qui ne le donnait pas favori. Mais « dura lex sed lex »- la loi est dure mais c’est la loi- la candidate vainqueur du vote populaire n’a formulé aucune contestation face au résultat du vote des grands électeurs. Et comme le prescrit la Constitution qui encadre rigoureusement tout l’ordonnancement du système électoral et de la passation du pouvoir, le président élu est entré en fonction le 20 janvier 2017, et dès lors tous ses concitoyens ont, pendant les quatre (4) années de son mandat, pu vivre les réalités de son slogan de campagne qui voulait rendre au pays « sa grandeur perdue ». Mais au rendez-vous électoral de novembre 2020, la majorité des électeurs ont fait comprendre au président, qui sollicitait un second mandat, que la grandeur promise n’a pas été au rendez-vous. Il faut céder la place pour que le pays se repositionne dans le concert des nations avec un autre leader. Et les grands électeurs ont été cette fois en phase avec la majorité des citoyens dans l’expression de leurs votes. Concordance donc parfaite entre le choix de la majorité des électeurs populaires et celui des grands électeurs sur lesquels le président sortant avait fondé de solides espoirs pour l’aider à rempiler, comme le permet la Constitution. Depuis lors, il n’est pas exagéré d’affirmer que tout le monde, dans son pays et à l’extérieur, est sidéré par le comportement et les agissements du président en fin de mandat qui refuse de reconnaitre sa défaite électorale. Avec une obstination sidérante. Un credo multiséculaire Pourtant, le système démocratique de ce très grand pays repose sur des bases et des principes gravés dans le marbre de son histoire propre. Mais aussi avec les apports d’autres peuples arrivés d’horizons divers et à divers titres pour contribuer à sa grandeur actuelle. C’est ainsi que dans sa lutte pour se libérer de la domination coloniale anglaise en 1776, des volontaires français sous la conduite d’un certain La Fayette sont arrivés pour prêter main-forte aux insurgés des territoires qui vont constituer le premier noyau de cet Etat dont la ville la plus peuplée est depuis 1945 le siège de l’Organisation des Nations unies (Onu). Avant de devenir ainsi le point de convergence annuelle de la Communauté internationale pour de grandes décisions à prendre en vue de la bonne marche du monde. Ainsi, ce pays a réussi à bâtir sa force et sa prospérité dans un premier temps par le travail de millions d’esclaves arrachés au continent africain, et dans un second temps par l’arrivée d’exilés volontaires d’autres continents à la recherche d’horizons où la liberté d’entreprendre dans tous les domaines est un crédo. C’est pourquoi, s’il y a un pays où la démocratie signifie en premier lieu le respect des résultats des urnes , c’est bien celui-là où le président sortant, vaincu doublement dans les urnes en novembre et décembre 2020, fait pourtant durer le suspense sur son départ. Un scénario de mauvais goût Ainsi, à quelque trois semaines de l’entrée en fonction officielle de son successeur élu dans le respect des dispositions de la Constitution, il ne cesse de multiplier les sorties dont le ton et le contenu sont à la fois provocateurs et insultants, non seulement pour ses concitoyens mais aussi pour tous ceux qui considèrent son pays comme un des modèles très avancés de démocratie dans le monde. Les prochains jours promettent d’être riches en analyses, décryptages et commentaires sur le comportement de ce personnage dont les décisions pendant toute la durée de son mandat ont juré avec toutes les règles de la diplomatie bilatérale comme multilatérale, en particulier son mépris pour l’ Afrique où il ne trouve que des « pays de merde » qui auraient souillé ses pieds s’il avait daigné seulement s’y rendre pour quelques heures au cours de son mandat .Pourtant ,sur ce continent, les populations n’ont cessé de se battre, pratiquement pied à pied, pour l’instauration de véritables Etats démocratiques au cours de ces trente dernières années. Pour soutenir cette lutte, le prédécesseur du président battu en novembre dernier s’est donné le temps d’une tournée pour venir plaider en faveur de systèmes démocratiques forts en lieu et place d’hommes forts. Sans jamais penser que, quelques années plus tard, cette invite serait valable, dans une certaine mesure, pour la démocratie confirmée dont il a eu à assumer la gestion. En tout état de cause, l’homme d’Etat dont il est question n’a laissé aucun peuple indifférent pendant tout son mandat. Et depuis son échec à faire reconduire son mandat, comme son prédécesseur a réussi à le faire, il plonge le monde entier dans un véritable suspense sur ce qu’il va faire dans les derniers jours qu’il va passer au sommet de l’Etat. Tout se passe comme s’il mettait en œuvre un scénario de conservation du pouvoir auquel personne n’a jamais rêvé dans une démocratie vieille de plus de deux cents ans. Quel que soit l’épilogue de ce scénario, le quarante-cinquième président des Etats-Unis d’Amérique, Donald Trump ne mérite-t-il pas d’être désigné « l’homme de l’année » ? Par Noël ALLAGBADA Société 31 déc. 2020


PartiCiP II / Entretien avec Martin Vihoutou Assogba et Blanche Clarisse Sonon: « Grâce au Programme PartiCiP, la gouvernance locale s’est nettement améliorée au Bénin »
Après huit années de mise en œuvre dans les communes du Programme de participation citoyenne aux politiques publiques au Bénin (PartiCiP I & II), l’heure est au bilan au niveau de l’Ong Alcrer et de Social Watch Bénin, les deux structures d’exécution de ce programme mis en œuvre grâce à l’appui technique et financier de l’Ambassade des Pays-Bas près le Bénin. Entretien avec Martin Vihoutou Assogba et Blanche Clarisse Sonon, les responsables du Comité de Pilotage et de Suivi (Cps) du programme. La Nation : Amorcé en décembre 2012, le Programme PartiCiP arrive à terme ce 31 décembre 2020. Quel sentiment vous anime après ces huit années d’exécution de ce programme de gouvernance ? Martin Vihoutou Assogba : En ma qualité de président du Comité de pilotage du Programme PartiCiP, je puis vous dire que c’est un sentiment de grande satisfaction mais aussi de profonde reconnaissance qui m’anime. En ce moment où nous arrivons au terme de la seconde phase du Programme PartiCiP, nous pouvons dire que Alcrer et Social Watch Bénin ont honoré leur engagement vis-à-vis de leur partenaire technique et financier mais aussi de notre pays, le Bénin en apportant une contribution significative à l’amélioration de la qualité de la gouvernance à la base. Ce n’était pas gagné d’avance mais avec la détermination et l’engagement de toutes les parties prenantes que sont les Cellules de Participation citoyenne (Cpc) - nos bras opérationnels dans les communes -, les élus locaux, l’administration communale, les services déconcentrés de l’Etat, les préfectures, les populations mais aussi le partenaire financier qu’est l’Ambassade des Pays-Bas, nous sommes parvenus à impulser une nouvelle dynamique en matière de gouvernance dans les communes. Nous notons avec satisfaction que la Société civile locale a été fortement aguerrie grâce à PartiCiP pour pérenniser la veille citoyenne, que les élus locaux ont bénéficié de nouveaux outils et approches pour garantir une plus grande transparence dans la gestion des affaires publiques locales et favoriser une meilleure implication des citoyens au processus de développement de nos communes. Quels sont les résultats obtenus grâce à la mise en œuvre de PartiCiP dans les communes du Bénin ? Blanche Clarisse Sonon : Ils sont nombreux et font notre fierté. Au niveau des citoyens, l’accès à l’information s’est amélioré et leur présence est plus remarquable aux sessions des conseils communaux au cours desquelles les décisions sont prises pour le développement local. Grâce au Budget participatif (Bp) promu par Social Watch Bénin et Alcrer, les populations sont au cœur du processus d’identification de leurs besoins prioritaires, de la mobilisation des ressources pour leur satisfaction ainsi que du suivi de leur réalisation. Au cours de l’expérimentation de cette approche en 2018 et 2019 dans six communes pilotes avec l’accompagnement technique et financier de PartiCiP aux communes bénéficiaires, la mise en œuvre du Bp a permis de mobiliser plus de huit cents millions (800 000 000) francs Cfa pour satisfaire des besoins prioritaires des populations. Ce sont des réalisations concrètes à l’actif du Programme PartiCiP. Grâce à ce programme, les Osc à la base ont bénéficié d’une multitude de formations sur des thèmes aussi variés que le budget communal, le budget participatif, le plaidoyer et le lobbying, l’accès à l’information, la corruption, le Genre, etc. Ces renforcements de capacités ont permis de faire avec efficacité la veille citoyenne sur les chantiers dans les communes ; toutes choses qui nous autorisent à dire aujourd’hui qu’il n’y a plus d’éléphants blancs dans les communes puisque l’attribution des marchés de réhabilitation ou de construction, le respect des délais d’exécution des chantiers sont étroitement surveillés par les Cpc ; toutes choses qui ont aussi fait reculer la corruption et les fraudes dans les marchés publics. Pour finir, que convient-il de retenir de ces huit années de mise en œuvre de PartiCiP dans les communes ? Martin Vihoutou Assogba : A travers le Programme PartiCiP, Alcrer et Social Watch Bénin ont apporté une contribution significative à l'amélioration de la participation citoyenne, de la transparence et de la reddition de comptes dans la gestion des politiques publiques au Bénin. Les résultats sont là. Les résultats obtenus sont nombreux et éloquents dans les soixante-deux communes d’intervention du programme. Au moment où le Programme PartiCiP arrive à terme, j’adresse, en mon nom personnel, au nom de l’Ong Alcrer et Social Watch Bénin, notre infinie gratitude à l’Ambassade des Pays-Bas pour son appui technique et financier qui a permis d’obtenir tous ces résultats au profit du développement de nos communes. Actualités 30 déc. 2020


Message sur l’état de la Nation face aux députés: Le Parlement prend acte du discours
Le message sur l’état de la nation du président Patrice Talon, le tout dernier du quinquennat 2016-2021, a été sans débat hier au Parlement. Ceci, conformément aux dispositions de l’article 72 de la loi n°90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin révisée par la loi n°2019-40 du 7 novembre 2019. Cet article prescrit que : « Le président de la République adresse une fois par an un message à l’Assemblée nationale sur l’état de la Nation. Il peut aussi à tout moment adresser des messages à l’Assemblée nationale. Ces messages ne donnent lieu à aucun débat ; ils peuvent toutefois inspirer les travaux de l’Assemblée ». Les dispositions de cette loi ont été d’ailleurs lues à l’entame de la séance plénière spéciale par la première secrétaire parlementaire, l’honorable Sofiath Schanou, sur instruction du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, président de céans. Le numéro 1 de l’institution parlementaire a félicité le président de la République pour son respect des dispositions de la loi fondamentale béninoise en sacrifiant de façon régulière depuis 2016 à cette obligation républicaine et constitutionnelle. Louis Vlavonou n’a pas manqué de rappeler que c’est la deuxième fois que la huitième législature, installée le 16 mai 2019, reçoit le chef de l’Etat pour cet exercice de discours sur l’état de la nation. Le caractère succinct et dense du message a surtout retenu l’attention du président de l’Assemblée nationale qui félicite le chef de l’Etat et son gouvernement d’avoir désormais mis le Bénin sur les rails du développement. Louis Vlavonou trouve que ce niveau de performance atteint en cinq ans est certes à l’actif du peuple. Mais il a fallu un homme pour porter la vision, affronter avec courage les écueils et asseoir toutes ces réalisations. Le président de l’Assemblée nationale rassure que la huitième législature ne ménagera aucun effort pour apporter son soutien au président Patrice Talon pour des résultats plus probants. Actualités 30 déc. 2020


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