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Nouvelles

Fédération béninoise d’Athlétisme: Viérin Dégon reconduit pour un mandat de quatre ans
Au terme du congrès électif de la Fédération béninoise d’Athlétisme tenu, dimanche 27 décembre dernier à Abomey, Viérin Dégon a été reconduit à la tête de cette institution pour les quatre prochaines années. Il est venu à bout de l’ancien directeur technique, Alfred Gnanguènon par 25 voix contre 7. Suite à sa victoire sur l’ancien directeur technique, Alfred Gnanguènon par 25 voix contre 07, Viérin Dégon, président de la Fédération béninoise d’Athlétisme est reconduit à la tête de l’institution pour les quatre prochaines années. A l’issue de l’assemblée générale élective de la Fédération béninoise d’Athlétisme qui s’est déroulée, dimanche dernier à Abomey, il est autorisé par la majorité des délégués présents à poursuivre sa politique de développement de l’athlétisme béninois. Il a exprimé sa reconnaissance aux acteurs qui lui ont renouvelé leur confiance. Il a appelé à l’union de la famille de l’athlétisme pour réussir son mandat : « J’ai plus que jamais besoin de tout le monde pour développer la discipline ». Au nom du Comité olympique et sportif béninois, Fernando Hessou a félicité le comité exécutif de la Fédération béninoise d’Athlétisme, pour sa gestion et surtout pour la tenue régulière de cette assemblée générale. Représentant le ministre des Sports, Bonaventure Coffi Codjia, directeur du Sport d’élite, a salué la culture des bonnes valeurs au sein de cette fédération. « La Fédération béninoise d’Athlétisme n’a pas dérogé à la tradition en respectant ses textes à travers l’organisation de cette assemblée générale », a-t-il fait remarquer avant d’inviter les délégués à réfléchir sur l’avenir de cette discipline au Bénin. Il faut rappeler qu’avant les élections, les congressistes ont validé à l’unanimité les rapports moral, d’activités et financier du bureau sortant de la Fédération béninoise d’Athlétisme. Bureau élu de la Fba Président : Abalo Viéron Dégon (25 voix pour 7 contre) 1er vice-président : Bakri Sarou Bio (32 voix) 2e vice-président : Diane Beldose Monwadjo (30 voix) Secrétaire général : Achille C. Togbétchè Aïhou (30 voix) Secrétaire général adjoint : Maurice Viho (32 voix) Trésorier général : Rachelle Prisque Godonou (21 voix) Trésorier général adjoint : Alain Cossi Bossou (29 voix) Responsable à l’organisation : Okry Christophe Nonvignon (31 voix) 1er Responsable adjoint à l’organisation: Théophile Bokossa (23 voix) 2e Responsable adjoint à l’organisation : Pirenne Houessou (25 voix) 3e Responsable adjoint à l’organisation : Daniel W. Gnami (25 voix) Officiel technique : Franck J. J. Hounkanlinkpè (30 voix) Membre individuel : Philbert Ronaldo Padonou (30 voix) 1er Membre féminin : Carole Mawugnon Agossou (23 voix) 2e Membre féminin: Lucrèce Mahoutin Kotin (23 voix) Sports 29 déc. 2020


Processus électoral de 2021: Les acteurs des médias appelés à la responsabilité
Des professionnels des médias ont pris part hier, lundi 28 décembre à Cotonou, à une séance de renforcement de capacités sur leur rôle dans le processus électoral de 2021. Organisée par la Commission béninoise des droits de l’Homme, cette formation vise à sensibiliser les journalistes à leurs défis et à la mission de la Commission dans le processus qui conduit à l’élection du président de la République. Faire preuve d’équilibre et de responsabilité dans la diffusion de l’information en période électorale ; les professionnels des médias doivent prendre conscience de la sensibilité de leur rôle en période électorale. C’est pour leur permettre de mieux jouer leur rôle dans le processus qui conduira à l’élection du président de la République que la Commission béninoise des droits de l’Homme a entrepris de renforcer les capacités des professionnels des médias. « Nous nous retrouvons pour échanger avec vous sur le rôle que vous avez l’habitude de jouer dans le processus électoral. Mais cette fois-ci, ce sera avec nous conformément au mandat que nous avons reçu », a expliqué, à l’entame de la formation, le président de la Cbdh, Isidore Clément Capo-Chichi, qui rappelle que les membres de la Commission béninoise des droits de l’homme ont été installés, il y a exactement deux ans. « Je remercie la Commission béninoise des droits de l’Homme pour avoir initié cette formation et pour avoir impliqué l’Union des professionnels des médias du Bénin. Nous avons été associée depuis l’étape de Parakou et nous avons œuvré pour la mobilisation des acteurs des médias », a déclaré la présidente de l’Upmb, Zakiath Latoundji à l’ouverture des échanges. Elle a salué la perspicacité de la Cbdh qui a su identifier comme cible de cette formation les acteurs des médias qui jouent un rôle capital dans le processus électoral. Elle exhorte les participants à manifester beaucoup d’intérêt à cette séance de renforcement de capacités afin d’intégrer les notions et connaissances acquises dans la production de contenus de qualité. Faire preuve d’équilibre La formation a démarré par la présentation d’un guide édité par l’Organisation internationale de la Francophonie sur le rôle des journalistes dans le processus électoral. L’accent a été mis sur le professionnalisme, la vérification des informations, la liberté d’expression, le droit des citoyens à l’information, l’indépendance, la prudence, la probité et la responsabilité sociale du journaliste… Les journalistes ont été invités à l’équilibre dans le traitement de l’information et les organes de presse à une meilleure organisation du travail en période électorale. Toutes choses qui pourront contribuer à améliorer le rôle des médias dans le processus électoral. A en croire le président de la Cbdh, l’objectif de la Commission est de réussir le pari d’une élection crédible et transparente qui permette au Bénin de continuer à mieux se révéler au monde. « La surveillance des violations des droits de l’Homme pendant cette période est importante. La Commission travaillera au jour le jour pour veiller au respect des droits de l’Homme et une attention particulière sera portée aux discours et propos qui font l’apologie de la haine et de la discrimination », a indiqué le président de la Cbdh. Il ajoute que dans le processus électoral de 2021, la Commission béninoise des droits de l’Homme veut jouer un rôle clé. Entre autres défis, la commission entend œuvrer à l’interaction entre tous les acteurs impliqués dans le processus électoral. Par ailleurs, le site web de la Commission béninoise des droits de l’Homme a été lancé à l’occasion. C’est une plateforme accessible à tous et qui permet de saisir la Cbdh en tous lieux et à tout moment. « A partir de votre portable, de votre domicile, de votre lieu de travail, vous pourrez saisir la Cbdh et faire vos requêtes en cas de violation de vos droits », a précisé le président de la Cbdh Isidore Clément Capo-Chichi. Société 29 déc. 2020


Anselme Amoussou, coordonnateur de la plateforme multi-acteurs de la migration au Bénin: « La vulnérabilité des migrants mérite un accompagnement »
Les hommes se meuvent en dépit des vents contraires et des conflits. La crise sanitaire actuelle n’émousse guère les ardeurs des migrants qui risquent leur vie à la recherche du meilleur sous d’autres cieux. La journée du 18 décembre qui leur est dédiée rappelle à la conscience des acteurs leur rôle en faveur de l’amélioration du statut des migrants. Anselme Amoussou, coordonnateur de la plateforme multi-acteurs de la migration au Bénin, évoque ici les enjeux du phénomène. La Nation : La communauté internationale a célébré, le 18 décembre dernier, la Journée internationale des migrants. Quel sens revêt cette journée ? Anselme Amoussou : Cette journée vise à faire la lumière sur la situation des travailleurs migrants dans le monde. Etre migrant ne relève pas toujours d’un choix. Des situations peuvent conduire certaines personnes à quitter leur environnement habituel à la recherche d’un mieux-être ailleurs. Dans un pays étranger, ils sont exposés à des situations qui peuvent les ébranler et leur faire regretter leur statut de migrant. La xénophobie est très forte par endroits. Les difficultés sociales peuvent amener les peuples à adopter des positions très difficiles vis-à-vis des travailleurs étrangers. Cette journée est une occasion pour les pays de réfléchir sur la situation des migrants et d’apprécier la partition des organisations sociales dans la défense des droits des travailleurs migrants. La plupart du temps, leurs droits ne sont pas respectés. Heureusement, le Bénin a la culture de l’accueil et de la tolérance qui contribue à réduire les difficultés des migrants dans notre pays. La célébration de cette édition est importante en raison de la pandémie de Covid-19 pour penser à la diaspora et aux migrants résidant au Bénin afin de leur montrer la voie de l’intégration apaisée dans l’action collective. Un proverbe renseigne qu’‘‘on n’est mieux que chez soi’’. Qu’est-ce qui fait courir les migrants ? Lorsqu’on est chez soi, on est entouré de sa famille, de ses amis et de ses connaissances. On exprime ses droits et on les réclame librement. On est ancré dans son milieu familial et social. Il faut tenir compte des mutations profondes que connait le monde. Des gens sont obligés de parcourir monts et vallées à la recherche du travail, d’un emploi. Le terrorisme, la violence et les conflits dans le monde aujourd’hui sont autant de facteurs qui favorisent la migration. Nous avons le devoir d’améliorer notre environnement pour un mieux-être chez soi. Quels sont les risques auxquels les migrants s’exposent en cette période de crise sanitaire mondiale ? La pandémie n’est pas vécue de la même manière par les travailleurs nationaux et les travailleurs migrants. Au Bénin, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures économiques et sociales en faveur des couches les plus défavorisées. Curieusement, aucun clin d’œil n’est fait en direction des travailleurs migrants. Ils sont non seulement abandonnés dans cette situation de crise dans leurs pays d’accueil mais également oubliés dans leurs pays d’origine où la plupart des mesures ne tiennent pas compte des diasporas. En Afrique, les travailleurs migrants opèrent dans l’informel. Ce qui suppose qu’ils exercent dans la précarité, subissent le non-respect de leurs droits et subissent des difficultés sociales. Les migrants se retrouvent dans des situations difficiles, sans interlocuteurs pour défendre leur cas. L’enquête commanditée par la plateforme multi-acteurs de la migration au Bénin a révélé la déscolarisation des élèves dans certaines familles. Des familles sont obligées de séjourner pendant longtemps dans d’autres pays à cause de la fermeture des frontières. Les travailleurs migrants vivent des situations de détresse. Leur vulnérabilité mérite une attention et l’accompagnement de toutes les personnes de bonne volonté. Selon l’Organisation de coopération et de développement économique (Ocde), la Covid-19 met en péril les migrations et les progrès accomplis ces dernières années en matière d’intégration. Il en est de même des perspectives de l’institution qui indiquent les conséquences sans précédent sur les flux migratoires. Doit-on comprendre que la migration est un levier de développement ? La migration a toujours été un levier de développement. Plusieurs pays l’ont compris depuis des années. C’est pour cette raison qu’en Afrique de l’Ouest, des accords d’intégration sont signés et les pays essayent de les mettre en application. Imaginez toutes les pertes économiques engendrées par la fermeture de la frontière bénino-nigériane ! La migration n’est pas seulement humaine, elle est aussi la migration de la compétence, de la performance et celle des technologies. Un certain nombre d’acquis sont en train d’être remis en cause avec la Covid-19. En situation de crise, les pays ont tendance à se refermer pour mieux réagir. Dans ces conditions, ce sont les frontières qui se referment, c’est l’hospitalité qui prend un coup et les relations humaines qui se dégradent. L’analyse de l’Ocde impose des efforts supplémentaires aux organisations sociales qui essayent de défendre les droits des migrants. Comment comprendre alors que les migrants continuent de subir la chasse aux sorcières sur certains territoires ? Nous devons agir en tant que lobbyiste et plaideur auprès des gouvernants afin de les amener à mieux comprendre les difficultés des migrants. Tout humain doit mieux se sentir chez lui ou ailleurs, tant qu’il respecte la législation nationale. Que fait la plateforme multi-acteurs de la migration au Bénin pour aider les pouvoirs publics à mieux encadrer ce phénomène ? La plateforme se positionne comme un intermédiaire entre les dirigeants et les migrants. Elle s’est dotée d’un plan d’action sur trois ans grâce auquel elle organise le plaidoyer pour obtenir des pouvoirs publics la ratification d’un certain nombre d’instruments juridiques internationaux spécifiques à une meilleure protection des droits des migrants. Nous faisons ce lobbying en direction des membres du gouvernement afin de créer une proximité avec les services techniques chargés de l’application des normes et de la protection des droits. La plateforme veille à la sensibilisation des migrants à leurs droits et devoirs. Elle a créé un centre d’écoute et d’assistance aux migrants situé à la Bourse du travail et vient d’éditer un guide d’orientation et d’installation des migrants au Bénin. Société 29 déc. 2020


Feux précoces dans le Borgou:Un moyen indiqué pour ménager l’environnement
Dans le département du Borgou, en ces temps de grande saison sèche où souffle le vent de l’harmattan, c’est la période par excellence des feux précoces. Ils ont le mérite d’éviter les graves incendies préjudiciables à l’environnement. Pour le compte de la campagne 2020-2021, les feux précoces de végétation battent leur plein dans les différentes localités du Borgou. Leur pratique qui répond à une règlementation est encouragée. Dans le département, c’est la période du 1er novembre au 31 décembre prochain qui est recommandée pour l’allumage des feux précoces, a indiqué le chef de l’Inspection forestière du Borgou, colonel Théophile Sinandouwirou. Des sanctions, avertit-il, sont prévues contre les contrevenants. En effet, la loi 93-009 portant régime des forêts en République du Bénin a prévu des dispositions pour que les feux qui seront pratiqués, soient moins dangereux. Chaque année, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable en charge des forêts, prend un arrêté qui fixe les périodes et les modalités d’allumage des feux précoces de végétation. Ils sont, explique le chef de l’Inspection forestière du Borgou, pratiqués en début de saison sèche à titre préventif et pour assurer la sécurité de la biodiversité nationale, des plantations, des fermes, des greniers, des champs, des habitations et des biens grâce à des pare-feux. C’est, insiste-t-il, de concert avec les collectivités locales. Comme avantages, poursuit-il, ces feux permettent de faire régénérer les formations végétales et de ménager un tant soi peu l’environnement, en l’épargnant des graves incendies. « Ils sont allumés en début de saison sèche, parce que c’est en cette période que la végétation est relativement humide afin d’éviter qu’avec le combustible végétal, le feu soit ardent pour faire beaucoup de dégâts », clarifie le colonel Théophile Sinandouwirou. Il conseille de les faire les matins ou les soirs, car c’est à ce moment que le vent n’est pas fort. Une mesure qui, selon lui, permet de maîtriser l’intensité du feu puis de réduire les dégâts sur le sol et les arbres. Ainsi, les feux allumés au-delà de la période retenue, rappelle le chef de l’Inspection forestière du Borgou, sont considérés comme tardifs. Ils sont souvent incontrôlés et néfastes. L’auteur d’un feu tardif est passible d’une sanction allant de 50 000 à 500 000 F Cfa comme amende et d’un emprisonnement de trois mois à trois ans. Mais lorsque le feu est allumé de façon volontaire, il est considéré comme un crime, en cas de dégâts occasionnés. A ce niveau, c’est la procédure pénale qui est appliquée. Environnement 28 déc. 2020


Politique nationale de l'emploi:Des élus locaux sensibilisés à Abomey
La directrice générale de la Promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi, Elodie Faïzoun, a eu, jeudi 24 décembre dernier, une séance de dissémination du document de Politique nationale de l’emploi 2020 -2025 avec des élus locaux du département du Zou. Les travaux se sont déroulés à la préfecture d’Abomey. Initiée par la direction générale de la Promotion de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi sous la tutelle du ministère en charge de l’Emploi, la rencontre d’Abomey vise à faire découvrir le contenu de la Politique nationale de l’emploi 2020-2025 aux acteurs de base que sont les élus communaux. Et surtout les opportunités qu’elle offre aux municipalités. Selon Elodie Faïzoun, directrice de la Promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi, la question de l’emploi est une préoccupation récurrente et le gouvernement du président Patrice Talon en a fait l’une de ses priorités en l'abordant de façon systématique dans toutes ses interventions. Et les élus communaux devront y jouer un rôle capital. Puisque, explique Elodie Faïzoun, « la loi portant organisation des communes en République du Bénin les a investis dans le rôle de créateur d’emploi au niveau local et mieux, selon les dispositions de l’article 84 de cette même loi, il est dit que les collectivités territoriales doivent mettre en œuvre leurs Plans de développement communaux en harmonie avec les orientations nationales ». C’est donc dire que pour que cette politique nationale de l’emploi soit mise en œuvre avec succès, il est impératif que tous les acteurs concernés aient les informations utiles. Au cours de cette rencontre, Elodie Faïzoun a présenté aux élus présents le document de «Politique nationale de l’emploi 2020-2025 ». Ce nouveau document de la Politique nationale de l’emploi 2020-2025, adopté par le Conseil des ministres en sa séance du 11 mars dernier, s’inscrit dans cette approche et procède de la forte volonté du gouvernement de trouver des solutions adéquates à la question du chômage et du sous-emploi. Il est la solution à l’urgence et à la nécessité de se doter des outils de décisions susceptibles d’inscrire dans le temps, les actions à mener afin de réduire de façon substantielle le chômage et la pauvreté au Bénin. Il vise qu’« à l’horizon 2025, la majorité des Béninois en âge de travailler disposent d’un emploi susceptible de leur procurer un revenu permettant de satisfaire leurs besoins vitaux et leur bien-être intégral ». Pour opérationnaliser cette vision, il est fixé comme objectif général de «promouvoir de meilleures opportunités de création de richesse et d’emplois décents pour les populations ». Cette rencontre a pris fin par la remise du document de « la Politique nationale de l’emploi 2020-2025 » aux représentants de chaque commune. Société 28 déc. 2020


Spectacle Tassi Hangbé: Réhabiliter la figure féminine de la dynastie royale Danxomè
Hangbé : la reine interdite de l’écrivain Florent Couao-Zotti, relate l'histoire de l’unique femme ayant dirigé le royaume de Danxomè. Malheureusement, elle a été contrainte à abdiquer et son histoire est presque inexistante de nos jours. Pour réhabiliter cette reine, des acteurs du théâtre à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) ont produit un spectacle sur cette histoire, mercredi 23 décembre dernier, pour révéler la reine Hangbé au grand public. Sur scène, trois jeunes étudiants de l’Institut national des métiers d'Art, d'Archéologie et de la Culture de l'Université d'Abomey-Calavi (Inmaac-Uac), pour représenter la pièce Tassi Hangbé : la reine interdite, de l’écrivain béninois Florent Couao-Zotti. Deux jeunes femmes, l’une dans le rôle de Hangbé (jumelle) et l’autre dans celui de Dossi qui est la sœur de Hangbé. Le troisième personnage, un homme, joue le rôle de Gnansounou qui est le jeune frère de la reine Tassi Hangbé. L’histoire mise en scène par Robert Asdé renseigne que l’unique reine du royaume de Danxomè a hérité du trône de son frère jumeau, le roi Akaba. Après quatre ans de règne, son frère, le prince Gnansounou conspire avec plusieurs membres de la cour royale pour lui arracher le trône. Comme motif, Gnansounou estime qu’il n’est pas normal qu’une femme puisse diriger leur royaume. Dans ce combat, la reine Hangbe perd son unique enfant qui avait été pris en otage et devrait servir de monnaie d’échange entre elle et le camp Gnansounou. Pour sauver cet enfant, elle a accepté d’abdiquer. Malheureusement, après sa décision de capituler, Gnansounou vient lui annoncer la mort de son fils qui, en voulant échapper à la vigilance de ses ravisseurs, est tombé dans un ravin. Une pièce très instructive à l’issue de laquelle, Rose Ablavi Akakpo, chef département Musique et Art dramatique de Inmaac-Uac, explique que le spectacle de la pièce s'inscrit dans le cadre du projet « Tassi Hangbé: Xwénouho » dont l’objectif est de permettre aux étudiants de son département de jouer, d’être au contact de leur métier et de vivre la réalité de la création théâtrale. Au-delà, le projet entend contribuer à réhabiliter l’histoire de l’unique figure féminine de la dynastie royale Danxomè et la révéler au monde entier. Le projet de spectacle est à sa phase générale. Occasion pour les professionnels du théâtre présents à ce spectacle de formuler des suggestions à l’endroit du metteur en scène et des acteurs sur scène afin que l'œuvre soit améliorée pour les spectacles à venir, notamment la première qui aura lieu le 29 décembre prochain. Culture 28 déc. 2020


Journée de l’enfant béninois: La cible doublement honorée cette année
Il y a 30 ans, le Bénin ratifiait la Convention relative aux droits de l’enfant (Cde). L’évènement a été célébré, mercredi 23 décembre dernier, et a consacré la remise d’arrêtés d’autorisation d’ouverture aux Centres d’accueil de protection des enfants (Cape) ainsi que de cartes aux familles d’accueil accréditées pour la prise en charge des enfants en situation difficile. Les centres d’accueil et de protection des enfants peuvent désormais exercer en toute légalité. Vingt-et-un d’entre eux ont reçu leurs arrêtés d’autorisation, mercredi dernier, à la faveur de la Journée de l’enfant béninois célébrée le 23 décembre au Bénin depuis 1990. Ce sésame les soustrait officiellement du cadre informel. L’acte du gouvernement per-mettra de rétablir l’ordre dans le domaine de la prise en charge et de la protection de l’enfant dans notre pays. « Ce jour célèbre l’engagement de notre pays qui ratifiait en août 1990 la Convention relative aux droits de l’enfant (Cde). Ce jour célèbre les actions diverses de tous les acteurs étatiques et non étatiques qui s’investissent chaque jour dans la promotion et la protection des droits de nos enfants. Ce jour nous interpelle sur l’état des lieux de notre système de protection des enfants », souligne Véronique Tognifodé Mèwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. Tout en rappelant le chemin parcouru par le Bénin dans le cadre de la protection de l’enfant, elle évoque les difficultés auxquelles sont confrontées les structures de protection de l’enfant. « Face à la prolifération des structures d’accueil des enfants, le gouvernement a fixé les normes et standards applicables aux centres d’accueil de protection des enfants (Cape). Toutefois, un nombre élevé d’enfants, pour des raisons diverses, sont privés du microcosme familial et sont confrontés à d’importantes difficultés qui font obstacle à leur développement harmonieux », relève-t-elle. Les statistiques qu’elle cite illustrent bien ce fossé : « Les résultats ont montré que malgré l’envie des Cape d’aider les enfants en situation difficile aux côtés de l’Etat, 31,11 % ne disposent pas d’infrastructures adéquates, 20,57 % n’assurent pas la sécurité des enfants, faute de clôtures, 39,33 % ne séparent pas les dortoirs des filles de ceux des garçons, 82,52 % n’ont pas prévu de rampes au profit des enfants handicapés... ». La décision du gouvernement permettant à ces structures d’exercer légalement permettra de remédier à ces irrégularités en même temps qu’elle accorde une onction officielle pour agir efficacement en faveur de leur cible. Véronique Tognifodé Mèwanou annonce le renforcement de la répression en 2021 à l’endroit des structures de protection de l’enfant qui tenteront d’enfreindre les règles. « Les structures déconcentrées de la Police républicaine et les tribunaux identifieront et fermeront systématiquement les indélicats qui mettent en péril la vie des enfants », avertit-elle. Elle exhorte les promoteurs de structures d’accueil et de prise en charge de l’enfant à ne pas dormir sur leurs lauriers. Ceux-ci ont bien conscience de leur mission. «L’accréditation n’est pas une fin en soi. Nous n’allons pas baisser les bras », promet Francis Noumonvi, porte-parole des Cape. Cette cérémonie est doublée de la remise de cartes aux familles d’accueil accréditées pour la prise en charge des enfants en situation difficile. Un processus conduit en tandem par Sos Village d’enfants d’Abomey-Calavi et le ministère des Affaires sociales, dont la phase expérimentale démarre cette année par les communes de Calavi, Dassa-Zounmè et Natitingou. L’initiative concrétise l’engagement des familles d’accueil vis-à-vis des enfants et vise à les aider à grandir dans de bonnes conditions. Toutes choses qui témoignent de la volonté du Bénin de prendre efficacement soin de ses enfants vulnérables. Société 28 déc. 2020


Actualisation du fichier électoral national: L’enrôlement des citoyens rétablis ou omis lancé
Le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) a lancé l’enrôlement des citoyens rétablis par une décision de la Cour constitutionnelle, ceux omis et les nouveaux majeurs. C’est à la faveur d’une déclaration publique du député Florentin Tchaou, vice-président et porte-parole du Cos-Lépi, jeudi 24 décembre 2020. Les nouveaux majeurs, les citoyens omis et ceux rétablis par une décision de la Cour constitutionnelle sont autorisés à se faire enrôler dans le cadre de l’actualisation du fichier électoral national. C’est en substance le contenu de la déclaration du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi), rendue publique par le vice-président et porte-parole du Cos-Lépi, le jeudi 24 décembre. Ainsi, l’enrôlement de ces différentes catégories de citoyens se déroule du 21 décembre 2020 au 2 janvier 2021, selon les précisions du vice-président du Cos-Lépi. « Une fois encore, le devoir nous appelle, le devoir de la consolidation de la paix et de la démocratie à travers l’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée qui nous impose des sacrifices », informe Florentin Tchaou. « Nous sommes à présent à l’étape de l’enrôlement et conformément aux dispositions du Code électoral, la phase d’enrôlement concerne tous ceux qui auraient été précédemment omis, les nouveaux majeurs et les citoyens rétablis par une décision de la Cour constitutionnelle pour figurer dans le fichier électoral national », souligne le vice-président du Cos-lépi. « Au regard de l’importance que revêt cette opération pour la fiabilité de notre système électoral, poursuit-il, je voudrais, au nom du Cos-Lépi, exhorter toutes les personnes concernées à se rendre dans les centres de vote, et les lieux publics proches de leurs localités respectives afin de se faire enrôler par les opérateurs de kit. » Ces derniers sont munis d’un outil moderne, dont des tablettes de dernière génération qui facilitent l’enregistrement de données biométriques. Selon ses explications, les citoyens béninois détenteurs de la carte d’électeur biométrique et dont les données personnelles sont exactes ne sont pas concernés par ladite opération. Le vice-président du Cos-Lépi a aussi appelé au sens patriotique de tous les citoyens afin qu’au terme de ce processus, le Bénin puisse disposer d’un fichier électoral national fiable et consensuel. Il a en effet invité les élus locaux à se mobiliser pour la réussite de cette mission républicaine. Dans sa déclaration, Florentin Tchaou n’a pas occulté l’appui du chef de l’État et le soutien du ministère de l’Économie et des Finances dans le cadre de l’actualisation du fichier électoral dévolue au Cos-Lépi. Actualités 28 déc. 2020


Non-tenue du pèlerinage du Christianisme céleste à Sèmè-Podji: La Covid-19 en cause
La Covid-19 impose cette année à l’Eglise du christianisme céleste de célébrer la Nativité sur ses différentes paroisses, contrairement à la tradition selon laquelle les fidèles se mobilisaient sur le site du pèlerinage mondial à Sèmè-Podji. Les responsables de cette église apprécient cette restriction. Pas de mobilisation cette année sur le site du pèlerinage mondial du christianisme céleste à Sèmè-Podji. Les restrictions imposées par le gouvernement dans le cadre de la riposte contre la Covid-19 ne laissent pas d’autre choix aux responsables de cette confession religieuse qui mettent déjà les bouchées doubles pour de belles célébrations sur les différentes paroisses. Aux temples de Cadjèhoun et de Vodjè, la célébration de la Nativité se prépare avec beaucoup d'entrain et enthousiasme. Ces paroisses font leur toilette avec les derniers coups de balai et de brosse. Les chorales aussi s’affairent pour revisiter le répertoire des cantiques. « La naissance du Christ nécessite que nous mettions tout le soin pour préparer sa crèche. C’est cette activité qui mobilise actuellement tous les fidèles de la paroisse de Vodjè», explique vénérable sénior évangéliste Constantin Boko, rompu à la tâche en cette matinée du mardi 22 décembre dans sa soutane blanche. Du côté des fidèles et responsables de cette église, la décision de l’exécutif est bien saluée. «Depuis la création de notre église en 1947, nous allions régulièrement nous recueillir à la plage dans le cadre de la fête de Noël. Cette année, le gouvernement nous a intimé l’ordre de célébrer le culte sur nos paroisses. Nous ne pouvons que nous plier à cette décision, car aucun gouvernement au monde ne veut du mal à son peuple. L’Eglise du christianisme céleste ne peut outrepasser les règles établies par l’Etat », soutient vénérable suprême évangéliste Prosper Ahoumènou de la paroisse de Cadjèhoun. Constantin Boko renchérit : «L’obéissance à l’Etat est avant tout une prescription divine. Tout ce que Dieu fait est bon. Nous apprécions les mesures du gouvernement à leur juste valeur. Nous sommes conscients de l’existence du coronavirus ». Les fidèles qui tenteront d’enfreindre ces règles seront traqués et punis sans état d’âme, avertissent les deux responsables. En session ordinaire le 25 novembre sous la présidence du Révérend Bennett Adéogoun, chef mondial de l’église, le comité directeur avait déjà pris acte des mesures édictées par le gouvernement pour interdire le rassemblement de plus de cinquante personnes, en décidant de ne pas organiser le pèlerinage cette année. Cette formule vise à limiter la propagation du virus. Retenu pour être célébré sur les différentes paroisses, le rituel de la Nativité du Seigneur ne souffrira d’aucune faille. Toutes les dispositions utiles sont déjà prises pour rendre agréables ces moments de louange et d’adoration. « Nous avons déjà apprêté un espace pouvant contenir la foule et nous aider à respecter la distanciation sociale. Les bavettes et dispositifs de lavage des mains à l’eau et au savon sont déjà disponibles. Chaque fidèle sait à quoi s’en tenir », rassure Prosper Ahoumènou. Lui et son collègue de Vodjè perçoivent la décision du gouvernement plutôt comme une bénédiction. « Que l’on soit allé à la plage ou que l’on célèbre la Noël sur les paroisses, les grâces de la Nativité seront intactes », soutiennent-ils pour rassurer les incrédules qui douent encore des grâces liées à la célébration de Noël en tout lieu que le site de pèlerinage mondial à Sèmè-Podji. Société 24 déc. 2020


Nouvelles décisions dans le secteur des sports: Oswald Homéky explique les grandes lignes à la presse
Au cours d’une conférence de presse, ce mercredi 23 décembre à Cotonou, Oswald Homéky, ministre des Sports, s’est entretenu avec les hommes des médias sur les tenants et les aboutissants des nouvelles décisions du gouvernement dans le secteur des sports.  Au menu, l’allègement des mesures de la suspension des activités sportives et le nouveau modèle d’organisation des compétitions sportives. L’allègement des mesures de la suspension des activités sportives et le nouveau modèle d’organisation des compétitions sportives sont les sujets au menu de la rencontre de Oswald Homéky, ministre des Sports avec les hommes des médias, ce mercredi 23 décembre à Cotonou. Selon lui, au regard de l’évolution de la situation et tenant compte de l’avis du comité technique chargé du suivi de l’évolution de la pandémie, le Conseil des ministres a marqué son accord pour la reprise des activités sportives dans le respect des mesures barrières. « Les fédérations et associations sportives vont reprendre les entraînements et les compétitions dans le respect des gestes barrières », a-t-il déclaré. A cet effet, il a appelé à la conscience collective des acteurs et des populations afin que le retour aux activités ne fasse le lit à la propagation du coronavirus dans le pays.  A l’en croire, la mise en œuvre d’une telle décision nécessite des efforts de la part des acteurs sportifs :  port systématique de masque, lavage des mains à l’eau et au savon ou désinfection des mains avec du gel hydroalcoolique, respect de la distanciation de sécurité sanitaire d’au moins un mètre entre personnes. Abordant le sujet relatif au nouveau modèle d’organisation des compétitions sportives, Oswald Homéky a salué en premier les délégués  de la Fédération béninoise de Football qui ont à l’unanimité validé cette reforme, mardi 22 décembre dernier à Grand-Popo lors d’un congrès extraordinaire de leur institution. C’est l’occasion pour lui d’inviter la presse sportive à accompagner les nouvelles orientations de développement du sport national. Selon lui, ces réformes d’initiatives gouvernementales ont abouti au terme d’un processus qui a permis d’écouter les acteurs de toutes les fédérations. « Nous avons usé d’inspiration, d’expertise et de consultation pour aboutir à ce format, fruit de la réflexion de tous les acteurs », a-t-il répondu aux journalistes. Le ministre des Sports a saisi cette occasion pour renouveler  sa confiance à tous acteurs ayant participé aux réflexions qui ont permis d’élaborer ce document. « Je voudrais vous dire que nous avons amorcé la professionnalisation de notre sport », a-t-il déclaré. Il pense que l'essentiel est fait pour que dès la saison prochaine, tous les clubs qui évolueront en championnat professionnel appartiennent aux sociétés sportives. Prenant l’exemple du football, il annonce que la prochaine ligue professionnelle pourrait être animée par 34 clubs de cette discipline. L’obligation est faite aux clubs de toutes les disciplines d'avoir désormais des équipes de catégories d'âge.  « La même démarche doit être observée en handball,  en basket-ball et autres pour assurer la relève », a-t-il poursuivi. Il conclut que le Bénin dispose des moyens du développement de son sport qui nécessité désormais une meilleure organisation. Sports 24 déc. 2020


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