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Nouvelles

Département des Collines:Le projet « Plan pour les filles » accompagne la jeunesse féminine
Le Comité départemental de suivi du projet Plan pour les Filles (Cds) a tenu ce jeudi 17 décembre à Dassa, une session extraordinaire essentiellement consacrée à la présentation par les représentantes des filles (âgées de 13 à 24 ans) de quatre communes des Collines, du Plan d’actions, qu’elles ont élaboré sur trois années. Ceci en vue d’impulser des changements sociaux favorables au développement et à l’expression de leur potentiel en tant qu’adolescentes et jeunes filles. Le projet ‘’Plan pour les filles’’ entrepris avec le soutien financier du gouvernement du Canada à travers Affaires Mondiales Canada a pour but de s’attaquer aux causes profondes de la situation que vivent les filles de 10 à 24 ans dans le département des Collines. Ce projet intervient dans les communes de Savalou, Bantè, Glazoué et Dassa-Zoumè et aide les adolescentes et jeunes femmes à être les actrices du changement qu’elles souhaitent et non des bénéficiaires passives du projet. Selon la présentation du chef du projet, Elsie Sègla, le projet s’est fixé comme objectif, de concevoir, sous le leadership des adolescentes et jeunes femmes elles-mêmes, un paquet essentiel d’interventions appelé « le Plan pour les filles », pour déterminer les actions à mettre en œuvre dans les secteurs intégrés de la santé, l’éducation, l’autonomisation économique et la protection sur la base des causes profondes et barrières sexo-spécifiques qui impactent la jouissance de leurs droits dans ces domaines. Pour y arriver, des assemblées générales ont été organisées aux niveaux hameau, village et commune en vue de permettre aux filles dans chaque commune de désigner celles qui porteront leur voix dans l’élaboration des actions du projet. Au terme du processus, 18 filles ont été désignées pour le compte de Bantè et 19 filles pour chacune des communes de Savalou, Glazoué et Dassa-Zoumè. Ces adolescentes et jeunes filles désignées par leurs pairs et de profils divers constituent les Comités consultatifs des filles (Ccf). Le Comité départemental de suivi du projet ‘’Plan pour les filles (Cds)’’ qui s’est retrouvé ce jeudi à Dassa est l’une des trois structures de gouvernance mises en place pour veiller à la bonne réalisation des interventions du projet et s’assurer de leur cohérence avec les stratégies gouvernementales et les initiatives des autres partenaires intervenant dans le département des Collines. Il a été créé par arrêté préfectoral en mai 2019 dans le cadre de la mise en œuvre du projet Plan pour les filles. Ce comité est un creuset qui permet à Plan International Bénin d’informer les différents acteurs départementaux intervenant dans les secteurs du projet sur les actions planifiées et leur niveau de mise en œuvre. Il sert de cadre de partage d’expériences et de bonnes pratiques aux différents acteurs en vue d’une bonne coordination des actions sur le terrain. Le point des réalisations A l’ouverture de cette session, Paul Karl-Frederick, représentant résident de Plan International Bénin, a rappelé le but de cette session qui est de faire le point des réalisations entreprises par le projet depuis la dernière rencontre, mais surtout et essentiellement, de prendre connaissance des interventions proposées par les filles du Comité consultatif des Filles (Ccf). En effet, explique Paul Karl-Frederick, pendant trois jours, les filles désignées par leurs pairs se sont retrouvées lors des ateliers de priorisation pour analyser leur situation actuelle, identifier les causes profondes y afférentes et proposer des interventions qui vont contribuer à pallier leurs problèmes dans les domaines de la santé, de la protection, de l'autonomisation économique et de la santé sexuelle et reproductive. Ces ateliers de priorisation ont marqué la vie du projet ‘’Plan pour les Filles’’ car ils ont permis de révéler une fois encore la potentialité des filles à apprendre, diriger, décider et s’épanouir quand elles sont bien orientées. Abondant dans le même sens, Dassodji Yao, représentant le préfet des Collines, a exprimé la satisfaction des membres du Comité départemental de suivi du projet ‘’Plan pour les filles’’ de voir mener des réflexions approfondies et une analyse minutieuse pour concevoir le ‘’Plan pour les filles’’. « Une somme d’actions au terme desquelles sont attendus des changements positifs et significatifs dans vos vies et dans celle de vos communautés. Je voudrais au nom du comité départemental de suivi du projet ‘’Plan pour les filles’’ vous rassurer de notre total soutien et disponibilité à répondre aux sollicitations justifiées », s’est-il engagé avant d’en appeler à la mutualisation des efforts et à l’engagement de tous pour faire savoir les actions que chacune des organisations présentes, peut financer ou accompagner techniquement dans le ‘’Plan pour les filles’’. Société 18 déc. 2020


La Cour suprême à Ouidah et Kpomassè: Ousmane Batoko insiste sur le sens du travail bien fait
Le Tribunal de première instance de deuxième classe de Ouidah et les principaux centres de détention et de garde à vue des communes de Ouidah et Kpomassè ont reçu hier mercredi 16 décembre, la délégation de la Cour suprême en tournée d'inspection. Après avoir constaté l'état des lieux, le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a formulé de fermes recommandations à l'égard des acteurs judiciaires. "Vous devez tenir les registres à jour et veiller à ce que les registres de garde à vue soient systématiquement paraphés par le procureur de la République territorialement compétent", ce sont les instructions du président de la Cour suprême Ousmane Batoko lors de sa visite aux commissariats centraux de Ouidah et de Kpomassè. In situ, la délégation a examiné les registres de garde à vue, de plaintes, de déferrement et des affaires courantes... Après avoir relevé les observations faites par les auditeurs de la Cour suprême, le président Ousmane Batoko a invité les officiers de police judiciaire au travail bien fait. Le respect des droits des justiciables est resté le cœur du message du président de la Cour suprême. Dans les locaux de la prison civile de Ouidah, la délégation, après avoir inspecté les registres, a constaté que dans cette maison d'arrêt dont la capacité est de moins de trois cents détenus, il y a 539 détenus parmi lesquels 256 ont déjà fait l'objet de condamnation. S'adressant au régisseur de la prison, le président de la Cour suprême affirme : "Si vos registres ne sont pas bien tenus, c'est vous qui en répondrez... Il faudra tenir compte des observations qui ont été faites. Que chaque feuillet soit bien soigné. Si vous faites des ratures ou des corrections, vous devez les approuver’’. A noter qu'à l'arrivée dans la commune historique de Ouidah puis celle de Kpomassè, la délégation a respectivement échangé avec les maires pour les informer des objectifs de la tournée et s'informer des rapports entre autorités communales et autorités judiciaires. "Grande est notre joie d'accueillir ici le président de la Cour suprême. Il est rare de vous voir même si votre histoire vous précède", a déclaré le maire de la commune de Ouidah, Christian Houétchénou. Il rassure de la bonne collaboration entre autorités communales et judiciaires et confie que les justiciables de Ouidah sont satisfaits des services du Tribunal de première instance de Ouidah. Pour précision, le Tribunal de première instance de Ouidah couvre cinq communes, notamment : Comè, Grand-Popo, Ouidah, Kpomassè et Tori. Les magistrats entretenus sur le contentieux administratif Comme à l'accoutumée, la rencontre entre les magistrats en fonction au Tribunal de Ouidah et la délégation de la Cour suprême s'est déroulée autour de la thématique du contentieux administratif. C'est le président de la Chambre administrative de la Cour suprême (Pca), Victor Adossou qui a animé cette communication. Il rappelle que la Cour suprême a été pendant longtemps le seul juge du contentieux administratif. Aujourd'hui où les chambres administratives sont opérationnelles au niveau des tribunaux, il apparaît alors opportun de renforcer les capacités des magistrats sur les différentes étapes du contentieux administratif... " Avant l'ouverture d'une procédure judiciaire contre l'administration, la loi fait obligation à la partie demanderesse de saisir préalablement l'administration. La partie demande soit l'annulation de l'acte qui lui porte atteinte ou le dédommagement. C'est quand l'administration répond négativement ou ne donne aucune réponse deux mois après la saisine, que la procédure judiciaire peut être déclenchée", a laissé entendre le Pca Victor Adossou. De ses explications, l'on retient que lorsque le recours est enregistré, le requérant est invité à remplir les formalités notamment timbrer le recours, payer la conciliation qui est de 15 000 francs Cfa..., avant l'instruction du dossier qui est contradictoire. Le juge d'instruction demande au requérant de produire un mémoire ampliatif qui expose l'objet et les moyens au soutien de la requête. L'administration présentera aussi son mémoire de défense. Si l'une des parties ne produit pas son mémoire dans un délai de deux mois, le juge d'instruction la met en demeure. Si elle ne s'exécute toujours pas, le juge en tire les conséquences de droit. Le juge rapporteur proposera ensuite une solution au litige, la transmettra au président de chambre qui, à son tour transmet le rapport au procureur de la République pour qu'il produise ses conclusions écrites. Après leur avoir décrit les suites possibles jusqu'à la clôture du dossier, le Pca Victor Adossou a invité les magistrats du Tpi de Ouidah à faire preuve de professionnalisme dans la conduite des dossiers. "Le Tribunal de première instance de Ouidah est une juridiction de grande renommée, l'une des plus vieilles. Vous avez le devoir, à l'instar de vos illustres prédécesseurs, de maintenir le cap pour être à la hauteur de ce que les justiciables attendent de vous... Respectons les justiciables... Nous devons retenir que nous sommes au service du peuple...", a indiqué le président de la Cour suprême. De la nécessaire communication entre les Opj et le parquet A Ouidah comme à Kpomassè, la délégation a également échangé avec les Opj. L'avocat général près le parquet de la Cour suprême Saturnin Afaton a sensibilisé les Officiers de police judiciaire au réflexe du compte-rendu au parquet. "Vous, officiers de police judiciaire, vous êtes en amont de la chaine judiciaire. Le procureur de la République est l'autorité judiciaire qui dirige vos opérations. Dans le cadre de votre enquête où vous êtes amenés à poser des actes, vous devez immédiatement donner l'information au procureur de la République qui a mission de veiller à l'application de la loi et aux intérêts de la société. Ne vous privez pas de lui donner la bonne information en temps réel", a relevé le présentateur. Au terme des échanges, les Officiers de police judiciaire ont plaidé pour que de telles occasions de renforcement de capacités soient multipliées. "La chaine pénale dans notre pays ne ferait rien sans le travail de débroussaillage et de fouille que fait la police judiciaire en amont. Et même si la police judiciaire est le parent pauvre de la police et vit dans un état de quasi dénuement, il ne sera accepté aucun prétexte de manque de moyens pour justifier quelque faille ...", a déclaré Ousmane Batoko qui exhorte les Opj à agir avec professionnalisme et conformément aux dispositions légales. Il a réitéré son engagement à œuvrer pour l'amélioration des conditions de la police judiciaire. Actualités 17 déc. 2020


JOURNEE NATIONALE CONTRE LA CORRUPTION, ÉDITION 2020: Message de l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption
Le mardi 08 décembre 2020, le Bénin a célébré  la quinzième édition de la Journée Nationale contre la Corruption. Préoccupés par la gravité des problèmes que pose la corruption et de la menace qu’elle constitue pour la stabilité et la sécurité des sociétés, les Etats Membres des Nations-Unies, dont le Bénin, se sont coalisés afin de mettre en place la Convention des Nations Unies contre la corruption, un instrument juridique multilatéral capable d’endiguer la corruption au niveau mondial. Notre pays est également Etat partie à plusieurs autres instruments internationaux notamment le Protocole de la CEDEAO sur la lutte contre la corruption et la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption. Ces différents instruments mettent l’accent sur la nécessité de sensibiliser les citoyens sur la nocivité du fléau que constitue la corruption et de mener des réflexions stratégiques pour y faire face. L‘institution  par décret n°2006-773 du 31 décembre 2006 de la Journée Nationale  contre la Corruption, célébrée le 8 décembre de chaque année,  s’inscrit dans ce contexte. Elle constitue une occasion pour mettre en lumière la problématique de la lutte contre la corruption et de réaffirmer la détermination des différents acteurs concernés par ladite lutte. L’organisation de cette édition est marquée par une réflexion analytique de l’ANLC sur différentes évaluations et appréciations des institutions et organismes internationaux  sur le Bénin, dans le domaine de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance en général, au cours de la période de 2017 à 2020. Les annotations ou appréciations de quelques organismes internationaux Le Bénin, notre pays, au cours de ces dernières années a fait l’objet de plusieurs évaluations par des organismes internationaux dans le domaine de la lutte contre la corruption et de la gouvernance en général. L’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption, pour la présente occasion, s’est intéressée aux annotations de certains de ces organismes à savoir : Transparency International, Afrobaromètre, la Banque Mondiale à travers l’Evaluation de la Politique, des Institutions Nationales (CPIA), International Budget Partnership (IBP) et la Fondation Mo Ibrahim. Interprété sur l’échiquier international et  africain, le classement de Transparency International montre que le Bénin enregistre une avancée constante ces dernières années. Ainsi, de 95ème place sur 176 pays évalués avec une note de 36 points sur 100 en 2016, le Bénin est passé au 85ème rang sur 180 pays évalués en 2017 ; il a occupé la 80ème place en 2018-2019. Les scores obtenus par le Bénin évoluent de  de 39 points sur 100 en 2017,  à 41 points sur 100 en 2019.Une avancée de quinze (15) places a été enregistrée sur la période. Dans son dixième rapport publié en liaison avec Transparency International sur l’évolution de la corruption en Afrique  en 2019, Afrobaromètre, un réseau de  panafricains indépendants  qui mesure et analyse l’évolution du point de vue des citoyens sur la gouvernance, la démocratie, la société civile, les performances économiques, la qualité de vie et spécialement en matière de corruption, a révélé que le Bénin fait partie des 07 pays ayant réalisé les meilleurs scores  dans le domaine de la corruption sur 35 pays africains évalués. L’Evaluation de la Politique et des Institutions Nationales (CPIA), un rapport produit par la Banque Mondiale suite à une évaluation des pays essentiellement d’Afrique subsaharienne sur les principaux facteurs qui soutiennent la croissance et la réduction de la pauvreté, fait remarquer qu’au rang des 14 pays de la région qui ont vu leur note globale de la CPIA évoluer en 2019, figure le Bénin qui a été qualifié de pays « non fragile » avec une économie dynamique. Ledit rapport ajoute aussi que l’augmentation de la note globale du Bénin démontre des progrès dans la qualité de la gestion économique. Les résultats de l’Enquête sur le Budget Ouvert (EBO) de International Budget Partnership (IBP) de 2019, institution de notation partenaire du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale, classent le Bénin au premier rang des pays d’Afrique francophone en matière de transparence budgétaire et 51ème sur 117 pays évalués sur le plan mondial. De 39 points sur 100 en 2017, le Bénin est passé à 49 points sur 100 en 2019, faisant ainsi un bond de 10 points. L’EBO a également évalué les possibilités formelles offertes au public pour une participation significative aux différentes étapes du processus budgétaire et les pratiques de l’exécutif, du législatif et de l’Institution Supérieure de Contrôle dans ce processus. En 2019, pour la participation au processus budgétaire, le Bénin a obtenu une note de 24 points sur 100 contre 09 points sur 100 en 2017 et, en ce qui concerne le contrôle budgétaire, le Bénin a obtenu une note de 57 points sur 100. Le dernier rapport Mo Ibrahim de la bonne gouvernance, publié le lundi 16 novembre 2020, renseigne que le Bénin a fait un bond de 11.0 dans la lutte contre la corruption entre 2010 et 2019. Mesurant l’absence de corruption dans le secteur public précisément, le rapport met en exergue  une avancée qualitative de 20.1 sur la même période. Le Bénin est classé 13ème sur 54 pays concernés en Afrique. Cette avancée du Bénin reconnue par les standards internationaux au plan de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance en général, est sans doute la résultante de la concrétisation d’une volonté des pouvoirs publics d’endiguer et surtout de prévenir le fléau. D’importantes mesures ont été prises par ceux-ci en termes de réformes institutionnelles et normatives auxquelles s’ajoute un ensemble de mesures administratives, tout ceci  avec l’accompagnement de diverses structures partenaires. Que retenir des réformes entreprises par les pouvoirs publics alors ? Au titre des mesures normatives et institutionnelles, on peut retenir entre autres :
  • la révision de la constitution avec l’institution d’une cour des comptes ;
  • l’adoption et la promulgation de la loi N° 2018-17 du 05 juillet 2018 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République du Bénin. Cette loi place désormais le Bénin dans le concert des nations décidées à prévenir et à réprimer le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive ;
  • la création d’une juridiction dénommée « Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme » en abrégé CRIET à compétence nationale à travers l’adoption et la promulgation de la loi n° 2018-13 du 02 juillet 2018 modifiant et complétant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin modifiée et création de la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme ;
  • l’adoption et la promulgation de la loi n°2018-16 du 28 décembre 2018 portant code pénal en République du Bénin. De nombreuses infractions encadrées par divers textes sont désormais entérinées et consolidées dans ladite loi. C’est le cas des infractions prévues dans la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin ;
  • l’adoption de la loi n°2018- 23 du 26 juillet 2018 portant nouvelle charte des partis politiques en République du Bénin. Cette loi vient régler entre autres, le problème du financement des partis politiques et  donc la réduction des flux financiers illicites au sein des partis politiques ;
  • la réforme du code des marchés publics pour poursuivre la mise en conformité avec les directives de l’UEMOA, et assurer un meilleur encadrement du gré à gré.
  • l’adoption d’une loi sur le renforcement de la gouvernance juridique et judiciaire ;
Au titre des mesures administratives qui contribuent à la lutte contre la corruption, on peut citer, entre autres :
  • la mise en œuvre d’une politique de dématérialisation destinée à créer moins de contacts physiques entre les agents publics et les usagers de l’administration publique. Cette politique s’est déjà traduite, entre autres, par la mise en place de la plateforme educmaster pour la gestion administrative de tous les établissements publics du Bénin ; l’ouverture de guichets uniques dans le domaine du foncier, de la gestion des pensions de retraite et de la fiche de paie des agents de l’Etat. La dématérialisation concerne également le secteur des impôts, la création des entreprises, l’état des personnes. Ces mesures d’assainissement ont abouti à la découverte des agents publics fraudeurs pour un préjudice de plusieurs dizaines de millions de francs CFA.
  • l’élaboration et la mise en œuvre d’un Plan d’Orientation Stratégique de l’administration Fiscale (POSAF 2017-2021)  dont l’un des enjeux majeurs  est la réduction de la fraude fiscale.
  • la mise en œuvre d’un nouveau Plan Global de Reformes de la Gestion des Finances Publiques (PGRGFP) 2017-2020 qui a le mérite d’avoir doté le Bénin d’un système de gestion des finances publiques transparent, performant, conforme aux standards internationaux, respectueux de la répartition constitutionnelle des prérogatives entre les institutions, et mettant résolument les finances publiques au service du développement du Bénin. La problématique de l’impunité, un facteur important pour la lutte contre la corruption est prise en compte à travers plusieurs de ses axes. (Axes 2,3 et 4).
En définitive,  que ce soient les rapports des études sur la lutte contre la corruption, au niveau national qu'international, le Bénin a été marqué sur le plan de la gouvernance économique depuis 2017 à ce jour, par une visibilité des actions des pouvoirs publics dans la lutte contre la corruption. L’ouverture budgétaire, la participation citoyenne au processus de décision financière et la pratique de reddition de comptes érigées au rang de critères clés de gouvernance financière au Bénin sont illustratives. Le renforcement de la CENTIF, la création de la CRIET et surtout le règlement de la question du financement des partis politiques sont aussi des actions fortes dans le cadre de la lutte contre la corruption. A cet égard la présidente de Transparency International, Mme DELIA FEREIRA RUBIO, conseille de s’attaquer de toute urgence au problème du financement des partis politiques car « Les pays où l’administration est la plus corrompue sont ceux où les règles de financement des campagnes électorales sont inexistantes ou mal appliquées ». Nécessité de poursuivre ces efforts Au regard des défis de la lutte contre la corruption, l’ANLC estime qu’il  est impérieux que ces efforts consentis par les pouvoirs publics soient maintenus et complétés par d’autres actions  pertinentes pour des résultats encore plus probants. Les différentes performances enregistrées par le Bénin et mises en exergue par les divers organismes internationaux dans leurs rapports classent, pour la plupart, le Bénin en dessous de la barre du seuil des moyennes. Pour figurer au rang des pays les mieux classés, il urge que les citoyens béninois adoptent des comportements éthiques en harmonie avec la vision du Chef de l’Etat qui est de faire de la lutte contre la corruption une action quotidienne. Les agents de l’Etat, les usagers des services publics et les agents  du secteur privé  doivent œuvrer  pour une réduction des actes de corruption et pratiques connexes, en dénonçant et/ou sanctionnant les actes de corruption selon les textes en vigueur. La tolérance zéro vis-à-vis des actes de corruption et autres infractions connexes reste le crédo de l’ANLC. Voilà pourquoi la vulgarisation des différents textes sur la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance revêt une importance cardinale car les principes qu’ils contiennent, prônent non seulement l’amour de la patrie, la sauvegarde de l’intérêt général, l’esprit de sacrifice, mais aussi et surtout, indiquent les pistes pour ne pas confondre les biens publics avec ceux personnels.
Actualités 16 déc. 2020


Frontière bénino-nigériane : Muhammadu Buhari ordonne la réouverture immédiate
La frontière entre le Bénin et le Nigeria fermée depuis août 2019 sera rouverte, selon les autorités nigérianes. Un soulagement pour les populations des deux pays dont les activités économiques sont au ralenti. Le président du Nigeria Muhammadu Buhari vient en effet d’ordonner la réouverture immédiate de la frontière fermée depuis plus d’un an. Cette réouverture met ainsi fin au calvaire des populations des deux pays. Plus qu’un dénouement, la nouvelle de la réouverture des frontières nigérianes relance le développement des activités économiques entre les deux pays. Actualités 16 déc. 2020


Tournée de la Cour suprême à Allada et Toffo: Les Opj renforcés sur l’enquête judiciaire
Après avoir inspecté les lieux de détention et les juridictions sis dans le département du Littoral, la délégation de la Cour suprême a mis le cap, hier mardi 15 décembre, sur l’Atlantique, notamment Allada et Toffo. Outre les contrôles de routine et la sensibilisation au respect des droits du justiciable, les Officiers de police judiciaire ont été renforcés sur l’enquête judiciaire. L’enquête judiciaire est l’assiette qui sert de base à la procédure judiciaire. De l’enquête judiciaire dépend en grande partie l’orientation du procès. C’est au regard de l’importance de cette opération que la Cour suprême a décidé de renforcer les Officiers de police judiciaire rattachés au tribunal de première instance de deuxième classe d’Allada sur l’enquête judiciaire. Les échanges entre les Opj et la délégation de la Cour suprême ont été introduits par le président Georges Toumatou, conseiller à la chambre judiciaire de la Cour suprême. D’entrée, il rappelle que le Code de procédure pénale a consacré 37 articles à cette opération. « L’enquête se définit comme l’ensemble des actes effectués par la police judiciaire sous la direction du procureur de la République territorialement compétent, et qui consistent, avant toute décision de poursuite, à rassembler les éléments de preuves et à en rechercher les auteurs... », fait savoir le magistrat Georges Toumatou. Il ajoute que pour débuter, l’enquête suppose une suspicion d’infraction. Mais parfois, l’enquête est déclenchée sans suspicion. C’est le cas de la découverte d’un cadavre. Le communicateur évoque essentiellement deux types d’enquête : l’enquête préliminaire et l’enquête de flagrance. La durée de l’enquête est de 48 h quand le suspect est en détention provisoire et cette détention ne peut être prorogée que par décision du procureur. Entre autres actes entrant dans le cadre de l’enquête, le magistrat Georges Toumatou cite le contrôle d’identité et la perquisition. Il précise : « Le contrôle d’identité peut être un contrôle administratif ou un contrôle judiciaire soit d’initiative de la police, soit d’initiative du ministère public. Quant à la perquisition, elle ne peut être engagée avant 6 h ou après 21 h ». Somme toute, les Opj ont été invités à ne pas abuser de leurs prérogatives au mépris des droits du justiciable, et à prendre davantage soin de l’enquête judiciaire qui constitue le point de mire de la procédure pénale. Les Opj en sont bien conscients mais ils doivent faire face aux difficultés de fonctionnement, notamment au déficit de matériel. Ils ont alors exhorté le président de la Cour suprême à plaider en leur faveur. « Je vous encourage pour les services que vous rendez à la République malgré les problèmes que vous rencontrez... Nous allons œuvrer pour que la police judiciaire soit dotée ne serait-ce que du minimum pour bien faire son travail », leur a promis le président Ousmane Batoko. Une tournée devenue une tradition sous Ousmane Batoko « L’exercice auquel nous nous livrons s’inscrit dans une démarche de veille. Cette tournée que nous organisons chaque année a pour but de vérifier si les droits des justiciables sont garantis dans les juridictions et si les droits de l’homme sont respectés dans les lieux de détention », a expliqué le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko au préfet de l’Atlantique puis aux maires d’Allada et de Toffo, hier lors de la tournée dans l’Atlantique. Pour le président Ousmane Batoko, les droits du justiciable sont aussi sacrés que ses devoirs. « Autrefois, les justiciables étaient accueillis dans les commissariats avec des coups de pied ou de poing... Nous espérons que de telles pratiques ont disparu ! Poursuivi, accusé et même condamné, le justiciable a des droits », a déclaré Ousmane Batoko. Le préfet s’est réjoui de constater que cette initiative du président Ousmane Batoko a des impacts positifs sur le traitement des dossiers et sur les conditions de détention. « Nous devons saluer cette initiative qui est devenue une tradition sous votre mandature. Cette tournée permet au justiciable de se sentir considéré. Nous espérons que cette initiative va se poursuivre », a déclaré Jean Claude Codjia, préfet de l’Atlantique. Après avoir échangé avec le préfet de l’Atlantique et le maire d’Allada, la délégation s’est rendue au commissariat central d’Allada où les registres d’affaires courantes, de garde à vue et de déferrement ont été examinés, et où les cellules de détention ont été inspectées. Idem au commissariat central de Toffo. Au Tribunal de première instance de deuxième classe d’Allada, la délégation s’est entretenue avec les magistrats. « On n’est pas magistrat pour soi-même. On est juge pour servir. Nous sommes au service du justiciable. Nous devons faire en sorte que nos rapports avec les justiciables soient empreints de délicatesse. Nous devons faire de notre justice une justice digne », a insisté le président Ousmane Batoko. Actualités 16 déc. 2020


Inspection de la Cour suprême dans les juridictions et prisons: Pour consolider le respect des droits des justiciables
Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a démarré, hier lundi 14 décembre, une tournée d'inspection dans les juridictions de fond et les prisons du Littoral et de l'Atlantique... C'est une mission de contrôle qui répond au souci de maintenir un bon rapport entre le justiciable et la justice et de sauvegarder les droits de l'homme. Contrôle des registres du Commissariat central de Cotonou, vérification des cas de garde à vue, détection des situations irrégulières, recueil des difficultés de fonctionnement... C'est l'exercice auquel s'est livrée la délégation de la Cour suprême à l'occasion de sa tournée d'inspection dans les juridictions de fond et les prisons des départements du Littoral et de l'Atlantique. L'objectif est d'ancrer et de renforcer la position de la justice béninoise dans l'édification de l'État de droit. En effet, la loi a donné compétence à la Cour suprême d'inspecter non seulement les juridictions de fond mais aussi tous les lieux de détention... Je me suis informé aux fins de savoir si cet exercice a déjà été mise... A en croire le président Ousmane Batoko, cette prérogative de la Cour suprême n'avait été mise en oeuvre qu'une fois avant sa mandature. C'est pourquoi il a institué la tournée d'inspection au titre de ses actions. « La justice étant l'ossature de l'État de droit dans un pays, il est important que ce secteur prenne une part active à la consolidation de la démocratie et cela passe par le rapprochement de la justice du justiciable. De même, dans les commissariats, il importe de savoir si les officiers exercent leurs fonctions dans le respect des droits de l'homme et des lois de la République », a expliqué le président Ousmane Batoko... L'exercice d'inspection a été répété à la prison civile de Cotonou où la délégation de la Cour suprême a également rencontré les mineurs et les femmes en détention pour s'enquérir des conditions de leur détention et les rassurer du traitement de leurs dossiers en justice. Sur les lieux, la délégation a constaté avec étonnement que des centaines de détenus attendent toujours leur procès. Toutes choses dont la délégation a discuté avec les autorités judiciaires. Rencontre avec les acteurs de la justice Face aux officiers de police judiciaire et aux magistrats en fonction dans les juridictions de Cotonou, le président de la Cour suprême a tenu un langage franc. Il a insisté sur le fait que l'accès équitable à la justice et le respect des droits de l'homme doivent être une réalité concrète dans les tribunaux et cours ainsi que dans les commissariats et prisons. « Il ne s'agit pas de propos politiques mais il est question de remplir la mission que l'État vous confie... Il est question de faire en sorte que les relations entre justice et justiciable soient empreintes de délicatesse, de respect mutuel, de courtoisie, de simplicité... Que personne n'ait plus peur au Bénin, en entrant dans un commissariat ou en venant au tribunal», a affirmé Ousmane Batoko. Il a exhorté les acteurs judiciaires à faire preuve de professionnalisme et de courtoisie dans leurs rapports avec les justiciables. Aussi, il a reconnu et encouragé tous les acteurs du secteur justice pour les efforts consentis dans la consolidation de l'État de droit et dans la restauration de la confiance des justiciables en la justice. Par ailleurs, la délégation de la Cour suprême a entretenu les officiers de police judiciaire sur leur mission, sur celle du parquet puis sur la relation qu'il doit avoir entre la police judiciaire et le parquet. Acteur fondamental de la procédure judiciaire, la police judiciaire entretient avec le procureur une relation étroite, car c'est le procureur qui dirige la procédure judiciaire. Les Opj ont été invités à faire du respect de la légalité la boussole de toute opération judiciaire. Conscient de leurs conditions précaires de travail, le président de la Cour suprême a promis de faire le plaidoyer pour que la police judiciaire soit renforcée comme cela se doit. Lors de la rencontre avec les magistrats, la délégation de la Cour suprême a relevé la nécessité pour la justice béninoise de faire preuve de célérité pour dire le droit et pour décongestionner les maisons d'arrêt. Car à la prison civile de Cotonou, sur plus de 1500 détenus, un peu plus de 400 personnes ont fait l'objet de condamnation. Ce qui veut dire que plus de mille personnes attendent d'être jugées. « Il est attendu de nous une justice de qualité rendue avec célérité dans le respect des droits des justiciables. Une justice qui punit le coupable et préserve l'innocent d'une condamnation injuste... », fait savoir le président Ousmane Batoko. Actualités 15 déc. 2020


Campagne « seize jours d’activisme contre les Violences basées sur le genre »: Féministes et activistes apprécient
Les seize jours d’activisme contre les Violences basées sur le genre se sont déroulés du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes au 10 décembre, Journée internationale des droits de l’Homme. Le bilan de cette édition, quoique globalement satisfaisant, selon certaines femmes, laisse un goût d’inachevé qu’il faudra corriger les prochaines années. Isabelle Otchoumaré, porte-parole de la Ligue béninoise des droits des femmes « La campagne a pris fin, mais la lutte doit continuer » La campagne des seize jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (Vbg) de 2020 a été meilleure par rapport à celles des éditions antérieures. J’ai noté au-delà des messages de sensibilisation publiés sur les réseaux sociaux, des activités de terrain. Plusieurs organisations ont pris une part active à cette campagne. Certaines d’entre elles ont organisé des séances de sensibilisation, mené des actions de soutien aux victimes….Les hommes ne nous ont pas marchandé leur soutien. Je suis heureuse de savoir que la population est en train de comprendre que la lutte contre les violences basées sur le genre est l’affaire de tous. La campagne a pris fin certes, mais la lutte doit continuer. Elle doit se mener quotidiennement. On ne doit pas attendre les seize jours d’activisme pour mener des actions. Il faut organiser des séances de sensibilisation, faire des plaidoyers, soutenir les victimes autant que faire se peut. Zakiath Latoundji, présidente de l’Union des professionnels des médias du Bénin « Les déballages ont favorisé les dénonciations » La crise sanitaire actuelle n’a pas empêché la célébration de l’édition 2020 des seize jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (Vbg). Il y a eu beaucoup de manifestations et d’initiatives qui ont collé à l’actualité de la crise sanitaire. Je note plusieurs innovations dans la façon de mettre en œuvre la présente campagne. Beaucoup de ces initiatives ont porté sur la question du harcèlement sexuel, sans doute en raison des différentes dénonciations qui ont marqué cette année. Les déballages autour de cette problématique ont permis dans une certaine mesure aux femmes de faire des dénonciations, de parler de leur vécu et de leurs expériences sur le sujet sans langue de bois. C’est un effort louable. Il n’y a pas que la question du harcèlement sexuel quand on évoque les Vbg. C’est important qu’on puisse mobiliser les femmes et les hommes autour de la question. Je salue les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de cette campagne et surtout je les exhorte à plus d’efforts pour aboutir à de meilleurs résultats. Mariam Mondukpè Tchitou, activiste des droits des femmes « Je remercie les hommes qui sont des exemples de la non-violence à l’égard des femmes et des filles » Les seize jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (Vbg) ont eu pour thème cette année, « Orangez le monde, financez, intervenez, collectez ». Beaucoup d’actions ont été menées au niveau national autour de ce thème. Des expositions, des compétitions de basket, des ateliers, des colloques, des sensibilisations sur les différents canaux d’information. Ce sont des efforts très louables à perpétuer. J’ai noté une grande mobilisation des femmes autour de la campagne. Elles sont de plus en plus conscientes qu’elles doivent briser le silence et faire front à toutes formes de Vbg. Le ministère des Affaires sociales et les associations comme Wanep Bénin et le collectif féminin ne sont pas restés en marge de cette activité. Cependant, une grande majorité de femmes n’est pas assez impliquée dans cette campagne, notamment les femmes rurales ou analphabètes. La célébration est restée l’apanage des femmes citadines et intellectuelles. Pour les années à venir, je propose des actions concertées entre les institutions et les acteurs. Ce faisant, les résultats seront plus visibles et percutants. La lutte contre les Vbg est un combat de chaque instant. Ne baissons pas la garde et restons toutes mobilisées. Je voudrais remercier les hommes qui se battent à nos côtés et qui sont des exemples de la non- violence à l’égard des femmes et des filles. Hermione Ligan, chef division information Atlantique FM, présidente de l’Ong femme engagée pour le sport « Il ne faut pas mettre de côté les hommes dans ce combat » La campagne mondiale des seize jours d’activisme contre les Vbg s’est déroulée du 25 novembre au 10 décembre 2020. Je dresse un bilan à la fois positif et négatif. Au cours de cette campagne, plusieurs organisations de défense des droits humains ont effectivement mouillé le maillot. Il y a eu moins d’actions physiques à cause de la Covid-19. Par contre, l’écart est comblé sur les réseaux sociaux. Les jeunes filles et les femmes arrivent à comprendre et à mieux expliquer les violences qu’elles subissent. On doit se donner la main pour éradiquer ce phénomène. Il faut une synergie d’actions pour atteindre nos objectifs. La lutte contre les Vgb ne doit pas se limiter à la campagne des seize jours d’activisme. Ça doit être une lutte quotidienne. Il ne faut pas mettre de côté les hommes dans ce combat. Il faut encourager les victimes à rompre le silence. Plus elles témoignent, plus d’autres victimes prennent conscience de leur propre situation. Il faut permettre à la femme d’exercer un métier de son choix et lui offrir les moyens de pouvoir s’autonomiser parce que le manque de moyens financiers peut également entraîner des violences. Francine Toupé Enianloko, présidente de l’Association ‘’Femme de demain Bénin’’ « Les filles ont compris qu’elles ne doivent pas se laisser malmener » Je dresse un bilan élogieux de la campagne des seize jours d’activisme, malgré cette période tumultueuse de Covid-19. Le Bénin à travers mon association y a participé en mobilisant plus de cinq cents femmes pour suivre des webinaires et des formations en ligne, notamment sur les vbg et le leadership des jeunes filles, en référence au thème retenu à l’échelle internationale. Les jeunes lycéennes et collégiennes de plusieurs pays d’Afrique et du Bénin ont saisi cet espace d’échanges pour exprimer leurs préoccupations et leurs profondes aspirations. Ça leur a permis d’avoir une vision globale de ce monde en perpétuel mouvement et de déconstruire les préjugés culturels en vue de l’accélération du changement social. Elles ont compris qu’elles ont des potentialités et qu’elles ne doivent se laisser malmener par quiconque. Ces différentes initiatives leur permettront de développer l’estime de soi. Le bilan a été globalement satisfaisant. Toutefois, il faut penser à étendre ces rencontres virtuelles les fois à venir. Si Onu-femme, l’Unicef et les autres partenaires peuvent se donner la main, on pourra atteindre des résultats plus encourageants. Propos recueillis par Maryse ASSOGBADJO Société 15 déc. 2020


Délocalisation de leur lieu de commerce: Les assurances du chef de l’Etat aux femmes de Dantokpa
Alors que de nombreux marchés secondaires sont en construction dans la ville de Cotonou, les femmes du marché Dantokpa ne voient encore rien venir quant à leur lieu de commerce. Samedi 12 décembre dernier à l’occasion de la tournée de reddition de comptes du chef de l’Etat, à Cotonou, elles ont soulevé la préoccupation, mais ont été apaisées et rassurées par le chef de l’Etat. Le marché international de Dantokpa sera-t-il ou pas délocalisé ? Quand ? Pour quelle destination ? Quel sort pour ses occupants ? Quid du marché Gbogbanou? Dans la tête des commerçantes, et des usagers du marché Dantokpa, mille questions trottent quant au sort de ce lieu de commerce, dans le cadre des réformes mises en œuvre par le gouvernement relativement aux marchés. Alors qu’elles se sont massivement mobilisées, samedi 12 décembre, pour être présentes à la séance de reddition de comptes du chef de l’Etat pour l’étape de la commune de Cotonou, elles n’ont pas manqué de chercher à en savoir davantage. La présentation du directeur de la Communication évoquant certaines réalisations du gouvernement sans oublier le focus sur les marchés secondaires a davantage attiré leur attention sur le sujet. A l’étape actuelle du déploiement du Programme d’action du gouvernement, 35 marchés modernes sont en construction sur l’ensemble du territoire national dont neuf dans la ville de Cotonou. Interpellé par la responsable des femmes du marché Dantokpa sur le sujet, le président Patrice Talon s’est employé à lever l’équivoque. Dans un premier temps, le chef de l’Etat a confirmé la délocalisation dudit marché. Il sera déplacé vers l’arrondissement de Glo Djigbé dans la commune d’Abomey-Calavi pour une partie. L’autre partie se retrouvera au niveau du stade de l’Amitié, et sera essentiellement dédiée aux vendeurs de bijoux et autres. Le président de la République a rassuré les femmes que le gouvernement tient compte de tous les aspects liés à un tel projet. Des études sociologiques, environnementales, ainsi que des études d’impact environnemental… Rien n’a été omis ni laissé au hasard, et c’est ce qui justifie le temps mis par les travaux en amont, soutient-il. Autre inquiétude soulevée par les femmes, la distance. Du cœur de la ville de Cotonou pour Glo Djigbé, elles estiment la distance énorme. Explications et assurances Réaction légitime à première vue, reconnait le président mais qui tombe devant l’ambition du gouvernement et la nécessité d’assurer une sécurité maximale aux usagers du marché. Selon le chef de l’Etat, il faut un site qui réponde à de multiples exigences. Le nouveau marché doit pouvoir contenir les entrepôts, les magasins, un dispositif sécuritaire qui permette de réagir promptement et sans difficulté en cas d’incendie ou d’accident. Il faut également assurer sur le nouveau site, toutes les commodités pour que l’activité économique prospère et se déroule dans les conditions idoines. En quête du site pouvant répondre à toutes ces exigences, celui de Glo Djigbé était le meilleur et le plus indiqué, d’où son choix. S’agissant de la crainte des vendeuses liée à la fréquentation du lieu au regard de la distance, il a, là encore, tenu un langage d’apaisement. Le président Patrice Talon soutient en effet que le besoin de se ravitailler y conduira les acheteurs. Exemples à l’appui, il démontre que partout ailleurs, le déplacement d’un lieu de commerce, surtout de notoriété, a souvent laissé place à des grincements de dents et même à des mécontentements. Mais une fois réalisé, progressivement, tout le monde se convainc de la pertinence du projet. Compatissant, le chef de l’Etat dit comprendre l’état d’esprit des femmes du marché. Mais il leur dira que rien de grand ni de beau ne se fait sans sacrifice et qu’il faille pour tout un chacun, en consentir dans le cadre de la délocalisation du marché. Concernant, le cas du marché voisin de Gbogbanou, il disparaitra avec Dantokpa, a soutenu le président. Selon ses explications, d’autres projets non moins rentables sont retenus par le gouvernement pour les lieux et ils seront même plus bénéfiques pour les promoteurs que les baux consentis actuellement pour les boutiques et magasins. Ces projets concernent entre autres la mise en valeur de la berge lagunaire. Actualités 15 déc. 2020


Reddition de comptes du chef de l’Etat à Cotonou: Les grandes réalisations du quinquennat revisitées
Fin en apothéose du périple national de reddition de comptes du président de la République, l’étape de Cotonou a également permis de faire un point global de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement. Utopique pour les uns, irréaliste pour les autres, sans doute en raison de son coût de réalisation estimé à 9039 milliards, le Programme d’action du gouvernement (Pag) lancé le 16 décembre 2016, a été largement évoqué au cours de la séance de reddition de comptes entre le président de la République et les populations de Cotonou. Wilfried Léandre Houngbédji, directeur de la Communication à la Présidence de la République, s’est fait le devoir de faire le point des grandes réalisations du quinquennat. Le rêve dont beaucoup doutaient s’est pourtant concrétisé, retiendra-t-on de son intervention. La quasi-totalité des réformes prioritaires ont été exécutées. La mise en œuvre des projets prioritaires se poursuit. Tout le pays est en chantier, a confirmé le directeur de la Communication. Détails, chiffres et statistiques au point, il s’est évertué à illustrer la croissance amorcée par le Bénin depuis la mise en œuvre de ce programme de développement dont la finalité est de révéler le Bénin. La révision de la Constitution, le dialogue politique, la réforme du système partisan qui restitue l’animation de la vie politique aux acteurs politiques, le système politique en pleine mutation, l’assainissement du paysage politique, la révision du Code électoral pour tendre aussi vers des élections groupées… Au plan politique, les prévisions du Pag pour consolider la démocratie n’ont pas faibli. Il en est de même du renforcement du système judiciaire, de la réorganisation de la carte judiciaire, de la réorganisation de la défense et de la sécurité avec notamment des recrutements, des moyens logistiques et financiers pour une meilleure sécurisation du pays… « Nous sommes dans la bonne dynamique et notre pays s’est bien distingué », se félicite le directeur de la Communication.Autres secteurs impactés, la diplomatie, l’état civil, le climat des affaires. Au plan économique, on ne peut non plus nier les avancées du Bénin. Même si on laisse de côté les notations et autres reconnaissances d’organismes internationaux de grande réputation, on peut retenir le remboursement des dettes intérieures du pays, la création de plus de huit cent mille emplois formels et informels, directs et indirects comme des signaux porteurs. Sa présentation n’occultera pas l’énergie. Un secteur dans lequel un programme d’investissement massif a été déployé pour assurer l’autonomie du pays. Le bilan des réalisations faites à ce niveau témoigne de la rigueur du chef de l’Etat et de son équipe. Le Bénin dispose d’une nouvelle centrale à Maria Gléta qui assure la moitié des besoins du pays. Il a aussi soldé sa dette de 40 milliards envers le Nigeria et le Ghana et prévoit pour les semaines à venir, le lancement des travaux pour la construction d’une deuxième centrale. Des succès d’un secteur à un autre Pour ce qui est des infrastructures et des transports, rien à dire, à en croire les explications de Wilfried Léandre Houngbédji, le pays s’est là aussi remis sur les rails. On notera entre autres, la modernisation du sous-secteur aérien avec la réhabilitation et la mise aux normes de l’aéroport de Cadjèhoun, la poursuite des travaux préparatoires pour la construction de l’aéroport de Glo Djigbé, la création de la Société des aéroports du Bénin, et le développement en cours d’une nouvelle offre aéronautique en partenariat avec un opérateur privé. Le tourisme restera tout de même l’un des chantiers sur lesquels, le régime a prouvé sa détermination à révéler le Bénin. Des investissements massifs de l’ordre de 400 milliards Cfa sont prévus et la plupart des projets annoncés ont démarré. N’eût-été la maladie à coronavirus qui a freiné quelque peu l’élan en cours, bien des chantiers seraient plus avancés à la date de cette présentation, explique le directeur à la Communication à la présidence. La rénovation du parc de la Pendjari, la cité historique de Ouidah, l’aménagement d’une station balnéaire, le pole touristique d’Abomey, le pôle muséal de référence autour du musée vodoun de Porto-Novo, le palais royal Baru tem à Nikki, la halte touristique d’Allada, les sept arènes culturelles dont les études sont déjà achevées… jamais le tourisme n’a autant été au cœur de l’action des dirigeants du pays. « Les résultats achèvent de convaincre qu’une belle dynamique est en cours », laisse entrevoir le bilan fait. D’autres secteurs tout aussi importants et logés en bonne place dans le Pag feront aussi l’objet de ce bilan. On en déduit que le Bénin, comme ne cesse de le rappeler le chef de l’Etat, a pris son envol. Les efforts déployés ces cinq dernières années dans le tourisme, les arts et la culture, l’artisanat, le numérique, l’éducation, la santé le prouvent à merveille et fondent sans doute le refrain quasi-quotidien des populations qui veulent voir « la dynamique en cours se poursuivre ». Actualités 15 déc. 2020


Match Mouloudia d’Alger # Buffles: Le duel reprogrammé pour le 19 décembre prochain
Le comité d’organisation des compétitions interclubs de la Caf a décidé de faire jouer le match entre les Buffles Fc du Borgou et le Mouloudia d’Alger, le 19 décembre au complexe olympique Mohamed Boudiad-Stade du 5 juillet 1962 (20 h 45). Dans le cadre de cette rencontre comptant pour le premier tour des préliminaires de la Ligue des Champions de la Confédération africaine de Football (Caf), les autorités du club algérien ont saisi, ce lundi 14 décembre, les dirigeants des Buffles afin de leur communiquer les informations utiles en vue de leur faciliter un meilleur déplacement.     Sports 14 déc. 2020


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