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Nouvelles

6e revue annuelle des réformes et programmes de l’Uemoa: 9 projets et 116 textes en examen
La sixième revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets de l’Uemoa pour le compte du Bénin s’est ouvert, ce lundi 7 décembre à Cotonou. L’évaluation permettra de s’assurer du respect des normes et engagements fixés et de s’enquérir des fruits du processus d’intégration au profit des populations. Neuf programmes et projets et 116 textes communautaires sont en évaluation à l’occasion de la sixième édition de la Revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) pour le compte du Bénin. Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, a procédé hier au lancement des travaux qui se déroulent du 7 au 11 décembre, par visioconférence en raison de la pandémie de Covid-19, entre Cotonou et Ouagadougou, siège de l’Union. « Loin d’être une formalité, cette revue technique vise à faire le point exhaustif de mise en œuvre des actes communautaires dans les différents secteurs et évaluer toutes les diligences précédemment accomplies pour améliorer le score national et par ricochet augmenter le niveau de performance du Bénin », souligne M. Orou Takou. Elle permet « de booster la transposition et l’application des textes en difficultés, et d’accélérer l’exécution des projets et programmes en retard », selon Yawovi Batchassi, représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Bénin. La revue fait suite à plusieurs rencontres d’échanges, notamment un atelier régional préparatoire tenu les 13 et 14 octobre derniers par visioconférence et un atelier national d’auto-évaluation, les 9 et 10 novembre à Cotonou. Au cours des trois dernières années, le Bénin s’est illustré comme le pays de l’Union ayant réalisé le plus grand bond, avec un taux moyen de 75 % dans la mise en œuvre des réformes communautaires, selon la Cellule de suivi de l’intégration régionale qui conduit les travaux de la revue. Le score national lors de l’édition 2019 est de 77 % contre 80 % un an plus tôt. Le taux moyen d’exécution physique et financière des projets et programmes est chiffré à 70 % avec un indice de performance de 49 %. Pérennité Les conclusions de la revue seront analysées lors de la revue politique afin de donner un coup d’accélérateur au processus d’intégration régionale.Un mémorandum de l’édition 2020 prenant en compte les nouvelles recommandations, sera et adopté et signé, après analyse de l’état de mise en œuvre de celles issues de la revue précédente. Les directives, protocoles, règlements et décisions de l’Union portent, entre autres, sur la gouvernance économique et la convergence, le marché commun et les modalités y afférentes à savoir la fiscalité, l’union douanière, la concurrence, le régime préférentiel communautaire, la libre circulation. Les réformes sectorielles touchent les télécommunications, l’agriculture, l’environnement, les mines, les transports, le développement humain et social, l’artisanat. Instituée par Acte additionnel n°05/2013/Cceg/Uemoa du 24 octobre 2013, la revue annuelle permet d’anticiper les facteurs pouvant constituer un goulot d’étranglement ou atténuer l’efficacité des réformes et projets au niveau des pays.Les cinq premières revues organisées en 2014, 2015, 2017, 2018 et 2019 ont suscité un engouement et une forte adhésion des Etats membres et ont permis de dynamiser le dispositif national de suivi de la mise en œuvre des textes communautaires, tant sur le plan de leur transposition que de leur application, à en croire M. Batchassi. Economie 08 déc. 2020


Mécanisation agricole: Le Bénin valide sa stratégie nationale
La Stratégie nationale de mécanisation agricole a été soumise aux experts du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (Maep) avec le soutien de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). C’est dans le cadre de sa validation au cours d’un atelier technique à Cotonou, au cours de la période du 26 au 27 novembre. Elle vise le développement du secteur agricole. Le Bénin s’est doté de sa Stratégie nationale de mécanisation agricole. La validation de ce document qui amorce une nouvelle ère de développement du secteur agricole a eu lieu au cours d’un atelier technique tenu à Cotonou du 26 au 27 novembre dernier, grâce à l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Cette nouvelle stratégie nationale de mécanisation agricole soumise à l’appréciation des experts, à en croire Jean Adanguidi, chargé de programme à la Fao au Bénin, contribuera à terme, à relever des défis de la promotion de la mécanisation des activités de production végétale, animale et halieutique, celles de recherche-développement et des nouvelles technologies de mécanisation, de transformation des produits agricoles, du renforcement des capacités d’intervention des structures de l’État en charge de la mécanisation agricole et de la promotion des mesures d’accompagnement pour le développement de la mécanisation. La stratégie, poursuit-il, décline les différentes actions à mettre en œuvre, pour le développement de la mécanisation agricole au Bénin. Les participants à l’atelier technique ont, selon ses dires, procédé à une analyse critique des grandes options contenues dans le plan stratégique en conformité avec les priorités sectorielles et nationales traduites respectivement dans le plan stratégique de développement du secteur agricole et le programme d’action du gouvernement. C’est à raison que le gouvernement du Bénin a sollicité l’assistance technique et financière de la Fao pour actualiser sa stratégie nationale de mécanisation agricole élaborée en 2005, toujours avec l’appui de l’institution. Pour sa part, Innocent Togla, secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (Maep), représentant le ministre, a souligné que la nécessité de doter le secteur agricole d’un document de stratégie nationale de mécanisation se justifie au regard des ambitions du gouvernement et de sa volonté de faire de l’agriculture un secteur d’investissement massif. Selon ses explications, le document est le fruit d’un long processus participatif et inclusif sous la facilitation d’un groupe de consultants national et international. « La tâche est délicate, mais le parterre de compétences ici réunies me rassure quant à l’atteinte convenable des objectifs du présent atelier. Je vous exhorte à amender ce document pour que les produits qui sortiront à l’issue de l’atelier soient de très bonne facture », a fait savoir Innocent Togla, secrétaire général adjoint du Maep. Le secteur agricole du Bénin retrouve ainsi une nouvelle orientation pour son développement. Economie 08 déc. 2020


Programme spécial d’insertion des jeunes dans l’emploi:Plus de 300 candidats évalués
L’évaluation de la cinquième cohorte des candidats au Programme spécial d’insertion des jeunes dans l’emploi (Psie) s’est déroulée, vendredi 4 décembre dernier à Cotonou, en présence de Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l'Emploi. Au total, 312 jeunes béninois, candidats à l’emploi sont passés devant une vingtaine de jurys composés d’experts qui ont jaugé leurs compétences intellectuelles et techniques. Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l'Emploi a été l’invité surprise de la phase d’évaluation de la cinquième cohorte des candidats au Programme spécial d’Insertion des jeunes dans l’emploi (Psie), vendredi 4 décembre dernier à Cotonou. Satisfait du bon déroulement de cette phase d’évaluation de 312 candidats pour 45 postes, il a rassuré les candidats de la transparence du programme initié par le gouvernement pour offrir de l’emploi aux jeunes. Pour lui, le gouvernement a pris toutes les dispositions pour que ce programme destiné à recruter des professionnels avec des compétences avérées dans leur secteur et à les mettre à la disposition des entreprises puisse prospérer pour le bonheur des jeunes. La vingtaine de jurys conviés à cette mission est appelée à évaluer les compétences de ces jeunes primo demandeurs d’emploi, a-t-il indiqué, ajoutant que tout le processus est dématérialisé et au nom du principe d’égalité des chances, tout jeune béninois compétent peut bénéficier de ce programme. « Je suis venu rassurer les candidats de la transparence de ce programme. La coordination du Psie n’influence en rien le déroulement du processus »,a-t-il martelé. Pour Modeste Kérékou, le gouvernement a réservé une cagnotte de 6 milliards de Fcfa pour la prise en charge des allocataires (solde et accessoires) de ce programme. « Dans le budget 2021 du ministère en charge des Emplois évalué à plus de 14 milliards de FCfa, le gouvernement a pris en compte les allocataires du Psie »,a-t-il révélé. Charlemagne Lokossou, coordonnateur du Psie, se félicite de la mobilisation des jeunes autour de ce programme. Selon lui, après chaque sélection de dossier, les candidats sont invités à se défendre devant des experts. « Nous sommes aujourd’hui à la 5e cohorte d’évaluation où 312 candidats sont invités pour 45 postes»,a-t-il déclaré. Pour lui, lorsque les entreprises demandent des employés, le Psie se charge de les mettre à leur disposition. « Il arrive parfois d’avoir des postes infructueux, car ce sont les critères fixés par les entreprises que nous prenons en compte »,a-t-il ajouté. Beaucoup d’innovations ont été apportées à ce programme et le gouvernement espère d’ici la fin de ce mois avoir plus de candidats dans les domaines comme le génie-civil, l'agro-industrie, la logistique, l’action commerciale, la comptabilité et gestion. A noter que 147 jeunes sont déjà mis en relation avec les entreprises et les formalités contractuelles en cours. Société 07 déc. 2020


Pouvoir législatif:La violence à l’encontre des parlementaires en hausse
A l’approche de la Journée des droits de l’homme (le 10 décembre), l’Union InterParlementaire (Uip) publie ses statistiques annuelles sur les violations des droits de l’homme des parlementaires dans le monde. Les chiffres confirment une hausse constante du nombre de cas soumis au Comité des droits de l’homme des parlementaires, depuis sa création il y a plus de 40 ans. Durant sa rencontre virtuelle avec les membres de l’Association des Correspondants Accrédités auprès de l’Office européen des Nations Unies (Acanu), le Secrétaire général de l’Union InterParlementaire, Martin Chunggong, a déclaré que selon les informations reçues par le Comité des droits de l’homme des parlementaires de l’Uip, les actes d’intimidation et de violence auraient légèrement augmenté, en particulier à l’encontre des femmes parlementaires, au cours de l’année 2020. Comité des droits de l’homme des parlementaires Le Comité des droits de l'homme des parlementaires de l’Uip est le seul mécanisme international ayant pour mandat de défendre les droits de l'homme des parlementaires persécutés. Son rôle consiste notamment à mobiliser les milieux parlementaires pour soutenir les parlementaires menacés, à faire pression sur les autorités nationales et à dépêcher des observateurs de procès. Le Comité est composé de 10 parlementaires représentant les grandes régions du monde et élus par leurs pairs pour un mandat de cinq ans. Tous types de menaces Les menaces et les actes d’intimidation représentent la troisième violation des droits de l’homme des parlementaires la plus fréquente parmi les cas examinés par l’Uip. Les chiffres révèlent aussi que la torture, les mauvais traitements et les actes de violence touchent beaucoup plus les femmes que les hommes parlementaires. En effet, parmi les cas examinés par l’Uip, 34% de femmes ont été victimes de ce type de violations, contre 18% d’hommes. La majorité des cas examinés concernent les Amériques Cette année, le Comité a examiné les cas de 552 parlementaires originaires de 42 pays. Il a été saisi de nouveaux cas concernant 83 parlementaires de 13 pays. Pour la cinquième année consécutive, c’est dans les Amériques qu’a été recensé le plus grand nombre de violations des droits de l’homme des parlementairesce qui correspond à 32% des cas examinés (178 cas sur 552), dont une grande partie concernent le Venezuela. Les régions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord concentrent 25% des dossiers. On constate que la situation s’aggrave,notamment pour les parlementaires de l’opposition, dans quelques pays en particulier, à savoir le Brésil, la Colombie, la République Démocratique du Congo, le Venezuela et le Yémen. Violations commises dans le contexte de la pandémie de Covid-19 Certains gouvernements ont profité de la pandémie de Covid-19 pour prendre des mesures contre les parlementaires de l’opposition. Ils se sont ainsi servis des lois passées pendant le confinement pour les placer en détention ou bafouer leurs droits, notamment en Ouganda, au Zimbabwe et au Venezuela.Les cas de quelque 30 parlementaires en détention dans neuf pays (Côte d'Ivoire, Érythrée, Gabon, Iraq, Mongolie, Niger, Palestine, Philippines et Turquie) ont été examinés. Libération de plusieurs parlementaires grâce à l’action de l’Uip La pression exercée par l’Union InterParlementaire et les milieux parlementaires a contribué à la libération de plusieurs membres du parlement qui avaient été placés en détention. En Côte d’Ivoire, par exemple, quatre parlementaires ont récemment pu rentrer chez eux, en partie grâce au suivi effectué auprès des autorités nationales. Par Catherine Fiankan-Bokonga Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) International 07 déc. 2020


Neuvième édition du festival Lagunimages:Le cinéma pour vendre la destination Bénin
Lagunimages 2020, c’est une pluralité de symboles. Ce festival de cinéma en est à sa neuvième édition. Cette année marque également les vingt ans d’existence du festival qui s’intéresse non seulement au cinéma, mais aussi au tourisme. Un duo gagnant, au dire des organisateurs. Le festival Lagunimages a revu ses ambitions à la baisse en raison de la maladie à coronavirus. Censé se tenir depuis le mois d’avril dernier avec un programme alléchant pour marquer les vingt ans d’existence de cet évènement, c’est finalement du 30 novembre au 11 décembre que se tient le festival avec un programme restreint. Le thème retenu, « Cinéma et tourisme, un duo gagnant ». Christiane Chabi Kao, la présidente de l’association Lagunimages, justifie ce thème par le fait que ce festival qui a fait ses preuves au point de se hisser à un niveau de maturité indiscutable veut prendre une part active dans la promotion touristique en vogue au Bénin. Les ambitions pour développer le tourisme sont tellement grandes aujourd’hui au Bénin que le cinéma ne peut s’y soustraire, explique-t-elle. La contribution de Lagunimages, c’est de vendre la destination Bénin à travers des productions qui en présentent les couleurs, les mille facettes, les décors, paysages, arts, cultures et toute autre réalité pouvant attirer les touristes et les convaincre à se déplacer pour visiter le pays. Pour cette neuvième édition, trois temps forts sont retenus, précise-t-elle. Le premier, ce sont les projections itinérantes. Arttistik Africa, Espace Mayton, Adjrouhoué, Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel… sont quelques-uns des espaces de projection retenus pour diffuser gratuitement des films à l’intention du public. Pour ce qui est des films retenus, ils parlent de culture, de paysage, d’histoire… Des thématiques choisies à dessein, selon Christiane Chabi Kao. Le deuxième temps fort de la neuvième édition de Lagunimages est fait d’ateliers et de master class. La troisième et dernière étape est celle dédiée aux rencontres et soirées pour resserrer les liens entre acteurs du cinéma. Cette édition a pour marraine Rosaline Daahgue, comédienne béninoise de renom ayant tourné aussi bien au théâtre qu’au cinéma. Son choix, justifie la présidente, ne relève pas du hasard. Rosaline est passée des arts à l’initiation à la pratique des religions endogènes. Désormais, elle est « Iya Essayele », mais a renoué après ce parcours avec le cinéma. Un brassage qui sert bien la cause de la présente édition qui allie tourisme et cinéma. Des innovations Christiane Chabi Kao explique que l’édition de cette année se veut une aubaine pour plusieurs corps de métiers au cinéma. Les master class et surtout le profil des formateurs retenus en disent long sur l’ambition des organisateurs de rehausser le niveau du cinéma béninois. Au nombre de ceux-ci, Fabienne Bichet. A l’attention des acteurs béninois, elle va organiser un working sur la communication. La formatrice déjà présente à Cotonou voit à travers cette initiative une aubaine pour les participants afin de mieux se vendre à l’occasion des castings. Son parcours et son expérience dans le domaine constituent une opportunité pour les acteurs béninois. Elle compte leur donner toutes les clés pour se faire coopter sur n’importe quel casting. Autre formatrice, Inès Johnson Spain qui interviendra sur le documentaire autobiographique. Le financement des projets n’a pas été oublié. Le constat selon lequel les projets béninois ont du mal à se faire valider à l’international intrigue les organisateurs du festival. C’est d’ailleurs la fondatrice de l’association, Monique Phoba, qui prendra sur elle cette responsabilité. André Ceuterick, critique et chroniqueur de cinéma, ayant été, pendant plus de vingt ans, le président du festival de film de Mons en Belgique, tiendra lui aussi un master class sur les violences faites aux femmes, aux hommes et aux enfants. Société 04 déc. 2020


Journée des professions judiciaires à Abomey:Le respect des règles déontologiques au menu
Le respect des déontologies des professions judiciaires a été au cœur d’une journée d’échanges, hier jeudi 3 décembre, à la Cour d’appel d’Abomey. La rencontre se tient en prélude à la rentrée judiciaire. En prélude à la rentrée judiciaire 2020-2021 qui aura lieu, ce vendredi, la famille des professions judiciaires s’est retrouvée, hier jeudi 3 décembre, à la Cour d’appel d’Abomey pour échanger sur le respect des déontologies des professions judiciaire. L’événement a mobilisé un parterre d’acteurs clés de la maison justice. Avocats, magistrats, huissiers, notaires, commissaires-priseurs, officiers de justice, greffiers et autres ont donc répondu présents à cette invitation du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Séverin Maxime Quenum. Dans son mot de bienvenue, le président de la Cour d’appel d’Abomey, Jacques Hounsou, a exprimé sa joie de voir la Cour d’appel d’Abomey devenir pour 48 heures le chef-lieu de toutes les juridictions du Bénin. Pour cette journée des professions judiciaires, indique-t-il, il est question d’échanger sur les règles déontologiques de chaque corps composant la compagnie judiciaire. « C’est une première qui est d’ailleurs une initiative prise par le Garde des Sceaux bien soucieux du bon fonctionnement de la justice au Bénin. Des échanges qui devront conduire à des recommandations susceptibles d’appropriation pour chaque acteur afin d’éviter aux uns et aux autres des désagréments aux conséquences douloureuses et bien regrettables», s’est réjoui le président de la Cour d’appel d’Abomey. Me Séverin M. Quenum, avant de s’adresser à cette communauté professionnelle a, quant à lui, fait observer une minute de silence en hommage à Me Brice Tounhoungba décédé il y a quelques jours. Il saisit cette opportunité pour demander à chaque acteur de la communauté de ne pas baisser la garde face au mal qui sévit aujourd’hui. « Il faut donc respecter rigoureusement les mesures sanitaires », lance-t-il au sujet de cette crise sanitaire qui ne cesse de semer la désolation. Et « le moindre relâchement peut s’avérer fatal pour nous et nos proches », avertit le Garde des Sceaux en invitant à une réponse collective faite de discipline au sein de la communauté professionnelle. Le ministre explique que c’est cet esprit de communauté aux antipodes de l’esprit de caste ou de toutes formes de corporatisme qui l’a poussé à initier cette rencontre d’échanges en prélude à la rentrée judiciaire. Cette rencontre des professions dont les activités gravitent exclusivement autour du juridique et du judiciaire était bien nécessaire. Car, l’environnement professionnel en plus d’être sujet à des mutations sans précédent est aujourd’hui de plus en plus l’objet de vives critiques. Alors, «…les échanges entre les professions du droit sur des questions déontologiques sont essentiels», insiste-t-il en paraphrasant un grand juriste français. Actualités 04 déc. 2020


Confiance numérique au Bénin:Le comité de qualification des prestataires installé
Nommés par décret 2020-488 du 7 octobre 2020, les membres du comité de qualification des prestataires de services de confiance de l’organe de contrôle des prestataires de services de confiance numérique en République du Bénin ont été installés, hier jeudi 3 décembre par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation à Cotonou. Ils ont pour mission de qualifier et de contrôler les prestataires de services de confiance et les services qu’ils fournissent. Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation a installé, jeudi 3 décembre à Cotonou, les huit membres du comité de qualification des prestataires de services de confiance de l’organe de contrôle des prestataires de services de confiance numérique en République du Bénin. Il s’agit de Laurent Marc Layimola, Ouanilo Jérôme Médégan, Serge Laurent Adjovi, Aristide Adjinacou, Olayemi Ahouanmènou, Landry Zola, Claude Olympio et Hervé Coovi Guèdègbé. Retenus en raison de leurs qualités morales, de leurs compétences et expériences professionnelles avérées dans le domaine des communications électroniques aux plans technique, économique et juridique, ils ont pour mission de qualifier et de contrôler les prestataires de services de confiance et les services qu’ils fournissent. Selon Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, l’installation des membres du comité constitue un pas crucial dans les efforts du gouvernement pour garantir les services numériques de confiance. A l’en croire, ce comité se chargera d’exiger et de s’assurer que les prestataires de services de confiance corrigent tout manquement aux obligations prévues par les textes en vigueur. « Il est élogieux de créer des structures pour encadrer et accompagner les activités des prestataires », a-t-elle déclaré. Elle se réjouit que le Bénin parvienne enfin à travers ce comité à informer et sensibiliser le public sur les utilisations sécurisées et efficientes des services de confiance et à l’écosystème des prestataires de services de confiance qualifiés. C’est pourquoi, elle compte sur la capacité de chacun des membres à réussir cette mission. Au nom des membres de ce comité, Ouanilo Jérôme Médégan, directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des Systèmes d’Information (Anssi), a rassuré la ministre du Numérique et de la Digitalisation de la disponibilité de chacun des membres à accomplir les tâches à eux confiées avec loyauté. Selon lui, ce panel de cadres compétents sera capable de relever ce défi. « Vous pouvez compter sur nous, c’est un challenge pour nous », a-t-il conclu. Actualités 04 déc. 2020


Dr Ir. Paul Houssou à propos de l’extraction de l’huile rouge: « Il faut améliorer les procédés et la performance des équipements »

Docteur-ingénieur, chercheur en agroalimentaire et chargé de recherche du Cames, Paul Houssou est le chef du Programme technologie agricole et alimentaire (Ptaa) de l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab). Il nous parle dans cet entretien des acquis et des perspectives sur la transformation des fruits de palme en huile rouge et autres dérivés au Bénin.

La Nation : Quel point peut-on faire à ce jour des recherches dans le domaine de la transformation des fruits de palme au Bénin?

Dr Ir. Paul Houssou : Beaucoup de travaux ont été développés sur l’amélioration variétale et sur les aspects de production sur le palmier à huile (Elaeis guineensis). C’est une plante oléagineuse très importante pour la population béninoise pour ses multiples usages, notamment sur le plan alimentaire et économique. On peut l’exploiter des feuilles jusqu’aux racines. L’huile rouge extraite des fruits de palme est présente dans les plats au quotidien. Mais très peu d’actions ont été menées dans le domaine de la transformation des fruits de palme en huile rouge, principal produit dérivé de cette plante cultivée au Sud et au Centre du Bénin. Cependant, des études diagnostiques ont été faites sur les pratiques de transformation des fruits de palme en huile rouge et des analyses de la qualité physique effectuées sur quelques échantillons représentatifs d’huile de palme collectés chez les producteurs.

Que révèlent les résultats à propos des procédés de transformation ?

Il est noté une mécanisation à petite échelle de la plupart des opérations pénibles entrant dans la transformation des fruits de palme en huile rouge communément appelée ‘’zomi’’, et qui constituent un goulot d’étranglement pour les acteurs que sont les transformateurs. Ils utilisent, pour la plupart, des technologies traditionnelles ou artisanales peu performantes.
Nous avons noté six différentes pratiques de transformation utilisées par les acteurs. Il y a le séchage des fruits avant cuisson sans déshydratation de l’huile après extraction ; le séchage des fruits avant cuisson et avec déshydratation de l’huile après extraction ; la fermentation des fruits après cuisson et extraction avec la presse ‘’Dékanmey’’ manuelle. Il y a aussi un procédé sans séchage, ni fermentation mais avec déshydratation de l’huile après extraction avec la presse ‘’Dékanmey’’ manuelle, ou avec la presse ‘’Dékanmey’’ motorisée. A ces pratiques, s’ajoute la chaîne de transformation industrielle complète de production d’huile rouge qui est encore peu développée.

Ces pratiques garantissent-elles la qualité de l’huile ?

Les actions de recherche ont permis de noter une variabilité de la qualité des huiles rouge produites en termes de couleur, de densité, d’odeur. Il y a la non-standardisation des pratiques de transformation : elles varient d’une localité à une autre. Un point critique pouvant affecter la qualité de l’huile de palme a été identifié, notamment le développement des moisissures sur les fruits lors du séchage et de la fermentation après cuisson. Au finish, l’huile peut ne pas être de bonne qualité à cause de la possibilité de contamination par les mycotoxines qui sont susceptibles de causer l’intoxication ou le cancer.

Quelles sont les perspectives de la recherche sur la transformation ?

La transformation des fruits de palme en huile rouge et autres dérivés constitue une véritable activité génératrice de revenus et de création d’emplois pour les acteurs tels que les jeunes et les femmes dans les zones de production. Mais les efforts de recherche doivent se poursuivre afin de mettre à la disposition de ces acteurs, des technologies appropriées pour mieux valoriser la transformation des fruits de palme en huile rouge et autres produits dérivés.
Il convient d’améliorer les procédés et la performance des équipements de transformation pour une extraction optimale de l’huile rouge, d’évaluer la qualité mycologique de l’huile rouge produite afin d’élucider la possibilité de contamination par les champignons (aflatoxine ou autres)et d’indiquer aux transformateurs les pratiques adéquates. Il faut également évaluer au niveau des acteurs l’aptitude technologique des nouvelles variétés produites à la production de l’huile rouge ou d’autres dérivés plus valorisants.Il est aussi question de renforcer les capacités des acteurs sur les technologies appropriées mises au point par la recherche.

Société 03 déc. 2020


Tournée du président de la République dans les communes: Pobè se réjouit des réformes et réalisations
Après les quatre départements du Nord, les Collines et le Zou, le Mono et le Couffo le président Patrice Talon a sillonné, hier mardi 1er décembre, dans le cadre de sa tournée nationale, trois communes du département du Plateau. La commune de Pobè en était la deuxième étape. En recevant le président Patrice Talon et sa délégation dans le cadre de la tournée nationale de reddition de comptes dans les communes, Simon Dinan, maire de la commune de Pobè, s’est félicité d’avoir été un visionnaire. Il y a cinq ans, lorsqu’il vantait la candidature de l’homme de la Rupture, personne ne vendait cher sa peau. Le jeune homme d’alors avait été ignoré avec son offre politique. Cinq ans après, il en parle avec fierté, s’enorgueillit et se satisfait d’avoir contribué à l’avènement à la tête du pays de celui qu’il dépeint comme « le grand chirurgien dont le Bénin avait besoin ». Simon Dinan dit se sentir à l’aise pour en parler d’autant plus que les actions à l’actif du président Patrice Talon sont variées et témoignent de sa carrure d’homme d’Etat très soucieux du développement. L’acte premier, c’est d’avoir redonné à Pobè un rôle majeur dans la cité en lui conférant le statut de chef-lieu du département du Plateau. « C’est un grand signal pour faire de Pobè une cité de développement participatif », souligne-t-il. Loin de toute autosatisfaction, il reconnait que sa localité ne sera plus jamais la même. L’acte deux des actions du quinquennat en cours a consisté à doter la commune de nombreuses infrastructures. La route Porto-Novo-Missérété-Pobè, la route intercommunale Pobè-Adja Ouèrè-Oinhi, le stade omnisports moderne, la construction d’une centrale solaire photovoltaïque, les cantines scolaires au profit de 57 écoles… « Quand vous nous demandiez de serrer les ceintures, nous n’avions pas tous compris que c’était pour construire un Bénin de fierté », souligne le maire. Pour lui, les réformes et réalisations du gouvernement témoignent dans sa localité. L’implantation du pôle 6 de l’Agence territoriale pour le développement agricole (Atda), le recrutement en cours d’agents de santé, le projet Arch… « Il y a autant de motifs de vous dire merci même s’il reste à faire », apprécie Simon Dinan. Ce qui reste à faire, du moins en urgence dans la commune, c’est la relance et l’achèvement des travaux de l’hôpital de zone avec le recrutement d’au moins un chirurgien, l’intégration de la localité à la deuxième phase du projet Asphaltage pour régler les problèmes d’assainissement de la commune, la lutte contre l’érosion qui menace plusieurs quartiers, la construction d’une arène culturelle, l’érection de commissariats dans certains arrondissements, la fourniture de l’eau potable aux populations… Pobè attend aussi sa part de marchés modernes, souligne son maire qui souhaite qu’avec le chef de l’Etat, le rêve de la Société des ciments du Plateau devienne réalité. « Nous sommes pour la poursuite du Programme d’action du gouvernement (Pag) pour un Bénin plus beau, plus fort et plus prospère, indique-t-il. Vaincre la fatalité En réponse à ses propos, l’adresse du chef de l’Etat, ainsi qu’il le fait depuis le début de son périple, a expliqué que le manque d’eau, d’énergie, de routes ne sera plus une fatalité. « En cinq ans nous avons donné la preuve que nous pouvons relever ces défis en peu de temps », souligne le chef de l’Etat. « Nous devenons tout doucement un grand pays », apprécie-t-il. « Ce qui a été fait est de notre mérite commun… Nous avons donné la preuve qu’enfin nous avons pris notre destin en main en construisant notre pays de manière plus durable », soutient le président de la République. Les réformes relatives à la pension des retraités, les améliorations dans la fourniture des services administratifs aux populations, les avancées dans les domaines de l’éducation, de la santé, d’accès à l’énergie électrique et solaire et bien d’autres sujets constituent la charpente des échanges que le président Patrice Talon a eus avec les populations de Pobè. Echanges qui se sont déroulés en présence du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, de l’ancien président de l’institution, Idji Kolawolé, des ministres Jean Michel Abimbola, Salimane Karimou, Alain Orounla et d’autres personnalités, cadres et natifs de la localité. Actualités 02 déc. 2020


Périple présidentiel dans les communes: Za-Kpota fière des réformes du gouvernement
La quatorzième journée de la tournée du président de la République dans les communes s’est achevée, lundi 30 novembre par la commune de Za-Kpota dans le Zou, marquant ainsi la fin de l’étape du département du Zou. La commune de Za-Kpota est fière des réformes mises en œuvre depuis avril 2016 sous le leadership du président Patrice talon. La deuxième plus peuplée des communes du Zou souhaite donc que rien n’arrête la dynamique en cours et invite le président à se positionner pour reprendre son fauteuil et continuer l’œuvre de construction du pays. Pourtant, tout n’est pas rose dans la commune. Félicien Danwouignan, maire de Za-Kpota, a égrené à l’occasion de la visite du président de la Réplique, le chapelet des doléances qui ont besoin de solutions diligentes. Première commune productrice d’agrumes avec une capacité annuelle de plus de trente mille tonnes, Za-Kpota ne dispose pas d’usine de transformation. Conséquence, plus de 25 % de la production pourrit à cause des difficultés liées à sa transformation. Le reste de la production est bradée en direction du Nigeria pour une large part. La commune manque d’eau et sollicite des adductions d’eau. Son taux de desserte est d’environ 30 %. L’énergie y est aussi attendue. Za-Kpota souhaite bénéficier de la deuxième phase du projet Asphaltage et plaide pour le bitumage de la nationale 20 reliant sur 22 km Za-Kpota à Bohicon. Ici comme c’est le cas un peu partout dans le pays, on attend un stade omnisports communal et la création d’un lycée agricole. Des besoins en personnels enseignant et soignant, en salles de classe en rajoutent à la détresse de la commune. Une commune de 165 208 d’âmes avec une superficie de 409 kilomètres carrés et dont le destin a changé sous l’ère de la Rupture. Jadis difficile d’accès, la localité a vu les travaux de construction de sa voie lancés trois fois de suite sans que rien n’y fît. Mais sans le moindre coup officiel de pioche, ni une pierre posée, elle jouit d’une route moderne, large et aux normes. Commune transitoire entre le plateau d’Abomey et la région Agonlin, Za-Kpota a aussi bénéficié d’infrastructures scolaires. Plusieurs modules de classes ont été construits dans les collèges et écoles. 61 écoles bénéficient d’une cantine scolaire sur les 106 de la commune et l’impact se fait sentir avec l’amélioration des résultats scolaires. Ici, révèle le maire, chaque action porte un impact. Dans le domaine de la sécurité, il y a la construction de commissariats. Au niveau du numérique, un point d’accès communautaire est disponible avec le passage de la fibre optique. Les femmes, pour ce qui les concerne, bénéficient de la nouvelle formule du microcrédit. Au-delà du gouvernement, la Fondation de la première dame est aussi venue en appui à la commune avec la réalisation de deux modules de trois classes avec bureau, magasin et latrines modernes. Le Bénin est capable de se développer « Les Béninois pris indivi-duellement sont reconnus à travers le monde comme des travailleurs. Malheureusement, au service de notre communauté, nous ne parvenons pas à traduire ces talents individuels en énergie commune pour satisfaire nos attentes et nos manques », a expliqué le président Patrice Talon aux populations pour les engager à y croire. « On constate au fil du temps que nos déboires et nos manques sont éternels. Mandat après mandat, génération après génération, nos doléances sont les mêmes », relève-t-il. « Partir de rien et arriver au sommet parfois en un rien de temps est à la portée de notre pays », insiste-t-il. Le chef de l’Etat pense que la foi sollicitée il y a cinq ans auprès des Béninois n’a pas été vaine. « Pour l’espoir soulevé par ce mandat, est-ce qu’à terme le Béninois est pris en charge autrement et mieux que par le passé ? Le pays est-il en construction dans tous les domaines, voit-on que le Bénin est en construction ? ». Les échanges entre le président Patrice Talon et les populations de Za-Kpota se sont déroulés autour des réponses à ces préoccupations, tout en prenant en compte les bilans dans tous les secteurs de la vie socioéconomique du pays. « Ce que nous avons fait ensemble est extraordinaire », retiendra en guise de conclusion le président. Actualités 01 déc. 2020


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