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Nouvelles

Visite du président Patrice Talon : Malanville plaide pour un programme spécial d’assainissement
La tournée nationale d’évaluation et d’échanges directs avec les populations locales initiée par le président de la République s’est poursuivie, ce samedi 14 novembre, avec pour première étape, la commune de Malanville. Le chef de l’Etat a été accueilli avec liesse et hospitalité, ce samedi 14 novembre à Malanville. Chants et tambours sont venus à sa rencontre pour lui témoigner la chaleur des habitants de cette partie du pays qui, visiblement l’attendaient depuis longtemps. Preuve que la tournée nationale d’évaluation initiée par le président Patrice Talon pour échanger directement avec les populations à la base est bien plus qu’appréciée. Cette commune de 3016 kilomètres carrés dont 80 000 hectares de terres cultivables avec des activités comme l’agriculture, l’élevage et accessoirement le commerce et un conseil communal de 29 membres avaient une longue liste de doléances à adresser au chef de l’Etat. L’occasion était bien trouvée et c’est le maire de la commune qui s’est fait le porte-parole des populations. Guidami Gado fait savoir que Malanville n’a pas été du reste dans la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement. Elle a bénéficié d’un stade omnisports aux normes actuellement en construction. Plusieurs chantiers d’assainissement et de pavage de rue ont été ouverts. Dans presque toutes les écoles maternelles et primaires, il y a des cantines qui maintiennent les enfants à l’école et améliorent les résultats scolaires. Mais des besoins existent encore. La commune a besoin d’être assainie et modernisée. Il lui faut, plaide son maire, un programme spécial. Une radio locale pour éviter d’aller à Gaya passer les communiqués pour les populations, serait aussi très appréciée. La population souhaite une autoroute à double sens pour réguler la circulation des gros porteurs, la construction d’une digue de protection pour régler les problèmes liés à l’inondation avec son corollaire de morts et de dévastation des champs. « La pression démographique sur la terre est devenue grande, nous souhaitons l’aménagement d’une vallée pour réduire les conflits entre producteurs et éleveurs », a souhaité le maire. Malanville attend aussi un centre de santé de référence dont le site est déjà disponible et le bitumage de la route Guéné-Karimama. Beaucoup de choses faites pour la sécurité, mais la renforcer davantage serait bénéfique pour la commune. Autant d’attentes qui font dire au maire que « un nouveau mandat est exigé par la population pour maintenir l’évolution que Malanville connait depuis cinq ans ».  Ses propos seront renforcés par ceux du porte-parole de l’association pour le développement de Malanville. Celui-ci a réitéré que la commune a besoin d’infrastructures. Le réseau électrique et l’eau ne couvrent pas les quartiers périphériques et l’électrification solaire n’est pas fonctionnelle partout. Le pont de Guéné est sur le point de céder. Des classes manquent d’enseignants qualifiés… Heureux, le président Patrice Talon l’était aussi. Ce qui l’a chagriné, c’est de devoir se priver de la chaleur des populations en raison des mesures barrières imposées par la Covid-19. « Je suis venu faire avec vous le point de notre cheminement commun depuis cinq ans et apprécier l’état dans lequel se trouve dans notre nation », a poursuivi le président. Le président Patrice Talon estime aussi qu’il est « convenable que les populations elles-mêmes après lui avoir confié la charge de la gestion du pays, fasse le point du chemin que le pays a parcouru, secteur par secteur,  région par région ». Et c’est bien à cet exercice qu’il se consacre depuis le jeudi 12 novembre dernier.     Actualités 14 nov. 2020


Patrice Talon à Bembèrèkè et Sinendé : Les réalisations du gouvernement font la joie des populations
Dernière étape de la deuxième journée de la tournée du chef de l’Etat dans les communes, Bembèrèkè, la cité des Wèwèrè, est venue à la rencontre du président Patrice Talon avec reconnaissance et doléances. Dans la salle de conférences de la Maison des jeunes de Bembèrèkè, ce sont à la fois les populations de  Bembèrèkè et de Sinendé qui se sont mobilisées pour accueillir le chef de l’Etat et sa délégation. Leur gratitude à son endroit pouvait se lire à travers les messages sur les dizaines de banderoles. En somme, gratitude, reconnaissance et appel à la poursuite de l’œuvre de développement en cours depuis 2016 dans le pays. Dans son message à leur endroit, le chef de l’Etat en tiendra compte. Cet effort de construction du pays qui est fait depuis, c’est aussi grâce à la contribution de toute la population, indique le président. L’argent qui allait dans les poches de quelques individus sert désormais à bâtir le pays, construire les routes, les écoles, les centres de santé… Il sert à rendre l’eau potable disponible un peu partout, leur a expliqué le chef de l’Etat. Cet effort de construction du pays, Bembèrèkè et Sinendé le ressentent. Les maires des deux communes ont partagé avec le président Patrice Talon les réalisations du gouvernement qui font la joie des populations. Malgré cette quinte de satisfaction, des difficultés demeurent et des besoins restent insatisfaits. Dans l’éducation, la santé, le commerce, les infrastructures, Bembèrèkè et Sinendé veulent plus. Cela se fera, a assuré le président de la République. Le gouvernement a prévu des réalisations au-delà des attentes des populations, annonce-t-il. Plus qu’une question de temps, et peut-être de patience aussi, apaise le chef de l’Etat. Mais, chose importante, rappelle-t-il, chaque Béninois doit prendre sa part à l’œuvre et l’accomplir avec engagement et abnégation. Sa délégation et lui prendront ensuite tard la nuit, congés des populations. Ce samedi 14 novembre, le président Patrice Talon poursuit son périple. Il est attendu dans les communes de Malanville, Banikoara et Kandi.   Actualités 14 nov. 2020


Tournée dans les communes: Les engagements de Patrice Talon face aux populations de Nikki
La cinquième étape de la tournée nationale du président de la République a été consacrée à la commune de Nikki, la légendaire cité des cavaliers Bariba. Dans cette cité royale dont le passé glorieux se conte de génération en génération, le président Patrice Talon est allé non seulement faire un exercice de reddition de comptes, mais aussi prendre des engagements en faveur du développement. Nikki n’attendait plus une visite du président Patrice Talon avant la fin de son mandat. Surprise, la ville l’était donc et s’est massivement mobilisée pour saluer l’arrivée du bâtisseur grâce à qui, « beaucoup de choses ont changé à Nikki ». Princes, cavaliers, enfants, jeunes, femmes ont dressé une haie d’honneur qui a ovationné et suivi le chef de l’Etat depuis l’entrée de la ville jusqu’à la salle du centre des jeunes, lieu retenu pour sa séance d’échanges avec le conseil communal et toutes les composantes de la localité. Ils étaient tous là, présents et respectueux des mesures barrières contre la maladie à coronavirus. L’arrivée du chef de l’Etat a été saluée aussi bien par la population que par le président du Conseil économique social, la vice-présidente de l’Assemblée nationale, le ministre d’Etat, les ministres de la Poste, de l’Economie numérique, de l’Intérieur… et une horde de personnalités de divers acabits. « Je suis heureux de me retrouver sur cette terre chargée d’émotions, symbole de grandeur passée et à venir. Ce qui jadis a fait notre grandeur, le mérite de nos ancêtres nourrira à nouveau notre potentiel pour faire connaitre le Bénin ». Le message du président de la République était à l’assurance et à l’espoir. En cinq ans, tout n’a pu être fait, mais des jalons ont été posés et le Bénin ne sera plus jamais le même. « Je suis venu vous faire le point, l’état des lieux, le bilan de notre parcours commun depuis bientôt cinq ans », a expliqué le président de la République. Il a surtout invité la population de Nikki à croire en son potentiel. « Le chemin que nous avons fait ensemble depuis cinq ans n’est pas mal », soutient-il. Mais on ne dormira pas sur les lauriers, prévient le président Talon. Même si globalement le pays a progressé et a mis en place « un modèle de transformation durable », il reste à faire dans les 77 communes du pays, convient-il. Pour ce qui est de Nikki, elle n’a rien à craindre. Son potentiel sera valorisé. « L’avenir de chacun de nous et des générations à venir dépend de nous-mêmes », a indiqué le président. Les besoins de Nikki évoqués dans une brève adresse par le maire Roland Lafia ne sont pas inconnus du gouvernement, admet-il. Les difficultés d’accès à la commune, les difficultés d’accès à l’eau potable malgré les efforts faits par le gouvernement, l’absence d’infrastructures routières dignes du nom… sont autant de choses pour lesquelles le gouvernement agira très vite. Dans les mois à venir, Nikki présentera un nouveau visage, a promis le président de la République. Et comme il n’est pas concevable que l’on parle de Nikki sans évoquer la royauté, le sujet est largement revenu. Là-dessus, les populations à travers leur parole se sont montrées particulièrement reconnaissantes pour l’important budget alloué à la rénovation du palais de la localité. Le président Patrice Talon pour sa part a promis y travailler, diligemment ensemble avec le gouvernement. Auprès de l’Exécutif, il s’est engagé à être le porte-parole de la commune pour que ces réalisations se fassent assez vite, « peu importe celui qui viendra après lui ». Actualités 14 nov. 2020


Patrice Talon: « Pendant cinq ans, nous avons essayé de donner le meilleur de nous-mêmes»
En tournée dans l'intérieur du pays, le chef de l'Etat a échangé avec des populations du centre du pays sur ses actions depuis cinq ans. Plusieurs actions de développement ont été faites selon lui, pour sortir le pays des sentiers battus. « Ma volonté, mon engagement depuis 5 ans a été de pouvoir faire à mes concitoyens... quelque chose qui complète ce que mes prédécesseurs ont fait », a expliqué le chef de l'Etat Patrice Talon aux populations de Savè. Patrice Talon se réjouit d'avoir accompli ces actions pour la satisfaction générale. Dans ce cadre, il confie : « pendant les cinq ans, nous avons essayé de donner le meilleur de nous-mêmes ». Intervenant sur la situation de la commune de Tchaourou, le chef de l'Etat entend établir un chronogramme des urgences pour cette ville et l'imposer à celui qui va lui succéder. « Ce sera le contrat que je vais signer avec Tchaourou. Cela n'est pas de mes habitudes mais pour faire oublier cette mauvaise impression que Tchaourou a été délaissée, je le ferai », a-t-il dit. Patrice Talon a indiqué que ce qui n'a pas été fait à Tchaourou ne l'a pas été à cause des incidents. C'est le moment qui n'était pas encore arrivé, d'après lui. Actualités 13 nov. 2020


Le maire de Savè à propos de la visite du chef de l’Etat: « Cette visite surprend agréablement »
Le mot de bienvenue du maire de la commune de Savè à l’occasion de la visite du président de République était bien plus émotif qu’on pouvait l’imaginer. Dénis Oba Chabi, maire de la commune de Savè, n’avait pas tous ses mots pour témoigner son émotion à l’occasion de la visite du chef de l’Etat dans sa localité. « Tel un enfant que le père Noël vient visiter, je me sens heureux de vivre ce moment exceptionnel », applaudit-il. Son « Ekaabô Babawa », mot de bienvenue dans la langue, a été longuement ovationné par l’ensemble des acteurs invités à cette séance avec le chef de l’Etat, séance voulue dans des conditions sanitaires toutes particulières en raison de la Covid-19. Si euphorique il est, c’est aussi parce que depuis 2016, Savè comme bien d’autres localités du pays est en pleine mutation. Les exemples en ce qui concerne sa commune ne sont pas des moindres, rappelle-t-il. La construction de l’hôpital de zone Savè-Kétou, la construction d’une retenue d’eau de deux millions de mètres cube, le grand pont de Okpa sur le fleuve Ouémé, la réhabilitation de la Route nationale inter-Etats numéro 2 de 210 kilomètres, le bitumage de la route Savè-Okéwo en cours de réalisation… la commune n’a pas été en marge des promesses tenues, estime le maire. « Vos actions sur le terrain sont illustratives de vos ambitions pour le pays », lance-t-il au président de la République. Ceux qui étaient septiques quant aux ambitions du chef de l’Etat et ses actions de développement pour tout le pays, « poussent désormais un soupir de satisfaction pour les résultats tangibles qui forcent l’admiration »,  reconnait Dénis Oba Chabi. Mais des doléances, le maire de Savè en avait beaucoup aussi. La construction d’un pont sur l’Okpara lui tient à cœur. L’aménagement et le bitumage d’une voie de contournement des Collines pour faciliter la circulation des gros porteurs, la création d’un camp militaire, le raccordement de la ligne électrique, la réouverture du lycée technique de Savè sont autant de réalisations pour lesquelles la cité des Tchabè tend la main au président Patrice Talon. Son intervention personnelle dans certains dossiers est toute aussi attendue. Au nombre de ceux-ci, et le maire y tient, le sort des personnes en conflit avec la justice du fait des événements regrettables enregistrés dans la commune. Savè veut aussi être prise en compte dans le projet de la Route des esclaves et elle est jalouse et a besoin du projet d’Asphaltage, plaide son maire qui rappelle que « cette visite émerveille et surprend agréablement ». La réponse du président Patrice Talon à ses préoccupations ne s’est pas fait attendre. «Le développement de Savè m’importe beaucoup… je n’ai pas eu l’occasion de parcourir le pays pour vous rendre compte de ce que vous m’aviez confié… C’est avec regret que je me rends compte que je n’ai pas pu faire le tour et comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, j’ai décidé de faire le tour et j’ai décidé de commencer par Savè », a réagi le président Patrice Talon. Actualités 12 nov. 2020


Cour d’appel de Cotonou: Justin Gbènamèto installé président
Le nouveau président de la Cour d’appel de Cotonou a pour nom Justin Gbènamèto. Il a été officiellement installé dans ses fonctions par le président de la Cour suprême Ousmane Batoko lors d’une audience solennelle qui a eu lieu, hier mercredi 11 novembre à la Cour d’appel de Cotonou. Nommé par décret 2020-439 du 30 septembre 2020, le nouveau président de la Cour d’appel de Cotonou, le magistrat Justin Gbènamèto, a officiellement pris fonction hier. Il succède ainsi au magistrat Arsène Hubert Dadjo. Président de la Cour d’appel de Cotonou, Justin Gbènamèto tient sous sa juridiction les tribunaux de première instance de première classe de Cotonou et de Porto-Novo et les tribunaux de première instance de deuxième classe d’Abomey-Calavi, d’Allada, de Ouidah et de Pobè. Prenant ses réquisitions lors de l’audience solennelle d’installation, le procureur général près la Cour suprême Onésime Madodé a rappelé le siège légal de cette cérémonie, notamment l’article 10 de la loi portant statuts de la Magistrature en République du Bénin qui stipule que le président de la Cour d’appel est installé par le président de la Cour suprême en audience solennelle dans sa juridiction de nomination et ne peut accomplir aucun acte de sa fonction sans avoir été préalablement installé. Le procureur général a ensuite évoqué le parcours professionnel du nouveau président de la Cour d’appel qui aura gravi tous les échelons dans l’ordre judiciaire. « Je sais que vous mesurez l’ampleur et la délicatesse de la tâche qui est maintenant la vôtre à la Cour d’appel de Cotonou qui demeure une référence dans le volume des affaires... », a déclaré le procureur général près la Cour suprême avant d’exhorter le nouveau président à faire preuve de bonnes qualités managériales et à œuvrer pour la sincérité juridique à travers la qualité et l’impartialité dans la prise des décisions, gage du maintien de la confiance des justiciables en la justice. Réussite dans l’exercice de ses nouvelles fonctions. C’est le souhait du président de la Cour suprême à l’égard de l’impétrant. « Monsieur Justin Gbènamèto, il me plaît de vous adresser mes félicitations à la tête de cette juridiction importante... Cette nomination est l’aboutissement d’un long processus... Les longues années que vous avez passées au service de la justice me dispensent de vous adresser un chapelet de conseils... Un président de Cour d’appel est aussi et surtout un bon manager, un chef d’équipe... Les qualités que vous devez cultiver sont dès lors l’humilité, le don de soi, la patience, l’écoute du justiciable et de vos collègues... », a affirmé Ousmane Batoko avant d’installer le magistrat Justin Gbènamèto en qualité de président de la Cour d’appel de Cotonou. Par ailleurs, le président de la Cour suprême Ousmane Batoko a salué les efforts du gouvernement dans le renforcement en capital humain du secteur judiciaire. Actualités 12 nov. 2020


Centre culturel Ouadada à Porto-Novo: Une centaine d’œuvres d’art de malades mentaux promues
Une centaine d’œuvres artistiques réalisées par des personnes en situation de handicap mental et pensionnaires du Centre d’art-thérapie Vie et Solidarité sont actuellement en exposition au centre culturel Ouadada à Porto-Novo. Le vernissage se déroule en marge de la sixième édition du festival d’art Eclosions urbaines. Les personnes en situation de handicap psychique et intellectuel communément appe-lées « malades mentaux » peuvent aussi contribuer au développement de leur pays. La preuve en a été donnée par le centre d’art-thérapie Vie et Solidarité qui encadre en art de telles personnes. Celles-ci ont à leur actif la réalisation de plusieurs œuvres artistiques. Ces œuvres sont actuellement en exposition dans le cadre de la sixième édition du festival d’art Eclosions urbaines qui se déroule au centre culturel Ouadada à Porto-Novo. Le vernissage a permis dans la soirée du samedi 7 novembre dernier au public composé notamment d’acteurs culturels et d’autorités politico-administratives d’apprécier les œuvres de ces personnes psychiquement affectées et de découvrir leurs talents. A travers ce vernissage, l’artiste photographe Louis Oké Agbo, promoteur du centre d’art-thérapie Vie et Solidarité, entend mettre en lumière, pour la deuxième fois consécutive après le succès de l’édition passée, la notion innovante consistant à mettre l’art au service de la santé mentale. Selon lui, l’art-thérapie peut contribuer à soulager, traiter, voire « guérir » les maux dont souffrent les malades mentaux souvent marginalisés et négligés dans la société. Les pensionnaires du centre sont formés deux fois par semaine dans les ateliers de photographie, de peinture, de musique, de sport et d’alphabétisation en langue française qu’il anime avec d’autres partenaires. « A partir des œuvres d’art produites par un malade mental, on peut apprécier l’évolution de son état de santé, c’est-à-dire voir s’il y a davantage de précision dans le travail réalisé », soutient Louis Oké Agbo. Pour lui, la santé mentale est une chose trop sérieuse pour être l’affaire des seuls médecins et psychiatres. Le centre d’art-thérapie vient alors appuyer le travail de la médecine moderne dans la prise en charge des personnes souffrant de cette affection à travers leur formation à l’art. Le promoteur dit avoir noté, cette année encore, plus de détermination et de précision dans les œuvres produites par les pensionnaires du centre. La folie est une qualité et n’est pas une maladie comme les autres, souligne-t-il. Les œuvres réalisées permettent aux pensionnaires du centre de s’extérioriser et d’aller au-delà de leurs émotions. Comme perspectives, Louis Oké Agbo entrevoit une rencontre avec les étudiants et les élèves pour des regards croisés sur les œuvres de ces artistes spéciaux afin d’essayer de briser la barrière entre la société et les personnes en situation de handicap mental et intellectuel. Louis Oké Agbo a plusieurs autres projets en faveur des pensionnaires du centre, notamment pour leur réinsertion professionnelle. Il compte créer des boutiques-galeries pour l’exposition des œuvres réalisées. Le directeur départemental en charge des Arts et de la Culture de l’Ouémé, Félicien Hounkanrin rassure le promoteur du centre de son appui personnel et institutionnel pour la concrétisation des ambitions affichées. Culture 12 nov. 2020


Préservation de la biodiversité de Naglanou à Athiémè: Lueur d’espoir pour le groupement Ayininonté
Le projet d’investissement, de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest offre des alternatives aux communautés en vue de réduire leur pression sur les ressources naturelles. Le groupement Ayininonté à Athiémé, dans le Mono, reste un modèle de cet élan à préserver la biodiversité. Il pleut des cordes, ce mercredi 14 octobre 2020, sur le village de Tadocomè, arrondissement d’Atchannou, commune d’Athiémè. Cette pluie surprise est venue plomber la motivation de Roboti Koko et Gbédégo Kpadonou, membres de la coopérative Ayininonté sur le site de transformation de noix de palme en huile, faute d’abri. Aux efforts physiques des femmes, s’ajoutent les intempéries et les risques de noyade de leurs enfants, en raison de la mare qui s’est formée dans leur environnement de travail. « Sous la pluie, les membres de la coopérative ne peuvent rien faire. Alors que sous un hangar, ils peuvent poursuivre leurs activités et sécuriser la production au niveau de leur magasin », admet Abdou Salami Amadou, responsable du volet Fonds pour l’Environnement mondial du Projet d’investissement de la résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest. Ces conditions difficiles de travail ne seront désormais qu’un vieux souvenir avec le centre de transformation en construction, à un jet de pierre de l’atelier en plein air. L’infrastructure est financée par le projet d’investissement, de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest Waca Resip-Bénin, qui appuie la coopérative à hauteur de 11 224 000 francs Cfa. Préserver la réserve de biosphère du Mono En décidant d’accorder cet appui aux femmes, le Bénin et ses partenaires tiennent à la préservation de la réserve de biosphère du Mono. « Pour réduire la pression sur les ressources naturelles du site Ramsar 1017, il est prévu le financement, le développement et la mise en œuvre des activités alternatives génératrices de revenus (Aagr) au profit des populations riveraines aux Aires communautaires de conservation de la biodiversité (Accb) », soutient-on au niveau du Fonds pour l’Environnement mondial. Le challenge, ici, c’est de sauvegarder l’Aire communautaire de conservation de la biodiversité (Accb) de Naglanou, à 5 km du site de transformation de la coopérative Ayininonté. Cette aire couvre un espace d’environ 319,56 hectares. Les animaux préservés sont le Sitatunga, le Guib harnaché, le singe, le python géant. Avant l’avènement du projet, cette réserve naturelle était l’une des principales sources de revenus pour le village de Tadocomè. « En appuyant la communauté, nous sommes en train d’épargner les Accb de la pression humaine », assure Abdou Salami Amadou. Selon Jeanne Akakpo Adanbiokou, coordonnatrice générale adjointe de l’Unité de gestion intégrée des projets, « les autorités béninoises au plus haut niveau sont préoccupées par les conséquences économiques, sociales et culturelles graves dues à la dégradation du littoral et de la réserve de biosphère béninois ». Leur volonté de mobiliser des partenaires techniques et financiers tels que la Banque mondiale, le Fonds pour l’environnement mondial et le Fonds nordique de développement pour la concrétisation du projet d’Investissement, de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest au Bénin (Waca ResIP-Bénin) est manifeste. L’attention des partenaires à l’endroit de la coopérative Ayininonté vaut son pesant d’or pour le Bénin. Confronté à la production manuelle auparavant, le groupement doit aujourd’hui son ascension à Waca-Bénin. Les équipements de travail tels que les presseuses, les dépulpeuses et les équipements de protection individuelle acquis dans le cadre de ce financement font amorcer l’ère de la modernité. « Ces femmes étaient déjà dans la transformation de noix de palme en huile rouge. Ce sont elles-mêmes qui ont exprimé le besoin dont nous avons fait le point pour retenir le montant total du micro-projet », développe Abdou Salami Amadou. Des communautés engagées Les bénéficiaires ont le vent en poupe : « Nous sommes comblées par l’arrivée des partenaires. Ces appuis nous ouvrent les portes de la modernité dans notre domaine de travail en même temps qu’ils nous permettent de sauvegarder l’environnement », apprécie Blédo Dansi, présidente de la coopérative. Ses collègues et elle comprennent l’enjeu et servent de relais pour la sensibilisation des hommes contre le braconnage. Un système de surveillance permanente du site est mis en place pour traquer les récidivistes. Soixante-treize personnes dont douze femmes font partie des équipes de veille. Robert Codjo Sossa, président de l’Accb de Naglanou, est un ancien braconnier. Il a exercé plus de dix ans avant de troquer son fusil contre la sensibilisation à la préservation de la forêt. Selon lui, l’abandon du braconnage est bénéfique à tous égards. «Aujourd’hui, la forêt s’améliore et les animaux ne sont plus dérangés. La coopérative Ayininonté a reçu du soutien parce que nous avons arrêté le braconnage. Ma femme fait partie des bénéficiaires », s’extasie-t-il. Adolphe Noumon, administrateur de la coopérative, est heureux des efforts de sa communauté en faveur de la préservation de la biodiversité : « Les gens font pression sur la forêt en vue de survivre. Ils vivent mieux aujourd’hui sans la chasse ». L’horizon se dégage désormais pour ces femmes dont les conditions de travail étaient précaires jusqu’à un passé récent. Tout se joue minutieusement sur le terrain pour leur permettre d’exercer dans un cadre répondant aux normes. La bienveillance des partenaires à l'égard de la coopérative Ayininonté, forte de trente membres, a donc un impact indéniable sur toute la communauté de Tadocomè. «Cet appui au groupement impacte trente bénéficiaires directs et par ricochet trente ménages. La taille d’un ménage moyen dans cette localité est d’environ sept membres», estime le responsable du volet Fonds pour l’environnement mondial du projet Waca-Bénin. C’est dire que la promotion des activités alternatives génératrices de revenus par le projet Waca Resip-Bénin pour la préservation de la réserve de Naglanou est un geste hautement salvateur pour les bénéficiaires, leur communauté et le pays entier. Société 12 nov. 2020


2e édition du Prix Père André Quenum du bon citoyen: Fulbert Adjimehossou lauréat
Le verdict de la deuxième édition du « Prix Père André Quenum du bon citoyen», est tombé. Le lauréat a pour nom Fulbert Rodrigue Adjimehossou, journaliste au quotidien Fraternité. Il a été récompensé, ce mardi 10 novembre, à la faveur d’une cérémonie organisée à cet effet. Il est l’heureux gagnant de la deuxième édition du « Prix Père André Quenum du bon citoyen ». Fulbert Rodrigue Adjimehossou, journaliste au quotidien Fraternité, a reçu un chèque d’une valeur de 500 000 francs Cfa, un trophée et une attestation, des mains des officiels présents. Son nom a été dévoilé à l’occasion d’une cérémonie de remise de prix, organisée, hier, à Cotonou. L’article de presse soumis par le lauréat est intitulé « Covid-19: nouvelle embûche pour les personnes handicapées ». Sur les six propositions reçues, celle de Fulbert Rodrigue Adjimehossou est la meilleure. Séduits par la qualité de son travail, les trois membres du jury n’ont pas hésité à lui attribuer la plus forte note. Ce qui permet à l’impétrant d'obtenir, au final, la moyenne la plus élevée même si l’article est encore perfectible. « C’est un sujet intéressant, l’angle est original, l’article est bien conduit, il y a un fil conducteur dans tout ce qu’il a dit (...). Donc, nous avons retenu ce papier même si nous estimons qu’il y a encore des efforts à faire pour rendre perfectible l’article aussi bien dans la forme que dans le fond (…). Pour l’effort de recherche qu’il a fait, pour la manière dont il a conduit son récit, nous disons qu’il mérite ce prix… », a déclaré le président du jury, Noël Allagbada, lors de la présentation du procès-verbal de délibération. Le lauréat a dit sa gratitude à l’endroit des organisateurs du concours, des membres du jury et de tous ceux et celles qui ont contribué à la rédaction de cet article de presse. A l’occasion, Fulbert Rodrigue Adjimehossou fait un témoignage émouvant sur le père André Quenum pour l’avoir côtoyé. Il rappelle aussi à quel point le Père André Quenum constitue un modèle à suivre, notamment en matière de pratique du métier de journaliste. Un témoignage qui a ému plus d’un, ce mardi. Le « Prix Père André Quenum du bon citoyen » est une initiative de l'hebdomadaire La Croix du Bénin en vue d’immortaliser son ancien directeur de publication rappelé à Dieu le 10 novembre 2014. Société 11 nov. 2020


Université d'Abomey-Calavi: De grands défis pour 2021 !
Pas question que la Covid-19 empêche l'Université d'Abomey-Calavi de s'animer, d'innover et de réaliser ses ambitions ! A l’occasion du lancement de la rentrée académique 2020-2021, le recteur Maxime da Cruz a levé le voile sur les défis de l’équipe rectorale et de la communauté universitaire au titre de cette année. Il aborde également la célébration des cinquante années d’existence de l’Uac. Des perspectives pour 2021 à l’Université d’Abomey-Calavi, il y en a en dépit de la crise sanitaire. « Nous envisageons le développement des applications liées aux paiements en ligne au niveau de notre partenaire Ecobank. Des tests sont en cours actuellement pour parfaire cette application qui sera étendue à grande échelle pour faciliter les paiements aux étudiants et éviter les longues files observées devant les guichets des agences de banque, surtout en ce temps de pandémie », fait savoir le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi. Il ajoute qu’en raison du contexte lié à la pandémie, il sera également expérimenté l’impression des fiches de préinscription en ligne à partir d’un lien extrait d’Okapi. Au titre de l’année académique 2020-2021, l’équipe rectorale porte plusieurs ambitions, notamment la réalisation des manuels de procédures administrative et financière ; l’ouverture vers un partenariat triangulaire (entre les universités du Sud et une université du Nord) ; la généralisation de la délivrance des diplômes en anglais dans toutes les écoles et entités ; l’élaboration du document de politique d’insertion professionnelle ; le positionnement de la plateforme Bec de l’Uac pour héberger toutes les productions scientifiques des Enseignants-Chercheurs ; la création d’un site web pour le vice-rectorat chargé de la recherche universitaire… La situation des enseignants candidats aux grades du Cames ne sera pas occultée. Au nom de l’équipe rectorale, Maxime da Cruz promet : « Nous continuerons et maintiendrons le plaidoyer aux côtés de notre ministre de tutelle pour que les différents accompagnements du gouvernement à l’égard des candidats aux différents grades du Cames soient perpétués d’autant plus que la promotion des enseignants à ces différents grades, participe du rayonnement des universités, de l’amélioration de la qualité des formations et par conséquent du développement de notre pays ». Abordant les réformes annoncées par l’Exécutif, le recteur de l'Université d'Abomey-Calavi, Maxime da Cruz, rassure que les échanges vont se poursuivre avec la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour la sauvegarde des acquis. «Les élections des responsables des institutions universitaires sont perçues comme le signe de la vitalité démocratique, et ne plus élire les responsables serait perçu comme un recul. C’est pourquoi nous devons travailler à accompagner le gouvernement à trouver les formules qui permettent à la fois de sauvegarder et de renforcer nos acquis tout en apportant au gouvernement le gage de la pérennisation des bénéfices des différentes réformes salutaires qu’il engage dans le domaine de l’enseignement supérieur», a-t-il déclaré. Par-delà tout, le respect des gestes barrières édictés par le gouvernement reste, selon le recteur Maxime da Cruz, un défi quotidien. «Armons-nous davantage de courage, d’abnégation, d’imagination et surtout de lucidité et de perspicacité pour continuer dans le renforcement du e-learning et des solutions alternatives sans déroger aux exigences de l’assurance qualité dans l’enseignement et la recherche, notamment sans oublier les services à la communauté… Il y va de notre santé et du bon déroulement des activités académiques », a martelé Maxime da Cruz. L’Uac célèbre son jubilé d’or La communauté universitaire va vivre cette année, un événement important de la vie de l’Université d’Abomey-Calavi. « L’Université d’Abomey-Calavi aura 50 ans dans quelques jours. Après 50 ans de formation et de recherche, je voudrais que la célébration du cinquantenaire de l’Uac soit perçue pour nous comme l’occasion de faire un bilan à mi-parcours et également l’occasion de valoriser nos résultats de recherche et les innovations réalisées et qui ont contribué au développement national », a annoncé le recteur Maxime da Cruz à l’occasion du lancement de la rentrée solennelle 2020-2021. Il engage déjà la réflexion sur la célébration du jubilé d’or de l’Uac qui devrait aboutir à insuffler un nouveau dynamisme à la plus vieille maison de l’étudiant béninois. «C’est également l’occasion de nous projeter sur les cinquante prochaines années. Nous devons toutes et tous, au regard des nouvelles mutations sur le plan national et sur le plan international, travailler à insuffler un nouveau dynamisme à nos différentes formations et à nos différentes recherches », a précisé Maxime da Cruz. Il prend l’engagement d’œuvrer avec son équipe,à relever ce grand défi : « Mon équipe et moi avons bon espoir que nous relèverons ensemble ce défi de mettre notre université aux normes des universités qui répondent aux besoins du développement national, sous régional et international ». Des progrès enregistrés ; des réformes engagées Le lancement de la rentrée universitaire 2020-2021 a été l’occasion pour le recteur Maxime da Cruz de faire un bilan des acquis depuis 2018 pour l’amélioration du cadre et des conditions de travail aussi bien des enseignants, des étudiants que du personnel administratif, technique et de service. Au titre des avancées, le recteur Maxime da Cruz évoque l’amélioration de la gouvernance de l’Uac à travers la gestion administrative, la performance institutionnelle, la gestion financière et la valorisation du cadre de vie et de travail. Plusieurs efforts sont faits pour un enseignement équitable et de qualité, pour l’amélioration du cadre d’apprentissage et la promotion de l’Uac. Il s’agit entre autres, de la réfection des amphithéâtres et salles de cours, la promotion de la recherche scientifique de qualité et l’innovation technologique au service du développement ; de l’accroissement du nombre d’enseignants-chercheurs inscrits sur les différentes listes d’aptitude du Cames ; de la coopération interuniversitaire et institutionnelle au service du développement de l’Uac… De même, l’équipe rectorale a engagé de grandes réformes à l’Université d’Abomey-Calavi de 2018 à 2020. Le recteur Maxime da Cruz fait référence à l’instauration d’un registre de présence au poste au niveau de tous les services du rectorat ; à l’informatisation du système de suivi-évaluation de l’Uac ; à la réorganisation des centres commerciaux de l’Uac; à l’amélioration du processus de rétrocession des droits d’inscription et de formation aux entités avec une réflexion toujours en cours pour son automatisation; à l’enregistrement des opérations financières à plein temps dans le logiciel Perfecto pour sortir les états financiers au plus tard dans le premier trimestre 2021 ; au développement d’un module de collecte et d’intégration journalière des informations dans la plateforme d’inscription, renforçant de ce fait la cohérence des informations produites par la plateforme de rétrocession avec celles disponibles dans la plateforme d’inscription. Le recteur de l’Uac évoque aussi l’évaluation en ligne et le convoyage des dossiers des candidats au Cames ; la centralisation de l’étude des dossiers de toutes les admissions en master et en thèse par la commission universitaire d’orientation ; le regroupement des Journées de la Coopération interuniversitaire (Jcu), de la Semaine des Sciences et Technologies (Sst), des Journées de la Coopération interuniversitaire et de l’Innovation technologique (Jciit) et de la Semaine du Monde Professionnel (Semop) en Semaine de la Coopération. Société 11 nov. 2020


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