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Nouvelles

Mise en place de la plateforme Educ Master:Un outil de gestion moderne et de lutte contre les fraudes en milieu scolaire
Depuis trois ans s’opère en douce une révolution dans le sous-secteur des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle avec la mise en place d’Educ Master, une plateforme web de gestion de la vie scolaire. En plus d’offrir aux usagers les moyens d’une gestion moderne, elle se révéle un outil de lutte contre les inscriptions frauduleuses et de suivi du parcours des apprenants. Plus d’un mois après la rentrée scolaire, c’est toujours le branle-bas dans beaucoup de collèges publics. Encore beaucoup d’informations à renseigner sur la plateforme, surtout que le personnel enseignant n’est pas encore au complet. En effet, depuis 2018, la plateforme Educ Master mise en place au ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle est fonctionnelle et s’est imposée à tous les collèges et lycées publics du Bénin qui doivent y mettre toutes les données concernant la vie scolaire : la gestion du personnel enseignant et non enseignant, quel que soit son statut, l’effectif des élèves par classe, les emplois du temps, les transferts d’un établissement à un autre, les nouvelles inscriptions, les absences, etc. En un mot, cette plateforme est désormais le lieu où les autorités départementales et nationales disposent de toutes les données sur le sous-secteur, établissement par établissement. Comme toute plateforme web, Educ Master fonctionne en ligne via internet. Les administrateurs et autres utilisateurs ont des comptes personnalisés avec des droits compatibles à leurs fonctions respectives. Des menus standards et spécifiques sont développés pour répondre en temps réel aux préoccupations du système. Conçue pour dynamiser le suivi des établissements scolaires publics et privés du sous-secteur des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Educ Master s’est révélée, au bout de trois années d’utilisation, comme un outil redoutable de lutte contre les fraudes. Exit les faux bulletins Globalement, les appréciations des usagers sur la plateforme sont bonnes. Grâce à cette plateforme, les inscriptions frauduleuses en classe supérieure avec de faux bulletins ont disparu, le cursus de chaque élève, quel que soit l’établissement fréquenté l’année précédente, est connu ainsi que ses performances. C’est ainsi que des dizaines de candidats aux examens du Bepc et du baccalauréat de l’année scolaire passée, bien qu’ayant déposé de dossiers, ont été sortis de la liste définitive des candidats retenus après contrôle sur Educ Master. La raison, ces élèves ne devraient pas être en 3e ou en terminale. C’est dire qu’avec Educ Master, les élèves n’ont plus la possibilité de se présenter de façon anticipée aux examens nationaux, Bepc, Cap et Bac. Selon Koffi Saturnin Gbaguidi, directeur du Ceg Les Pylônes à Cotonou, «Educ Master est un bon outil de gestion du système éducatif béninois à tous les niveaux. Cette plateforme a facilité l'accès à l'information et a contribué à l'assainissement du secteur ». Tous les élèves inscrits sur la plateforme sont immatriculés, le cursus scolaire de chaque apprenant est suivi, la banque d'épreuves est accessible à tous, explique-t-il. L’autre avantage que relève le directeur est la réduction de la fraude chez les apprenants. Grâce à la plateforme, ajoute-t-il, « nous avons des renseignements fiables sur le parcours d'un enseignant. Elle permet de gérer au quotidien le personnel enseignant dès que les emplois du temps sont renseignés avec un tableau de bord ». Nandjimou Bello, directeur du Ceg de Dékpo à Aplahoué souligne également les avantages de cette plateforme: « Elle permet de suivre les activités pédagogiques a` distance et de répondre a` certaines informations même en dehors des jours ouvrables. Elle permet aussi d’être en contact avec d'autres établissements scolaires et d’éviter le recrutement d’élèves fraudeurs ». Mêmes appréciations au niveau des établissements privés d’enseignement secondaire qui sont désormais tenus d’y renseigner leurs données au même titre que les établissements publics. Urbain Hountondji, président du Collectif des chefs d’établissements privés du Littoral, salue la décision du gouvernement de mettre en place cet outil de gestion. La plateforme donne une certaine visibilité à tout ce qui se passe dans nos établissements. Cet outil a un impact positif sur la gestion de nos établissements, souligne-t-il... ... « Je remercie le gouvernement qui a mis à notre disposition cet outil de gestion qui est en réalité, un outil de développement », déclare Urbain Hountondji. Citant les avantages de la plateforme, il ajoute : « Educ Master est venue régler de façon radicale ces pratiques malsaines que nous constatons dans la gestion de nos établissements: les faux bulletins, les faux certificats de scolarité, les passages frauduleux en classe supérieure ». Difficile manipulation En dépit de ces avancées, les utilisateurs de la plateforme relèvent quelques difficultés. La plupart des usagers rencontrés mettent l’accent sur l’accès à la plateforme qui connaît quelquefois des perturbations. Pour les gestionnaires de la plateforme, ces difficultés observées par moments sont du fait de l’instabilité et de la mauvaise qualité du réseau internet. Educ Master, comme toute plateforme de cette nature, pour atteindre ses objectifs, doit être renseignée constamment, mais dans la réalité, certains établissements ont des difficultés à se mettre à jour. Les données à renseigner au quotidien sont nombreuses et variées et leur insertion sur Educmaster s’avère parfois fastidieuse, surtout pour les grands établissements. «Les transferts en ligne des apprenants ne suivent pas automatiquement dès lors que les dossiers de transfert sont signés. Ils se font au rythme de chaque collège. Cette attitude rend caduques les listes alphabétiques de la plateforme», relève par ailleurs le directeur du Ceg Les Pylônes. Il constate que la plupart des établissements privés sont déconnectés de l’utilisation régulière de la plateforme. Conséquence, beaucoup d’apprenants venant des privés ne sont pas inscrits sur Educ Master. De la même manière, poursuit-il, « Les listes alphabétiques générées par Educ Master ne renseignent pas le statut des apprenants à savoir nouveau ou redoublant. La difficulté que souligne pour sa part, Nandjimou Bello, concerne l’achat de crédit de connexion internet qui n’est pas pris en compte par le collège. De même, souligne-t-il, tous les établissements ne sont pas pourvus d’ordinateurs. Urbain Hountondji soutient que «Malgré toute la bonne volonté et la disponibilité de nos chefs d’établissements privés, il y a des difficultés de manipulation de cet outil. Et les transferts d’un établissement à un autre sur la plateforme sont très difficiles ». Les responsables de collèges n’ont pas manqué de faire des suggestions pour une utilisation optimale de la plateforme. Au nom de ses collègues du privé, Urbain Hountondji propose aux autorités de renforcer l’outil et de communiquer suffisamment autour quant à son utilisation rapide et efficace. Koffi Saturnin Gbaguidi propose d’instruire les chefs d’établissements à faire automatiquement les transferts en ligne afin que le transfert soit accepté ou rejeté dès la réception du dossier dans le collège d’accueil. Il suggère aussi de reconfigurer les listes alphabétiques pour qu’elles renseignent sur le statut de chaque apprenant et d’accompagner les établissements privés dans l’importation définitive des anciens élèves. Il y a lieu aussi d’ouvrir dès la rentrée, la campagne d’importation des apprenants nouvellement inscrits en 6e et d’instruire les chefs d’établissements à renseigner sur Educ Master, les informations exactes qui figurent sur l’acte de naissance de l’apprenant, préconise le directeur du Ceg Les Pylônes. Par ailleurs, il faut trouver un moyen pour faciliter l’inscription des élèves qui avaient quitté le système éducatif (situation très fréquente en milieu rural) avant l’avènement d’Educ Master et de ceux provenant de l’étranger, plaident certains chefs d’établissements. Abdou Wahidi Bello, chef d’équipe de conception de Educ Master:« La plateforme a changé totalement la gestion du sous-secteur » Conçue par une équipe technique que dirige Dr Abdou Wahidi Bello, enseignant chercheur en mathématiques appliquées et génie logiciel à l’Université d’Abomey-Calavi, la plateforme Educmaster a révolutionné la gestion des établissements scolaires du secondaire au Bénin. Ayant contribué à l'aboutissement de la mise en œuvre de la plateforme qui relève aujourd'hui du patrimoine du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Abdou Wahidi Bello explique ici comment Educmaster a permis d’optimiser la gouvernance du système éducatif. Depuis quelques années, les collèges et lycées du Bénin ont découvert un nouvel outil de gestion, Educmaster. De quoi s’agit-il concrètement ? Educmaster est une plateforme web conçue pour assurer le pilotage automatisé du système éducatif dans le sous-secteur des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle. C’est le Système d’information pour la gestion de l’éducation (Sige) du ministère. Elle a été développée et implémentée dans tous les établissements et dans toute l’administration du ministère. Pour la gouvernance numérique des établissements, elle permet la gestion des personnels enseignant et administratif; l’immatriculation et le suivi individualisé des élèves ; la gestion des emplois du temps des enseignants ; le suivi de la présence au poste des agents ; la gestion de la vie scolaire ; le suivi des résultats scolaires des apprenants ; la maîtrise des statistiques scolaires ; etc. Au niveau de l’administration, c’est-à-dire, dans une direction centrale, technique ou départementale, Educmaster permet de gérer le personnel, d’archiver numériquement les actes administratifs ; de recueillir et de traiter directement les informations produites à la base par les établissements ; de suivre le fonctionnement en temps réel de toutes les structures du ministère. Toutes les directions centrales, techniques et départementales ainsi que les structures sous tutelle ont un espace sur la plateforme avec des droits conséquents. Depuis quand la plateforme est-elle mise en place et pour quels objectifs ? Educmaster est mise en place depuis 2018. Elle est née d’un constat, celui de l’accroissement exponentiel des effectifs des apprenants comme des enseignants qui rend difficile voire impossible la gestion manuelle des informations dans le temps requis. Cet état de choses n'a pas été du goût de l'autorité ministérielle, je veux citer le professeur Mahougnon Kakpo, qui, déterminé à offrir à notre école, des outils modernes de gouvernance éducative, a favorisé au plan institutionnel, la mise en œuvre efficace du projet. Educmaster est donc conçue pour apporter une solution à cette difficulté devenue inquiétante à tout point de vue. Elle s’inscrit par ailleurs, dans la droite ligne des orientations du gouvernement qui fait de la dématérialisation de l’administration publique une priorité. La mise en œuvre de cette plateforme vise pour l’essentiel, la gestion automatisée du système éducatif avec la réduction voire l’élimination des fraudes en milieu scolaire. Peut-on dire aujourd’hui que tous les établissements secondaires, quel que soit leur statut, sont présents sur la plateforme ? Normalement oui. C’est en tout cas l’exigence du ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle qui fait de la gestion automatisée des établissements, une priorité. Nous pouvons dire avec assurance que tous les établissements du secteur public et la quasi-totalité des établissements privés y sont inscrits. Certains établissements privés retardataires sont en train de s’inscrire actuellement, tout comme ceux qui viennent d’être autorisés à ouvrir. Quelques résultats de l’utilisation de cette plateforme sont déjà visibles certainement. Pouvez-vous nous en dire davantage ? Educmaster a changé totalement la donne en ce qui concerne la gestion du sous-secteur des enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Les résultats sont patents et je ne saurais les lister tous ici. Il me plaît de donner l’exemple de l’élimination du triste phénomène des faux bulletins. Dès lors que les moyennes des apprenants sont en ligne sur Educmaster, les chefs d’établissements ont la main pour vérifier les performances réelles des apprenants qui demandent à s’inscrire. Même les transferts des apprenants d’un établissement à un autre se font numériquement sur la plateforme. Un autre exemple, la gestion automatisée des aspirants au métier d’enseignant. La plateforme renseigne les retards et absences au poste pour permettre une évaluation instantanée de leurs prestations. Aujourd’hui, les apprenants vont sur Educmaster pour télécharger gratuitement les épreuves de tous les collèges du Bénin ainsi que leurs corrigés. Par ailleurs, les parents d’élèves arrivent à suivre l’évolution des performances de leurs enfants directement sur la plateforme ou via l’application mobile Educmaster disponible sur Play Store. En outre, Educmaster a permis au système de nettoyer les écuries d'Augias, en ce qui concerne l'existence de plusieurs centaines d'établissements privés clandestins qui ont été décelés et traités comme tels. La liste des résultats tangibles obtenus est loin d'être exhaustive. L’accès à la plateforme connaît quelquefois des perturbations. Comment expliquez-vous cela ? A priori, l’accès à la plateforme ne doit pas connaître des perturbations. Les difficultés observées par moments sont du fait de l’instabilité et de la mauvaise qualité du réseau internet. C’est donc lié aux fournisseurs de service internet. Que faites-vous pour impliquer tous les acteurs du système éducatif dans l’utilisation de la plateforme qui semble être l’affaire des responsables d’établissements ? Educmaster n’est plus l’affaire exclusive des responsables d’établissements. Comme je l’ai évoqué plus haut, les apprenants et même les parents d’élèves en font déjà leurs choux gras. Mais un effort permanent se fait et doit être poursuivi pour la sensibilisation des acteurs concernés. Quelles sont les perspectives en matière d’amélioration de la plateforme ? En termes de perspectives, Educmaster ambitionne de s’étendre aux autres sous-secteurs, c’est-à-dire, les enseignements maternel, primaire et supérieur. Nous travaillons aussi quotidiennement à faciliter l’usage de la plateforme aux différents usagers. Education 11 nov. 2020


Utilisation de la plateforme Sigmap: Les acteurs des marchés publics formés
Plus de 400 acteurs de la chaine des marchés publics sont formés, depuis lundi 9 novembre, à l’utilisation de la plateforme Sigmap à Cotonou. Organisées par l’Agence des Services et des Systèmes d’Information (Assi) et la direction nationale du contrôle des marchés publics, ces 14 sessions de formation permettront d’outiller le plus grand nombre d’utilisateurs en vue de la vulgarisation du logiciel dans l’administration publique. Quatorze sessions de formation d’une durée de cinq jours sont organisées depuis lundi 9 novembre à Cotonou, au profit des acteurs de la chaine des marchés publics en vue de l’utilisation optimale de la plateforme Sigmap. Thierry Ahouassou, directeur des projets, infrastructures et systèmes de l’Assi, s’est réjoui de la tenue de cette formation qui favorisera l’utilisation progressive du logiciel Sigmap dans les administrations des ministères, des préfectures et celles des communes mais aussi renforcera l’accès du public à l’information relative aux marchés publics. Selon lui, cette plateforme offre des chances équitables aux soumissionnaires des marchés publics. « Il s’agit d’une application qui permet aux soumissionnaires d’avoir équitablement accès à l’information relative aux marchés publics », a-t-il déclaré. A l’en croire, il est important de valoriser le système des marchés publics qui a une incidence significative sur l’efficience dans l’utilisation des fonds publics. Abondant dans le même sens, Maman Adjélé Aminou, directeur général du Contrôle des marchés publics, salue cette initiative qui vise à outiller le plus grand nombre d’utilisateurs des parties contractantes afin de vulgariser la plateforme Sigmap. Selon lui, ceci témoigne de la volonté du gouvernement d’apporter des changements dans le processus de passation des marchés publics. Il a exprimé sa gratitude au gouvernement allemand qui a financé une série d’activités organisées par la direction nationale de passation des marchés publics et l’Assi. « Nous avons procédé à l’organisation d’une série d’activités dont le déploiement de la nouvelle version de la plateforme Sigmap », a-t-il déclaré. Pour Joël Zodjhoué, secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, le gouvernement oeuvre, depuis plusieurs années, à doter la chaîne des marchés publics d’outils modernes de traitement des dossiers, sous le leadership du président Patrice Talon. Dans cette optique, un appui à la maintenance évolutive du logiciel, des formations sur le Sigmap pour les utilisateurs ainsi que l’équipement des nouvelles directions départementales, notamment en matériel informatique ont été réalisés. Invitant les participants à faire preuve de discipline pour tirer meilleur profit de cette formation, il a rappelé le vœu du gouvernement d’améliorer l’efficacité et la transparence de l’administration publique dans la gestion des finances publiques. Actualités 10 nov. 2020


Programme de formation en numérique « Grain de futur »: La cinquième cohorte des bénéficiaires s’outille
La cinquième cohorte des jeunes bénéficiaires du programme de formation en numérique « Grain de futur » suit depuis lundi 9 novembre dans les locaux du ministère de l’Economie numérique et de la Digitalisation, la formation prévue à cette fin. Après des cours et formations en ligne, les impétrants recevront les attestations qui témoignent de leurs compétences dans le domaine. La ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou n’en est pas moins heureuse et l’a manifesté en marge du démarrage de la formation. La vingtaine de participants qui prend part au programme de formation « Grain de futur » pour le compte de cette année a des raisons d’être particulièrement fière. Pour en arriver là, ils sont passés par plusieurs filtres et ont dû révéler leur potentiel en matière de technologie et de connaissances en langue anglaise. Ils étaient plus d’une centaine au départ, sélectionnés parmi les meilleurs des universités publiques et privées et soumis à un jury. Ils seront dans un premier temps réduits à 70, avant l’ultime étape qui a révélé les vingt meilleurs. Depuis lundi 9 novembre et pour une semaine, ils suivront des cours physiques au niveau du Learning lab dans les locaux du ministère de l’Economie numérique et de la Digitalisation. Cette promotion, comme celle qui l’a précédée, devrait se rendre en Chine pour la formation, mais Covid-19 oblige, elle suivra la formation au pays. « Ce qui est beau avec la connaissance, c’est qu’on peut la transférer partout et le numérique permet de le faire de manière brillante », leur a expliqué à l’entame de la formation, la ministre. Pour ce qui est du programme « Grain de futur », elle n’en dit que du bien. Elle surfe notamment sur les avantages qui en résultent pour les participants. L’intelligence artificielle, les nouvelles tendances technologiques dans le monde, de même que certaines connaissances peuvent sembler lointaines et pas accessibles, mais ce type de formation permet de les acquérir, soutient la ministre. Aussi, se réjouit-elle de l’engagement de Huawei aux côtés du gouvernement béninois dans sa volonté d’aider les jeunes Béninois à s’aligner sur les standards internationaux en matière de formation. « Lorsqu’ils viennent pour des sollicitations de l’Etat béninois, ils ne viennent pas juste travailler. Ils laissent de la compétence en partant », renseigne-t-elle au sujet de l’entreprise qu’elle dépeint comme « un bon partenaire ». Heureuse du déroulement de la cinquième édition de ce programme de formation, elle fait savoir aux participants que leur destin est lié à cette opportunité. Puis elle leur rappellera que « sans formation aujourd’hui, vous n’êtes rien ; elle est capitale ». Jun Wang, responsable pays de Huawei, n’en dira pas le contraire. Autant que la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, il croit en ce programme et mieux encore en la capacité des jeunes retenus. « Dans les années à venir, ce programme deviendra une expérience inoubliable pour les jeunes et pour le groupe Huawei », fait-il savoir. Selon lui, si cette formation a été initiée, c’est parce que Huawei considère la connaissance comme une semence et est sûr qu’elle portera ses fruits si on investit dans les jeunes, un peu comme si on arrosait la semence mise en terre. Les thématiques choisies dans le cadre du programme concernent entre autres l’intelligence artificielle, l’infrastructure numérique, la convergence de la télé-numérique avec l’infrastructure numérique, la convergence des éléments du numérique… puis, en sujet optionnel, la culture chinoise. Chacun des participants a été doté d’un téléphone de marque Huawei avec un forfait Internet auquel est associé un compte pour les cours et formations en ligne. Société 10 nov. 2020


Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste : « Le Bénin n’a pas un problème de liberté ni de démocratie »
Le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla, s’oppose à tout commentaire visant à critiquer l’état de liberté et de démocratie au Bénin. Il en veut pour preuve la tenue de la marche des femmes de l’opposition le 31 octobre dernier. Intervenu dans l’émission ''90 minutes pour convaincre'' de la radio nationale ce dimanche 8 novembre 2020, le ministre porte-parole du gouvernement a apporté des clarifications. « Une marche, annoncée comme le fruit de l’organisation de certaines forces dites de l’opposition et de la résistance qui se croyaient en posture de menacer le régime et démontrer son impopularité, a été autorisée. C’est la preuve que le Bénin est, reste et demeurera un État de droit, un État dans lequel les libertés publiques, individuelles, sont respectées et renforcées et qu’on encadre toute manifestation qui, a priori ne paraît pas en phase avec ce que veut le gouvernement qui s’est fait le devoir et l’obligation de faire respecter notre constitution qui est une constitution d’un État démocratique », a expliqué le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla sur la radio nationale, ce dimanche 8 novembre 2020. Pour le ministre porte-parole du gouvernement, l’autorisation de la marche montre à bon escient que le Bénin n’a pas de problème de liberté ni de démocratie. Bien au contraire, précise Alain Orounla, le gouvernement s’est engagé à renforcer l’Etat de droit et à consolider la démocratie. « C’est cette démonstration que nous faisons tous les jours en permettant aux gens de dénoncer sans être inquiétés », indique le ministre. Actualités 09 nov. 2020


Publication des résultats du concours de recrutement à la police : Les admissibles convoqués à la visite médicale d’incorporation
Les cinq cent élèves-agents de police déclarés admissibles au terme du concours direct de recrutement au profit de la police républicaine au titre de l'année 2020 sont appelés à faire la visite médicale d'incorporation ce lundi 9 novembre 2020 à six heures. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a rendu publics les résultats du concours direct de recrutement des élèves-agents de Police au profit de la police républicaine au titre de l’année 2020. Au total cinq cent candidats sont déclarés admissibles. Selon le communiqué radiodiffusé en date du 6 novembre 2020 signé de Sacca Lafia, les intéressés sont priés de se présenter au centre de santé de la police républicaine sis à Vèdoko, ce lundi 9 novembre 2020 à six heures en vue de subir la visite médicale d’incorporation. Ledit communiqué les invite à se munir de leur carte d’identité nationale ou passeport en cours de validité. Il convient de souligner que le gouvernement, à travers ces tests met en œuvre sa politique d’emploi de jeunes diplômés. Il est à souligner que ce concours permet de renforcer l’effectif des forces de sécurité, dans la perspective de la lutte contre l’insécurité sur toute l’étendue du territoire national. Actualités 09 nov. 2020


Lutte contre le chômage et la précarité: 807 427 emplois créés en quatre ans par le gouvernement
Plus de huit cent mille emplois ont été créés ces quatre dernières années au Bénin si l’on s’en tient aux données issues de l’Enquête régionale intégrée sur l’emploi et le secteur informel et de la comptabilité nationale. L’ambition du chef de l’Etat, telle que portée par le Programme d’action du gouvernement de sortir les demandeurs d’emploi de la précarité porte ses fruits à la satisfaction de tous. L’Axe 3 du Programme d’action du gouvernement (Pag) se propose d’améliorer les conditions de vie des populations avec le renforcement des services sociaux de base, la protection sociale et le développement équilibré et durable de l’espace national. Il y est clairement mentionné que le gouvernement mettra en place une protection pour les plus pauvres et vulnérables… Près de quatre ans après, on voit cette ambition se concrétiser à travers des actions qui font le bonheur des demandeurs d’emplois. L’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) se fondant sur des données de l’Enquête régionale intégrée sur l’emploi et le secteur informel et de la comptabilité nationale évalue le nombre de nouveaux emplois créés entre avril 2016 et juin 2020 à huit-cent-sept mille quatre-cent vingt-sept (807 427). Il s’agit notamment de 210 584 emplois formels et 596 844 informels dont, notamment, 38,9% dans l’agriculture et 19,3 % dans le commerce. Ces chiffres sont illustratifs de la politique de l’emploi déployée par le gouvernement du président Patrice Talon. Le gouvernement, depuis avril 2016, a ainsi misé sur une politique qui consomme la main-d’œuvre en quantité et en qualité. Selon Laurent Mahounou Hounsa, directeur général de l’Insae, dans les secteurs comme la route et la construction des infrastructures, il y a eu des recrutements et des créations d’emploi du fait des grands travaux lancés par le gouvernement et des chantiers ouverts çà et là dans le pays. Au niveau de l’enseignement, il y a eu également des recrutements. Il n’est donc pas de l’avis de ceux qui estiment que certains de ces emplois sont précaires. Sans adouber ni contester ces chiffres qu’elle laisse à « l’appréciation des voix plus autorisées et des techniciens », Sandrine Lao, jeune entrepreneure, qui s’est « installée à son propre compte grâce aux facilités mises en place par le gouvernement » estime que ces quatre dernières années, le visage de l’emploi a changé au Bénin. « Beaucoup de jeunes se sont lancés individuellement ou collectivement dans des activités génératrices de revenus », soutient cette gérante d’une petite entreprise de sept employés dont deux permanents. L’agriculture aura été également un autre champ de création d’emplois massifs au cours de ces quatre dernières années. L’ambition du gouvernement de faire de l’ananas, l’anacarde, des produits maraîchers… des filières à haute valeur ajoutée a renvoyé à la terre de nombreux chômeurs ainsi que les apprenants sortis des lycées et centres agricoles qui ont saisi la balle au bond en allant valoriser leurs connaissances. Autre secteur, les grands travaux et les infrastructures. Des milliers de jeunes y ont trouvé leur salut à travers des emplois à temps partiels ou définitifs. Les routes, l’asphaltage, la construction des marchés, l’érection des logements sociaux, l’assainissement et l’hygiène de base, à travers différents projets et initiatives gouvernementaux ont sorti de la précarité nombre de ceux qui, avant avril 2016 étaient abandonnés à leur sort. Actualités 09 nov. 2020


Ouémé/Plateau: Cinq nouvelles localités bientôt électrifiées
Les localités d’Obatèdo à Kétou dans le Plateau, de Sissèkpa à Adjohoun, de Kpolè, Kpanoukpadé et Houézoumè-Kpèvi à Akpro-Missérété dans l’Ouémé seront d’ici quatre mois raccordées au réseau électrique de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). La construction des ouvrages d’électrification a été lancée, vendredi 6 novembre dernier, par le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou. Cinq nouvelles localités rurales des départements de l’Ouémé et du Plateau seront bientôt raccordées au réseau électrique de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Il s’agit des villages d’Obatèdo à Kétou, de Sissèkpa à Adjohoun, de Kpolè, Kpanoukpadé et Houézoumè-Kpèvi à Akpro-Missérété. Les travaux de réalisation des ouvrages d’électrification ont été lancés sur les différents sites, vendredi 6 novembre dernier, par le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou. Ils seront conduits par l’Agence béninoise de l’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme). Chacun des ouvrages sera alimenté par un transformateur de 100 Kva et portera 15 lampadaires. Le réseau électrique d’Obatèdo sera construit sur un linéaire de 50 mètres de réseau mixte et 3 400 m de réseau basse tension pure pour un montant total de 55 millions FCfa. Le joyau de Sissèkpa sera d’un linéaire de 110 m de réseau mixte et 2500 m de réseau basse tension pour un montant de 70 millions environ. D’un coût total de 120 millions FCfa, l’ouvrage de Kpolè sera construit sur une longueur 1 000 m de réseau haute tension, 1 100 m de réseau mixte et 2500m de réseau basse tension. A Kpanoukpadé, le projet est constitué de 1 600 m de réseau haute tension, 800 m de réseau mixte et 1 800 m de réseau basse tension. L’ouvrage de Houèzounmè-Kpèvi, quant à lui, sera érigé sur un linéaire de 3 200 m de réseau haute tension, 1300 m de réseau mixte et 1600m de réseau basse tension pure. Les joyaux de Kpanoukpadé et Houèzounmè-Kpèvi coûteront respectivement 100 millions et 120 millions FCfa. Les travaux sont financés sur le Fonds d’électrification rurale (Fer). Les caractéristiques techniques des ouvrages ont été présentées, à chaque étape, par le directeur général de l’Aberme, Francis Tchèkpo. Selon lui, chacun des cinq ouvrages est prévu pour impacter 200 ménages pour une population de 1200 personnes. Les travaux vont durer quatre mois, pas un jour de plus, rassure-t-il. Les compteurs seront posés aux demandeurs au prix promotionnel de 50 mille FCfa au lieu de 90 mille actuellement en vigueur à la Sbee. Prix promotionnel Mieux, les populations ne sont pas tenues de payer d’un trait les 50 mille FCfa. Elles peuvent le faire selon leurs possibilités auprès des comités villageois qui seront mis en place à cet effet. L’essentiel pour les demandeurs est de solder les 50 mille avant la mise en service des joyaux et la fin de la campagne promotionnelle de branchement dans leurs localités respectives, a précisé Francis Tchèkpo. Pour sa part, le ministre de l’Energie fait savoir à chacune des étapes que le lancement de ces travaux s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement. C’est le Pag qui est en marche, indique le ministre. Selon lui, le souci du chef de l’Etat est de voir toute les localités du Bénin électrifiées. Car, à l’en croire, l’énergie électrique est un pilier important du développement. C’est pourquoi, il s’attelle à mettre en œuvre cette vision depuis 2016 à travers l’extension du réseau électrique et la promotion de nouvelles sources d’énergie, surtout l’énergie solaire. A Obatèdo comme à Sissèkpa, le ministre a dit aux populations que c’est une injustice qui est en train d’être corrigée à leur profit. Les deux localités sont traversées par la ligne haute tension depuis plusieurs décennies mais elles n’ont pas été raccordées au réseau électrique. A Houézoumè-Kpèvi, il a été constaté que les poteaux électriques ont été installés depuis 14 ans mais sans raccordement au réseau. Le ministre rassure les populations que c’est désormais la fin de leur calvaire. Elles vont quitter les ténèbres d’ici à la prochaine fête de Pâques. « Avec Patrice Talon, il n’y a pas de promesse sans lendemain. Ce qui est dit est fait », insiste Dona Jean-Claude Houssou avant d’inviter les populations, les élus communaux et locaux à veiller sur les entreprises en charge de la réalisation des travaux et leurs installations pour que tout se passe bien et dans le délai contractuel. Les autorités locales n’ont pas caché leur joie par rapport au lancement de ce projet. ................... L’Unité frontalière de Police de Towé électrifiée .................... L’Unité spéciale de surveillance des frontières (Ussf) de Towé dans la commune de Pobé est désormais électrifiée à l’énergie solaire photovoltaïque. Le ministre Jean-Claude Houssou a profité de sa tournée dans le Plateau pour mettre en service l’ouvrage. Lequel est constitué de 12 modules solaires Pv de 315 Wc/24 V et accessoires d’installations, 8 batteries solaires, un convertisseur, un régulateur solaire, une boîte à multiprises pour la recharge de 15 portables, 24 lampes efficaces Led de 18 W, de 10 W et de 5 W et un lampadaire autonome peint aux couleurs du drapeau national et autres. Les travaux ont coûté plus de 15 millions FCfa, informe le Dg/Aberme, Francis Tchèkpo. Pour le sous-brigadier de 2e classe, Damase Kouagou, commandant de l’Ussf de Towé, la réalisation de ce joyau contribue à l’amélioration de leurs prestations, notamment dans la saisie et la photocopie des documents administratifs. Ils ne vont plus à Pobé pour faire ces opérations. Mieux, l’unité frontalière dispose de l’énergie électrique en permanence. Au point où leurs collègues policiers nigérians en poste au niveau de la frontière Towé sise à 1,7 k m du Nigeria y viennent aussi pour recharger leurs téléphones portables. Le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, se réjouit que le gouvernement ait fait œuvre utile qui constitue du coup une source d’intégration régionale. Société 09 nov. 2020


Session budgétaire de l’Ordre national des médecins du Bénin: Etablir le Plan de travail annuel 2021
En vue d’évaluer les activités mises en œuvre en 2020 et élaborer le Plan de travail annuel (Pta) 2021 de leur association, les membres du Conseil national de l’Ordre national des médecins du Bénin (Onmb) se sont retrouvés, les 6 et 7 novembre derniers, à Bohicon, à la faveur de leur session budgétaire 2020. Faire le point du Plan de travail annuel (Pta) de l’année 2020 et établir celui de 2021 y compris son budget. Tels sont les objectifs de la session budgétaire du Conseil national de l’Ordre national des médecins du Bénin (Onmb) qui s’est déroulée les 6 et 7 novembre derniers à Bohicon. Pour les neuf membres du Conseil de l’Onmb, cette session est d’autant plus importante qu’elle permet de faire le bilan de ce qui a été fait, de comprendre pourquoi il y a eu échec ou réussite à divers niveaux, d’avoir une vue claire sur les ressources engagées et de se préparer pour l’année nouvelle. «C’est en établissant son budget que l’on gère de façon orthodoxe ce que l’on a prévu de faire pour atteindre les objectifs escomptés», souligne Francis Dossou, président de l’Onmb. Pour les mois à venir, annonce-t-il, l’Ordre entend «confirmer sa présence sur le terrain et dans les affaires le concernant». Toujours pour l’année à venir, l’Onmb voudrait enrôler de nouveaux médecins adhérents et encourager ses membres à payer leurs cotisations individuelles et participer aux activités de l’Ordre. « C’est grâce à ces cotisations que l’Ordre peut financer ses projets, se montrer fort (...), visible et se faire respecter », martèle le président de l’Ordre. Lors de la session, les participants ont, entre autres, suivi une présentation sur les travaux des commissions. A travers ladite présentation, Kamel Lafia, vice-président de l'Ordre, a rappelé que les commissions font partie des organes statutaires de l’Onmb et que leur rôle est primordial dans le fonctionnement de l’Ordre. « Elles ont un rôle de proposition, et il était donc important de faire le point de leurs activités depuis à peu près un an. Presque toutes les commissions ont soumis des propositions et il nous revient de voir comment ces propositions peuvent être mises en pratique afin d’avoir un Ordre proactif, visible et fort comme le souhaite le bureau actuel », précise Kamel Lafia. Pour les années à venir, il a suggéré que ces commissions se mettent beaucoup plus à l'œuvre, car « au-delà de son rôle disciplinaire, le Conseil actuel de l'Ordre a compris, depuis plusieurs années, qu’il faut agir, faire des propositions, afin de promouvoir la profession médicale... ». Société 09 nov. 2020


Programme Acma2 /Hackathon AgrInnov229: Jinukun, Souba et Ans Lab primés (La plateforme Tic4Ag d’informations agricoles lancée)
Le « hackathon AgrInnov229» du programme Acma2 a livré son verdict, ce jeudi 5 novembre à Cotonou, après trois jours de compétition. Trois lauréats sont primés pour développer des solutions numériques devant renforcer la plateforme Tic dédiée aux pôles d’entreprise agricole. Jinukun, Souba et Ans Lab, sont respectivement les 1er, 2e et 3e du « hackathon AgrInnov229 » initié par le programme Approche communale pour le marché agricole - phase 2 (Acma2). Liakim Atchadé, président du jury, a proclamé, ce jeudi à Cotonou, les résultats de cette compétition ayant porté sur le thème « #AgrInnov229 : Innover pour l’agriculture béninoise». C’était à l’occasion du lancement de la plateforme Tic4Ag mise en place dans le cadre du programme, par Gaston C. Dossouhoui, ministre en charge de l’Agriculture, en présence d’Antonie de Kemp, chef de la coopération à l’ambassade des Pays-Bas près le Bénin. Du 3 au 5 novembre, dix start-up finalistes présélectionnées parmi 85 équipes ayant postulé, ont eu droit à un programme de coaching et de discussions. Les échanges ont porté sur l’amélioration du modèle de business, la stratégie de prix, la levée de fonds, les questions liées à l’inclusion des jeunes et des femmes dans les technologies de l’information et de la communication (Tic). Les trois solutions digitales primées portent sur la collecte de fonds et l’investissement agricole, la mécanisation de l’élevage de poisson et le marché de gros. Outre les ordinateurs portatifs et les tablettes gagnés, les lauréats bénéficieront d’un accompagnement technique et financier, à travers une phase d'incubation, afin d’affiner leurs propositions. Celles-ci seront expérimentées et mises à échelle pour l’ensemble de la communauté agricole du Bénin après validation, indique Constant Dangbégnon, chef du programme Acma 2. Satisfecit Ekwé Dossa, représentant résident de l’Ifdc, promet le soutien de sa structure pour l’implémentation desdites solutions afin de lever les craintes liées à l’adoption des technologies par les agriculteurs. Elles viendront enrichir la plateforme Tic4Ag combinant les solutions Sim/Sift répondant aux contraintes des acteurs économiques (producteurs, transformateurs, commerçants) des pôles d’entreprise agricole (Pea) autour des chaînes de valeur agricoles soutenues par le programme à savoir palmier à huile, maïs, soja, arachide, piment, manioc, poisson. Gaspard Datondji, secrétaire général adjoint du ministère du Numérique et de la Digitalisation, salue la mise en place de ces dispositifs technologiques qui permettront de booster l’agriculture béninoise, laquelle occupe une place de choix dans la croissance du Bénin (28 % du Pib et 77 % des exportations en 2019, selon l’Insae). Pour lui, c’est une initiative qui s’inscrit dans la stratégie sectorielle visant à transformer le Bénin en une plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest pour l’accélération de la croissance et l’inclusion sociale d’ici 2021. Nadège Okpéicha, représentante des Pea, se réjouit de la mise à disposition d’informations clés sur les sources d’approvisionnement, les prix pour les engrais et les semences sélectionnées, le climat, les bonnes pratiques devant améliorer la productivité agricole et les revenus. Elle plaide pour la continuation de cette « belle expérience » afin d’enraciner l’exploitation efficace des technologies au service de l’agriculture. Financé par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas près le Bénin et mis en œuvre par le Centre international pour le développement des engrais(Ifdc), en consortium avec Care International Bénin/Togo et l'Institut royal des Tropiques (Kit), le programme Acma 2 appuie 28 communes de l’Ouémé, du Plateau, du Zou et des Collines. Il vise à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales au Bénin. Société 06 nov. 2020


Pour déversement de produit pétrolier à destination des pays de l'hinterland: Douze camions citernes arraisonnés et des complices arrêtés à Ouègbo Agon
Le service d’intervention rapide de l’Atlantique-Littoral de la direction générale des Douanes et droits indirects a arrêté douze camions citernes et des complices pour déversement de produits pétroliers destinés aux pays de l'Hinterland, ce mercredi 4 novembre 2020. Selon les explications du chef brigade du Service d'intervention rapide Atlantique-Littoral de la Direction générale des douanes et droits indirects, le commandant Marcellin Laourou, des camions citernes remplis de carburant en transit vers les pays de l'Hinterland déversent sur le territoire béninois en complicité avec des vendeurs d'essence frelatée, leur produit. C'est dans ce forfait que les auteurs ont été arrêtés dans la nuit du mercredi 4 novembre 2020 grâce à une opération qui s’est déroulée avec succès à Ouègbo Agon. les éléments du service d'intervention rapide de la Douane appuyés par des militaires ont réussi à arrêter cinq Béninois et sept Maliens en flagrant délit de déversement de produit pétrolier, d’après le commandant Marcellin Laourou. Ils se permettent, précise-t-il, de détourner les camions citernes en transit vers les pays de l’Hinterland de leur trajet, marquant des arrêts suspects pour vider les citernes de leur contenu. Lequel contenu est vendu aux vendeurs de kpayo. Des camions d’une contenance de quarante-cinq mille litres sont généralement stationnés sur certains parcs non agréés dans le seul dessein de frauder, fait-il savoir. Les services de la Douane entendent engager des procédures contre ces fraudeurs, qui seront présentés à la justice pour répondre de leurs actes. Actualités 06 nov. 2020


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