La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Fédération béninoise de Handball : Les acteurs en assemblée générale samedi 21 novembre prochain
Les présidents de clubs affiliés et actifs de la Fédération béninoise de Handball (Fbhb) sont invités à une assemblée générale ordinaire de mi-mandat, samedi 21 novembre prochain dans la ville de Ouidah. A travers une correspondance signée du secrétaire général Calixte Adankpo, les délégués sont invités à remplir les formalités au plus tard le vendredi 13 novembre prochain au secrétariat de la Fbhb pour participer à ces assises. Sports 05 nov. 2020


Pour la valorisation du métier d’archiviste documentaliste : L’Unapac-Bénin portée sur les fonts baptismaux
Les archivistes documentalistes ont porté sur les fonts baptismaux au cours d'un congrès constitutif, samedi 31 octobre dernier à la Bourse du travail, l’Union nationale des professionnels d’action culturelle du Bénin (Unapac-B). Ce jeune syndicat affilié à l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb) entend être le porte-voix des professionnels d’archives et de la documentation. L’Union nationale des professionnels d’action culturelle du Bénin (Unapac-B) est née. Sa secrétaire générale est Christelle Djakpa, et son secrétaire administratif Leriche Zounon. Nadège Tossou est la trésorière générale A l’ouverture du congrès constitutif, Christelle Djakpa, en tant que présidente du comité d’organisation, a précisé que l’objectif du congrès est de créer un creuset syndical qui permet aux archivistes et documentalistes de sortir des sentiers battus. Ils doivent cesser d’être les derniers sur la liste quand on parle des professions au Bénin. L’Unapac-Bénin est affiliée à l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb). A en croire Apollinaire Afféwé, secrétaire général de l’Unstb, la question des archives est assez importante. De par sa profession d’officier de justice, il en déduit que les acteurs sont dans un métier noble dont l’importance et l’utilité doivent être révélées par eux-mêmes. « Ce n’est pas le jour où l’on a besoin d’un document qu’il faut comprendre l’importance de l’archiviste. Voilà pourquoi vous devez vous organiser pour faire comprendre l’importance de votre profession. C’est à vous de vous organiser pour promouvoir votre métier», a expliqué Apollinaire Afféwé aux congressistes. Il a fait savoir qu’avec l’avènement des nouvelles technologies, ce secteur subit des mutations. A ce titre, les documentalistes et archivistes doivent réfléchir à comment s’adapter aux nouvelles mutations induites par les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Prioriser le dialogue Revenant sur le rôle et la mission du syndicat, le secrétaire général de l’Unstb indique que le syndicat n’a pas une connotation négative. « Le syndicat est la seule organisation au sein de laquelle les travailleurs peuvent en toute liberté s’organiser pour défendre leurs intérêts. Il est garanti par les dispositions des conventions internationales », détaille-t-il. «Je vous invite à beaucoup de courage, à l’esprit de sacrifice et d’abnégation. Votre initiative est noble et en persévérant, vous constaterez qu’avec le temps, vous serez satisfaits de ce que vous auriez fait pour cette corporation, de ce que vous auriez à léguer à la génération future», exhorte-t-il avant de suggérer que des recommandations fortes pour la promotion de leur profession sortent des assises. Venu soutenir les congressistes, Mathias Massodé, directeur des Archives nationales du Bénin, a pour sa part mis l'accent sur la nouvelle dimension du syndicalisme qui repose sur la promotion du dialogue social. « Nous devons savoir choisir les mots qu’il faut pour défendre nos intérêts», exhorte-t-il, tout en invitant les nouveaux syndiqués à toujours recourir aux voies appropriées en adéquation avec les textes de la République pour la défense de leurs intérêts. Rappelons qu’au terme des travaux, un bureau de treize membres a été élu. Société 05 nov. 2020


Portrait: Alougbine Dine, un maître absolu de la scène
Il est le théâtre et l’incarne au quotidien. Alougbine Dine reste un maître incontestable dans le genre dramatique au Bénin. Si le comédien béninois Kocou Gbênakpon Yémandjè n’est pas devenu le « Akowé », entendez cadre dont rêvaient ses géniteurs, c’est bien la faute à Alougbine Dine. Interprétant majestueusement «Le songe d’une nuit d’été de Shakespeare», il a définitivement convaincu l’adolescent d’alors que son projet de devenir comédien était une noble ambition. Des émules comme Kocou, Alougbine Dine en fabrique un peu partout sur le continent africain depuis bientôt 50 ans. Un petit corps derrière une voix modulée. Un petit visage ferme et une barbichette sel toujours bien taillée. La démarche assurée. Pas besoin de côtoyer trop longtemps Aladji comme on l’appelle, pour remarquer ses traits physiques. C’est la vie sur scène du metteur en scène le plus en vue du Bénin, qui témoigne pour lui. Dine, c’est un comédien de talent qui étonne, un scénographe fécond qui innove, un directeur d’acteur, un metteur en scène dont le parcours est l’un des plus significatifs de l’activité théâtrale en Afrique ces trente dernières années. Dans l’univers du théâtre béninois, Alougbine Dine n’a pas d’égal. Jusqu’à ce jour, il tient le record de spectacle le plus joué au Bénin. Mais ce n’est pas que cela qui fait de lui un grand. Aladji est aussi un homme qui a cumulé au fil des années les expériences les plus fabuleuses. Un succès qu’il doit à son talent et à ses qualités personnelles. Le Bénin n’a pas été son unique terrain de jeu. Rêveur et surtout voyageur, il a écumé les plus grandes scènes du continent. Nomade bon teint, ce Porto-Novien, né de père yoruba et de mère Goun est aussi un jeteur de pont. « Il mêle en effet des nationalités, des régions, des ethnies, des langues, des musiques, des instruments, des âges, des auteurs, autant de différences croisées et échangées », témoigne-t-on à son sujet. Alougbine Dine a vécu 13 ans en Afrique centrale et a travaillé dans toutes les régions d’Afrique. Il a sillonné presque toutes les scènes du continent ainsi que bon nombre de festivals de théâtre en Europe et principalement le festival d’Avignon. Enorme et grand ! Interrogez les plus jeunes acteurs du théâtre du Bénin, ils vous diront comment l’œuvre, le parcours et les enseignements reçus de l’homme de Zogbo ont façonné leur art et leur être sur scène. « Il est énorme et grand», note Didier Nassègandé. Artiste polyvalent, homme souriant, discret, charmeur sur les bords, Alougbine Dine est un créateur d’un autre genre qui ne tarit jamais d’inspiration. Le Burkinabè Emmanuel Sama dit qu’il s’est forgé une solide expérience, nourrie d’une approche diversifiée de la création théâtrale et qu’il « mûrit son talent sur les pieds, comme les meilleurs fruits ». L’homme a déjà joué plus de cent rôles au théâtre et dans des registres très variés. Il a signé des multitudes de costumes et de décors. Il a mis en scène plus d’une soixantaine de textes d’auteurs. L’homme est connu pour ses fantasmes dans la mise en scène. Il a été souvent très attendu et à chaque fois, parvient à créer l’inattendu. La dernière édition du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) a été pour lui, une fois de plus, un terrain de jeu. Plus de 2 000 acteurs étaient sur scène pour le spectacle d’ouverture. A l’occasion, il a distribué à chaque invité, selon sa perception de la traite négrière une forte dose d’émotion avec une mise en scène qui fera date dans l’histoire du théâtre. Avec lui, le talent et l’intelligence forment un parfait duo. Son travail est très inspiré et d’une qualité qui enivre. Un tigre de la mise en scène Depuis le prix de peinture à la Mini Foire de Porto-Novo en août 1972, Alougbine Dine n’a pas arrêté d’accumuler des prix, des distinctions, des éloges. A chaque spectacle son lot de congratulations. A chaque représentation, son Standing Ovation. Cet homme sympathique et atypique a un mental de gagnant, une foi de pionnier surmontée par sa conviction pour le théâtre. Il invente, modère, modèle, crée et façonne. Son art est connu un peu partout sur le continent et au-delà. Le metteur en scène ne fait pas dans la dentelle pour émerveiller son public. Son travail est un concentré d’esthétique, d’imagination, de talent et d’intelligence qu’il assaisonne avec subtilité et finesse. Avec lui, le succès a toujours été au rendez-vous… Qu’il s’agisse de « Ifèdé » ou «l’hymne à l’amour » ou encore son adaptation de Molière «Tonton Dindin », il amuse, exalte les spectateurs en leur communiquant la joie de vivre à travers ses personnages. « Après une brillante carrière de comédien, de scénographe et de metteur en scène en Afrique et en Europe, il a fait le choix de se consacrer à la formation des artistes en créant l’Ecole internationale de théâtre du Bénin (Eitb) depuis 2004. Culture 05 nov. 2020


Lancement de la Télévision numérique terrestre: Aurélie Adam Soulé Zoumarou et Rémi Moretti échangent sur les actions à mener
Rémi Prosper Moretti, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et les conseillers de l’institution ont échangé, ce mardi 3 novembre, avec Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Au cours de cette rencontre, il a été question des actions à mener dans le cadre du lancement prochain de la Télévision numérique terrestre (Tnt) au Bénin. Les actions à mener dans le cadre de la réalisation du projet Télévision numérique terrestre (Tnt) et les dispositions à prendre pour la mise en œuvre efficiente de la note stratégique du gouvernement relative à son lancement prochain au Bénin sont les sujets abordés lors de la séance de travail, mardi 3 novembre, entre Rémi Prosper Moretti, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), les conseillers de l’institution et Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Au sortir de cette rencontre qui fait suite à l’approbation en Conseil des ministres de la note stratégique relative au lancement de la Tnt et des modalités de mise sur le marché des décodeurs numériques et accessoires de réception de la Tnt en République du Bénin, la ministre du Numérique et de la Digitalisation s’est dit satisfaite des initiatives prises par la Haac dans le cadre de la mise en œuvre de la note stratégique du gouvernement. « Le gouvernement a pris des décisions majeures relativement au projet et il était de bon ton que nous échangions avec cette institution importante dans la mise en œuvre de la note stratégique du gouvernement », a-t-elle confié. A l’en croire, les actions qui relèvent des prérogatives de la Haac conformément aux textes en vigueur au Bénin ont été évoquées lors de cette séance. « La Haac est en train de prendre toutes les dispositions afin que tout ce qui est de son ressort conformément aux textes en vigueur s’accomplit», a-t-elle déclaré. Pour Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, les points majeurs de la feuille de route sont relatifs au processus d’homologation des équipements de réception de la Tnt, notamment les décodeurs et les téléviseurs qui intègrent les normes que le Bénin s'est fixées. « Nous avons également discuté du point relatif au processus d’autorisation des acteurs de la chaîne de valeur de la Tnt », a-t-elle poursuivi. Signalons que cette rencontre intervient quelques mois après l’acquisition et l’installation par le gouvernement des équipements pour la collecte, la transmission et la diffusion des signaux numériques, la mise en place du cadre juridique et du plan de communication. Actualités 04 nov. 2020


Visite surprise du chef de l'Etat au marché Ganhi : ''Quelque chose se fera les semaines à venir''
Un « client » pas comme les autres était au marché de Ganhi dans la matinée du mardi 3 novembre. Le chef de l’Etat s’est déplacé pour s’enquérir des conditions dans lesquelles les femmes exercent leurs activités sur ce lieu de commerce. Il en est reparti quelque peu déçu. La majorité des vendeuses du marché de Ganhi ne s’attendaient pas à la visite du président de la République en cette matinée du mardi 3 novembre. Elles ont donc été surprises de le voir s’introduire, aux premières heures de la journée, sur leur lieu de commerce. Cette visite surprise a donné l’occasion au président Patrice Talon de toucher du doigt la réalité des lieux. Les étalages des vendeuses de volaille, de condiments, de légumes, de boîtes de conserve, la boucherie… Le tour de ce lieu de commerce situé en plein cœur du centre commercial de Ganhi a été fait par le président avec à ses côtés, les ministres en charge du Cadre de vie et du Commerce. A l’intérieur du marché, où règnent promiscuité et odeurs nauséabondes, il a fait le tour des boutiques adjacentes et jeté un regard attentif en direction des commerces qui ceinturent le marché. Il échangera ensuite un moment avec le ministre du Cadre de vie et quelques membres de la délégation. On retiendra juste les grands gestes de ce client singulier qui venait de faire le tour du marché sous les cris de joie des occupants des lieux qui n’ont à aucun moment caché leurs émotions. Elles étaient aux anges, les vendeuses et l’ont fait savoir à travers des slogans et chants de reconnaissance improvisés. Le président Patrice Talon repartira des lieux quelques instants plus tard. « S’il y a quelque chose qui se peaufine pour le marché de Ganhi, je vais laisser les voies autorisées en parler », confiera plus tard, José Tonato, ministre du Cadre de vie. « Ce que je sais, c’est que le chef de l’Etat n’a pas du tout apprécié les conditions des usagers du marché Ganhi», poursuit-il. En termes de fonctionnement, mais surtout de salubrité, « il a été choqué», lâche le ministre. Et comme les occupants de ce marché, le ministre espère lui aussi que «quelque chose se fera dans les semaines à venir ». Actualités 04 nov. 2020


Célestin Tognon, chef service de la Surveillance alimentaire et nutritionnelle à la Dana: « L'iode, un micronutriment essentiel à chaque cellule »
L’iode est essentiel pour le développement humain, voire économique. Mais les populations s’en préoccupent peu par négligence ou par manque d’informations adéquates. Pour bénéficier des effets nutritionnels de cet oligoélément, il convient d’observer certaines règles que Célestin Tognon, chef service de la Surveillance alimentaire et nutritionnelle à la direction de l’Alimentation et de la nutrition appliquée (Dana), structure sous tutelle du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), rappelle à travers cette interview. La Nation : Que comprendre à travers l’expression troubles dus à la carence en iode (Tdci)? Célestin Tognon : Les « Troubles dus à la carence en iode » (Tdci) regroupent l’ensemble des manifestations visibles et invisibles qui résultent d’une insuffisance d’iode dans l’organisme. Chaque année, des dizaines de millions de nouveau-nés subissent les conséquences durables des lésions cérébrales que cause la carence en iode. Face à cette situation chaotique, nous avons l’obligation morale de protéger chaque enfant béninois de la première cause au monde de lésions cérébrales pouvant être évitées. Il est de notre devoir envers ces enfants du Bénin de veiller à ce qu’ils naissent en bonne santé et grandissent en réalisant pleinement leur potentiel. L’accomplissement de ce devoir nécessite la participation du secteur privé, l’engagement et la mobilisation politiques, l'organisation de campagnes efficaces d'information et de communication et un système de contrôle efficace afin d’assurer la consommation du sel adéquatement iodé. Quel rôle joue l’iode dans l’organisme au point où sa carence lui est préjudiciable ? L'iode est un micronutriment essentiel dont chaque cellule a besoin. Il est un minéral (oligoélément) utilisé dans la production des hormones thyroïdiennes indispensables à l’organisme pour la croissance de l’enfant, depuis la vie intra-utérine, la maturation du cerveau du foetus et de l’enfant, le fonctionnement du système nerveux de l’adulte, la régulation de la température du corps, le développement des muscles, le fonctionnement normal des organes génitaux et plusieurs autres fonctions vitales chez l’enfant et chez l’adulte. A quoi sont liés les Troubles dus à la carence en iode ? On peut évoquer trois principales raisons.Une consommation insuffisante d’aliments riches en iode (algues, poissons de mer, crustacés, crevette, les produits enrichis en iode tels que le sel iodé, etc.). Une forte consommation de certains aliments goitrigènes qui sont des aliments qui inhibent l’action de l’iode dans l’organisme (manioc, navet, choux, etc.) Certaines formes de malnutrition (malnutrition protéino-énergétique, carence en vitamine A, etc.), sont aussi les causes des Tdci. Comment reconnaitre le sel iodé ? Il est impossible de reconnaître le sel iodé à vue d’œil. Seul l’ajout d’une goutte de solution test permet de le reconnaître à travers une coloration bleu violacé. Comment les Tdci se manifestent-ils? La carence en iode a des conséquences sévères pour le fœtus, le nouveau-né, l’enfant et l’adulte, l’économie et l’éducation. Elle peut donc perturber tout le cycle du développement humain. Expliquez-nous ses manifestations sur le fœtus et l’enfant ? Si une femme enceinte souffre des Tdci, le fœtus peut être victime du retard mental, de la surdi-mutité, des malformations cérébrales, de la morti-naissance et du faible poids à la naissance. Les Tdci peuvent se manifester chez l’enfant par le crétinisme, c’est-à-dire une arriération mentale profonde, le nanisme, les troubles psychomoteurs, le goitre, le strabisme qui est une déviation permanente résultant du défaut de parallélisme des axes visuels des deux yeux et l’hypothyroïdisme, naissance prématurité, décès en bas âge, petit poids à la naissance, retard de croissance, retard mental. Vous avez également évoqué les conséquences chez les adultes et surtout chez la femme. Chez les femmes, on parlera de stérilité, des avortements et fausses couches (mort-nés) à répétition, le strabisme, le goitre, l’hypothyroïdisme et la faible productivité au travail, diminution de la lactation, stérilité, manque de libido chez l’homme. En dehors du goitre, du nanisme et du crétinisme, toutes les autres formes de Tdci sont « invisibles». Existe-t-il d’autres maladies qui découlent de la carence en iode ? En dehors des conséquences précédemment citées, nous pouvons également attribuer à la carence en iode, le cancer du sein, de la thyroïde, des ovaires, de l'utérus, de la prostate, les maladies thyroïdiennes auto-immunes, l’hypothyroïdie, la maladie fibro-kystique du sein, la fatigue chronique, la fibromyalgie. Au-delà des conséquences sanitaires, quelles sont les répercussions sur l’éducation et l’économie ? Sur le plan de l’éducation, il est noté chez les enfants victimes des Tdci, de faibles capacités intellectuelles, faibles capacités d’apprentissage et des échecs scolaires.Sur le plan économique, on note la réduction de la force du travail ainsi que le manque de productivité et d’initiative. En définitive, que ça soit chez l’enfant comme chez l’adulte, la carence en iode est irréversible et réduit l’intelligence de 13,5 points du quotient intellectuel (QI). Quelle est la situation des Tdci au Bénin ? En général, les Tdci se rencontrent surtout dans les zones montagneuses et éloignées de la mer. Les résultats des différentes études réalisées au Bénin ces dernières années ont montré que la proportion de ménages disposant du sel adéquatement iodé est passée de 54,5 % en 2006 à 93,5 % en 2011, selon les Enquêtes démographiques de la Santé 3 et 4. Cette proportion a nettement diminué en 2014, selon l’enquête Mics, à 38,90 %. Cette situation met en évidence un relâchement du suivi de la stratégie d’utilisation de sel iodé. Quelles mesures faut-il alors prendre pour lutter contre les Tdci au Bénin ? Je vais évoquer trois principales stratégies pour lutter contre les troubles dus à la carence en iode. Primo,la supplémentation qui consiste à distribuer des capsules d’iode à la population cible. Cette solution est une stratégie à court terme. Secundo, la fortification qui consiste à adjoindre de l’iode à un aliment véhicule. Le sel a été choisi à cet effet, car tout le monde consomme du sel sur le territoire national et dans les milieux les plus reculés. Il s’agit ici d’une stratégie à moyen terme. Tertio, la diversification alimentaire qui consiste à consommer des aliments riches en iode et à réduire la consommation des aliments goitrigènes, qui est une stratégie à long terme. De quel arsenal juridique dispose le Bénin pour renforcer la lutte contre les Tdci? L’élimination des Tdci par la «Stratégie d’iodation universelle du sel ». C’est une stratégie mondiale adoptée depuis 1990 par plusieurs Sommets internationaux soutenus notamment par l’Unicef, l’Oms, le Pam et la Fao. La Cédéao a rendu obligatoire l’iodation du sel dans tous les Etats membres par la Résolution A/RES/518/94 du 8 août 1994. Au Bénin, c’est l’arrêté N°422/Maep/Ms/Micpme/Mef/Mcaat/Mdglaat/Dc/Sgm/Dana/Sa du 6 août 2013 qui fixe les conditions de production, d'importation, de commercialisation et d'utilisation du sel iodé au Bénin. Quelles sont les bonnes pratiques à promouvoir pour l’éradication des Tdci au Bénin ? L’éradication des Tdci au Bénin passe principalement par la promotion de la consommation du sel iodé. Il importe que la population ait un accès facile à du sel adéquatement iodé. A ce titre, il faudra faire la promotion de l'iodation du sel et de la consommation du sel adéquatement iodé. Il importe aussi de renforcer le contrôle de qualité, la promotion de la conservation du sel iodé sur toute la chaîne de production. Les bonnes pratiques de conservation du sel iodé consistent à reconditionner le contenu du sac de sel en petits sachets, à conserver le sel à l’abri de l’humidité et de la chaleur et dans un bocal fermé. Il faut refermer le bocal après chaque usage tout en le gardant loin du feu. Nous recommandons de mettre le sel dans la sauce en préparation au moment où elle est prête à être descendue du feu.Le respect de ces précautions empêche l’iode contenu dans le sel de se volatiliser. La solution que nous préconisons consiste à faire en sorte que chacun ait accès et consomme de petites quantités de sel adéquatement iodé. Actualités 03 nov. 2020


Réformes portuaires: Le Port de Cotonou en voie d’être un ‘’Port intelligent’’
Devenir ‘’intelligent’’ pour un port, c’est devenir plus attractif, plus compétitif. C’est faire plus avec moins1. Etre intelligent pour un port consiste aussi à adopter une approche collaborative, créative et audacieuse dans la gestion de ses activités. L’attractivité, la performance, la compétitivité, l’adaptation, la collaboration, la créativité, l’investissement, l’audace, l’anticipation, la citoyenneté, la sociabilité et la rentabilité dans le management des affaires portuaires sont de nos jours les divers défis de plus en plus forts auxquels les ports en général, et ceux d’Afrique en particulier font face. En effet, la question ici est de savoir si le port de Cotonou, remplit les conditions pour devenir un port intelligent, un smart port? La réponse à cette question demande à ce que la gestion du Port de Cotonou soit confiée à un averti du domaine portuaire, un spécialiste des affaires portuaires ou un groupe de spécialistes du secteur. Ce dernier ou ce groupe de spécialistes va œuvrer non seulement pour la modernisation de l’espace portuaire mais aussi pour l’optimisation de la rentabilité des ressources portuaires ; l’une des meilleures solutions qui sortira le port de Cotonou de sa léthargie et de sa gouvernance catastrophique. Ces contraintes ou ce qui est précédemment appelé défis sont de quatre ordres. Premièrement, on assiste à un ‘’gigantisme naval’’, 2 notamment au niveau des navires porte-conteneurs. Ces navires de nos jours sont de plus en plus grands. Et pour donner un ordre de grandeur, les plus grands porte-conteneurs aujourd’hui approchent les 400 mètres de long. Pour les ports en général, ce gigantisme implique une adaptation des infrastructures. Or celles-ci ne peuvent pas se modifier miraculeusement. Il faut savoir anticiper ; une dynamique dans laquelle le Port de Cotonou se trouve actuellement. De là découle le deuxième défi, qui est ‘’économique et financier’’. Alors que les modèles économiques résultant du gigantisme font peser de plus en plus de risques économiques et financiers sur les autorités portuaires, qui doivent trouver des réponses attractives, compétitives et rentables. Et être smart est l’une des solutions à ces défis. Le troisième défi est la ‘’sécurité maritime, la sûreté des navires et des installations portuaires’’ qui coûte cher à assurer. Un port est un dispositif géostratégique majeur pour les États et plus il y a concentration des stockages pétroliers plus il devient une cible de choix. Plus de 80 % des hydrocarbures à destination des pays de l’hinterland transitent par le port de Cotonou. D’ailleurs, le Code International pour la Sûreté des Navires et des Installations Portuaires (Code Isps) de l’Organisation Maritime Internationale (Omi) a été mis en place suite aux attentats du 11 septembre 2001 pour sécuriser les territoires portuaires du monde. Mais l’application efficace de ce Code au Port de Cotonou a connu dans le passé assez d’entraves dues à une mauvaise coordination et coopération avec les autres administrations et parties prenantes. Même la Direction de la Marine Marchande (Dmm), Structure responsable décrétée3 pour contrôler l’application de la règlementation de sûreté des ports et des navires au niveau national et chargée surtout du suivi de la mise en œuvre effective dudit Code au Port de Cotonou, avait éprouvé assez de difficultés à accomplir sa mission et du coup n’arrivait pas à exercer son pouvoir régalien, vu les dispositions de fait de l’établissement public qu’est le Port autonome de Cotonou (Pac). Convient-il de mentionner que depuis 2004, la République du Bénin s’est inscrite dans la démarche de sécurisation de ses installations portuaires avec l’application dudit Code. Dans ce cadre, le Bénin reçoit périodiquement les garde-côtes américains pour des missions de suivi et d’évaluation du niveau de mise en œuvre du Code au Port de Cotonou. Une mission effectuée en décembre 2015, a révélé d’importantes lacunes dans la mise en œuvre effective du Code Isps au Port de Cotonou sur lequel ont plané des menaces de déclassement. Un autre défi qu’il fallait éminemment relever. Ainsi, du 6 au 10 août 2018, la même délégation des garde-côtes américains a effectué une mission de suivi au Port de Cotonou pour voir l’effectivité de la mise en œuvre du Code Isps dans le Port et la correction des défaillances antérieurement relevées. Cette mission fait suite à l’évaluation de la sûreté du Port de Cotonou de décembre 2015 et aux missions de suivi de juin 2016 et août 2017. Elle intervient à un moment où la gestion du Port de Cotonou est assurée par la Société Port d’Anvers International (Pai). Cette nouvelle équipe, ayant été informée des menaces de déclassement du Port de Cotonou, le 12 avril 2018, a diligemment entrepris plusieurs et courageuses actions pour améliorer le niveau de sûreté dudit port. De nos jours, de nombreux efforts sont consentis dans la mise en œuvre effective du Code au Port de Cotonou. Il a été cependant démontré que l’une des toutes premières mesures hardies dans la mise en œuvre du Code Isps au Port de Cotonou, reste le Renforcement du Contrôle des Accès de ce port. Actuellement, le port de Cotonou s’est doté de moyens efficaces en vue de l’application rigoureuse de cette mesure. Il convient entre autres de mentionner que depuis août 2019,4 les conditions d’accès et de séjour au Port de Cotonou ont été renforcées. Cependant, le défi demeure toujours à relever car des efforts restent encore à faire par l’Administration maritime et portuaire du Bénin, sur le plan de la sûreté, en vue de combler les attentes des évaluateurs. En ce qui concerne la sécurité maritime, un port est plus sûr lorsque les eaux maritimes menant à ce port sont sûres. Rendre les eaux maritimes béninoises plus sûres demande de sérieux investissements en vue de lutter efficacement contre les brigandages maritimes, les actes de piraterie et les vols à main armée contre les navires qui pourraient être commis dans ces eaux avec pour conséquences la fuite des navires et le détournement vers les ports voisins, la diminution des activités maritimes (pêche, transports, commerces, explorations et investissements maritimes), la baisse des activités économiques au Port de Cotonou, et qui pourraient négativement impacter l’économie nationale du Bénin. Voulant relever un tant soit peu ce défi, l’Autorité portuaire a pris en janvier 2020 des dispositions idoines en vue du renforcement des mesures de protection des navires en escale au Port de Cotonou contre les actes de piraterie. 5 En vue de renforcer le Port de Cotonou dans sa dynamique de sécurisation des navires dans les eaux maritimes béninoises, le gouvernement du Bénin a pris la décision courageuse en adoptant un Décret 6 et en prenant un Arrêté interministériel,7 obligeant tous les navires de commerce à destination des Ports du Bénin à avoir à leur bord une protection armée. Mais le défi demeure toujours car des efforts restent encore à faire sur le plan du renforcement des équipements de lutte contre la piraterie et ceux de surveillance des eaux maritimes béninoises. Enfin, le quatrième défi auquel les ports en général font face de nos jours est l’évaluation dans leurs performances non pas seulement économique, financière et logistique mais aussi et surtout ‘’citoyenne’’ et ‘’sociétale’’.Comment parviendra alors le Port de Cotonou à intégrer les citoyens, les habitants et la ville à ses activités ? C’est un quatrième défi, certes en arrière-plan par rapport aux autres mais très présent puisque les ports les plus avancés aujourd’hui utilisent souvent ce levier pour accroitre le niveau de développement socioéconomique de leurs pays. Aujourd’hui, un port qui n’a pas d’intelligence vis-à-vis du marché et vis-à-vis des acteurs, qui n’a pas de stratégie et n’anticipe pas, ne peut pas survivre dans l’intensité concurrentielle régionale et internationale. Mais avec les atouts dont dispose le port de Cotonou, il est tout à fait indiqué que sa gestion soit confiée à un professionnel du secteur portuaire en vue de lui permettre d’être intelligent. Mais, qu’est ce qui avait empêché le port de Cotonou d’être véritablement compétitif, d’être plus attractif? Trois raisons : *La première est relative à la période révolutionnaire au cours de laquelle les grandes décisions relatives à la gestion du Port de Cotonou venaient du pouvoir central. Au cours de cette période, le pouvoir décisionnel lié à la gestion portuaire n’est pas délégué à l’Autorité portuaire. *La deuxième renvoie à la période démocratique, mais pour une courte durée, où le Port de Cotonou a connu un développement remarquable dû au professionnalisme exceptionnel du Directeur Général de l’époque. *La dernière qui se réfère aux vingt dernières années où le Port de Cotonou a connu à sa tête des dirigeants politiques, plus de dix directeurs en quinze ans, avec un personnel peu qualifié. La conséquence, c’est que le Port de Cotonou a connu plus d’une décennie de retard en termes de performance. Comment je vois le Port de Cotonou, le Port du futur dans dix ans s’il devient véritablement performant? La performance du port de Cotonou reposera surtout sur la stratégie. Le port du futur devra être un port stratège. Être ‘’stratège’’ signifie savoir prendre des risques et arriver à se lancer sur des pistes prospectives à long terme. Et pour l’être, le port du futur, que je peux appeler le port ‘’Rénové’’, devra être investisseur; un pilier très capital pour sa modernisation et sa redynamisation. De nos jours, le Port de Cotonou est encore à l’image des ports d’Afrique des années 1970. Le moderniser demande le rasage des vieux magasins, d’environ cinquante ans d’âge, situés au cœur dudit port ; l’agrandissement des espaces en vue de poser un nombre important de conteneurs, la construction d’un nombre considérable de quais pour recevoir les navires de dernière génération ; le développement des infrastructures routières et ferroviaires en vue de la facilitation de l’acheminement des marchandises du port vers leurs lieux de destination et vice versa. Investir au Port de Cotonou devient une nécessité et il va falloir que ce Port ait incontestablement une autonomie financière et une capacité à prendre des risques. Faire du port de Cotonou un port investisseur du futur demandera donc la garde d’une tutelle forte avec des dirigeants forts ayant des compétences d’investisseurs. Sur le plan national, et comme il n’est un secret pour personne, le Port de Cotonou est le véritable levier stratégique et économique de la République du Bénin. En effet, plus le port est attractif, plus il aura des chances de générer des recettes importantes pour l’Etat. Plus de 80% des importations et exportations passent par ce port. Alors la nécessité d’investir en vue de sa performance s’impose. Mais l’un des investissements qui aura le plus d’impact reste le dragage, une technique qui permet d’enlever du sable, ou du gravier du fond de la mer. Cet investissement permet au port ‘’Rénové’’ d’accueillir des navires avec des tirants d’eau plus importants, et qui peuvent par conséquent transporter plus de conteneurs. Un pareil investissement au Port de Cotonou résoudra le problème de ‘’gigantisme naval’’ précédemment énuméré. La bonne nouvelle est qu’un grand effort a été fait dans ce sens et le Port de Cotonou a commencé par recevoir en partie depuis juillet 2020 des navires de 300 mètres. Par Germain Jessugnon AHISSOU Diplômé de l’Université Maritime Mondiale (Suède) Administrateur des Affaires Maritimes Spécialiste des questions de la Sécurité Maritime et de l’Environnement Marin. Actualités 03 nov. 2020


Hommage à l’ex-cheffe service commercial de l’Onip: Les mérites de Marie-Madeleine Akoffodji célébrés
Après trente-sept ans de carrière à l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), Marie-Madeleine Akoffodji, ancienne cheffe service commercial, est admise à faire valoir ses droits à la retraite. Ses anciens collaborateurs ont célébré ses mérites à travers une cérémonie festive, vendredi 30 octobre dernier, dans les locaux de l’Onip à Cotonou. Marie-Madeleine Akoffodji est tout abasourdie, vendredi dernier, dès son entrée dans la salle de conférence de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) où tout est en place pour lui rendre hommage après son départ à la retraite. Alors qu’elle est invitée par le directeur général de l’Office, Bertin Sowakoudé, pour finaliser un vieux dossier, l'ancienne cheffe service commercial s’est plutôt retrouvée à une réjouissance initiée par ses anciens collaborateurs assis autour des tables dressées pour la circonstance. « C’est votre fête, Madame... », lui lance Olivier Houessou, maitre de cérémonie. Tout heureux d’avoir réussi ce coup, le directeur général de l’Onip informe l’assistance de comment cela s’est passé. Au dire de Bertin Sowakoudé, faire déplacer l’ancienne cheffe service commercial n’était pas gagné d’avance. « Elles m’ont dit que l’aspect surprise de la fête leur tient beaucoup à cœur. Alors que faire ?... On a envisagé des scénarii que je n’ai pas trouvés convaincants… », détaille le directeur général. Plus loin, il explique que c’est finalement un autre ex-collaborateur de Marie-Madeleine Akoffodji qui lui a suggéré l’argument d’un « rendez-vous d’affaires » pour la faire venir. Le prétexte du « rendez-vous d’affaires » est passé comme une lettre à la poste et Marie-Madeleine Akoffodji a fait son entrée dans les murs de l’Onip à l’heure convenue. « Donc, elle est venue dans l’optique de contribuer à faire affaires, pas pour faire la fête », déclare le directeur général de l’Onip. Toujours disponible Il revient sur les mérites de sa vaillante ex-collaboratrice qui, même à la retraite, donne de son temps précieux afin que de vieux dossiers soient finalisés. Il poursuit son témoignage en affirmant que, pour ses exigences au travail, certains anciens collaborateurs de Marie-Madeleine Akoffodji, se sentaient agacés. Mais «quand on lui confie un dossier et qu’elle n’a pas le résultat attendu, elle ne lâche pas », souligne le directeur général qui y voit une attitude que tout collaborateur doit avoir. Pour leur part, les anciens collaborateurs de Marie-Madeleine Akoffodji retiennent que leur ancienne patronne manage avec le bâton et la carotte. Très émue l’ancienne cheffe service commercial s’est confondue en remerciements. Elle revient sur les circonstances de son invitation à cette cérémonie, de même que celles de son départ à la retraite et brièvement sur quelques difficultés rencontrées au cours de sa carrière à l’Onip. Profitant de cette cérémonie, Marie-Madeleine Akoffodji demande pardon à ceux qu’elle aurait offensés. « Je n’ai rien contre aucun agent ici mais si j’ai eu à blesser des gens, volontairement ou involontairement, excusez-moi et accordez-moi votre pardon », implore-t-elle. «Et je demande que cette maison prospère, prospère et prospère encore !!! », lance-t-elle en guise de prière avant de prodiguer des conseils à ses hôtes. Il renouvelle sa disponibilité à accompagner l’Office si le besoin se fait sentir. La cérémonie riche en divertissements a pris fin par une remise de tableau conçue en son honneur et de joyeuses agapes Société 02 nov. 2020


Ecole nationale supérieure de l’enseignement technique à Lokossa: L’achèvement des travaux préoccupe le gouvernement et la Badea
Des infrastructures d’accueil plus confortables sont en construction à Lokossa, dans le Mono, au profit de l’Ecole nationale supérieure de l’enseignement technique (Enset). Ceci sur financement conjoint du budget national et de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea). Le chantier a reçu, vendredi 30 octobre dernier, la visite de la ministre Eléonore Yayi Ladékan et d’une mission d'experts de la Badea conduite par Mounir Bensidigh. L’objectif de la descente effectuée, vendredi dernier à Lokossa, par la ministre Eléonore Ladékan Yayi, en charge de l’Enseignement supérieur, et une mission de la Badea, conduite par Mounir Bensidigh, est de s’assurer du niveau d'avancement des travaux de construction des infrastructures d’accueil à l’Ecole nationale supérieure de l’enseignement technique (Enset). La Badea (Banque arabe pour le développement économique en Afrique) apporte une contribution avoisinant 88 % du financement des travaux. Sur le site, non loin de l’ex-Iut à Lokossa, la délégation a eu droit à une visite guidée des différents compartiments à savoir le bloc administratif et les seize salles de cours érigées en deux modules de bâtiment R+1. Une bibliothèque et sept ateliers dédiés à une gamme variée de formations font également partie des infrastructures en construction. Aussi, le pavage et bien d’autres travaux de commodité du site évoluent. Les formations offertes à l’Enset-Lokossa portent sur la mécanique générale, le froid et climatisation, le génie civil et ouvrage et bois, etc. Mais l’ensemble de ce qui est construit ne représente que 52 % de taux d’exécution physique de la nomenclature des travaux prévus alors que le délai contractuel est consommé à 100 %. Il s’en dégage un retard préoccupant que les entreprises en charge du chantier et de la mission de contrôle mettent sur le compte de la crise sanitaire liée au Covid-19 et des pluies exceptionnelles qui se sont abattues sur la ville de Lokossa en 2019, année de démarrage du chantier. Des recommandations Prenant acte des explications, les experts de la Badea se sont dit tout de même satisfaits de voir que toutes les superstructures ainsi que les fondations qui prennent du temps sont sorties du sol. Pour le reste, Mounir Bensidigh, chef de la mission, exhorte à mettre les bouchées doubles pour achever le chantier dans un meilleur délai. Mais pour Zul Kifl Salami, chargé de mission du chef de l’Etat, l’achèvement des travaux doit intégrer les recommandations de la mission sans violer les limites budgétaires. Lesquelles recommandations, détaille-t-il, sont relatives à l’assainissement du site, à la qualité des constructions et à celle des travaux de voirie. La ministre Eléonore Yayi Ladékan conclut que leur visite a été utile en ce sens qu’elle a permis aux bailleurs de s’accorder avec les acteurs sur ce qu’il reste à faire pour livrer dans un bref délai les infrastructures très attendues par les bénéficiaires. A l’occasion, la ministre a réaffirmé la place de choix qu'occupe l’enseignement technique dans les réformes du secteur éducatif et le Programme d’action du gouvernement. Education 02 nov. 2020


Lancement de la rentrée 2020-2021 à l'Uac: Le recteur appelle à maintenir le climat de paix"
La rentrée académique 2020-2021 est officiellement lancée à l'Université d'Abomey-Calavi. La traditionnelle cérémonie solennelle a eu lieu, mercredi 28 octobre dernier à l'amphithéâtre Idriss Itno Déby, en présence des membres du conseil rectoral, d'une délégation des corps professoral et administratif et d'une représentation d'étudiants. A l’occasion, le recteur Maxime da Cruz appelle à «maintenir le climat de paix ». La perpétuation du climat de paix à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). C’est la priorité du recteur Maxime da Cruz pour cette année universitaire dont la cérémonie de lancement solennelle a eu lieu, mercredi 28 octobre dernier. Pour le recteur de l'Uac, Maxime da Cruz, il y a de quoi se réjouir. «Avec la collaboration de tous les acteurs de la communauté universitaire, l'année académique 2019-2020 est allée à son terme en dépit des différentes crises», a-t-il fait remarquer... Il invite tous les acteurs et partenaires de l'Uac à rester dans la même dynamique. « Travaillons à maintenir constamment un climat de paix. C'est un gage de succès et de progrès. L'équipe rectorale et moi, nous nous engageons à inscrire notre démarche dans la consultation des partenaires sociaux pour toute question ayant trait à l'animation de la vie universitaire. C'est un engagement pris et il restera ainsi», assure le recteur de l'Uac. Maxime da Cruz appelle enfin toute la communauté universitaire au respect des gestes barrières et salue les laboratoires qui contribuent à la riposte à la crise par la fabrication de gels et de dispositifs de lavage des mains. Après avoir salué les efforts du rectorat dans la conduite des affaires de l'université et le dialogue préventif, le représentant des étudiants a relevé quelques situations pénibles en l'occurrence la difficulté pour les étudiants de suivre les cours sur la plateforme dédiée à l'enseignement à distance. A l'en croire, l'utilisation de cette plateforme pose des problèmes de connexion, d'équipements et d'incompréhension des cours... Par conséquent, les étudiants ont suggéré une reprise en présentiel. Il évoque également les faux frais créés chaque année et déplore les agissements hostiles de certains chefs de départements ainsi que le décret portant nomination des chefs d'entité... Il a enfin invité le recteur de l'Uac à plaider pour plus de social dans les services octroyés aux étudiants. Une université forte A sa suite, Gérard Agossa, représentant du personnel administratif a salué le recteur de l'Uac pour son sens d'écoute et son bon cœur. Il énumère au titre des acquis de l'année écoulée, le rétablissement de l'assurance maladie, l'amélioration du cadre de travail, les travaux de construction pour pallier le manque d'infrastructures, la nouvelle convention...Le représentant de l'intersyndicale du personnel enseignant de l'Uac, Cyr Eténé, a également félicité l'équipe rectorale pour avoir élaboré un plan d'aménagement. Peignant les réalités universitaires, il fait savoir : « Une université doit être forte, indépendante, riche de son savoir, de ses enseignants et de ses étudiants. Une université doit être un laboratoire... Malheureusement les impératifs financiers ou le manque de volonté nous forcent à laisser de côté certaines convictions». Précarité, privatisation de l'accès à la science, course au poste de recteur sont autant de maux qui, à en croire le représentant de l'intersyndicale, gangrènent l'Uac. L'intersyndicale n'a pas manqué d'encourager les enseignants dans leur prise de position contre la nomination des chefs d'entité et l'achat de conscience. Comme à l'accoutumée, la cérémonie solennelle de lancement de la rentrée académique 2020-2021 a été marquée par une conférence inaugurale. Le thème de cette année est : " La recherche portant sur la personne humaine". La conférence a été animée par Flore Gangbo, professeur titulaire en Histologie, Embryologie, Cysto-génétique, enseignante à la Faculté des sciences de la santé. Education 02 nov. 2020


911 - 1561