La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Portail national des services publics : Maires et populations de l’Ouémé-Plateau édifiés
La direction départementale du Numérique et de la Digitalisation de l’Ouémé-Plateau a sensibilisé les maires et les populations des deux départements à l’utilisation et à l’appropriation du portail national des services publics. Le portail national des services publics accessible au www.service-public.bj présente de nombreux avantages pour son utilisateur, surtout en termes de temps. Il est important que tous les citoyens usagers de l’administration publique se l’approprient pour son utilisation optimale. Pour ce faire, la direction départementale du Numérique et de la Digitalisation de l’Ouémé-Plateau a initié des séances d’information et de sensibilisation à l’endroit des maires, des élus communaux et locaux ainsi que des populations des deux départements à l’utilisation et à l’appropriation du portail national des services publics. Tous ces acteurs ont été édifiés sur l’importance de ce portail et les objectifs visés par le gouvernement en numérisant les services publics et les opportunités qu’offre cette plateforme. L’exercice de vulgarisation a conduit le directeur départemental du Numérique et de la Digitalisation de l’Ouémé/Plateau, Sylvain Ahounou, dans les 14 communes des départements. Il a ouvert, le 5 octobre dernier, le bal du périple par la commune d’Adjarra et l’a bouclé par Porto-Novo. Sylvain Ahounou était assisté du directeur général du Numérique et de la Poste du ministère du Numérique et de la Digitalisation, Geoffroy Bonou. Pour le directeur départemental du Numérique et de la Digitalisation de l’Ouémé-Plateau, il s’agit de sensibiliser et d’informer les populations des deux départements par rapport aux avantages qu’elles peuvent tirer de l’utilisation du portail national des services publics et de pouvoir gagner du temps. A l’en croire, l’un des projets phares du gouvernement du président Patrice Talon est la dématérialisation. Aujourd’hui, explique-t-il, beaucoup de choses sont faites dans le domaine du numérique en ce qui concerne les services numériques à travers le portail national des services publics qui regroupe plus de trois cents services. L’état des lieux du numérique au Bénin, les orientations stratégiques dans le secteur, l’ambition du gouvernement en la matière, les impacts économiques et sociaux du numérique sont entre autres sujets abordés par le communicateur Geoffroy Bonou, soutenu par le directeur départemental du Numérique et de la Digitalisation, Sylvain Ahounou. Il a été expliqué aux populations la nécessité pour chacun de connaitre son numéro personnel d’identification avant d’accéder à cette plateforme. La mise en œuvre du portail national des services publics, selon les deux communicateurs, va permettre d’accéder facilement aux informations de service public afin d’éviter entre autres les tracasseries, les risques dans le transport, les dépenses et le stress. Les 14 maires des départements de l’Ouémé et du Plateau ont été sensibilisés au sujet, quant à eux, par visioconférence présidée par le secrétaire général du ministère du Numérique et de la Digitalisation. Société 19 oct. 2020


Journée mondiale de l’alimentation: Mobilisation et engagement renouvelé au Bénin
Conjointement avec la 40e journée mondiale de l’alimentation, cette année, le Bénin lance la 24e édition de sa campagne Telefood visant à financer les petits projets de producteurs. Ce double événement chapeauté par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) a été officiellement lancé, vendredi 16 octobre dernier, à Cotonou, par le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, Bonaventure Kouakanou. La 40e journée mondiale de l’alimentation est célébrée dans 150 pays dans le monde. Au Bénin, elle est couplée avec la 24e édition de la campagne Telefood. Ces deux événements ont été lancés, vendredi 16 octobre à Cotonou, par le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, Bonaventure Kouakanou, avec le soutien des autorités décentralisées et des responsables du Système des Nations Unies au Bénin. Cette année, le thème retenu pour le compte de la journée est « Cultiver, nourrir, préserver. Ensemble, agir pour l’avenir ». D’après le chargé des programmes de la Fao Bénin, Jean Adanguidi, ce thème invite les acteurs à divers niveaux à bâtir, d’une part, des systèmes alimentaires plus résilients et solides et, d’autre part, à faire preuve d’une grande solidarité sur le plan mondial. Ce thème « nous exhorte à une décennie d’actions pour éliminer la faim et la pauvreté, protéger la planète et assurer la prospérité pour tous à l’échéance 2030 des Objectifs de développement durable (Odd)», renchérit le représentant du ministre de l’Agriculture. En outre, Bonaventure Kouakanou rappelle que ce thème est en harmonie avec l’objectif global du Plan stratégique de développement du secteur agricole au Bénin. Il ajoute que les efforts du gouvernement s’inscrivent dans les solutions à court et long termes au profit des groupes et communautés vulnérables. Il partage alors avec l’assistance, quelques résultats des actions menées dans les différents sous-secteurs agricoles au cours de l’année 2019 y compris le soutien du gouvernement aux entreprises agricoles touchées par les effets néfastes de la pandémie de Covid-19. Aussi, Jean Adanguidi et Bonaventure Kouakanou rappellent les défis à relever pour l'éradication de la pauvreté, de la faim et de la malnutrition au Bénin. Entre autres défis, ils relèvent la nécessité d’intégrer les outils du numérique dans le système agricole national pour une agriculture de pointe. Bien avant les représentants de la Fao et du ministre de l’Agriculture, la troisième adjointe au maire de Cotonou, Françoise Béhanzin, et le préfet du Littoral par intérim, Jean-Claude Codjia, ont respectivement rappelé, entre autres, les actions menées dans la capitale économique du Bénin pour lutter contre la faim et l’importance d’une telle journée. A l’occasion, les acteurs impliqués dans la lutte contre la pauvreté, la faim et la malnutrition ont renouvelé leur engagement à poursuivre plus que jamais le combat pour l'éradication de ces fléaux. En guise de soutien aux producteurs, les autorités présentes ont procédé au lancement de la campagne Telefood visant à financer les petits projets agricoles et à la remise d’équipements et de matériels agricoles aux douze meilleures coopératives de femmes (soit une par département). De même, les lauréats du concours de rédaction épistolaire organisé pour impliquer les jeunes et les agriculteurs « néoalphabètes » ont été récompensés. Actualités 19 oct. 2020


Rencontre virtuelle du quotidien « La Nation »: Efforts du gouvernement et enjeux du numérique passés en revue
Les efforts du gouvernement pour relancer le développement du Bénin et accélérer sa transformation digitale étaient au cœur des débats lors de la première rencontre virtuelle organisée par le quotidien de service public La Nation, vendredi 16 octobre dernier. Aux côtés d’Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced), Alain Sourou Orounla, ministre de la Communication et de la Poste et Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, ont permis aux participants d’avoir une idée des dynamiques qui sous-tendent les réalisations du gouvernement et de comprendre les enjeux du numérique surtout dans le contexte actuel marqué par le coronavirus. Autour des thèmes : «Bénin, les dynamiques de développement» et « Accélération vers un avenir numérique », Alain Sourou Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, et Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced), ont tenu en haleine pendant deux heures trente minutes les participants à cette conférence virtuelle du quotidien La Nation dont la modération a été assurée par la journaliste Catherine Fiankan-Bokonga. Diplomates en mission au Bénin et à l'étranger, fonctionnaires de l'organisation internationale de la Francophonie, de la Cnuced, Béninois de l’intérieur et de l'extérieur, notamment de la Suisse, des États-Unis, du Canada et d'ailleurs, curieux ou acteurs de l'écosystème numérique, ils ont tous suivi avec un intérêt certain les explications des speakers de marque. Au cours de cette visioconférence, vendredi 16 octobre dernier, les panélistes ont évoqué les réalisations du gouvernement pour accélérer le développement du Bénin ainsi que les enjeux du numérique dans un monde marqué par la pandémie du coronavirus. Avant le lancement des échanges, Paul Amoussou, directeur de publication du quotidien La Nation, a rappelé l’objectif de cette initiative qui constitue un cadre d’échanges et de réflexion en ligne dans un contexte marqué par le coronavirus. Abordant le premier thème, Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, a exposé les trois piliers du Programme d’action du gouvernement à savoir : consolider la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance, engager la transformation structurelle de l’économie et améliorer les conditions de vie des populations. Selon lui, pour le gouvernement du président Patrice Talon, le développement ne saurait être possible sans la transformation structurelle de l’économie, l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations, la mise en place des infrastructures et le développement d’une mentalité de productivité à travers la formation des ressources humaines. C’est pourquoi, il s’attelle à opérer des réformes politiques et institutionnelles afin d’offrir un cadre propice à l’éclosion des talents de manière à relancer durablement le développement du pays depuis 2016. Ainsi, le président Patrice Talon a axé ses actions sur de la rationalisation de la gestion des ressources de l’Etat en s’engageant dans la lutte contre la corruption. Pour le porte-parole du gouvernement, le Bénin tend vers son développement avec des investissements importants dans tous les secteurs dont celui du numérique. Un avenir numérique assuré Pour sa part, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a félicité le quotidien La Nation pour cette initiative qui a permis de réunir plusieurs personnalités du monde autour des thématiques relatives aux dynamiques de développement et l’accélération vers un avenir numérique. Selon elle, le numérique constitue l’une des bases du développement. C’est pourquoi, le gouvernement a positionné le numérique comme un secteur qui « doit impacter tous les secteurs d’activités et contribuer à la relance de l’économie nationale ». Pour elle, quatre éléments sont essentiels pour accélérer la marche vers un avenir numérique. Il s’agit de la vision, des moyens, de l’organisation et de l’adoption. Toutes choses qui favorisent, aujourd’hui, la transformation digitale du Bénin dans tous les domaines d’activités à travers la vision du président Patrice Talon de faire du Bénin « la plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest pour l’accélération de la croissance et l’inclusion sociale à l’horizon 2021 ». Pour la ministre du Numérique et de la Digitalisation, cela a permis de faire des investissements importants pour que les populations puissent bénéficier de plusieurs services et solutions numériques. A l’en croire, cela permet au Bénin de se démarquer des autres nations. Lentement mais sûrement, le Bénin tend vers un meilleur avenir numérique. A travers le déploiement de plus de 2000 km de fibre optique dans le cadre du Projet de Développement des Infrastructures de Télécommunications et des Technologies de l’Information et de la Communication (Pdi2t), le gouvernement a rapproché l’internet des populations. En témoignent la mise en place des salles numériques, des centres multimédias et de points numériques communautaires (Pnc) pour favoriser la généralisation de l’usage du numérique par l’éducation et la formation des apprenants ainsi que des communautés au sein desquelles ces infrastructures numériques sont installées. « Ce sont des vitrines pour permettre aux populations de bénéficier de l’internet haut débit », a-t-elle précisé. C’est l’occasion pour elle d’énumérer les solutions et services numériques mis en place par le gouvernement pour aider les populations à faire face à la crise sanitaire mondiale liée au Covid-19. Au nombre de ces services, figurent le portail national des services publics du Bénin et les différentes plateformes au profit du secteur de l’éducation et autres qui permettent aux citoyens d’accéder aux informations et services en ligne. Pour Aurélie Adam Soulé Zoumarou, dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale du développement du numérique, le gouvernement tient compte des besoins réels des populations dans ses stratégies, étant donné que la numérisation reste au cœur du développement. En dépit des efforts accomplis, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, pense que le Bénin ne va pas s’arrêter en si bon chemin, car le numérique peut mieux l’aider à relever les défis dans plusieurs secteurs dont l'agriculture, les énergies renouvelables et autres. « Le numérique change la vie des populations chaque fois qu’il offre des solutions, des opportunités qui contribuent au bonheur du citoyen », a-t-elle ajouté. Abondant dans le même sens, Wilfried Houngbédji, directeur de la Communication de la Présidence, se félicite des impacts réels du numérique sur la vie des populations béninoises. Rappelant les innovations apportées au niveau des actes de carrière des agents de l’Etat, il a insisté sur l’efficacité du portail des services publics et de la plateforme qui contribuent à la lutte contre la propagation du Covid-19 au Bénin en limitant les flux et les déplacements de citoyens vers l’administration publique. Bertin Sowakoudé, directeur général de l’Office national l'imprimerie et de Presse (Onip), a salué, quant à lui, les réalisations du gouvernement qui ont permis à La Nation d’amorcer sa transformation digitale. Selon lui, le quotidien La Nation n’entend pas rester en marge des innovations numériques et s’engage à dynamiser son site internet, son application et ses canaux digitaux de manière à répondre aux besoins de sa clientèle. Au sujet de l'organisation du travail, il a indiqué que la conférence de rédaction se tient en ligne depuis l’avènement de la crise du coronavirus. Vent d’optimisme Epatée par les efforts et les réalisations du gouvernement dans le secteur du numérique ainsi que les piliers du Pag, Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced), a salué la volonté politique du gouvernement et la synergie d’actions entre les structures impliquées dans la transformation numérique. Evoquant l’adressage qui constitue une problématique en Afrique, elle a invité les autorités béninoises à construire des systèmes développés et accessibles aux populations dans un écosystème numérique en perpétuelle mutation. Pour elle, c'est important de suivre les entreprises numériques, surtout celles en phase d'amorçage. Elle a aussi invité le gouvernement à créer un groupe de monitoring pour les femmes. « Les femmes sont touchées par la fracture numérique. Donc, il faut travailler avec les femmes », a-t-elle recommandé. A l’en croire, l’Europe et l’Afrique doivent mutualiser leurs forces pour tirer meilleur profit du numérique, et le Bénin fait partie des nations qui peuvent prendre le lead dans leur région : « Je suis optimiste et je pense que vous pouvez être leader», a-t-elle déclaré. Elle a rassuré du soutien de la Cnuced qui continuera à apporter son assistance technique au Bénin. Des programmes au profit de tous Le gouvernement du Bénin offre plusieurs programmes et projets au profit des populations vivant sur le territoire national et celles de la diaspora. En témoigne le Fonds d’Appui à l’Entrepreneuriat Numérique (Faen) qui vise à aider les jeunes entreprises à démarrer une nouvelle phase du développement de leurs activités en saisissant les nouvelles opportunités qu’offrent le numérique et l’école des métiers du numérique et de la fibre optique. Répondant à la préoccupation de Serge Sagbo, l’un de ses compatriotes vivant en Suisse, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou a indiqué que le gouvernement béninois est ouvert aux compétences de la diaspora et à l’expertise internationale. « Nous ouvrons les offres à beaucoup de personnes et toutes les expertises sont sollicitées », a-t-elle signalé. Au sujet de la dynamisation de la poste, Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, fait savoir que le Bénin commence par concrétiser ses ambitions dans ce secteur. «La Covid-19 nous a permis de recentrer nos efforts sur la poste, et nous allons accélérer au-delà de la Covid-19 », a-t-il promis. Il reste convaincu que le Bénin va prendre sa part dans la richesse générée par le numérique en modernisant sa poste qui constitue une entreprise utile et humanitaire. Actualités 19 oct. 2020


Consommation locale: Entre complexe d’extranéité et patriotisme économique
Cru local cherche consommateurs patriotes ! Convaincre les consommateurs béninois tournés souvent vers les produits étrangers de la bonne qualité et du coût raisonnable des produits locaux reste un défi. Nationalisme économique oblige ! « Un vendeur de pommes de terre a deux compartiments au niveau de son étalage: l’un estampillé ‘’Pommes de terre de Malanville’’ et l’autre ‘’Pommes de terre de Marseille’’. Un jour, il finit de vendre les pommes de Marseille comme d’habitude, alors que celles localement produites ne coulent pas. Un de ses amis lui conseille de les laver avec du détergent et de les mettre dans le compartiment des pommes de Marseille. Le résultat est sans appel : il finit de vendre les pommes de terre ‘’blanchies’’ dans la même journée ». C’est par cette allégorie que le socio-anthropologue Aimé Tcheffa explique la fascination du Béninois pour ce qui vient de l’étranger. « Nous sommes extravertis ; nous pensons que ce qui vient d’ailleurs est beau et nous sert mieux », relève-t-il. En fait, le Béninois est hésitant et réticent par rapport à la consommation du local pour plusieurs raisons. « De façon générale, le Béninois place au premier rang de ses choix les produits importés, avec comme arguments que les produits locaux ne sont pas compétitifs et ne sont pas de bonne qualité», confirme Shadiya Alimatou Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce. « L’argument de la qualité est un fourvoiement », estime Aimé Tcheffa. Il assène : « La vérité est que nous avons été colonisés, nous sommes culturellement aliénés. C’est introduit dans notre mental que par exemple la moutarde de Dijon qui ne ressemble à rien dans ma bouche est supérieure à celle d’Abomey qui me régale ». Il invoque également le cas des riz parfumés, génétiquement modifiés et conservés avec des produits chimiques, qui sont prisés au détriment des riz localement produits qui conservent tous leurs nutriments et ne sont susceptibles de causer d’ennuis sanitaires au consommateur. Conscience et culture Pour Shadiya Alimatou Assouman, les arguments de la qualité et du prix relèvent plus d’« idées reçues » que de la réalité, en ce sens que la culture du Bénin est riche et le génie béninois en matière de création ne cesse d’émerveiller au fil du temps. « Le consommateur béninois n’est pas suffisamment informé que le produit de chez lui est de qualité et ne coûte vraiment pas plus cher que le produit étranger qui est fait dans des conditions qu’il ignore totalement », dira, pour sa part, Ernest Gbaguidi, président de l’Ong « Bénin Santé et Survie du Consommateur». « Nous n’avons pas pu donner de la valeur à nos produits », déplore-t-il. De ce fait, le produit étranger vient faire une concurrence déloyale avec le produit local et au regard de son faible pouvoir d’achat, le consommateur se porte vers ce qui vient de l’extérieur, explique-t-il. De gros efforts sont faits ces dernières années pour améliorer la qualité des produits locaux, note Ernest Gbaguidi. Mais la consommation locale n’a pas suivi pour encourager les producteurs locaux. Il suggère qu’un accent soit mis sur la valorisation et la promotion des produits locaux. Dans cette optique, l’Etat devra accompagner tous les acteurs pour gagner le pari d’accroître la production et la transformation sur place des matières premières, estime M. Gbaguidi. Il faut également que les infrastructures de qualité soient opérationnelles et qu’elles accompagnent les entreprises à un coût abordable, propose-t-il. Revenir au « consommons local» suppose un travail de longue haleine à faire pour faire changer les mentalités. Culture et développement sont des phénomènes actifs qui ne peuvent être avantageux que lorsqu’ils sont portés notamment par la conscience, l’ingéniosité et l’appropriation des acteurs, avance Aimé Tcheffa. « Il faut que nous allions à nos sources, à nos origines profondes pour comprendre que pour se développer, nous ne pouvons être que nous-mêmes: produire ce qu’il nous faut et consommer ce que nous produisons », préconise-t-il. Suggestions Derrière tout produit local acheté, c’est de la richesse créée, de l’emploi promu, de la croissance assurée. Le fait de se tourner vers les produits étrangers constitue alors une menace pour le développement du pays, selon le ministre Shadiya Alimatou Assouman. D’où l’impérieux devoir d’apporter des réponses adéquates pour inverser cette situation, en suscitant chez le Béninois la consommation du ‘’made in Benin’’ et en encourageant les opérateurs économiques à investir dans la production locale. Faire aimer les produits du terroir s’avère un challenge et revient à chasser le complexe d’extranéité développé depuis la colonisation par les Africains en général et les Béninois en particulier. «Nous devons préférer nos produits, des produits aboutis et partagés qui sont exportés, dont nous ne profitons pas parce que nous ne les connaissons pas», préconise Mme Assouman. « Il est question de mettre dans la tête du Béninois que le produit local n’a rien à voir avec ce qui est importé », selon Ernest Gbaguidi. Aussi, faut-il subventionner à un niveau donné les produits locaux, ne serait-ce qu’enlever la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) sur le produit local par exemple, accompagner les transformateurs dans l’accès au crédit et aux matières premières à bon coût afin de réduire le coût de production. Ainsi, le marché sera suffisamment inondé de produits locaux de qualité et concurrentiels, estime-t-il. Assister La question de la présentation des produits n’est pas à négliger. A ce propos, l’Agence nationale des petites et moyennes entreprises (Anpme), en partenariat avec l’Union des graphistes du Bénin, accompagne les entreprises à soigner le design et l’emballage de leurs produits, assure Maxime Toklo, chef du département Assistance et mise à niveau des entreprises au niveau de l’Agence et président du Comité d’identification des structures d’appui et d’encadrement des Pme/Pmi (Cisae-Bénin). Mis en place par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) et soutenu par le ministère de l’Economie et des Finances, ce dispositif de soutien accompagne les entreprises non seulement pour le relooking de leurs produits et l’amélioration de leur visibilité, mais aussi pour l’équipement et l’accès au marché à travers des rencontres B&B (Business to business) entre Pme et structures de vente de leurs produits. Le gouvernement a également initié l’Agence de développement de Sèmè-City pour promouvoir les start-up à travers des formations, la recherche, le coaching, des programmes d’incubation. Quelque 250 entrepreneurs y sont incubés pour bénéficier des programmes de valorisation de leurs offres, d’amélioration de leurs produits et services et de leur communication. Il convient de maintenir le cap. Note salée Le Bénin, comme la plupart des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), fait partie des pays fortement dépendants des importations et des exportations de produits de base, selon le Rapport 2019 sur l'état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde de la Fao. Les importations de biens en valeur Fob et celles de services de l’Union sont respectivement ressorties à 18 698,1 milliards F Cfa et 6 496,5 milliards F Cfa en 2019, précise le Rapport sur le commerce de l’Uemoa en 2019. La structure des importations de biens, selon la même source, est principalement dominée par les biens de consommation (31,5 %), d’équipement (21,9 %), les produits énergétiques (19,5 %) et les biens intermédiaires (18,9 %). Conscient de la facture salée des importations massives, l’Uemoa a instauré dans les Etats membres le mois d’octobre comme « Mois du Consommons local ». L’initiative vise à intensifier la valorisation de la production nationale et à susciter l’intérêt des populations pour les biens et services locaux. Seulement, sensibiliser les consommateurs pour leur faire prendre de nouvelles habitudes par rapport à la consommation des produits locaux, ne saurait être une question d’un mois ou de mode. C’est un travail quotidien à faire sur plusieurs années, l’essor économique des Etats en dépend. Selon l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri), 20 % de l’alimentation est importée en Afrique, soit 30 à 50 milliards de dollars US par an, soit entre 15 000 et 25 000 milliards F Cfa sortis chaque année de l’Afrique pour se nourrir. La facture pourrait s’alourdir et atteindre 150 milliards de dollars, soit 75 000 milliards F Cfa à l’horizon 2030. Des chiffres qui donnent le tournis et montrent que l’Afrique risque de se maintenir dans la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. C. U. P. Société 16 oct. 2020


Reconnaissance à une œuvre humanitaire de grande portée : Des artistes-musiciens de renom remercient Mercy Ships
Merci ! Ce mot aura été le plus utilisé, mercredi 14 octobre, au Home résidence de Cotonou, à la soirée de lancement de la campagne #AfricaThanks Mercy Ships pour remercier Mercy Ships pour son engagement et ses actions aux côtés des plus démunis. A l’occasion, ces artistes se sont fait les porte-voix des milliers de personnes soignées. Nadège, Véronique et Maomai du Bénin, Ali de la Sierra Leone, Emmanuel du Ghana… Ils sont sur le continent africain des milliers de patients à retrouver le sourire et la joie de vivre, parce que leurs chemins ont croisé un jour le navire hôpital de l’organisation internationale Mercy Ships. Tumeurs, cataracte, fente labiale, fistule obstétricale… ont été opérées par Mercy Ships grâce à son équipe de bénévoles qui embarquent sur le navire Africa Mercy depuis des décennies pour sauver des vies. Pour ces bénéficiaires, des artistes musiciens africains ont lancé l’initiative #AfricaThanksMercy Ships pour dire « Merci à Mercy Ships » et exprimer la gratitude des milliers de malades dont la vie a été transformée par les chirurgiens et infirmiers de Mercy Ships. Les musiciens béninois sont les premiers à s'engager dans cette campagne à travers un clip exceptionnel, d’une très grande sensibilité humaine. Les Teriba, Nikanor, Zeynab Abib, Fatima Kouchekého alias Faty, Gangbé brass band, les Pepit’Arts de Mèdédjonou ont pris le lead de cette campagne de remerciement dont le lancement s’est fait en présence du Dr Pierre M'pele, ambassadeur de Mercy Ships pour l'Afrique et directeur Afrique de l’organisation. A travers leurs voix, de courts messages de remerciement et des clips, cette panoplie d’artistes chante à l’unisson « Merci Mercy Ships» et voudrait qu’avec eux, tout le continent africain reprenne le même refrain. Ce faisant, ils pourront, à l’instar de l’organisation, « apporter espoir, guérir et transformer des vies ». Tatiana Ahissou, porte-parole des artistes participant à la campagne, en parle avec émotion. Pour elle, aucun artiste ne s’est fait supplier pour être de la campagne. En raison de la portée des actions de Mercy Ships, ils se sont tous spontanément engagés pour cette cause. Fatima Kouchekého alias Faty qui n’a de cesse de couler des larmes face aux images des bénéficiaires avant et après leur opération, s’exprime elle aussi avec beaucoup d’émotions. « Même si la musique touche les âmes des gens, il y a des actions qui les touchent encore plus. Il s’agit de s’associer à des actions comme aller vers des personnes et leur dire qu’il y a de l’espoir, que tout peut changer et qu’elles peuvent se relever », confie-t-elle. Pour les artistes béninois présents sur ce projet, le merci à Mercy Ships est un cri de cœur et une manière de porter les voix des sans voix, l’expression d’une reconnaissance pour que d’autres vies continuent d’être sauvées. Impacter l’humanité ! Selon le Dr Pierre M'pele, Mercy Ships a réalisé cinq missions humanitaires qui ont redonné espoir et guéri des milliers de malades béninois et établi son bureau régional pour l’Afrique à Cotonou au Bénin. Il assimile cette campagne de remerciement « au reflet du partenariat exceptionnel qui unit l’Afrique à Mercy Ships ». Au Bénin, Mercy Ships a rénové et équipé des infrastructures sanitaires, renforcé les compétences techniques de centaines de professionnels de santé et soutient les efforts du Bénin dans la riposte contre la pandémie du Covid-19, rappelle-t-il. Au nom des acteurs du monde médical intervenant dans ce cadre, Dr Odry Agbessi, chirurgienne plastique au Centre national hospitalier Hubert K. Maga de Cotonou et partenaire de Mercy Ships depuis 2017 dans les programmes de renforcement des capacités médicales, justifie son engagement par « un désir profond d’impacter l’humanité ». C’est d’ailleurs là, tout le sens à donner, selon elle, aux actions de Mercy Ships. Des actions que l’organisation compte doubler, dès l’année prochaine, avec son nouveau navire Global Mercy, plus grand, plus moderne avec de nouveaux services et une meilleure capacité d’intervention. La photo du nouveau navire qui sera mis en service au cours de l’année prochaine a été présentée à l’occasion du lancement de cette campagne #AfricaThanksMercyShips. L’Organisation non gouvernementale internationale humanitaire « Mercy Ships » œuvre pour l'accès à des soins chirurgicaux sûrs et de qualité aux démunis en Afrique. Pour ce faire, elle déploie ses navires-hôpitaux. Depuis 1990, Mercy Ships a conduit plus d’une trentaine de missions humanitaires dans quatorze pays africains dont le Bénin (cinq fois). Mercy Ships a réalisé en Afrique plus de 105 000 interventions chirurgicales, formé plus de 49 000 professionnels de santé, soigné 186 500 patients en soins dentaires, rénové plus d’une centaine d’infrastructures sanitaires et mis en œuvre plus de 1000 projets communautaires. Elle a été fondée en Suisse en 1978 par Don et Deyon Stephens. Société 15 oct. 2020


Pré-collecte de déchets ménagers dans le Grand Nokoué: 550 tricycles remis à 69 Pme
Des centaines de tricycles ont été remises aux petites et moyennes entreprises chargées de la pré-collecte des déchets solides et ménagers dans le Grand Nokoué, ce mercredi 14 octobre, par le ministre du Cadre de vie et du Développement, José Tonato. Cet acte vient consacrer la couverture intégrale des cinq communes du Grand Nokoué en matière de pré-collecte des ordures ménagères. « Aujourd'hui, nous sommes heureux de remettre ces 550 tricycles aux Pme pour leur permettre de se déployer sur les 69 zones réparties dans les cinq communes du Grand Nokoué », a déclaré le ministre du Cadre de bie et du Développement durable, José Tonato. Finies les plaintes concernant l'enlèvement des déchets ménagers dans certaines zones. Dès lundi prochain, les 69 petites et moyennes entreprises chargées de la pré-collecte des ordures vont se déployer dans l'intégralité des cinq communes du Grand Nokoué notamment Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo, Ouidah et Sèmè-Podji. Les Pme ont été outillées à cet effet. Elles ont reçu, chacune, des tricycles modernes pour les opérations de pré-collecte. Pour faciliter lesdites opérations, il est recommandé aux populations d'avoir des poubelles homologuées, de veiller à ce que les ordures ne débordent pas, d'enlever les déchets plastiques réutilisables et de déposer les poubelles chaque matin au portail avant 5 h. La cérémonie de remise des tricycles s'est déroulée en présence du président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian, qui a salué l'ambition du gouvernement et ses efforts dans l'aménagement territorial. Le préfet de l’Atlantique et du Littoral, Jean-Claude Codjia, se réjouit de l'aboutissement de ce projet à fort impact écologique et social. « Nous venons encore de marquer un point fort pour que ce projet porte... ; pour que le Bénin rayonne à travers ces villes dont l'aménagement impacte la qualité de vie des populations... », affirme-t-il.Le préfet appelle ensuite les différents maires à accompagner les petites et moyennes entreprises pour l'effectivité des opérations de pré-collecte. « La gestion des déchets solides dans le Grand Nokoué ne se fera jamais plus comme avant », va soutenir le ministre José Tonato qui n’a pas manqué de sensibiliser chaque acteur du projet à jouer sa partition. Prenant la mesure du défi, Valéry Lawson, directeur général de la Société de gestion des déchets et de salubrité du Grand Nokoué (Sgds-Gn),a rassuré du suivi minutieux des opérations pour l’atteinte des objectifs. Responsabilité ! Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, salue les Pme qui se sont mobilisées aux côtés du gouvernement et qui ont fait le nécessaire pour respecter les exigences. « C'est avec beaucoup d'engagement que vous avez changé votre nature. Vous êtes pour la plupart passés d'Ong en Pme. Je vous remercie d'avoir cru au Programme d’action du gouvernement et au chef de l'État »,déclare-t-il.Dans le cadre du projet, des actions concrètes ont été engagées à l'égard des Pme. Elles bénéficient d'un contrat de 3 ans, d'une facilité de trésorerie de 3 mois, de la mise à disposition de matériels de travail dont les tricycles... « Ces tricycles ont coûté plus d'un milliard trois cents millions de francs Cfa. Et nous attendons d'autres matériels d'une valeur de près de sept milliards », fait savoir le ministre José Tonato. Les mettant face à leurs responsabilités, il les exhorte à entretenir le matériel reçu et à exécuter leur cahier des charges avec professionnalisme. Ensuite, le ministre invite les cinq maires, qui sont d'ailleurs membres du Conseil d'administration de la Sgds-Gn, à œuvrer pour la vulgarisation et l'effectivité du projet et la Sgds-Gn à élever le niveau de la surveillance du côté des superviseurs pour qu’aucune légèreté ne soit notée... Le ministre rappelle que le projet prend en compte non seulement la collecte mais aussi la valorisation et l'enfouissement. Les 69 Pme travaillent dans la pré-collecte, la collecte, le transport et l'enfouissement... A en croire le ministre José Tonato, ce sont près de 10 mille emplois directs et indirects que ce projet va permettre de créer. Il précise que la création de la Sgds-Gn n'écarte pas les acteurs de la collecte. Contrairement à ce qui se dit, la Sgds-Gn travaille à renforcer, à former, à aguerrir, à rendre plus compétents les acteurs. Société 15 oct. 2020


Organisation des élections professionnelles nationales: Les membres du comité désormais en mission
Après dix ans de blocage, les élections professionnelles nationales vont enfin se tenir. Les dix-huit membres du Comité électoral national (Cen) commis à l’organisation desdites élections ont été installés, ce mercredi 14 octobre, à Cotonou, par la ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys. C’est parti pour l’organisation de la troisième édition des élections professionnelles nationales. Des élections susceptibles d’assainir le paysage syndical national et d’assurer un dialogue social plus constructif. Hier, mercredi, à la salle des fêtes de la Tour administrative, les membres du Comité électoral national (Cen) devant conduire ce processus ont été officiellement installés par la ministre du Travail et de la Fonction publique. Ce comité est composé de dix-huit membres issus de plusieurs ministères, des centrales et confédérations syndicales et des associations des employeurs. « Il revient à votre Comité, de se doter très rapidement d’une feuille de route devant vous permettre d’organiser lesdites élections dans les meilleurs délais possibles », souligne Adidjatou Mathys à la faveur de son discours d’installation des membres du Cen. Parlant de cette feuille de route, la ministre suggère qu’elle soit déposée sur sa table avant la fin de l’année 2020. « En outre, poursuit-elle, l’élaboration d’un projet de budget des opérations est une urgence pour permettre au gouvernement de mettre à la disposition du Comité, les moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission ». Elle rassure également de la disponibilité de l'Exécutif à accompagner convenablement ce processus électoral jusqu’à son terme. La ministre dit ne pas douter que les membres du comité mesurent l’importance de la mission qui leur incombe, et les invite à se rendre disponibles, être tolérants et surtout faire preuve d’esprit de consensus. « Nous sommes dans un tournant décisif d’animation de la vie syndicale dans notre pays et je garde espoir que vous ne ménagerez aucun effort pour que la troisième édition des élections professionnelles nationales devienne réalité», précise-t-elle. Dix ans après Les deux premières éditions des élections professionnelles nationales ont été organisées en 2001 et 2006. La troisième, prévue pour 2010, a connu des blocages dus à certaines contingences d’ordre socio-économique et politique. « Cet état de choses n’a pas permis de redéfinir le paysage syndical national, et ne permet pas non plus au gouvernement de disposer d’interlocuteurs représentatifs et régulièrement élus », a déploré Adidjatou Mathys. C’est donc pour mettre fin à cet état de choses que le comité préparatoire tripartite de la troisième édition des élections professionnelles nationales, a été mis en place par deux décrets, explique-t-elle. Ce faisant, le gouvernement donne la preuve de sa ferme volonté d’organiser ces élections nationales, se réjouit Adidjatou Mathys. En 2017, l’Exécutif béninois a entamé les démarches pour l’organisation desdites élections. Mais les consultations n’ont pas abouti du fait des mouvements sociaux des travailleurs. Notons que selon l’article 5 du décret portant différentes formes d’organisation syndicale de travailleurs en République du Bénin, le syndicat de base, pour être représentatif, doit obtenir au moins 20 % des suffrages exprimés aux élections professionnelles. Pareil pour les centrales ou confédérations syndicales. Société 15 oct. 2020


Fonds d’Appui à l’entrepreneuriat numérique: Le financement Oumandera ouvert aux start-up béninoises
Destiné aux start-up béninoises, le financement Oumandera a été lancé, vendredi 9 octobre dernier. Cette initiative du Fonds d’appui à l’entrepreneuriat numérique (Faen) vise à aider les jeunes entreprises à démarrer une nouvelle phase du développement de leurs activités en saisissant les opportunités qu’offre le numérique. Annoncé dans l’agenda numérique 2020, le Fonds d’appui à l’entrepreneuriat numérique (Faen) a été rendu opérationnel avec le lancement du financement Oumandera, vendredi 9 octobre dernier. Ce Fonds s’inscrit dans la vision du gouvernement du Bénin, d’asseoir un écosystème viable et solide pour l’entrepreneuriat numérique. Selon le ministère du Numérique et de la Digitalisation, les activités du Fonds ont pour objectifs de créer un environnement d’innovation pour les jeunes pousses du numérique, de mettre à leur disposition des outils et ressources favorisant leur transition vers des entreprises prospères et durables, et d’améliorer la visibilité nationale et internationale des start-up béninoises. A travers Oumandera, les start-up béninoises peuvent bénéficier d’un appui financier direct non remboursable. « Cette somme est octroyée à une start-up avec la condition qu'elle dispose déjà d’une partie du montant demandé », précise le communiqué du ministère. Les start-up sélectionnées devront avoir au moins 10% du montant total du besoin exprimé. « Par exemple, si une start-up a besoin de 20 millions pour réaliser l’ensemble de son projet, il est recommandé qu’elle dispose d’au moins deux millions, et puisse fournir la preuve de l’existence de la somme », explique l’appel à candidatures. Les start-up éligibles sont celles dont les promoteurs sont de nationalité béninoise et en phase d’amorçage (c’est-à-dire avoir dépassé la phase de l’idéation et de conceptualisation). Ce financement est destiné également aux jeunes pousses capables de fournir un service ou produit numérique et faisant une utilisation quantifiable et substantielle de technologie numérique dans la chaîne de valeur dans des secteurs tels que l’agriculture, la santé, le tourisme, l’éducation, les finances, etc. Les start-up remplissant toutes les conditions définies par l’appel à candidatures sont invitées à candidater en envoyant l’ensemble des différentes pièces nécessaires à l’adresse mnd.faen@gouv.bj au plus tard le 31 octobre prochain (17 heures).Un comité de professionnels et d’experts est mis en place pour évaluer les candidatures de façon transparente afin de procéder à une première sélection. La liste des pièces justificatives à joindre au formulaire de candidature est disponible sur le site du ministère du Numérique et de la Digitalisation. Société 14 oct. 2020


Rencontres virtuelles du quotidien La Nation:L’accélération vers un avenir numérique au menu des échanges
Engagé dans sa transformation digitale, le quotidien La Nation organise, vendredi 16 octobre prochain, une visioconférence via zoom. Des diplomates, universitaires, représentants d’organisations internationales, journalistes, leaders d’opinion, activistes sociaux et autres sont attendus à cette rencontre virtuelle. Les participants vont échanger autour de deux thèmes à savoir : « Les dynamiques de développement » et « Covid-19 : l’accélération vers un avenir numérique ». Ainsi, la première partie sera consacrée aux dynamiques de développement avec Alain Sourou Orounla, ministre de la Communication et de la Poste et Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced) comme intervenants principaux ainsi que Wilfried Léandre Houngbédji, directeur de la Communication de la présidence et Roger Gbégnonvi, éminent acteur de la Société civile en qualité de panélistes. Au cours de la seconde partie de cette rencontre, pendant une demi-heure, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et Doreen Bogdan-Martin, directeur du Bureau de Développement des Télécommunications de l’Union Internationale des Télécommunications (Iut) ainsi que les panélistes Venance Konan, directeur général de Fraternité Matin (Côte d’Ivoire) et Bertin Sowakoudé, Dg Onip/Bénin, vont aborder le thème : « Covid-19 l’accélération vers un avenir numérique ». Les débats seront conduits respectivement par Paul Amoussou, directeur de publication du quotidien La Nation, Cathérine Fiankan, senior Un Correspondent. Pour prendre part à ces rencontres, les participants doivent s’inscrire à l’adresse mail : forumlanation@onip.bj. Société 14 oct. 2020


Plateforme nationale de paiement électronique:Les Fintechs s’imprègnent de la portée du projet
La Plateforme nationale de paiement électronique sera bientôt opérationnelle. En attendant, l’Agence des services et systèmes d'information (Assi) en charge de sa conception, a échangé, ce mardi 13 octobre à Cotonou, avec les Fintechs sur la portée de ce qui sera un hub de concentration des solutions de paiement digitales. Faire du mobile money ce qu’est la carte bancaire dans les pays occidentaux, c’est l’ambition nourrie à travers l’initiative de la Plateforme nationale de paiement électronique (Pnpe). Interconnexion des différents modes de paiement digitaux, son opérationnalisation sera bientôt une réalité, annonce Serge Laurent Adjovi, directeur de l’Agence des services et systèmes d'information (Assi), structure en charge de l’exécution du projet. Sous l’égide de la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, l’Assi a organisé, ce mardi à Cotonou, une rencontre d’échanges avec les acteurs majeurs que sont les Fintechs pour leur présenter la plateforme, recueillir leurs attentes et les éventuelles suggestions en vue de son amélioration et de sa mise en œuvre diligente. C’est un projet phare du Programme d’action du gouvernement visant à lutter contre l’exclusion financière et qui permettra le paiement des services fournis par l’État et les entreprises à terme avec tous les moyens de paiement électroniques actuels, précise Serge Adjovi. Imaginée comme catalyseur des affaires, la plateforme devrait favoriser le commerce en ligne (e-commerce) et d’autres services dématérialisés (e-services) et ainsi la mise en œuvre d’une administration intelligente. La Pnpe contribuera à matérialiser la vision du gouvernement de faire du Bénin la plateforme de services numériques en Afrique de l’Ouest, renchérit la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou. Il s’agit, précise-t-elle, de faire en sorte que le consommateur final des services numériques, qu’il soit client de l’administration publique ou du secteur privé, puisse librement et en toute sérénité choisir le moyen de paiement qui lui convient.A l’en croire, « La plateforme nationale sera le hub de concentration de toutes les solutions de paiement existantes et futures, rendra ces solutions interopérables et par la même occasion permettra de remplir d’autres objectifs qui sont liés à l’inclusion financière, à la facilité de paiement, au suivi des paiements ». Implications La majorité des paiements se fait en espèces au Bénin : le taux de bancarisation est inférieur à 20 % ; moins de 500 points de vente acceptent les paiements par cartes, fait remarquer Jean-Yves Ogoundélé, chef du projet. De même, poursuit-il, le nombre de points de vente acceptant le paiement par mobile money reste faible (moins de 5000) et il existe très peu de sites internet avec acquéreur local, qui proposent le paiement par carte bancaire ou mobile money. Dans le même temps, le nombre de personnes ayant un compte mobile money actif dépasse les 3 millions. Aussi, les guichets de paiement sont inégalement répartis sur le territoire national et les nombreux flux épars entraînent des déperditions pour l’économie nationale. Dans ce contexte, indique M. Ogoundélé, la Pnpe se veut une solution pour réduire la masse fiduciaire et sera un pourvoyeur de croissance à travers la baisse des coûts de transaction et la mutualisation des services. Elle fera décoller le paiement électronique marchand encore à la traîne et sécuriser les ressources destinées à l’Etat. Elle est conçue pour supporter tous les types de canaux de distribution : terminaux de paiement électronique (Tpe), guichets automatiques, kiosques multimédias, internet, et tous les types de cartes et produits traditionnels et cartes de crédit Emv (Mastercard et Visa) de tous les grands réseaux. Actualités 14 oct. 2020


914 - 1561