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Nouvelles

Habib Dakpogan à propos de "Mémoire du chaudron": « Le livre est une saga sociopolitique »
Habib Dakpogan connu comme musicien et écrivain, ajoute une autre corde à son arc par l’édition du livre "Mémoire du chaudron" de Tiburce Adagbè. Un ouvrage qui retrace les coulisses, côté cour et côté jardin de l'accesssion de Boni Yayi à la magistrature surpême en 2006. Il en dit long sur cette initiative à travers la présente interview. La Nation : L’essai politique de Tiburce Adagbé intitulé « Mémoire du Chaudron » au sujet de la conquête du pouvoir par Boni Yayi en 2006 sort bientôt et vous en êtes l'éditeur. Pouvez-vous nous en dire plus? Habib Dakpogan : Il s’agit de la rencontre d’un écrivain qui se lance dans l’édition et cherche des projets d’écriture convaincants, donc porteurs, et d’un écrivain, éditeur dans une autre vie, qui veut éditer son premier ouvrage. Tout a commencé le plus fortuitement possible à l’occasion d’un lancement où j’ai croisé Tiburce Adagbè dix ans après un projet que nous avions piloté dans sa maison d’édition. Il était en train de se faire une agréable réputation sur la toile en publiant sur Facebook à une fréquence régulière, de sulfureux épisodes d’une chronique au titre curieux de Mémoire du chaudron, qui retraçait avec un style enjoué et une vivacité particulière, les coulisses de la conquête du pouvoir par Boni Yayi en 2006. Je lui ai suggéré sans ambages d’en faire un livre et il m’a informé que ma suggestion était une raison supplémentaire pour qu’il commence à y penser sérieusement, puisque beaucoup de personnes, proches ou simples connaissances, ne cessaient de l’exhorter à poser ces souvenirs croustillants sur papier. On a repris et gardé le contact dès lors, travaillant sur divers projets dont le journal satirique -Le Déchainé du Jeudi-où je suis rédacteur et relecteur et lui le Conseiller éditorial. De temps à autre, nous parlions de Mémoire du Chaudron, Tiburce faisant part de son avancement dans le processus d’en faire un livre et moi ne cessant de l’encourager car pour moi c’était incontestablement une œuvre majeure s’inscrivant à l’aise dans les milieux littéraire et politique. Au même moment, à l’intérieur d’un cercle d’amis écrivains et journalistes, les discussions ont commencé à s’orienter sérieusement vers la création d’une maison d’édition pour contribuer auprès des autres maisons, à absorber dans la mesure du possible la faim du dire qui devenait boulimie dans les rangs des jeunes auteurs dont certains sont vraiment très doués. Nous avons donc mis sur pied-Encrage Editions-, sous ma direction. La structure créée, j’ai approché Tiburce et je lui ai proposé d’éditer son œuvre. Il a éclaté de rire, car il ne comprenait pas pourquoi je voulais qu’il serve de cobaye pour une maison d’édition qui n’avait pas encore un seul titre alors qu'il est l'objet d'une cour assidue de la part de plusieurs éditeurs tant au Bénin qu'à l'international. Ce n’est pas que l’idée lui a déplu, mais pour lui, le risque était exorbitant et c’était légitime. Mais Tiburce est un fin intellectuel qui sait gérer ses a priori. Il n’ignore pas que la qualité prime sur le nom. Alors, un peu comme pour m’écarter avec bonne conscience, il a posé les conditions : qualité supérieure à la hauteur de ses ambitions (reliure, tranche, papier, encre, mise en page, graphisme et illustration), visibilité (présence du livre sur les plus grandes plateformes) et garanties de distribution. C’est un très gros morceau pour quelqu’un qui débute dans le milieu. Mais l’essentiel est le professionnalisme. J’ai réuni l’équipe et je leur ai dit que notre premier coup ne sera même pas un coup d’essai mais un sacré coup de maître. Nous avons fait nos offres à Tiburce, il a réfléchi un peu, et il a accepté, en se fiant plus à mon souci de qualité qu’à notre amitié. Il sait surtout, avec son expérience d'éditeur, la nécessité d'une relation de complicité entre l'écrivain et son éditeur. Nous avons appris que l’ouvrage va connaître une commercialisation internationale ! Comment cela va-t-il se passer concrètement? Mémoire du Chaudron est disponible sur Amazon dès demain. Nous nouons déjà des partenariats avec d’autres distributeurs en ligne et des distributeurs locaux. Le livre physique est sorti de presses en France en fin de semaine passée et sera disponible dans les librairies du Bénin et de la sous-région en Novembre. Nous avons déjà de solides références pour les Fnac en France. Les Béninois d'ici devront attendre encore jusqu'à quand pour avoir accès à la version livre de ce récit qui a secoué toute la toile? L'impression de Mémoire du Chaudron est achevée à Lyon en France. Ceci pourrait titiller des susceptibilités et faire débat, je le sais, mais tout panafricaniste que je suis, j’ai reçu une énorme pression de l’auteur qui a mis la qualité au premier plan. J’avais une obligation de résultat. Pour un livre d'un volume de plus de 600 pages, et pour un auteur qui ne veut pas voir le moindre travers sur la tranche, nous n’avons pas eu le choix. Cependant nous avons ouvert la consultation chez les imprimeurs tant au Bénin, en Côte-d'Ivoire, en Tunisie, qu'en France. Nous avons une réputation à bâtir et la confiance d’un excellent auteur à mériter. Alors nous sommes allés à la meilleure offre technique pour un rendu convenant à nos exigences. Ceci explique donc en partie que le livre papier ait pris un peu plus de temps que s’il était fait sur place. Heureusement, l’attente des lecteurs ne sera que de courte durée. Le lancement se fera le 12 novembre prochain à Cotonou. Mais le livre sera disponible quelques jours plus tôt. Votre regard sur le livre en tant qu’écrivain ? Je suis tombé amoureux des histoires de Mémoire du Chaudron depuis le temps que je les lisais sur Facebook. Je me suis demandé comment il se faisait que Tiburce Adagbè se soit caché tout ce temps alors qu’il a l’une des meilleures plumes de ce pays, toutes époques confondues. Quand le livre a pris la forme papier, l’extase n’a fait que grandir. En faisant le travail éditorial, tous les comités de lecture étaient enchantés, à l’unanimité, même les critiques les plus difficiles dont je fais partie. Nous sommes très honorés de faire partie de ce projet. Il s’agit d’une fresque truculente, qui raconte avec une langue littéraire et un style gracile, les incroyables péripéties ayant animé les coulisses de la prise de pouvoir par Boni Yayi en 2006. Nourrie d’histoire, parsemée d’humour, auréolée d'impertinence, elle fait revivre aussi bien les instants critiques que les moments enjoués de cette saga sociopolitique, avec des intrigues et des personnages réels. Elle questionne la sociologie, l’ethnologie, la philosophie, l’art, et bien entendu, la politique sous les tropiques béninois. Et surtout, croyez-moi, la version numérique du livre qui nous a tous tenus en haleine sur la toile n'est qu'une préfiguration de la grande puissance du livre qui entre bientôt en librairie. Car pour la cause, notre maison d'édition a mis la pression nécessaire pour que l'auteur reprenne la plume et détaille son récit. Mémoire du Chaudron, version livre que Me Robert Dossou nous a fait l'honneur de préfacer, vaut donc la peine d'être lu, surtout quand on a déjà lu et aimé le premier jet qu'est la version numérique. Culture 14 oct. 2020


Reprise des classes en période de Covid-19: Offrir de meilleurs systèmes éducatifs
«Un enfant, un enseignant, un livre, un stylo peuvent changer le monde.» Ces mots de la lauréate du prix Nobel de la paix MalalaYousafzai ne sauraient être plus pertinents. C’est en nous assurant que les filles et les garçons du monde entier bénéficient d’un enseignement de qualité que nous bâtirons un monde plus durable, plus juste et plus pacifique. La fermeture des écoles à l’échelle mondiale face à la pandémie de Covid-19 a constitué un bouleversement sans précédent de l’enseignement des enfants et touché plus d’un milliard d’élèves. Celles et ceux qui ont repris le chemin de l’école sont confrontés à des problèmes inédits: port du masque, distanciation sociale, manque d’infrastructures pour se laver les mains et peur de tomber malade. Étant donné l’accentuation de la fracture numérique, la plupart n’auront pas eu la possibilité de suivre un apprentissage à domicile au cours des derniers mois. Ils auront donc accusé un retard qui rendra le retour en classe d’autant plus redoutable, pour eux – et pour leurs enseignants. À bien des égards, ils ne sont pas les plus à plaindre. Les nouveaux défis auxquels ils sont confrontés sont largement éclipsés par l’impact catastrophique à long terme de l’absence de scolarité, en particulier dans les pays les plus pauvres et ceux frappés par des conflits ou des crises. Les crises précédentes nous ont appris que plus les enfants sont déscolarisés, moins ils sont susceptibles de retourner à l’école. Nous savons également que lorsque les enfants ne vont pas à l’école, ils sont davantage exposés à la violence, aux abus et à l’exploitation. Les filles sont confrontées au risque supplémentaire de mariage précoce et de grossesse. Du fait de la Covid et compte tenu de la suspension des services essentiels de santé, de nutrition, d’immunisation et de protection de l’enfance, les enfants sont également exposés à la sous-alimentation, aux maladies, aux problèmes de santé mentale et aux abus. Dans un contexte aussi difficile, pouvons-nous encore remporter la bataille pour l’éducation de nos enfants ? La réponse est un «oui» retentissant. Mais pour ce faire, tels des étudiants modèles, nous devrons redoubler d’efforts pour arriver aux résultats que nous recherchons. Face à la pandémie mondiale, l’Union européenne et ses États membres – Team Europe – ont démontré combien la collaboration était efficace pour parvenir à de meilleurs résultats. Il est avéré que les partenariats que nous avons noués par le passé ont donné de bons résultats et l’Ue et l’Unicef peuvent donc agir ensemble pour peser de manière durable dans l’éducation dans le monde. Préserver l’avenir de nos enfants Nous pouvons prendre des mesures concrètes pour préserver l’avenir de nos enfants, mesures qui s’inspireront des travaux existants et emprunteront des voies nouvelles et innovantes. Cela suppose d’investir dès à présent, pour que les enfants les plus vulnérables puissent reprendre le chemin de l’école. Cela suppose de veiller à ce que leurs écoles soient synonymes de sécurité et que leurs enseignants puissent répondre à leurs besoins. Cela suppose de repenser les systèmes éducatifs pour que les enfants décrochent un diplôme en ayant acquis des compétences adaptées au 21e siècle, comme des compétences numériques et une formation en entrepreneuriat, et puissent ainsi affronter le monde nouveau qui s’offre à eux. Nous avons assisté récemment à de véritables bouleversements, de nombreux gouvernements proposant un enseignement en ligne ou utilisant la télévision, la radio et la téléphonie mobile. Ainsi, en Somalie, des cours enregistrés hors ligne sont chargés sur des tablettes fonctionnant à l’énergie solaire et mis à la disposition des enfants. Au Kirghizstan, les enfants peuvent accéder gratuitement à l’apprentissage à distance par l’intermédiaire de plateformes en ligne, de trois chaînes nationales de télévision et de deux applications pour réseaux mobiles. Au Viêt Nam, certains tests et modules ont été retirés du programme, tandis que d’autres ont été reportés jusqu’à la prochaine année scolaire afin de permettre aux élèves de rattraper leur retard d'apprentissage tout au long de l’année prochaine et réduire ainsi la pression académique et le stress psychosocial. Les premières pousses de la relance sont donc là. Il s’agit à présent de les faire croître. C’est le moment de repenser les systèmes éducatifs, de se tourner vers les technologies, d'abattre les barrières et d'offrir à tous les enfants le même accès à des systèmes éducatifs modernes. Il faut notamment combler le fossé en matière d’enseignement en ligne. Nous devons croire en la promesse de l’enseignement en ligne et nous y investir – pas seulement dans les compétences de base comme la lecture et les mathématiques, mais aussi dans les compétences numériques, entrepreneuriales et professionnelles, afin que les jeunes puissent intégrer le marché du travail. Par-dessus tout, les budgets de l’éducation doivent échapper aux coupes budgétaires à l’heure où frappe la crise économique mondiale. L’éducation doit être considérée comme partie intégrante du plan de relance pour sortir de la crise de la Covid-19: plutôt que de priver l’enseignement des sources de financement, il faut investir davantage pour renforcer les systèmes éducatifs. L’éducation est essentielle pour le développement humain, lequel est à la base de tous les investissements dans la coopération internationale réalisés par l’Ue, investissements qui seront stimulés dans le cadre du financement par l’Ue du développement pour la période à venir. Reconstruire en mieux s'applique autant à l’éducation qu’à tout autre domaine. L’ampleur de cette crise suppose une réponse mondiale et coordonnée, et l’Ue et l’Unicef entendent être aux avant-postes de cette réponse. La communauté éducative doit développer de façon conjointe un plan d'action mondial qui ouvrirait la voie à un enseignement équitable et de qualité pour tous. Nous avons là une occasion unique de sortir de cette crise unique en agissant différemment, en luttant contre les inégalités à l’aide de systèmes sociaux plus durables. Pour nous engager dans cette entreprise titanesque, nous devons comprendre que nous ne pouvons plus agir comme par le passé. Si nous tirons les bons enseignements maintenant, nous pourrons repenser et offrir de meilleurs systèmes éducatifs — à la génération d’aujourd’hui et à celle de demain Par Jutta Urpilainen* & Henrietta H. Fore* * Commissaire européen aux Partenariats internationaux * Directeur exécutif de l'Unicef Actualités 14 oct. 2020


Résidence thématique d’artistes à Hambourg: Eliane Aïsso relance le débat sur le colonialisme
La nouvelle résidence thématique d’artistes de l’association Kulturforum Süd-Nord a reçu pour le compte de l’acte 1, l’artiste béninoise Eliane Aïsso pour un séjour à Hambourg. Pendant deux semaines, elle a exploré les vestiges de la ville et partagé avec le public, son regard critique sur les vestiges coloniaux à travers les photos prises par elle et travaillées suivant sa technique. Des œuvres photographiques sur les vestiges coloniaux de la ville de Hambourg. C’est ce qu’a fait découvrir la jeune artiste plasticienne béninoise, Eliane Aïsso, à la population Hambourgeoise au terme de son séjour dans cette ville au mois d’août dernier. La jeune artiste y a séjourné dans le cadre du projet de résidence « Exploration inversée de la ville et les citoyens de Hambourg » initié par l’association Kulturforum Süd-Nord à travers son président fondateur, Stephan Köhler. Cette initiative soutenue par le ministère de la Culture de Hambourg, avec la participation des artistes de diverses nationalités, s’est ouverte entre autres pour le compte de l’acte 1 de sa première édition à la jeune artiste plasticienne béninoise Eliane Aïsso. Pur produit du Studio national des arts contemporains à Tourcoing en France, la jeune plasticienne dont le pinceau s’est révélé à Cotonou, à diverses occasions, a pris part à une résidence de création artistique du 1er au 15 août dernier. Mais avant, elle a effectué une visite d’exploration guidée à travers la ville de Hambourg. Guidée par Hanni Jokinen, l’artiste a parcouru à Hambourg plusieurs lieux qui témoignent du passé colonial de cette cité. C’est en se livrant à cet exercice que la jeune artiste s’est résolue à orienter son objectif vers le passé colonialiste de la ville. Un exercice qui lui a permis de disposer d’une bonne matière première pour finaliser ses photographies d’art. Mais elle ne s’est pas limitée à cela. Dans un but d’originalité, Eliane a recouru au cours de sa résidence à des personnes ressources, tels des historiens d’art, des chercheurs, des photographes d’art… pour des moments d’échanges et de partage. Cette rigueur dans le travail a abouti à un résultat que le public allemand a été le premier à apprécier. Lors des travaux de la résidence, Eliane qui vient de terminer son master en photo et vidéo à l'Université Fresnoy près de Paris, a retravaillé avec sa technique de photographie, les images des vestiges et traces coloniaux qu’elle a prises lors de sa visite à travers la ville. Ce séjour doublé d’une résidence aura été tout bénéfique pour la jeune artiste qui a fait parler d’elle à la suite de la conférence de restitution de ses travaux. Sa technique et son angle de travail ont été pour une large part appréciés par le public de Hambourg. La rencontre transmise en direct sur les médias sociaux a permis à l’artiste de partager son regard critique sur les vestiges coloniaux à travers ses photos retouchées aux crayons et aux lames de rasoir. Réveiller le passé colonial Une aubaine pour Eliane Aïsso qui, pour cette première expérience, repart avec les appréciations du public de Hambourg. Public qui n’a pas tari d’éloges à l’endroit de cette jeune artiste créditée d’un talent certain. Des témoignages des participants à cette conférence, il ressort que les œuvres issues de la résidence «Exploration inversée» sont de bonne facture et que la jeune Eliane Aïsso est pétrie de talents. « Cette résidence à moi offerte par l’association Kulturforum Süd-Nord a été une véritable opportunité. De cette rencontre, j’ai eu d’autres contacts et appris beaucoup de choses pour ma propre gouverne et pour mon évolution dans la carrière artistique », confie Eliane. L’artiste se veut reconnaissante à l’endroit de Stephan Köhler, non seulement pour l’initiative, mais aussi pour lui avoir donné l’opportunité d’y participer. « Mon souhait, c’est de voir d’autres artistes bénéficier de ce projet et que l’initiative dure dans le temps, car ces rencontres poussent les citoyens de Hambourg à changer leur perspective et les encouragent à lutter contre toutes formes de racisme », note-t-elle. Ce qui fait davantage la notoriété de ce projet, c’est que Kulturforum Süd-Nord a fait imprimer, en grandes quantités, les œuvres réalisées au cours de la résidence en format A3 et les a fait insérer dans des journaux à Hambourg. L’objectif, c’est de pousser les lecteurs à réfléchir sur le passé colonial et lutter contre toutes formes de racisme. Ce pan du projet plait bien à Eliane Aïsso qui se réjouit de continuer par susciter la réflexion des Hambourgeois sur leur passé colonial et les nouvelles formes de racisme. Au dire de Stephan Köhler, « pendant des siècles, les Européens se sont réservés le rôle exclusif d’explorer et exploiter le reste du monde. Le titre ‘‘Exploration Inversée’’ pour la résidence d’artistes indique que le moment est venu pour que les explorés deviennent les explorateurs. Il sonne d’abord comme un acte de vengeance polémique de la part de ceux qui ont été découverts, classés, collectionnés et exposés par les Européens ». La devise quelque peu provocante, reconnait-il. Mais il vise avant tout à indiquer que les flux mondiaux d’échanges, d’économie, de voyageurs ne doivent pas toujours aller dans le même sens. L’ambition ici, conclut-il, « c’est de stabiliser le processus d’ouverture et de regard des uns sur les autres, et de maintenir la pluralité des interprétations du monde ». L’association Kulturforum Süd-Nord prévoit une série de visites d'artistes (écrivains) du Sud par an à Hambourg. Les observations des artistes visent à déclencher à chaque fois des dialogues avec le public. Culture 13 oct. 2020


Guide méthodologique d’élaboration des politiques et stratégies:Pour des documents de planification de qualité
Outil important au service des responsables en charge des politiques publiques et des activités opérationnelles au sein des institutions et structures publiques, le guide méthodologique d’élaboration des politiques et stratégies se positionne comme la référence unique en la matière, au Bénin. Il prend en compte plusieurs dimensions spécifiques. Il a été officiellement lancé, hier lundi 12 octobre, à Cotonou, par le ministre d’Etat chargé du Plan, Abdoulaye Bio Tchané. Adopté en Conseil des ministres, le 12 février 2020, le guide méthodologique dont le lancement officiel a eu lieu, hier, à Cotonou, est la seule référence officielle en matière de rédaction des politiques et stratégies au Bénin. Son objectif est d’assurer la qualité des documents de planification dans les structures relevant de l’administration publique. Cyriaque Edon, directeur général des Politiques de développement, Bouri Sanhouidi, représentant résident par intérim du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et le ministre d’Etat chargé du Plan, Abdoulaye Bio Tchané, se réjouissent tous du fait que ce nouveau guide de quatre chapitres, prenne en compte des dimensions spécifiques telles que l’emploi, le genre, les changements climatiques ou encore la transformation digitale. En outre, il permet aux acteurs en charge de la réflexion stratégique et de la conception des politiques de développement au niveau des ministères, collectivités locales et institutions, de s'inscrire dans la mise en œuvre rigoureuse du Pnd 2018-2025 et de ses documents d’opérationnalisation et d'aligner les stratégies sur les directives de la Lolf. Ce guide vient compléter et enrichir considérablement le précédent et met l’accent sur une démarche administrative inclusive et participative de même que les grandes phases de l’élaboration des politiques et stratégies, souligne le ministre d’Etat chargé du Plan. Abdoulaye Bio Tchané informe que ce document prévoit une boîte à outils comportant douze fiches pour orienter la prise en compte des dimensions transversales. Pour le représentant résident du Pnud, il s’agit d’un cadre méthodologique mis à la disposition des acteurs concernés pour renforcer l’action publique. La cérémonie du jour marque donc le début de la dissémination du guide et va permettre de faire connaître au public cible les éléments nouveaux qui y sont introduits, de faire passer les recommandations du gouvernement et surtout de le faire passer comme cadre unique de référence dans l’élaboration des politiques et stratégies au Bénin. Tous les intervenants espèrent que ce guide permettra d’améliorer les choix stratégiques et leur opérationnalisation. Notons que ce nouveau document a été élaboré grâce au soutien du Pnud que les autorités béninoises n’ont de cesse de remercier. Actualités 13 oct. 2020


Démarrage des activités commerciales de Sakinatou Harouna: Le gouvernement aux petits soins pour l’héroïne nationale
La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, s’est rendue, ce mercredi 7 octobre, à Tchaourou, chez Sakinatou Harouna, dans le but d’échanger avec ses parents sur les dispositions à prendre pour surmonter au plus vite les difficultés liées au démarrage des activités commerciales de l’héroïne. Véronique Tognifodé lui a également remis ses pièces d’état civil réalisées par l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). En route pour une mission dans le département du Borgou, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, a fait escale chez Sakinatou Harouna, l’héroïne qui a sauvé des vies lors d’un naufrage le 3 août dernier, à Woria, dans la commune de Tchaourou. En effet, informée de certaines difficultés qui retardent le démarrage des activités commerciales de la jeune dame, Véronique Tognifodé a marqué un arrêt à Tchaourou, pour prendre de ses nouvelles et échanger avec ses parents sur la nécessité de lever au plus vite les blocages. A cet effet, elle a instruit les services compétents de son ministère et demandé à la mairie de veiller à ce que les instructions du chef de l’Etat, Patrice Talon, soient exécutées à la lettre, conformément à la volonté exprimée par l’héroïne, elle-même. En outre, Sakinatou Harouna a reçu des mains de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, sa carte d’identification personnelle ainsi que son acte de naissance, réalisés par l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). Rappelons que le mercredi 19 août dernier, après avoir été reçue par le chef de l’Etat puis citée dans l’Ordre national du Bénin, Sakinatou Harouna, qui n’avait aucune pièce d’identité, avait été conduite et enrôlée dans la base de l’Anip. Idem pour son époux et son oncle qui l’avaient accompagnée au palais de la Marina. Société 09 oct. 2020


Fin du Mercato : Des joueurs africains sur le carreau
Le marché des transferts a pris fin le 5 octobre dernier sans que certains joueurs africains n’aient pu tirer leur épingle du jeu. Au nombre de ceux-ci, figure l’attaquant béninois Rudy Gestede. L’international béninois qui n’a pas souhaité signer une extension de contrat avec Middlesbrough pour achever la saison 2019-2020 en 2e division anglaise est libre depuis fin juin. À 31 ans, Rudy Gestede continue de réfléchir à sa prochaine destination. Très polyvalent, le joueur ghanéen Asamoah Kwadwo, 31 ans, devra quitter Inter Milan cette saison. Considéré comme une valeur sûre, après avoir évolué au Torino (2008), à Udinese (2008-2012), à la Juventus Turin (2012-2018) et chez les Intéristes depuis 2018, il n’a reçu aucune sollicitation. Champion d’Afrique 2019, Belaïli Youcef (Algérie) est au chômage. L’ailier âgé de 28 ans après avoir obtenu la rupture anticipée de son contrat avec le club saoudien Al Ahli SC est intéressé par un retour dans le championnat de France. Mais, il est resté sans nouvelle jusqu’à la clôture du mercato. Bon nombre de joueurs sont restés sans suite à la fin du marché des transferts dans différents championnats. C’est le cas de Ben Mustapha Farouk (Tunisie), Diarra Souleymane (Mali), Doumbia Seydou (Côte D’ivoire), Kaptoum Wilfrid (Cameroun) et Niasse Oumar (Sénégal). Sports 09 oct. 2020


En visite sur les sites de tranformation et de distribution d’électricité: Le ministre de l’Energie rassuré
Accroître la production et la productivité des entreprises et générer davantage de possibilités économiques pour les ménages. Ce sont, entre autres, les objectifs du projet « Distribution d’électricité » du Millennium Challenge Account II (Mca-Bénin II) à travers la modernisation des infrastructures de distribution. A l’issue d’une visite, hier jeudi 8 octobre, sur les différents sites de construction des postes de transformation à Cotonou et de distribution à Akassato, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, s’est dit rassuré du niveau d’avancement des travaux préparatoires. « Je suis rassuré », a lâché Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, à l’issue de la visite effectuée, ce jeudi 8 octobre, sur les différents sites de construction de postes de transformation à Cotonou et de distribution de l’électricité à Akassato. Après avoir suivi à toutes les étapes les explications d’Oswald Acclassato, chef Projet Postes et Distribution, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, exprime sa satisfaction. Sidéré devant le bâtiment en construction destiné à abriter le Centre national de contrôle de la distribution, il ne s’empêche d’indiquer qu’il s’agit d’une œuvre historique. Le système électrique du Bénin n’a jamais eu de « tour de contrôle ». Il s’agit, à l’en croire, de l’endroit où l’on doit gérer à distance l’ensemble du flux électrique de tout le pays. Par rapport aux fonctions du centre, il mentionne qu’il permet de se rendre compte des pannes qui pourraient survenir sur le réseau de manière à pouvoir les traiter le plus rapidement possible. Ce centre permettra d’améliorer considérablement la qualité du système électrique, poursuit-il. « C’est la moindre des choses dans les pays disposant d’un système électrique fiable », note-t-il. Soulignant le caractère prospectif du dispositif, le ministre indique que le projet permet d’anticiper sur les besoins des populations en énergie électrique. « Ces infrastructures, permettent de prévoir les besoins de 20, voire 30 ans à venir », insiste-t-il. Toutes choses ayant manqué par le passé et qui font que les populations croissent sans que l’offre énergétique suive la même tendance, fait-il observer. Christopher Brought, directeur résident de Millennium Challenge Corporation, au Bénin, voit à travers le Centre national de contrôle de la distribution « le cerveau de l’électricité au Bénin». « C’est le centre qui va relier et conduire tous les cinquante-cinq postes de distribution de l’électricité au niveau national », a-t-il précisé, ajoutant que Mcc est fier d’être partenaire du Bénin pour ce programme. Grâce à ce projet, les populations, les entreprises et l’économie auront l’électricité en qualité et en quantité. Pour sa part, Gabriel Dégbègni, coordonnateur national du Millennium Challenge Account (Mca) fait savoir que le programme Mca-Bénin II prend en compte à la fois le volet gouvernance et la production ainsi que la distribution. A Cotonou, huit postes sont prévus et permettront de renforcer les capacités de transformation de 1000 Mva. Il convient de signaler que le ministre et sa suite ont visité au total sept sites dont six à Cotonou concernant les postes de transformation et un à Akassato abritant le Centre national de contrôle de la distribution. Par Alain Allabi Actualités 09 oct. 2020


Usage du naira dans les transactions commerciales à Sègbana: Le franc Cfa reprend ses droits
Les transactions commer-ciales à Sègbana se déroulent dans une situation un peu particulière, du fait de la proximité de la commune avec le Nigeria. Malgré la présence remarquable du naira sur le marché intérieur, le franc Cfa ne perd pas pour autant sa valeur aux yeux des populations. Elles perçoivent à travers cette monnaie un instrument qui renforce la présence du Bénin dans leur commune. Leur commune étant frontalière sur une bonne partie de sa longueur avec le Nigeria, les populations de Sègbana sont beaucoup plus habituées à utiliser le naira. Ce n’est pas pour autant qu’elles ont rejeté le franc Cfa, la monnaie de leur pays. Elles la conservent jalousement.Il reste, selon elles, une monnaie précieuse. Elles en ont conscience et sont convaincues que, face au naira, le franc Cfa est plus fiable. En effet, les populations de Sègbana préfèrent garder le franc Cfa. C’est pour, après l’avoir échangé en naira, mener leurs activités, explique leur maire Bio Tian Orou Zimé. Mais, poursuit ce dernier, ce n’est pas dans tous les arrondissements de la commune que le naira est utilisé. « A Sokotindji et Lougou, vous ne verrez pas le naira, mais plutôt le franc Cfa. Ce sont des arrondissements qui ne sont pas proches de la frontière avec le Nigeria, comme surtout celui de Sègbana centre », fait-il observer. Selon le maire, c’est en 1997 que le naira est entré dans les habitudes des populations de Sègbana. « Avant, on n’utilisait pas la monnaie nigériane », indique Bio Tian Orou Zimé. En cette année-là, rappelle-t-il, le coton avait connu un problème d’indisponibilité des insecticides à utiliser et la récolte n’était pas bonne. « Le gouvernement ne payait plus le fonds coton à temps. Il se fait que, malheureusement, en cette période, le Nigeria a commencé à s’intéresser au coton. La vente frauduleuse de cette culture va se développer en direction de ce pays. C’est à partir de 1997. Il y a donc eu une ouverture vers le Nigeria, puis le marché de Gamia a commencé par s’animer », explique-t-il. « Du coup, le commerce sur le plan intérieur a baissé, les populations préférant aller vendre leurs productions au marché de Gamia, du côté du Nigeria. Elles profitent pour acheter tout ce qu’elles peuvent. C’est là où elles ont adopté le naira», insiste le maire. Inverser la tendance En effet, les produits vivriers constitués surtout de céréales, les populations arrivent facilement à les écouler vers le Nigeria, avec le naira comme monnaie. « En fait, le débouché est garanti et assuré du côté du Nigeria. Mais n’allez pas chercher la qualité. C’est là où le bât blesse », explique Aziz Sobabé, un exploitant agricole rencontré à Liboussou, un arrondissement de la commune. « Lorsque tu prends un produit agricole comme le maïs et que tu le rends propre, avant de le mettre en vente sur le marché à Parakou, tu perds. Ce n’est pas rentable. Par contre à Sègbana, les preneurs sont déjà là. Ils attendent, prêts à se précipiter sur ta marchandise, sans discuter, quel que soit le prix que tu auras proposé. C’est ce qui rend difficile aujourd’hui le commerce intérieur au niveau de la commune », va appuyer le maire. Aujourd’hui, que faire pour que le franc Cfa reprenne le dessus sur le naira à Sègbana? C’est la question qui préoccupe Bio Tian Orou Zimé et les membres de son Conseil communal. Ils ne perdent pas espoir. Déjà, avec la fermeture de la frontière nigériane, se réjouit Bio Tian Orou Zimé, ce n’est plus aisé de faire passer les céréales vers le géant de l’Est. « Depuis un moment, c’est de l’intérieur du Bénin que les commerçants affluent plus vers Sègbana. Ils viennent acheter avec le franc Cfa le soja, surtout à un prix raisonnable où chaque partie y trouve son compte. Dans ces conditions, c’est le naira qui commence par se retrouver en difficulté. Il a perdu de sa valeur sur le marché local. Ce qui l’a fait fuir depuis quelque temps », confie-t-il, très satisfait. C’est dire, fait-il, remarquer, que l’on peut inverser la tendance en faisant déprécier le naira. «Pour mettre en difficulté le naira à Sègbana, il faut que le commerce intérieur se développe», assure-t-il, tout en avouant que le naira ne rend en réalité pas service à sa commune. Economie 07 oct. 2020


Lutte contre les médicaments et produits illicites anti-Covid-19: Le Bénin 13e au plan mondial
A travers les prouesses de son administration douanière, le Bénin est 13e sur 99 pays en matière de lutte contre les faux médicaments et autres produits, équipements ainsi que matériels médicaux illicites notamment contre le Covid-19. La douane béninoise s'est révélée au terme de l’opération « Stop », initiée par l’Organisation mondiale des douanes (Omd), dont les résultats ont été présentés, ce mardi 6 octobre, lors d’une conférence en ligne. La douane béninoise se positionne parmi les meilleures au plan mondial en matière de lutte contre le trafic de médicaments et d’équipements médicaux, notamment ceux utilisés dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Sur 99 administrations douanières membres de l'Omd et son réseau de Bureaux régionaux de liaison chargés du renseignement (Brlr) mis en alerte face à la recrudescence de ces produits en cette période de pandémie, l’administration douanière béninoise se hisse à la 13e place. En effet, l'Organisation mondiale des douanes (Omd) et ses membres ont mené avec succès, du 11 mai au 12 juillet 2020, une opération d'urgence mondiale contre le trafic de produits médicaux utilisés dans la lutte anti-Covid-19. A travers cette opération dénommée « Stop », les services douaniers du monde ont procédé simultanément à des inspections ciblées des envois sur la base de la liste de contrôle des marchandises liées au Covid-19 élaborée par l’Omd. Au bout du rouleau, 1 683 interceptions ont été effectuées, soit plus de 300 millions d’unités de médicaments, plus de 47 millions d’unités d’équipements médicaux (masques, gants, kits de test de Covid-19, thermomètres, blouses) et quelque 2,8 millions de litres de gel hydroalcoolique. C’est à l’issue de cette vaste opération que les pays participants ont été évalués, et l’administration douanière béninoise est classée 13e sur 99 du monde. Couronnement Si la douane béninoise a pu exceller, c’est grâce au dispositif de lutte contre les faux médicaments mis en place en 2017 sous l’impulsion du chef de l’Etat, Patrice Talon. Un dispositif supervisé par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni et le directeur général des Douanes, Charles Sacca Boco. A l’époque, les autorités béninoises s’étaient attaquées de façon simultanée et coordonnée aux sites de vente de faux médicaments dans le pays. Plusieurs tonnes de médicaments illicites ont été confisquées en son temps, et plusieurs dizaines de personnes arrêtées puis jugées. A ce jour, douaniers et policiers continuent les actions de veille et de répression sur le terrain. L’expérience capitalisée par la douane béninoise à travers cette lutte a, sans doute, contribué à ses prouesses au plan mondial. Autrement dit, le dispositif de lutte installé par le gouvernement a payé tant au plan national qu’à l’international. La bonne prestation de l’administration douanière béninoise au terme de l’opération « Stop» constitue, en conséquence, un couronnement des efforts du régime Talon et des disciples de Saint Mathieu dans la lutte contre les faux médicaments. Actualités 07 oct. 2020


Bubedra/Droits d’exécutions publiques : Les artistes invités à déposer leurs numéros de compte
Le Bureau béninois du droit d’auteur et des droits voisins (Bubedra) procède, le 21 octobre prochain, au paiement des droits d’exécutions publiques à ses ayants-droit. Et ces derniers sont invités, dans ce cadre, à faire parvenir leurs numéros de compte. C’est par le biais d’une note en date du 6 octobre 2020, que le directeur général du Bubedra, Cocou Eugène Aballo, informe les artistes sociétaires et ayants-droit de l'imminence de la répartition et du paiement des droits d’exécutions publiques couvrant la période du 1er juillet au 31 décembre 2019, et des droits Gsm Moov perçus en 2019. Ces paiements se feront par transfert d’argent sur les comptes bancaires ou mobile money des bénéficiaires. C’est pourquoi, à travers son communiqué, le directeur du Bubedra invite les artistes concernés à déposer leurs numéros de compte bancaire ou mobile money auprès des services compétents de sa structure, au plus tard le 15 octobre prochain. Cocou Eugène Aballo indique en outre que la liste des bénéficiaires concernés par cette activité pourra être consultée incessamment au siège du Bubedra. Actualités 06 oct. 2020


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