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Nouvelles

Financement de la lutte contre la pandémie du Covid-19: Plus de 380 millions francs Cfa au profit du Mono
L’Agence américaine de développement (Usaid) appuie le département du Mono avec une somme d’environ sept cent quinze mille dollars Us, soit plus de trois cent quatre-vingts millions francs Cfa pour financer la lutte contre la propagation du Covid-19. La cérémonie de lancement des actions qui seront financées grâce à cette cagnotte a réuni, mercredi 30 septembre dernier à Lokossa, les parties prenantes sous l’égide du préfet Komlan Zinsou. C’est parti pour dix mois d’intenses activités de lutte contre la propagation du Covid-19 dans le Mono. Ces activités sont, entre autres, le renforcement de capacités, la mobilisation sociale, la communication pour un changement de comportement et l’acquisition des dispositifs de lavage des mains pour le milieu scolaire. Ceci,pour contribuer à la prévention de la maladie. Outre les établissements d’enseignements de la maternel, primaire et secondaire, technique et de la Formation professionnelle, les autres cibles privilégiées sont les marchés, les espaces de grands regroupements et les frontières terrestres avec les pays voisins du Bénin. Pour ces endroits, il est prévu l’acquisition de speakers et de mégaphones à installer pour la diffusion des messages en langues locales.La feuille de route des interventions, au niveau du Mono, s’inspire du plan national de riposte élaboré et budgétisé par le gouvernement, laisse entendre Fortuné Challa, représentant de l’Usaid. Il explique que le financement accordé par son institution s’entend comme la contribution américaine au budget du plan national. Deux cent trente millions francs Cfa déjà engagés L’approche consistant à orienter cette contribution directement vers les communautés, relève M. Challa, est voulue par le gouvernement du Bénin engagé dans une démarche de gestion plus efficiente de ses accords de partenariat. Il note que le soutien financier estimé à plus de trois cent quatre-vingts millions francs Cfa accordé au Mono, s’agrège aux financements de l’Usaid dont bénéficiait déjà le projet Renforcement du paquet d’intervention à haut impact au niveau communautaire (R-Pihi-com). Le projet R-Pihi-com et son bras opérationnel, l’Organisation non gouverne-mentale Bupdo, ont pour mission de réussir les actions anti-Covid-19 dans leur département d’intervention qu’est le Mono. Martin Edjitchè, directeur du projet R-Pihi-com, indique que quatre cent quinze mille dollars Us, soit deux cent trente millions francs Cfa sont déjà engagés pour diverses dépenses sur les sept cent quinze mille dollars Us mis à disposition. Pour être impactées, les communes doivent disposer des plans de riposte, de suivi et d’intervention ainsi que d’une brigade communautaire qui constitue la clé de voûte de la stratégie au niveau communautaire tant prônée par le ministère de la Santé. La même dynamique est en cours au sein des zones sanitaires des départements de la Donga, de l’Atlantique et des Collines. Les représentants du ministre de la Santé et du ministre en charge de l’Enseignement secondaire puis le préfet du Mono ont prié, tour à tour, le représentant de l’Usaid de transmettre à sa hiérarchie ainsi qu’aux citoyens américains la reconnaissance du peuple béninois pour leur soutien en cette période critique où la pandémie n’épargne aucune nation. Selon eux, la mobilisation du financement mis à disposition par l’Usaid ne serait pas possible sans la contribution des Américains. M.Edjitchè et les partenaires de sa structure ont, en marge de la cérémonie de lancement des activités, échangé autour de la feuille de route. Des maires et des représentants du ministère de la Santé ainsi que ceux des ministères en charge des Enseignements maternel et primaire, puis secondaire, technique et de la Formation professionnelle ont aussi pris part aux échanges. Il a été question de la mise en œuvre des actions dans la transparence et la rigueur. « Il y a une planification qui démarre dès le début de ce mois d’octobre 2020. Ceci, parallèlement à la formation sur le Covid-19 des relais qui se poursuit dans certaines zones sanitaires », a fait savoir M. Edjitchè. Actualités 02 oct. 2020


Programme spécial d’insertion dans l’Emploi: Les premiers bénéficiaires mis à la disposition des entreprises
Les tout premiers bénéficiaires du Programme spécial d’insertion dans l’Emploi (Psie) ont été mis à la disposition des entreprises appelées à les employer. C’est à travers une cérémonie, ce jeudi 1er octobre à Cotonou, au cours de laquelle il a été salué une fois encore la clairvoyance du gouvernement en initiant ce programme d’envergure nationale. La première cohorte de 79 bénéficiaires du Programme spécial d'insertion dans l'Emploi (Psie) a été mise à la disposition des entreprises, ce jeudi 1er octobre à Cotonou. Au cours de la cérémonie, Urbain Amégbédji, directeur général de l'Agence nationale pour l’Emploi, a salué la vision du chef de l'État qui a initié ce programme pour non seulement accompagner les entreprises qui ont un besoin de compétences mais aussi aider les jeunes en chômage à faire une expérience de travail. Il se dit heureux d’avoir conduit ce programme auquel ont pris part plus de 60 000 jeunes Béninois. « La compétition a été rude et les entreprises peuvent se réjouir de recevoir les meilleurs candidats », a-t-il déclaré. Selon lui, seuls les critères de compétence et de travail bien fait ont permis de retenir ces jeunes. «Vous avez les jeunes qui vont vous aider à accroître vos chiffres d'affaires», a-t-il poursuivi. Au regard du travail abattu avant la sélection de ces jeunes, il reste persuadé que les responsables d’entreprises ne regretteront pas d’avoir participé à ce programme. Abondant dans le même sens, Charlemagne Lokossou, coordon-nateur du programme, se félicite de l’aboutissement de ce processus qui a démarré depuis le 1er juillet dernier. « Cette cérémonie marque le début de l'entrée en emploi des 79 premiers allocataires sélectionnés à la suite d’un long processus », a-t-il confié. Il a fallu, selon lui, traiter les dossiers de près de 60 000 candidats et de 1 776 entreprises dont 192 éligibles capables d’embaucher 757 personnes. Saluant la clairvoyance du gouvernement en initiant ce programme, il ne doute pas de la capacité de ces jeunes à servir loyalement dans les entreprises. Bienvenu Mongadji, représentant du directeur général de l’Agetip Bénin, au nom des entreprises bénéficiaires, a exprimé sa reconnaissance au gouvernement pour avoir pensé appuyer le secteur privé à travers ce programme. « C'est un programme qui va beaucoup apporter aux entreprises et nous ne doutons pas de la qualité de ces jeunes retenus», a-t-il fait remarquer. Après avoir reçu sa lettre de remise à l’emploi, Prospère Dagnivo, au nom des jeunes bénéficiaires, remercie le gouvernement pour avoir pensé à la jeunesse. Il prend l’engagement de respecter les clauses du contrat, la déontologie professionnelle et aider les entreprises à atteindre leurs objectifs. Société 02 oct. 2020


Réformes dans le secteur éducatif béninois:Le gouvernement offre des conditions alléchantes aux aspirants
Le gouvernement offre désormais aux enseignants aspirants de meilleures conditions de vie et de travail. C’est le ministre des Enseignements secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Mahougnon Kakpo, qui l’a annoncé au cours de la conférence de presse tenue, hier mercredi 30 septembre à Cotonou. Occasion pour lui d’expliquer tous les contours de ces dispositions prises par l'Exécutif afin d’assurer aux apprenants une éducation de qualité. Comment faire face à la situation de pénurie et de qualité des enseignants aspirants dans le sous-secteur de l’Enseignement secondaire général, technique et de la formation professionnelle ? C’est à cette question qu’a répondu le ministre des Enseignements secondaire et technique et de la Formation professionnelle hier mercredi 30 septembre, lors d’une conférence de presse. Mahougnon Kakpo rappelle que, depuis plusieurs années, le système éducatif du Bénin est confronté à d’énormes difficultés. Aux problèmes cruciaux d’infrastructures et de programme, s’ajoute le problème essentiel du personnel enseignant. Selon lui, cette question se pose sous deux aspects. Le premier est le déficit en personnel enseignant pour couvrir les salles de classe et le second est relatif à la qualité de ce personnel enseignant. Ainsi depuis 2016, le gouvernement s’est attaqué à cette situation pour apporter une solution efficace et durable. Dans cette perspective, note le ministre, en dehors des recrutements de 2016 et 2017, le gouvernement a entrepris la constitution d’une base de données de compétences pour les jeunes qui aspirent au métier d’enseignants. Dans ce cadre, trois tests ont été organisés l’année dernière dont les deux premiers ont permis au gouvernement de mettre à la disposition du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle plus de 14 875 enseignants aspirants. Avec ces derniers, le gouvernement a, par l’intermédiaire de l’Anpe, signé un contrat de 9 mois et qui à cause de la pandémie du coronavirus est allé à dix mois. Il explique que cette mise à disposition d’enseignants aspirants a permis de régler un tant soit peu les difficultés dans certaines disciplines. Malgré cela, souligne le ministre, il y a toujours des problèmes de déficit dans certaines matières essentielles telles que le français, les mathématiques, les Sciences physiques, chimiques et technologiques. « Cela a conduit le gouvernement, l’année dernière, à demander à certains enseignants qui étaient déployés et qui n’arrivaient pas à trouver la totalité des heures pour avoir un contrat complet, d’intervenir dans des disciplines connexes à leurs disciplines de base afin de ne pas continuer de laisser les salles de classe sans enseignants », précise-t-il. Fini la précarité Mahougnon Kakpo souligne que malgré le troisième test organisé cette année, le gouvernement n’a pas eu la possibilité de satisfaire en enseignants qualifiés tous les besoins exprimés surtout dans les matières essentielles. Pour cette raison, le gouvernement a décidé d’augmenter le quota horaire des enseignants aspirants afin que les classes qui auraient dû rester sans enseignants puissent en bénéficier. « Je vais rappeler que l’arrêté qui régissait les charges et les quotas horaires des enseignants aspirants avaient prévu pour les aspirants adjoints, un quota horaire de 22 heures + 2 heures d’animation pédagogique. Quant à ceux qui sont professeurs certifiés, cet arrêté a prévu une charge horaire de 20 heures de cours hebdomadaire + 2 heures d’animation pédagogique. Ce qui fait que la plupart des quotas de ces enseignants faisait déjà 24h de cours par semaine. En décidant d’élever la charge horaire hebdomadaire à 30 heures, c’est dire que pour certains, il y a une augmentation de 4 heures et pour d’autres, une augmentation de 6 heures. Cela est un effort supplémentaire mais ce n’est pas sans contrepartie de la part du gouvernement », précise-t-il. Il informe que « L’année dernière, il n’y avait pas une prise en charge sociale des enseignants gérés par l’Anpe. Par contre, cette année et pour plus de 4 milliards de francs Cfa, le gouvernement prend en charge la part sociale de ces enseignants qui seront déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale(Cnss) ». Il ajoute qu’évoluant dans ce secteur, ces enseignants pourront soit bénéficier à terme d’une retraite intégrale ou encore d’une retraite proportionnelle selon le nombre d’années d’exercice dans la profession. Par ailleurs, cette année, le gouvernement a accordé une prime d’éloignement aux enseignants aspirants pour certains départements. C’est le cas, selon le ministre, de ceux qui seront affectés dans les départements de la Donga, du Borgou et des Collines et qui bénéficieront de 5 % de leur salaire et quant à ceux qui seront affectés dans les départements de l’Alibori et de l’Atacora, ils bénéficieront de 10 % de leur salaire. L’objectif du gouvernement en prenant cette mesure est de sortir les aspirants de la précarité contrairement à ce qui se passait, il y a quelques années avec les vacataires, explique le ministre. Il ajoute qu’avec un contrat ferme de 9 mois, les enseignants sont désormais payés aussi bien les jours fériés que les périodes de devoir. Formations complémentaires « Nous avons des situations ponctuelles auxquelles nous devons faire face », poursuit le ministre. D’après lui, lorsque dans un établissement, il y a une discipline comme Pct, où il n’y pas d’enseignants qualifiés pour prendre les heures et même dans la base de compétences où il n’y a pas réellement les profils requis pour exercer, au lieu d’aller chercher un enseignant professeur certifié dans une discipline connexe pour tenir ces classes, il est procédé donc à l’évaluation des dossiers de ces enseignants qualifiés qui ont un double profil pour prendre ces heures. « Il faut reconnaître que nous avons des enseignants qui ont un double profil et qui peuvent encadrer les apprenants dans plusieurs matières », fait-il savoir. Le ministre Mahougnon Kakpo rappelle que le gouvernement est actuellement dans un processus de formation pour la question de la bivalence ou même de la polyvalence des enseignants. Il note qu’avant d’y parvenir par des choix appropriés, il est important de faire face à la situation de pénurie et de qualité des enseignants. « C’est pour ne pas laisser les classes vides que nous avons fait l’option de la polyvalence et de la bivalence », insiste le ministre. Il précise qu’une fois encore, les objectifs du gouvernement sont non seulement de sortir les enseignants de la précarité mais aussi de maintenir le système éducatif dans les normes de la qualité et aussi de faire face aux impératifs auxquels le système est confronté actuellement afin que les apprenants puissent disposer d’enseignants de qualité. Education 01 oct. 2020


Augmentation de la masse horaire des aspirants: Une mesure aux avantages multiples
En augmentant la masse horaire des aspirants à trente heures de cours par semaine, le gouvernement entend pallier le problème du manque d’enseignants qui se pose avec acuité dans certains établissements. Cette décision ne remet nullement en cause les normes de qualité pour l’enseignement. Il s’agit plutôt d’une adaptation aux urgences actuelles. A l’annonce de la décision d’augmenter la masse horaire hebdomadaire des aspirants à trente heures de cours, plusieurs acteurs du monde scolaire n’ont pas tardé à fustiger la mesure du gouvernement. Or, cette nouvelle approche vise à résorber le problème de déficit en personnel enseignant. En effet, les plus de 26 000 aspirants ont été recrutés, l’année dernière, à partir d’une base de données mise en place au lendemain de l’évaluation des compétences. Chemin faisant, il s’est avéré que même avec une exigence de sept de moyenne, le nombre d’aspirants qualifiés à déployer sur le terrain sera en deçà de la demande. En d’autres termes, la base de données renseigne que, même avec les sept de moyenne, le nombre d’aspirants voulu ne sera jamais atteint. Or, le gouvernement a choisi de ne pas recruter d’enseignants en dehors de cette base de données qu’il a constituée à cet effet. C’est donc face à cette situation de pénurie d’enseignants qualifiés que l’Exécutif béninois a fait l’option de l’augmentation de la masse horaire des aspirants. Cette approche ne constitue pas une remise en cause des normes de qualité en vigueur en matière d’enseignement secondaire. Il s’agit, en effet, d’une adaptation à une situation urgente du moment. Dans la pratique, il faut retenir que l’aspirant qui a dispensé les cours de philosophie pour une masse horaire de vingt-quatre heures par semaine, l’année dernière, s’il est par exemple dans une localité où il y a un déficit d’enseignants de français, il sera sollicité pour au plus six heures de cours complémentaires dans cette matière. Idem pour l’enseignant de physique-chimie et technologies qui peut être sollicité pour dispenser les mathématiques dans une autre classe. Il est à rappeler que cette pratique n’est pas nouvelle pour plusieurs enseignants et même des aspirants qui font trente heures de cours, voire plus, en allant prendre des heures supplémentaires dans des établissements privés. Ainsi, en soi, la mesure du gouvernement n’est pas une innovation encore moins un recul ou une charge difficile à supporter pour les concernés. Heures supplémentaires, avantages supplémentaires A partir de cette année, l’Exécutif béninois s’engage à assurer les charges sociales des aspirants. Désormais donc, ils peuvent prétendre à une retraite intégrale ou proportionnelle en fonction du temps de travail qu’ils auront effectué. Et ce n’est pas tout. Contrairement à la pratique avec les enseignants vacataires, le gouvernement a payé en 2019-2020, neuf mois de salaire aux aspirants y compris les congés. Cet avantage accordé aux aspirants représente plus de trois milliards de francs Cfa supplémentaires versés par l’Etat. En tenant compte de plusieurs plaintes enregistrées l’année dernière, l’Exécutif a instauré des primes d’éloignement au profit des aspirants qui seront déployés dans des zones reculées. D’autres avantages pourraient être institués également. L’une dans l’autre, ces mesures visent à épargner aux aspirants, la précarité qui était le quotidien des vacataires. Et les efforts vont se poursuivre, apprend-on, pour davantage améliorer les conditions de vie et de travail des aspirants. Ce faisant, l’objectif du gouvernement, c’est de mettre en place un mécanisme aussi bien profitable pour l’Etat, les aspirants que les apprenants. C’est donc l’intérêt général qui est visé par le gouvernement. Il faut également noter que l’Etat a le devoir d’assurer une éducation de qualité à tous les apprenants. Par conséquent, ces enfants ont le droit d’avoir des enseignants dans toutes les matières. Actualités 30 sept. 2020


Lutte efficiente contre les Mgf dans le septentrion:Un document de référence disponible
Le rapport de l’étude sur la persistance des Mutilations génitales féminines (Mgf) dans les quatre départements du Nord du Bénin a été validé, mardi 29 septembre, à Parakou. C’est au cours d’un atelier initié par Cuso International et son partenaire Affaires Mondiales Canada. L’objectif est de fournir des données de base nécessaires à l’évaluation et à l’amélioration des stratégies pour réprimer cette pratique. Estimer le nombre de filles de 15-19 ans qui sont victimes des Mgf dans le Borgou, l’Alibori, la Donga et l’Atacora. Mesurer le niveau de connaissance des conséquences néfastes de cette pratique chez elles et leurs parents. Recueillir les opinions et attitudes des parents sur les Mgf et les stratégies actuelles de lutte engagée contre elles, puis calculer les proportions de ceux parmi eux qui sont favorables ou non à leur maintien. Ensuite, déterminer les caractéristiques socioculturelles et démographiques des différents acteurs qui sont favorables ou non aux Mgf et estimer la prévalence desdites mutilations dans les départements concernés. Pour finir, formuler des recommandations qui prennent en compte les suggestions des parents. Telles sont les données de base nécessaires que le rapport de l’étude sur la persistance du phénomène des Mgf dans les quatre départements du Nord et objet de validation hier, mardi 29 septembre à Parakou, a permis de mettre à disposition. Selon la directrice générale des Affaires sociales, Mèmouna Baboni Yacoubou Sinimbou, c’est depuis 2003 que l’Etat béninois s’est engagé à lutter contre les Mgf à travers le vote, la promulgation et la vulgarisation d’une loi qui les réprime. Malgré la mise en œuvre de plusieurs programmes et politiques de sensibilisation en vue de son éradication, a-t-elle déploré, des poches de résistance persistent. C’est, estime-t-elle, avec l’implication de certains acteurs qui agissent sous de nouvelles stratégies dissimulant ainsi les signes ostentatoires de la pratique sur les victimes, bien que le Bénin ait été déclaré pays non à risque aux Mgf. « La parfaite maîtrise des causes, des déterminants, des manifestations et des conséquences des phénomènes sociaux ainsi que la proposition de mesures anticipatives ou correctrices constituent les principales armes aux mains des gouvernants, pour mieux organiser et assurer le développement durable des communautés », a-t-elle poursuivi, en justifiant le bien-fondé de l’étude. Des évidences actualisées La représentante Pays de Cuso International, Ernestine Goundété-Dénami, abondera dans le même sens. Depuis 2019, a-t-elle rappelé, Cuso International met en œuvre au Bénin, notamment dans le Borgou et l’Alibori, le projet Femmes engagées pour la dignité humaine Djirima qui vise principalement la réduction de la prévalence des violences basées sur le genre (Vbg), en particulier les Mgf. Selon elle, la réalisation de l’étude a pour but de cerner les contours de cette pratique malheureuse au Bénin. Un avis partagé par tous les autres intervenants dont le directeur départemental des Affaires sociales et de la microfinance de l’Atacora, Guy-Joël Sèna, qui représentait ses collègues des trois autres départements. Le directeur général de l’Observatoire de la Famille, de la Femme et de l’Enfant (Offe), Nassirou Kassoumou, se félicite de disposer, grâce à ce rapport d’étude, d’évidences actualisées pour une lutte efficace. « De toute évidence, ces données seront intégrées au Système intégré de Données relatives à la Famille, la Femme et l’Enfant-Nouvelle Génération », a-t-il rassuré. Les Mgf sont un ensemble d’interventions qui visent à enlever une partie de l’appareil génital de la fille ou de la femme. Avec les lésions physiques, traumatismes et troubles psychologiques, les risques de fistules obstétricales, de stérilité, de frigidité et autres préjudices qu’elle leur fait courir, cette pratique traditionnelle et rituelle constitue une forme de violence exercée sur elles. Créée en1961 et installée au Bénin depuis 2016, Cuso International fait également partie des institutions qui aident le gouvernement à la combattre. C’est une Ong internationale de droit canadien dont la mission est de contribuer à la réduction de la pauvreté et des inégalités Société 30 sept. 2020


Formation dans les métiers du bâtiment: Des attestations et équipements aux enfants vulnérables
Ils sont dix-huit jeunes vulnérables à recevoir, ce mardi 29 septembre, leurs attestations dans le domaine des métiers du bâtiment. Leur formation entre dans le cadre du projet ‘’Appui aux orphelins déscolarisés sans soutien familial de parents victimes d’accident de la voie publique pour leur insertion sociale et professionnelle », soutenu par l’Ong Alinagnon et accompagné par la Maison de la société civile et l’Ambassade de France. « Nous sommes venus à la maison d’accueil Camset en tant qu’enfants vulnérables, orphelins malheureux des parents victimes d’accident de la route et elle nous a donné le bonheur et l’amour paternel et maternel que nous avions perdu depuis des années. Notre tibia est formaté et nous inspire la réalisation des impossibilités ». Enthousiastes et reconnaissants, Flore Egla, porte-parole des lauréats et ses camarades de la 2e promotion des métiers du bâtiment, le sont après six mois de formation. Ils sont au total dix-huit jeunes dont six hommes et douze femmes provenant des départements du Couffo et de l’Atacora à avoir bénéficié de cette formation. Ils doivent leur avenir à l’Ong Alinagnon, à la maison d’accueil Camset, à la Gcitt, à la Maison de la société civile ainsi qu’à l’ambassade de France. En un semestre, ils ont été dotés des meilleures aptitudes dans les métiers du bâtiment. Ils ont été formés dans cinq domaines à savoir la fabrication des blocs hydraform, les gros œuvres où ils ont appris la construction des villas avec les blocs hydraform, le traitement des murs à l’aide desdits blocs, la peinture et l’étanchéité. Au-delà du Btp, les formateurs ont comblé les lauréats à tous les niveaux. A l’issue de leur formation, ils se disent prêts à déplacer des montagnes. «Nous avons appris à ramer sur l’eau. Nous avons appris l’agrobusiness, l’élevage des poulets Goliath, la préparation du savon liquide, du yaourt, les gestes d’urgence, la transformation sur le plan émotionnel, social et physique », révèle Flore Egla. Des ateliers de coiffure, d’art culinaire, de danse, de chants et de contes, des sensibilisations au cancer du sein ont meublé également cette formation. Après six semaines, leur statut d’enfants vulnérables a évolué. « Nous déchirons aujourd’hui le voile d’orphelins, enfants vulnérables des parents victimes d’accident de la route et nous vous attribuons le titre d’entrepreneur social. Désormais, vous allez impacter l’Afrique et le monde entier. Rien ne pourra vous être impossible », assure Casimir Migan, directeur de l’Ong Alinagnon. Vision du chef de l’Etat Cette initiative est cofinancée par l’ambassade de France sur son programme d’appui aux projets innovants de la société civile et des coalitions d’acteurs (Piscca), qui accompagne depuis deux ans les efforts des Osc répondant aux défis de l’insertion professionnelle des jeunes vulnérables. Selon Isabelle Le Gueuec, le développement économique doit concerner l’ensemble de la population y compris les plus vulnérables. C’est pourquoi, les enjeux liés à la jeunesse, à la réduction des inégalités, à l’accès à la formation et à l’emploi pour tous sont au cœur de la coopération franco-béninoise. « Notre objectif au Bénin est de ne laisser personne de côté », dévoile-t-elle. Chabi Nah Déré, préfet de l’Atacora, apprécie à sa juste valeur l’initiative qui cible une frange importante des jeunes de sa localité. « La route continue de créer des séquelles irréparables au sein de nos communautés. L’Atacora et la Donga ne sont pas épargnés par cette triste réalité. Ces événements dus à l’imprudence et au manque de respect du code de la route ajoutent à la vulnérabilité des populations déjà sujettes à la pauvreté. D’où l’intérêt du Piscca qui vise à atténuer la vulnérabilité des familles victimes d’accident de la route à travers des offres de formations professionnelles répondant aux besoins du marché. Cette formation entre en droite ligne avec la vision du chef de l’Etat », se réjouit-elle. Désormais opérationnels, les lauréats de la deuxième promotion sont appelés à faire preuve de rigueur, de dynamisme et d’honnêteté dans la gestion des marchés. Cerise sur le gâteau, dix parmi eux vont participer au projet de construction des vingt mille logements sociaux de Ouèdo conformément au Pag et bénéficieront d’une formation supplémentaire en béton armé pour une durée de trois mois. Des orphelins comme eux ne demandent pas mieux pour développer leurs talents. Société 30 sept. 2020


5e édition de Challenge App Afrique: Un concours pour récompenser les innovations numériques
Les médias français Rfi et France 24 ont lancé, depuis le 14 septembre, la 5e édition de « Challenge App Afrique ». Les candidats ont jusqu’au 15 novembre prochain pour participer à ce concours qui récompensera les nouvelles technologies permettant de répondre aux besoins des populations lors de l’apparition de pandémies en Afrique francophone. Récompenser les innovations numériques (sites Internet, applications, services Sms, etc.) permettant de répondre aux besoins des utilisateurs lors de l’apparition d’épidémies (accès aux soins, à une information fiable, à des produits de première nécessité, etc.). C’est l’objectif de la 5e édition du concours Challenge App Afrique lancée par Rfi et France 24, lundi 14 septembre dernier. L’initiative vise également à favoriser l’intégration des technologies dans la lutte contre les épidémies en Afrique francophone, selon les organisateurs de ce concours organisé en partenariat avec de grands groupes du continent comme Engie Africa, Digital Africa, la Société générale, le Next Einstein forum et Africa Global Recycling. Selon le site de Rfi, les candidatures pourront être déposées jusqu’au 15 novembre sur le site du «Challenge App Afrique». Les jeunes innovateurs béninois sont donc attendus pour prendre part à ce concours à l’issue duquel le lauréat verra financer le développement de son projet. Les dix meilleurs de la compétition bénéficieront d’un accompagnement personnalisé au sein d’un incubateur présent dans leurs pays d’origine. Signalons que les quatre premières éditions de Challenge App Afrique ont été consacrées respectivement aux domaines de la santé (2016), de l’éducation des filles (2017), du développement durable (2018) et du développement urbain et des villes intelligentes (2019). Société 29 sept. 2020


Métiers de la fibre optique et du numérique: Le gouvernement s’active pour l’ouverture d’une école
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et son collègue chargé des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, ont effectué, vendredi 25 septembre dernier, une descente sur le site de l’ex-Ecole supérieure des Télécommunications du Bénin, retenu pour abriter l’école de formation aux métiers de la fibre optique et du numérique à Cotonou. Au cours de la visite, les deux autorités ont convenu avec les différentes parties prenantes au projet des diligences à accomplir pour la réfection du site en vue de l’ouverture prochaine de cette école. Accompagnés de Serge Adjovi, directeur général de l’Agence pour le Développement du Numérique et de Karim Youssao Abdou, conseiller technique à la Recherche, à l’Innovation technologique et aux Relations avec les Etablissements privés d’Enseignement supérieur, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et son collègue chargé des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle, Mahougnon Kakpo ont visité le site de l’ex-Ecole supérieure des Télécommunications du Bénin devant abriter la future école de la formation aux métiers de la fibre optique et du numérique. A cette occasion, Mahougnon Kakpo a rappelé la volonté du gouvernement du président Patrice Talon de doter dans les toutes prochaines semaines le Bénin d’une école de formation aux métiers de la fibre optique et du numérique. « Le Bénin est décidé à créer une école pour la formation aux métiers du numérique et de la fibre optique », a-t-il confié. Selon lui, les activités de cette école vont commencer par les différentes déclinaisons de la fibre optique qui nécessitent des travaux de réfection au niveau du site. « Nous sommes donc venus visiter le site avec les différentes parties prenantes impliquées aussi bien dans la conception architecturale que dans la réalisation du plateau technique pour les travaux à accomplir », a-t-il poursuivi. Pour Mahougnon Kakpo, les différentes parties prenantes sont tenues de respecter les délais des travaux de réhabilitation du site afin que la formation puisse démarrer d’ici début novembre au plus tard. A l’en croire, toutes les dispositions sont en train d’être prises avec les partenaires de Montereau, qui viendront former les formateurs afin que les deux premières cohortes puissent être lancées. « Nous avons du boulot et nous avons besoin de mettre la pression sur nos collaborateurs afin de tenir dans les délais », a-t-il conclu. De la création de l’école Le gouvernement béninois a autorisé, lors du Conseil des ministres du mercredi 19 août dernier, la création d’une école dédiée à la formation aux métiers de la fibre optique et du numérique. Cette décision fait suite à une étude de faisabilité qui a révélé, entre autres, l’inexistence au Bénin et dans toute la sous-région d’une formation spécifique basée sur des apports pratiques, professionnels et de courte durée. « Les formations disponibles actuellement rassemblent des savoirs théoriques mais la formation spécifique basée sur des apports pratiques, professionnels et de courte durée n’existe pas et constitue une nécessité pour satisfaire les attentes dans ce domaine », a souligné l’étude. C’est pourquoi, le gouvernement tient à la mise en œuvre du projet de création d’une école destinée à combler les attentes des entreprises du secteur des Technologies de l’information et de la communication (Tic) en matière de compétences dans les métiers de la fibre optique. Le projet sera développé sur le site de l’ex-Ecole supérieure des Télécommunications du Bénin à Cotonou et l’école devra doter les apprenants des outils intellectuels nécessaires pour devenir des acteurs du «déploiement de l’Internet haut débit et très haut débit sur l’ensemble du territoire », l’un des projets phares du Programme d’action du gouvernement (Pag) dans le secteur du numérique. Actualités 29 sept. 2020


Engagement citoyen: Les jeunes sensibilisés
L’Institut des artisans de justice et de paix Chant d’oiseau (Iajp/Co) en collaboration avec la Fondation Konrad Adenauer Stiftung et les Universités publiques du Bénin, a organisé, vendredi 25 septembre dernier, à Cotonou, la 5e édition de son atelier de réflexion à l’intention de la jeunesse. Par cette action, l’Iajp/Co sensibilise et forme les jeunes sur l’engagement citoyen. La rencontre a été placée sous l’égide du recteur de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), Maxime da Cruz. « L’engagement citoyen de la jeunesse ». C’est sur ce thème que les participants à la 5e édition de l’atelier de l’Institut des artisans de justice et de paix Chant d’oiseau (Iajp/Co), ont été sensibilisés et formés, vendredi dernier, à Cotonou. Selon l’abbé Colbert Goudjinou, directeur de l’Iajp/Co, la question de l’engagement citoyen de la jeunesse importe d’autant plus que la contribution de cette jeunesse est déterminante dans la vie d’une nation. Ainsi, l’un des objectifs de ces assises est d'éclairer les participants pour une jeunesse vigoureuse et capable d’engagement. Pour expliquer le bien-fondé de cette activité, le directeur de l’Iajp/Co met en exergue des situations qui freinent l’engagement citoyen juvénile. Entre autres, il cite la conception bancale que la jeunesse a de l’Etat et les comportements et pensées peu recommandables qu’elle développe ou apprend à développer. Et pour parvenir à inverser la tendance, il faut encore prendre appui sur cette même jeunesse. S’appuyer de façon raisonnable sur la dimension positive de la jeunesse afin de promouvoir son engagement citoyen, explique l’abbé Colbert Goudjinou. « L’œuvre à faire, dit-il, n’a rien d’une archéologie culturelle (...). Nous voulons accueillir la dimension dynamique positive de la culture béninoise dans les valeurs sûres, pour édifier consciemment nos vies... ». Aussi, les communicateurs conviés à cet atelier vont prendre appui sur leurs propres expériences afin de proposer une aide réaliste aux jeunes pour leur engagement citoyen. « Il s’agit d'entrer dans une présence à soi, et de procéder à une actualisation des valeurs par un travail plus honnête pour que beaucoup de réalités évoluent de façon positive… », lancent-ils à l’assistance. Procédant à l’ouverture des travaux, le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Maxime da Cruz, souligne que la culture du bien est importante dans un pays où l’on a l’habitude de voir le verre à moitié vide. Pour lui, le Bénin regorge de valeurs sûres. Seulement, il y a quelques individus dont l’action est suffisamment nocive pour ternir l’image d’un grand nombre de personnes, de jeunes extraordinaires. Cet atelier de réflexion et de formation contribuera, à l’en croire, à redorer ce blason; ceci, au regard de la pertinence de la thématique, des documents des travaux et des communicateurs et participants. Par Corassone da COSTA (Stag.) Société 28 sept. 2020


La Sg de l'Oif au contact des femmes entrepreneures
Lors de son séjour au Bénin, Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie, a rencontré, vendredi 25 septembre dernier, les femmes entrepreneures. Pour cette séance qui a eu lieu dans les locaux de la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin, l'hôte était accompagnée de la ministre de l'Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman. La femme, notamment la femme entrepreneure tient une place de choix dans les initiatives de l'Organisation internationale de la Francophonie (Oif). Mais pour que la Francophonie accompagne véritablement les femmes, il faut que l'organisation connaisse leurs attentes. C'est ce qui explique l'intérêt de la Secrétaire générale de la Francophonie à l'égard des femmes entrepreneures qu'elle a rencontrées vendredi dernier. "Cette visite au Bénin s'inscrit dans le cadre de la redynamisation de nos relations et les aspects liés à l'autonomisation de la femme sont très importants pour notre organisation", a expliqué Louise Mushikiwabo. A l'en croire, l'initiative "La Francophonie avec elles" a été pensée dans le contexte de la crise sanitaire. "Nous avons remarqué avec beaucoup d'inquiétudes que les femmes ont été très affectées par la crise sanitaire surtout les femmes qui sont dans le système informel... Nous avons pensé qu'il était important de mettre en place un programme qui réponde à leurs besoins. Nous avons alors autorisé la création d'un fonds spécial", fait savoir Louise Mushikiwabo, secrétaire général de l'Oif. Elle précise que ce fonds a été créé au mois de juin et la réponse des pays à l'appel a été prompte et satisfaisante... "Depuis que les appels à projets ont été lancés, l'Oif a reçu plus de 1000 soumissions avec plus de 100 réponses venant du Bénin. Cela démontre que le Bénin est vraiment un pays dynamique. Le Bénin est un des pays les plus engagés de la Francophonie ", a laissé entendre Louise Mushikiwabo. La ministre de l'Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman, a salué l'initiative de l'Oif et surtout la démarche de la Secrétaire générale de la Francophonie qui n'a pas voulu quitter le Bénin sans rencontrer les femmes entrepreneures. Une démarche appréciée par le président de la Ccib qui fait savoir que le défi qu'entend relever l'actuelle mandature, est d'accompagner mille femmes entrepreneures. Le fonds "La Francophonie avec elles" qui soutient l'autonomisation des femmes vient donc à point nommé. Les échanges qui ont suivi ont permis à la Secrétaire générale de l'Oif de recueillir les attentes des femmes et les difficultés qu'elles rencontrent dans leurs entreprises. Elle a promis d’en tenir compte pour que les programmes de l'Oif répondent effectivement aux besoins. Société 28 sept. 2020


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