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Nouvelles

Riposte contre le coronavirus: Des équipements des Usa au profit de l’Hia
L’Hôpital d’instruction des armées a bénéficié, hier mardi 22 septembre, d’un appui en matériel de protection individuelle, de la part de l’ambassade des États-Unis d’Amérique, engagée aux côtés du Bénin pour une solution contre la pandémie du Covid-19. La cérémonie de réception a connu la participation du ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale ainsi que des officiers des Forces armées béninoises. Des équipements de protection individuelle offerts à l’hôpital d’instruction des armées. Entre autres, des dispositifs de lavage des mains, du gel hydroalcoolique, des gants en latex, des pantalons et blouses à usage unique, des chemises d’hôpital à usage unique ainsi que des combinaisons à capuche jetables. À travers ce geste d’une valeur de 41,8 millions, l’ambassade des États-Unis d’Amérique entend soutenir l’Hôpital d’instruction des armées qui utilise ses installations dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Patricia Mahoney, ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin, note avec intérêt que la coopération entre les deux pays se renforce pour le bonheur des populations. Elle a souligné que le don est effectué sur financement du Service de l’aide extérieure humanitaire et civique en cas de catastrophe du département des États-Unis de la défense dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Selon elle, cette aide s’ajoute aux 2,5 milliards F Cfa que le gouvernement américain par l’intermédiaire de l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid) a versés en avril pour limiter la propagation du Covid-19 au Bénin et aux dons récents au ministère de la Santé pour les laboratoires de dépistage du Covid-19 de Kandi et Lokossa d’une valeur de 33,4 millions F Cfa.« Ce sont désormais 20,5 milliards de dollars, soit onze milliards de francs Cfa qui ont été attribués par diverses entités du gouvernement américain en faveur de la réponse mondiale à la pandémie». Cet effort considérable rendu possible par la générosité des contribuables américains comprend des financements en faveur de vaccins, traitements et diagnostics, des initiatives augmentant le degré de préparation ainsi que le financement d’activités d’assistance aux pays étrangers par le département d’Etat et l’Usaid, a noté l’ambassadrice Patricia Mahoney. Ce don des États-Unis, à en croire Alain Fortunet Nouatin, ministre délégué chargé de la Défense nationale, se justifie par le fait que les Forces armées béninoises ont pris des risques en convoyant les visiteurs depuis l’aéroport jusqu’à leur lieu de quarantaine dans les hôtels sans grands moyens. Le ministre Nouatin a rappelé les différentes mesures prises par le Bénin à l’instar des pays du monde pour maîtriser la pandémie. Selon lui, les Forces armées béninoises ont défini des stratégies de riposte depuis la détection du premier cas du Covid-19 au Bénin, dont la mise en œuvre nécessite le soutien des partenaires. « L’Ambassade des Usa est notre partenaire privilégié. Elle a répondu favorablement à notre requête», a souligné le ministre. Ces matériels, rassure-t-il, seront gérés et utilisés judicieusement pour la protection du personnel militaire. Société 23 sept. 2020


Validation de la nomenclature des métiers artistiques au Bénin: Vers le renforcement du dispositif sectoriel
Jean-Michel Abimbola, ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts, a procédé, vendredi 18 septembre dernier à Cotonou, à l’ouverture de l’atelier de validation de la nomenclature des métiers artistiques et de la culture au Bénin. Etape importante de l’histoire des arts et de la culture, cet atelier constitue une occasion pour les acteurs de renforcer le dispositif national de structuration et d’organisation du secteur des arts et de la culture. Les acteurs du monde de la culture et des arts se sont réunis, vendredi 18 septembre dernier, pour discuter et s’accorder sur les métiers qui caractérisent les pratiques artistiques et culturelles au Bénin. C’est au cours d’un atelier qui leur a permis également de renforcer leur engagement sur le chantier des réformes structurelles dans le secteur des arts et de la culture. Procédant à l’ouverture des travaux, le ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts reconnait qu’au Bénin, les métiers artistiques sont peu ou mal structurés et surtout sous documentés alors que l’exercice a toujours occupé une place importante dans l’économie nationale. Elément, identitaire par ailleurs, Jean-Michel Abimbola note que ces métiers sont exercés par des hommes et des femmes et représentent pour les communautés, un véritable atout pour l’économie locale. Il ajoute que dans un contexte longtemps caractérisé par la prolifération des faitières, des groupes d’intérêt et l’inclusion d’autres corps de métiers, la confusion peut vite s’installer au sein des acteurs eux-mêmes, s’étendre aux pouvoirs publics et aux autres couches de la population qui ont du mal à reconnaitre par exemple la limite entre les métiers de la culture et ceux de l’artisanat. « Vous comprenez alors pourquoi le besoin de planification, d’encadrement administratif et règlementaire du secteur s’avère nécessaire avec une organisation beaucoup plus articulée et plus codifiée des métiers qui y sont exercés», s’adresse-t-il aux participants. Premier secteur de développement Le ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts précise que l’arsenal juridique en matière culturelle dont dispose le Bénin, notamment la loi N° 91-005 du 25 février 1991 portant charte culturelle en République du Bénin et le décret 2011-82 du 2 avril 2011 portant statut de l’artiste en République du Bénin, n’encadre ni l’identification ni la classification des métiers d’artistes. C’est pourquoi, souligne-t-il, la présente démarche de planification et d’harmonisation des métiers artistiques a été entreprise par le ministère du Tourisme et des Arts à travers la direction des Arts et du Livre. Jean-Michel Abimbola indique que pour y parvenir, il est apparu nécessaire d’élaborer un document de référence de la nomenclature des métiers artistiques qui permettra de répertorier l’ensemble des métiers artistiques exercés au Bénin et d’en donner une classification claire pour permettre une harmonisation et une simplification des terminologies à leur codification. Il précise que cette nomenclature a pris en compte les filières comme les arts de la scène, les arts visuels et numériques, le cinéma et le livre et cela mérite l’attention et la contribution de tous. L’autorité ministérielle compte sur la qualité et la compétence des participants ; raison pour laquelle il les exhorte à une participation active et une étude approfondie du document à eux soumis afin de sortir de cet atelier, un véritable instrument de référence pour le secteur. Il reste tout de même persuadé que le secteur de la culture est le premier secteur de développement du Bénin. Culture 23 sept. 2020


Renforcement de la coopération entre le Bénin et l’Oif: Louise Mushikiwabo à Cotonou ce jour
A la tête d’une délégation de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie, sera à Cotonou, ce mercredi 23 septembre, pour une visite de travail de 72 heures. Louise Mushikiwabo sera accueillie dans la soirée à Cotonou, à 20 heures par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Pendant son séjour, la secrétaire générale de la Francophonie aura un tête-à-tête avec le chef de l’Etat, le président Patrice Talon, dans la matinée du jeudi 24 septembre, puis une séance de travail avec les membres du gouvernement sur les projets phares appuyés par l’Oif. Elle visitera successivement l’Agence de développement de Sèmè City, le Campus numérique de la Francophonie, le Centre d’incubateur de l’Université d’Abomey-Calavi. Elle tiendra vendredi une séance de travail avec les femmes entrepreneures de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Ccib). Louise Mushikiwabo visitera la ville historique de Ouidah pour s’imprégner des projets touristiques mis en chantier dans le cadre du Programme d’action du gouvernement (Pag) et prendra part à une exposition à la Maison du Brésil. Depuis son élection en octobre 2018, c’est la première fois que la secrétaire générale de la Francophonie foule le sol ouest africain. Et c’est le Bénin qui l’accueille. Cela témoigne de la reconnaissance du rôle très important joué par le Bénin pour son élection à la tête de cette prestigieuse organisation. La diplomatie béninoise marque un grand pas dans le cadre de la coopération multilatérale à travers cette visite de travail qui rehausse l’image du Bénin dans l’espace francophone en ces moments où l’institution célèbre ses cinquante ans d’existence et est résolument engagée dans des réformes pour asseoir sa visibilité et son rayonnement. C’est la troisième visite que Mme Mushikiwabo effectue au Bénin. Lors de ses deux premiers séjours, elle était encore ministre en charge des Affaires étrangères du Rwanda. Une fonction qu’elle a occupée de 2008 à 2018. Mme Mushikiwabo a été un artisan du renforcement des liens de coopération entre le Bénin et le Rwanda qui s’est traduit notamment par l’attribution de la septième liberté aéronautique à Rwand Air, l’exemption réciproque de visas entre les deux pays pour tout type de passeport, la signature de nombreux accords, notamment dans les domaines du numérique et du cadre de vie. Actualités 23 sept. 2020


Vacances numériques 2020: Les jeunes outillés sur les enjeux de l’intelligence artificielle
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a procédé, lundi 21 septembre dernier, au lancement de l’édition 2020 des vacances numériques, à Cotonou. Cette initiative de la Fondation Adrien Houngbédji pour le numérique, la jeunesse et l’intelligence artificielle vise à permettre aux jeunes élèves et étudiants des lycées et universités du Bénin de se familiariser avec les concepts et enjeux de l’intelligence artificielle. Initiée par la Fondation Adrien Houngbédji pour le numérique, la jeunesse et l’intelligence artificielle, l’édition 2020 des vacances numériques a été lancée lundi 21 septembre à Cotonou, en présence de trois membres du gouvernement. Il s’agit d’Aurélien Agbénonci des Affaires étrangères, Alain Orounla de la Communication et Aurélie Adam Soulé Zoumarou du Numérique et de la Digitalisation. A cette occasion, Eric Adja, président de l’Agence francophone pour l’Intelligence artificielle (Afria), s’est réjoui de la mobilisation autour de cette initiative dans un contexte où l'Intelligence artificielle (Ia) suscite la peur avec les robots qui prennent le contrôle des activités humaines. Pour lui, l'Ia est déjà présente dans notre quotidien à travers des applications exploitées dans l'agriculture de prévision, la gestion des catastrophes écologiques, l’économie et autres. La formation est l'un des piliers de cette mutation et c’est ce qui a conduit l’Afria à accompagner cette initiative. « L'Afrique ne doit pas rester en marge de cette révolution et il convient de faire du Bénin un pôle de l’Ia avec un laboratoire africain de l'Ia à Cotonou », a-t-il déclaré. Alain Orounla, ministre de la Communication, admet que l'Ia est l'un des enjeux du 21e siècle combiné avec la robotique et l'éducation. Selon lui, la promotion de l'Ia est d’une nécessité absolue. Rappelant la vision du président de la République de faire du Bénin la plateforme numérique de l’Afrique de l’Ouest d’ici 2021, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, pense que la jeunesse béninoise doit saisir cette opportunité pour se familiariser avec les concepts et enjeux de l’intelligence artificielle et percevoir les opportunités pour le développement de leurs études et projets d’entreprise ou de carrière. A l’en croire, l'Ia occupe une place de choix dans les préoccupations du gouvernement qui dispose d’une stratégie nationale autour de l'Ia. « Je me réjouis pour ce projet qui va initier nos jeunes à l'intelligence artificielle et les aider à comprendre cette révolution technologique », a-t-elle confié. Adrien Houngbédji, président de la Fahnjia, s’est dit heureux de la présence du gouvernement à ses côtés dans le cadre de cette activité qui vise à susciter l’intérêt des jeunes béninois pour les multiples innovations et la révolution technologique. Société 23 sept. 2020


Lutte contre la destruction massive des ressources forestières au Bénin: Le Recaseb et l’Union européenne forment 155 artisans charbonniers
Après Covè, Savè, Bantè, Tchaourou et Parakou, le Programme d’Appui Institutionnel et de Renforcement des Capacités des Acteurs du Secteur de l’Énergie au Bénin (Recaseb) a effectué, du 7 au 13 Septembre dernier, au poste forestier de la forêt classée d’Adakpalamè à Kétou, la dernière phase de la série de formations des artisans charbonniers et des agents de la Direction générale des Eaux Forêts et Chasse (Dgefc). Cette dernière étape a réuni une trentaine d’artisans charbonniers et forestiers venus des communes de Djidja, Dassa-Zoumè et Kétou. Vendredi 11 septembre 2020 au Ceg d’Adakpalamè dans la commune de Kétou. Ils sont 155 charbonniers formés dans les différentes villes du Bénin à recevoir leurs attestations en présence des membres du Recaseb, des agents de la Dgefc et des autorités locales. C’est le couronnement d’un processus qui leur aura permis de prendre conscience de leur capacité à améliorer leur savoir-faire dans ce secteur vital de l’énergie. L’honneur est revenu au chef/Projet-Régisseur du Recaseb de rappeler le contexte de cette initiative : « nous sommes partis du constat que les artisans charbonniers ont souvent fonctionné dans l’informalité et parfois au mépris des principes de l’administration forestière. Pourtant, aucun massif forestier quel que soit son statut n’est épargné par l’activité de carbonisation. Les essences reconnues comme ayant un fort potentiel calorifique sont les plus recherchées et sont le plus souvent carbonisées à l’état vert et quel que soit leur diamètre, par des techniques archaïques ». Il explique que l’efficacité énergétique de la transformation du bois en charbon reste faible, notamment moins de 10% en raison des techniques archaïques utilisées par les artisans et qui sont prédatrices de l’écosystème naturel en plus d’être moins rentables. Préserver les ressurces forestières C’est pour cela qu’avec le soutien financier du 11e Fonds Européen pour le Développement, ces artisans charbonniers ont bénéficié d’un renforcement de capacités sur la technologie améliorée de la meule casamançaise. Pour le capitaine Léandre M. Lawson, chef Cantonnement forestier de Kétou représentant le directeur général des Eaux Forêts et Chasse, l’objectif semble bien atteint car, le renforcement des capacités conduit par le Recaseb sur la meule casamançaise permet aux artisans charbonniers d’utiliser peu de bois pour une grande quantité de charbon. Ce qui permettra de lutter efficacement contre la destruction massive des ressources forestières, surtout que les forestiers eux-mêmes maîtrisent désormais le processus de fabrication pour avoir été étroitement associés à cette formation. Heureux d’avoir bénéficié de cette série de formations, Sabine Coba et Francis Sonou, porte-parole des artisans charbonniers ont exprimé leur gratitude à l’endroit du Recaseb et de tous les instigateurs des ateliers pratiques dont ils ont bénéficié. Ces attestations reçues témoignent de leurs connaissances en efficacité énergétique de la carbonisation avec la technologie de la meule casamançaise. Ils deviennent, de facto, des relais pour les autres charbonniers de leurs localités respectives. À terme, l’objectif du Recaseb est de professionnaliser l’activité de charbonnier au Bénin afin de préserver les ressources forestières. Ceci contribuera à la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021), à travers son Pilier N°2 « Engager la transformation structurelle de l’économie », et son axe stratégique N°4 «Amélioration de la croissance économique ». Source : Recaseb Environnement 22 sept. 2020


Coiffure et mode africaine: Le crépu fait son come-back
Les cheveux afro deviennent la nouvelle tendance capillaire chez de nombreuses femmes à Cotonou. Des personnalités publiques aux citoyennes lambda, l’afro puff, les dreadlocks et les twists sont fièrement arborés. Un véritable retour à la source dans la quête du bien-être et de la séduction… Autrefois considérés comme sales et inesthétiques, les cheveux crépus ont aujourd’hui repris leur droit de cité. Au revoir les chignons plaqués et les queues de cheval à l’européenne obtenus après le défrisage chimique des cheveux ! De nombreuses femmes ont décidé de troquer les mèches brésiliennes, asiatiques ou synthétiques faisant penser aux mannequins de Victoria’s Secret contre leurs propres cheveux. Faisant fi des préjugés et autres commentaires déshonorants, elles délaissent le défrisant au profit des cheveux crépus de plus en plus volumineux. « Don’t touch my hair ! », la chanson de la vedette américaine Solange Knowles n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, puisque outre-Atlantique, ce slogan est repris par celles qui disent « Stop aux défrisants chimiques !». « Il est temps que nous revenions à nos racines, à notre essence et qu’on s’impose par notre identité culturelle », confie Leelah, 17 ans et nappy depuis un an. « Je pratiquais le défrisage parce que je pensais que les cheveux crépus étaient moches, et dans les médias, les femmes avaient toutes des cheveux défrisés », ajoute-t-elle. La jeune fille dit avoir adopté l’afro quand elle est tombée sur un magazine avec l’actrice et ancienne mannequin américaine Tracee Ellie Ross en couverture avec ses jolis cheveux crépus. « Je me suis rendu compte qu’elle était belle avec cela », reconnaît-elle. Gildas A., coiffeur à Cotonou, confirme que beaucoup de filles viennent entretenir leurs cheveux crépus, en nommant les coupes selon les stars qui les arborent et les influencent. « Elles prennent exemple sur Ciara, Beyonce, Rihanna et Cardi B. En plus, poursuit-il, depuis qu’elles ont vu la première dame Mme Claudine Talon à la cérémonie d’investiture avec des cheveux crépus, elles ont compris que les cheveux crépus n’étaient pas l’apanage d’une catégorie donnée. Cela a boosté notre clientèle et l’engouement pour le crépu », souligne le coiffeur. Bérénice Degboé, dermatologue, explique que ce retour à l’afro est dû en grande partie aux conséquences du défrisant sur la peau et les cheveux. «La soude contenue dans le défrisant est très toxique pour la peau et le cuir chevelu. L’utilisation fréquente du défrisant peut entrainer des lésions cutanées et agir sur le système nerveux. Plusieurs femmes ont eu, au cours de ces dernières années, des problèmes de peau dus en grande partie à une utilisation abusive du défrisant », révèle la dermatologue. Océane Adia, ingénieure agronome de formation et tenancière d’une boutique de produits pour cheveux crépus, faits à base d’ingrédients naturels, justifie son retour au ‘’nappy hair’’ par des irritations répétées du cuir chevelu et une chute des cheveux. C’est alors qu’elle décide de commercialiser des produits pour aider les femmes africaines à entretenir leurs cheveux naturels et particulièrement celles qui souffrent après chaque défrisage chimique comme elle. Aujourd’hui, les salons et produits dédiés à l’entretien des cheveux afro abondent dans la ville. Comme quoi, les cheveux crépus ont désormais de beaux jours devant eux, et c’est l’identité africaine qui gagne en notoriété. Par Axelle LEGBA ADIA (Stag.) Société 22 sept. 2020


Journée mondiale de nettoyage de la planète: Coups de balai à travers les quartiers d’Abomey
Les associations "Let’s do it’’ et "Alogo" ont effectué une opération d’assainissement de la ville d’Abomey. C’était le samedi 19 septembre dernier avec le désherbage et le ramassage des déchets sauvages dans la ville. Pour un monde plus propre et mieux assaini, l’association "Let’s do it" a étendu ses actions au Bénin. A travers le mouvement World clean up days qu’elle a lancé, l’association impacte l’environnement grâce à des opérations de nettoyage et de ramassage des déchets sauvages. A travers ‘’Alogo’’ qui porte le mouvement World clean up days dans le département du Zou, "Let’s do it" a impliqué des élèves d’Abomey. Pour cette 3e édition de la journée de nettoyage de la planète, l’association a outillé lesdits élèves sur la protection de l’environnement. A travers une brève communication d’une trentaine de minutes, Laurent Toyomè a entretenu les apprenants sur ce qu’est l’environnement et comment l’entretenir. C’est après l’étape de la communication que les élèves et des enseignants se sont joints à l’opération pour le nettoyage et l’assainissement de leur environnement. Avec les matériels de nettoyage à disposition, ils ont sarclé les herbes sauvages qui empêchent les plants mis en terre de grandir normalement et ramassé les déchets éparpillés dans la cour de l’établissement. Pour ce travail de salubrité, ils ont bénéficié de l’aide des conducteurs de taxi moto mobilisés par les associations. Cette journée permettra de discipliner les enfants quant à la gestion des déchets dans cet environnement. La vision de "Let’s do it" et de "Alogo" étant de générer une prise de conscience collective sur la problématique des déchets sauvages, elles comptent organiser chaque année des journées de nettoyage. Ainsi, les deux associations rendront ensemble l’environnement beau et vivable. L’étape de l’établissement scolaire finie, les officiels et les conducteurs de taxi- moto se sont rendus au cimetière de Djodji à Abomey pour le nettoyage de sa façade. Il s'agit d’amener la population à ne plus produire des déchets n’importe où et n’importe comment. Signalons que pour la présente édition de World clean up days l’association ‘’Let’s do it’’ a retenu sur le plan national 50 sites pour leur nettoyage. Société 22 sept. 2020


Ressource karité au Bénin: L’opérationnalisation du plan de développement de la filière en marche
Les acteurs de la filière karité étaient en conclave, vendredi 18 septembre dernier, à Parakou. A l’initiative de l’Agence territoriale pour le développement agricole pôle 3, ils ont procédé à la validation des documents visant à l’opérationnalisation du plan national de développement de la filière, puis à l’élaboration du plan de campagne 2021. Présents à un atelier, vendredi 18 septembre dernier à Parakou, les acteurs de la filière karité se sont lancés comme défi de faire passer la production nationale de karité de 170 000 à 210 000 tonnes et transformer 60 % en beurre, d’ici 2022. C’est à travers le plan national de développement de la filière dont le projet a été soumis à validation, avant sa phase d’opérationnalisation. « Ces documents stratégiques devront permettre de consigner les actions pertinentes que les différentes catégories d’acteurs s’engagent à mener, de façon concertée et dans un esprit de synergie et complémentarité, pour un développement harmonieux de la filière karité au Bénin », a indiqué le président du Conseil d’administration de l’Agence territoriale pour le développement agricole pôle 3, Bernardin Gléhouénou. Pour une unité d’action, les acteurs de la filière sont donc appelés à regarder dans la même direction et à se fixer des objectifs communs. L’Interprofession karité Bénin (Ikb) et ses différentes composantes telles que la Fédération nationale des productrices de karité, l’Association nationale des transformateurs du karité, la Fédération nationale des acheteurs de produits agricoles et tropicaux, l’Association nationale des exportateurs de karité, a insisté son président, Gilles Adamou, soutiennent cette démarche. Il a rassuré qu’elles ne ménageront aucun effort pour l’atteinte des objectifs définis dans le plan de campagne validé. « Nous avons la production et la productivité de la ressource karité, la capacité de transformation et améliorer la qualité des produits, puis le dispositif de commercialisation et d’exportation des amandes, beurre et produits dérivés, à améliorer la gouvernance de la filière », a rappelé la directrice générale de l’Agence territoriale pour le développement agricole pôle 3, Rissikathou Saley, en définissant les objectifs. C’est donc avec de nouveaux engagements pris que les acteurs de cette filière espèrent la voir se développer. Société 22 sept. 2020


« Zéro Journaliste en Prison » : Les hommes des médias formés sur le code du numérique et le code de déontologie
Du mardi 15 au vendredi 18 septembre dernier à Savè puis à Tchaourou, des journalistes ont pris part à un atelier de renforcement portant sur le code du numérique et le code de déontologie de la presse béninoise. C’est une initiative de l’Ong Paix Liberté qui vise à outiller les professionnels des médias afin de réaliser l’objectif « Zéro journaliste en prison » au Bénin. Consacrée par la Constitution béninoise, la liberté de la presse exige des hommes des médias du professionnalisme et l'observation des normes éthiques dans le traitement et la diffusion de l’information. La liberté de la presse crée alors un droit mais aussi une responsabilité. D’où la nécessité pour les journalistes de s’approprier les outils juridiques qui les protègent dans l’exercice de leur profession. Dans ce sens, des journalistes ont pris part à une formation sur le contenu du code du numérique et du code de déontologie de la presse béninoise. C’est à la faveur d’un atelier organisé respectivement à Savè du 15 au 16 septembre et à Tchaourou du 17 au 18 septembre 2020. L’objectif fondamental de cette activité de l’Ong Paix Liberté, soutenue par l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) avec l’appui de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, est d'éviter aux journalistes les travers qui les conduisent en prison. « Une démocratie est toujours basée sur la capacité d'exprimer librement des opinions diverses. Les médias et les journalistes jouant un rôle clé dans ce processus, contribuent à la participation effective des citoyens au débat démocratique. Ces responsabilités confèrent aux journalistes des droits et des devoirs… », va expliquer Hugues Hector Zogo, président de l’Ong Paix Liberté. A l’en croire, « Zéro Journaliste en Prison » est un projet mis en place pour aider les journalistes à faire face aux défis éthiques auxquels ils sont confrontés dans l'exercice de leur profession et à mieux saisir les subtilités du code du numérique en vigueur au Bénin. Lors de cet atelier, un guide gratuit téléchargeable en ligne a été offert à chaque participant en vue de l’aider à s’approprier le contenu du code du numérique et du code de déontologie. Ce guide permet également de découvrir certains articles relatifs à la liberté de la presse aux Etats-Unis d’Amérique. Après avoir suivi les sept communications prévues, chaque participant a reçu son attestation signée du magistrat Jacob Fidégnon. Jonathan Awo, maire de la commune de Tchaourou, a tenu à rappeler qu’à l’heure où le code du numérique est en débat au Bénin, il est important de penser à outiller davantage les journalistes pour leur éviter non seulement la prison, mais éviter au pays la désinformation. Il a été heureux de l’initiative et du don d'un guide fait aux journalistes dans le cadre de cet atelier. Il garde espoir que l’exploitation de cet outil permettra aux journalistes d’être plus professionnels dans le traitement de l’information en cette veille de l’élection présidentielle au Bénin. A l’issue des travaux, il a retenu qu’il faut saisir l’Assemblée nationale du Bénin afin de procéder à la relecture du contenu du code du numérique en vigueur. Représentant l’Upmb, Aubin Agboelonan Agboroukou a également salué la démarche de l’Ong Paix Liberté. Il a ensuite exprimé l’admiration de la présidente de l’Upmb à l’égard de cette initiative qui outille davantage les professionnels des médias. Actualités 22 sept. 2020


Audience au ministère de la Communication et de la Poste: Me Alain Orounla échange avec une délégation de l’Arpeb
Des responsables de l’Amicale des retraités de la presse écrite du Bénin (Arpeb) étaient au cabinet du ministre de la Communication et de la Poste, vendredi 18 septembre dernier. La délégation conduite par le président de l’Arpeb, Noël Allagbada, est allée rendre une visite de courtoisie et de prise de contact à Me Alain Orounla. Par la même occasion, des préoccupations majeures liées à la vie des médias et de l’Arpeb ont été abordées. Vendredi dernier, à son cabinet, le ministre de la Communication et de la Poste, Me Alain Orounla, a reçu en audience une délégation de l’Amicale des retraités de la presse écrite du Bénin (Arpeb) conduite par son président, Noël Allagbada. Au sortir de l’audience, l’ancien directeur général de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) a confié que lui et quelques responsables de l’Arpeb sont allés rendre une visite de courtoisie et de prise de contact à l’autorité ministérielle. « Depuis que le ministre a été nommé, nous n’avons pas eu l’honneur de le rencontrer. Nous lui avions écrit pour lui présenter nos vœux de plein succès. Il a estimé qu’il devrait nous rencontrer pour que nous échangions en tête-à-tête. Donc, nous sommes venus aujourd’hui pour lui présenter l’amicale, ses objectifs, ses membres et certaines préoccupations que nous avons », a déclaré Noël Allagbada. « Je dois dire que cette rencontre a tourné à une véritable séance de travail au cours de laquelle nous avons eu à échanger avec lui sur la vie des médias au Bénin, le problème qui se pose et surtout quelle vision nous avons, par rapport à nos expériences », a-t-il poursuivi. Noël Allagbada exprime, par ailleurs, sa satisfaction par rapport à l’issue de cette rencontre et à la qualité des échanges avec Me Alain Orounla. « Nous sortons vraiment très réconfortés de cette rencontre avec le ministre qui nous a fait part de sa vision et des actions qu’il est en train de poser pour que la presse béninoise soit vraiment une presse compétitive et au service du développement du pays », a-t-il fait savoir. Doléances L’ancien vice-président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) fait également part des préoccupations liées à l’Arpeb et à certains de ses membres que la délégation a portées à l’attention du ministre Orounla. « De façon précise, nous avons un problème administratif qui est celui des traitements entre les journalistes de la presse écrite et ceux de la presse audiovisuelle. Donc, nous lui avons exposé nos préoccupations par rapport à cela. Nous avons aussi abordé le dossier de certains de nos membres que nous considérons comme des pionniers de la presse écrite au Bénin, qui sont là depuis les années 60, mais qui n’ont pas pu bénéficier de leur inscription dans les Ordres nationaux. Ils n’ont pas eu de décoration alors qu’ils ont fini leur carrière sans qu’on ne leur reproche rien », déclare Noël Allagbada. A ce propos, le président de l’Arpeb informe que le ministre de la Communication et de la Poste a pris bonne note de cette préoccupation et a estimé qu’effectivement, la situation a l’air d’une injustice mais qu’il verra ce qui peut être fait pour corriger le tir n Par Ariel GBAGUIDI & Lynda AZA-GNANDJI (Stag.) Actualités 21 sept. 2020


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