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Nouvelles

Actualisation de la liste électorale : Augustin Tabé Gbian visite les membres du Cos-Lépi
Le président du Conseil économique et social, Augustin Tabé Gbian, a rendu visite aux membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée, ce mercredi 9 septembre. Cette visite de prise de contact lui a permis de s’enquérir de tout ce qui se fait jusque-là dans le cadre de l’actualisation de la liste électorale. « Confiant que le Conseil d’orientation et de supervision est à l’avant-garde de tout le processus électoral et me fondant sur l’expérience de collaboration avec diverses équipes du Cos-Lépi, j’ai l’assurance que les compétences diverses des personnalités qui composent la nouvelle équipe contribueront grandement à l’accomplissement efficace et efficient de votre mission républicaine. Je vous renouvelle ma disponibilité dans la réalisation de votre mission qui est aussi la mienne », s’est exprimé le président du Conseil économique et social, Augustin Tabé Gbian, lors de sa prise de contact avec les membres du Cos-Lépi. Sa visite a pour objectif de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux préparatoires de l’actualisation de la Liste électorale. « Cette démarche me donne une vue d’ensemble de ce qui a été fait jusque-là et de connaître ce qui reste à faire et par la même occasion savoir les différentes préoccupations auxquelles vous restez confrontés dans la perspective des élections présidentielles de mars-avril 2021 », fait-il savoir. Il a invité les membres du Cos-Lépi, comme à l’accoutumée, à des échanges réguliers sur chaque situation; ce qui permettra d’aller de l’avant dans le processus selon ses explications. Pour finir, Augustin Tabé Gbian a réitéré tout son soutien à l’équipe de Gilbert Bangana et informe qu’il est franchement et sincèrement solidaire de leurs actions. Aussi, a-t-il encouragé le Cos-Lépi à poursuivre sans relâche cette noble et exaltante mission que le peuple béninois leur a confiée. Politique 09 sept. 2020


Financement de projets de développement: L’Allemagne réitère son accompagnement au Bénin
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci et l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin, Achim Tröster, ont procédé ce mardi 8 septembre, à la signature de deux accords de coopération technique et financière. Il s’agit des accords de droit international portant sur des projets de développement au profit du Bénin. L’Allemagne et le Bénin réitèrent leur engagement commun en faveur du développement et de la bonne gouvernance. Les deux pays l’ont matérialisé par la signature de deux accords de coopération technique et financière. Ces accords consolident les efforts du Bénin dans le domaine de la gouvernance et apportent plus d’élan au programme de renforcement des secteurs de l’eau, des structures de gouvernance, au programme d’appui à la décentralisation, ainsi qu’au fonds d’investissement de l’agriculture. Ils s’inscrivent dans la suite logique des négociations intergouvernementales entre l’Allemagne et le Bénin en octobre 2019. Leur financement est évalué à trente-six milliards huit cent millions de F Cfa. A travers ces accords, l’Allemagne honore le Bénin pour ses multiples réformes en faveur du développement économique et social et de la bonne gouvernance publique. La signature de ces accords marque un grand jour aux yeux d’Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Il s’attarde sur l’appui à la réforme des finances publiques pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd) et le renforcement de la mobilisation des ressources de l’Etat qui bénéficie d’un montant de 12,5 millions d’euros. « Je suis un homme comblé pour mon pays ! », s’exclame-t-il. « Nous ne pouvons conduire aucune réforme dans ce pays, nous ne pouvons développer aucun secteur si nous ne commençons pas par la réforme des finances publiques. Nous devons changer nos paradigmes de dépenses, nos priorités. Nous devons littéralement changer notre manière de vivre, notre manière de dépenser les ressources de l’Etat pour les orienter vers les investissements productifs qui améliorent la vie de la majorité des Béninois plutôt que de les consacrer à des dépenses de prestige », ajoute-t-il. En plus du montant, objet de la signature des accords technique et financier, l’Allemagne a également décidé d’accorder huit milliards de francs Cfa comme contribution au programme de la formation professionnelle des jeunes. « Pour la formation professionnelle, je félicite le Bénin d’avoir pu mobiliser beaucoup de partenaires en appui à sa stratégie nationale de l’enseignement et de la formation technique et professionnelle. Une bonne orientation et coordination de votre part pour rendre efficients nos différents appuis est maintenant primordiale», indique l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin, Achim Tröster. Le Bénin salue un acte fort au profit de sa jeunesse. « En dehors de la signature de cet accord qui consacre le travail qui a été abattu par les deux délégations depuis onze mois, l’Allemagne vient de poser un acte qui montre qu’elle est attentive aux efforts en cours au Bénin, aux réformes et au désir du Bénin de changer le cours des choses », précise Aurélien Agbénonci. Il poursuit : « En répondant favorablement à l’appel du président de la République pour notre désir de réforme et de promotion de la formation professionnelle, vous avez non seulement marqué une solidarité, mais montré également que le gouvernement allemand est attentif aux priorités de votre partenaire qu’est le Bénin ». Il exhorte l’Allemagne à suivre avec attention les progrès en cours dans le pays. « Nous voulons que vous soyez attentifs à ce que nous faisons, à suivre de très près ce qui va se passer dans le domaine de la formation professionnelle», dit-il, annonçant ainsi des jours heureux en faveur de la formation professionnelle et du développement au Bénin. Actualités 09 sept. 2020


Accident de circulation : Un titan bloque la route Cotonou-Calavi et crée des dégâts énormes
Un camion titan en provenance du Nord Bénin a obstrué le passage du fait d'un accident de circulation intervenu ce mardi 8 septembre dans la zone de SOS Village d'enfants dans la commune d'Abomey-Calavi. Les usagers de l’axe Cotonou-Abomey-Calavi éprouvent de grandes difficultés à circuler après un accident de circulation intervenu dans la matinée de ce mardi 8 septembre. Les faits se déroulent dans les environs de la SOS village d’enfants de la commune d’Abomey-Calavi. En direction du Nord pour Cotonou, le camion titan, auteur de l’accident s’est retrouvé sur la piste cyclable de l’autre côté en sens inverse de l’axe traversant le terre-plein central. Dans cette perte de contrôle, il a heurté un véhicule de marque Rav 4 qu’il a totalement endommagé. Plusieurs motos endommagées se sont retrouvées sous la remorque du camion après cet accident. Il n’y a visiblement pas lieu d’espérer retirer les engins ainsi écrasés dans un état normal, après l’accident. Les forces de sécurité sont à pied d’œuvre pour le constat habituel, d’après les témoins et pour libérer la voie. En attendant, les autres véhicules et motos sont orientés vers d’autres axes pour rallier les différents endroits. Actualités 08 sept. 2020


Forum sur la révolution verte en Afrique: Les systèmes et marchés alimentaires durables au menu
Le dixième Forum sur la révolution verte en Afrique (Agrf 2020) s’ouvre ce mardi en ligne, en raison de la Covid-19. Les échanges visent à « tirer parti des marchés alimentaires urbains pour mettre en place des systèmes alimentaires durables en Afrique ». Du 8 au 11 septembre, se déroule la dixième édition du Forum sur la révolution verte en Afrique (Agrf 2020). Organisée par l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra) en partenariat avec plusieurs institutions dont la Banque africaine de développement (Bad), cette conférence mondiale sur l’agriculture en Afrique devrait se tenir à Kigali, la capitale rwandaise; mais elle a lieu essentiellement en ligne pour la première fois, en raison de la pandémie de Covid-19. Les échanges se dérouleront autour du thème « Nourrir les villes, développer le continent : Tirer parti des marchés alimentaires urbains pour mettre en place des systèmes alimentaires durables en Afrique ». Le forum se tient dans un contexte où la crise sanitaire et économique sape les bases déjà fragiles de la sécurité alimentaire et nutritionnelle sur le continent. Malgré les signes de prospérité et de progrès enregistrés dans la vie des exploitants et des économies entières ces dernières années, l’Afrique doit encore passer d’une pénurie alimentaire à un excédent, stimuler un commerce continental bénéfique et créer des millions d’emplois et d’opportunités, en particulier pour les femmes et les jeunes, selon Wambui Gichuri, vice-président par intérim de la Banque pour l’agriculture, les affaires humaines. L’enjeu est encore plus important face aux effets du réchauffement climatique et à la forte croissance démographique à travers le continent. Face aux perturbations, le soutien des pouvoirs politiques s’avère important en direction des petites et moyennes entreprises qui sont dans l’exploitation et la transformation agricole. Il s’agit d’améliorer la circulation des intrants et des aliments, d’accroître la production et l’accès à des aliments sains et nutritifs, de créer des équipes spéciales sur la sécurité alimentaire dans les pays, et de renforcer la capacité des organisations régionales à suivre les initiatives multinationales, préconise Wambui Gichuri. La rencontre réunira des chefs d’État ainsi que des représentants des gouvernements, de la société civile, du secteur privé et des communautés de recherche. Elle s’articule autour d’une dizaine de plateformes et groupes de travail thématiques portant sur des questions relatives aux investissements publics et privés dans l’agriculture, au commerce intra-africain et au fonctionnement des marchés nationaux et régionaux, à l’expansion de l’agro-industrie locale et des chaînes de valeur. Entre autres, l’accent sera mis sur les politiques et les investissements pour l’irrigation, la mécanisation, la transformation agricole, les systèmes alimentaires et nutritionnels. L’augmentation de la capacité des ménages agricoles et des systèmes agricoles à mieux se préparer et à s’adapter aux chocs, sera également au menu des discussions, ainsi que les politiques efficaces et intégrées et la digitalisation pour le partage des outils et connaissances agricoles, et la promotion de l’emploi des jeunes et des femmes dans le secteur. Société 08 sept. 2020


Enrôlement au Ravip et carte nationale d’identité biométrique: Nouvelle chance pour les retardataires du Nigeria
Les Béninois vivant au Nigeria qui ne se sont pas fait enregistrer lors du Recensement administratif à vocation d'identification de la population (Ravip), auront la possibilité de le faire. Une nouvelle chance leur a été accordée suite au plaidoyer qu’ils ont adressé au chef de l’Etat par le biais du gestionnaire mandataire de l'Agence nationale d'identification des personnes (Anip), Dr Cyrille Gougbédji. Sur autorisation du chef de l’Etat, Patrice Talon, et de son gouvernement, les Béninois résidant au Nigeria qui ne se sont pas fait enrôler lors du Recensement administratif à vocation d'identification de la population (Ravip) pourront désormais le faire. Une nouvelle opportunité leur est offerte. En effet, ils s’étaient rapprochés des responsables de la mission diplomatique du Bénin dans leur pays d’accueil afin d’adresser un plaidoyer au président de la République par l’intermédiaire de Dr Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l'Agence nationale d'identification des personnes (Anip). Une demande à laquelle le chef de l’Etat a accédé. Tout comme leurs compatriotes qui les ont précédés, ils vont bénéficier non seulement de la carte nationale d’identité biométrique mais aussi d’acte de naissance sécurisé. Suivant le calendrier établi par l’Anip de concert avec la représentation diplomatique du Bénin au Nigeria, cette nouvelle opération de recensement sera lancée conjointement avec celle de distribution des cartes nationales d’identité biométriques à leurs bénéficiaires, au nombre de 35 000, qui avaient participé au Ravip et lancé la demande d’acquisition desdites cartes. Durant cette opération, les retardataires pourront, eux aussi, introduire leur demande pour se faire établir leurs cartes nationales d’identité biométriques. Formation des agents Comme annoncé il y a quelques jours, l’opération de distribution des cartes nationales d’identité biométriques aux 35 000 Béninois ayant précédemment participé à l’opération, est imminente. En prélude à cela, une délégation de l'Anip conduite par le gestionnaire mandataire, Dr Cyrille Gougbédji, séjourne en terre nigériane depuis vendredi 4 septembre dernier. Objectif : procéder à la formation des agents sélectionnés dans le cadre de la distribution desdites cartes. Rappelons que la détention de cette carte est une exigence des autorités nigérianes à l’endroit des étrangers vivant sur leur territoire. Pour elles, « ...Il faut donner la preuve du pays dont on est originaire par le biais d’une pièce d’identité aux normes. Et pour les ressortissants des pays ouest-africains, elles ont exigé qu’ils aient tout au moins la carte nationale d’identité biométrique, conformément aux recommandations de la Cedeao», a expliqué Cyrille Gougbédji lors de sa dernière conférence de presse au siège de son institution à Cotonou. Durant cette même sortie médiatique, le gestionnaire mandataire de l’Anip a rappelé, surtout à l’endroit des nationaux, que la carte nationale d’identité biométrique est désormais la carte instituée par la loi. Ainsi, les cartes établies dans les préfectures et qui sont toujours en cours de validité, demeurent valables jusqu’à expiration. Actualités 08 sept. 2020


57e Session de la conférence des chefs d'État et de gouvernement de la Cedeao: Le Bénin réitère son engagement pour l’intégration régionale
A Niamey, la capitale nigérienne où il représente le chef de l'État à la 57e Session de la conférence des chefs d'État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci réaffirme l'engagement sincère du Bénin pour l'intégration régionale. Le chef de la diplomatie béninoise a, lors de la 57e Session de la conférence des chefs d'État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), porté d’importantes décisions prises par le chef de l’Etat, le président Patrice Talon. En effet, le ministre Aurélien Agbénonci a annoncé le soutien du Bénin au président du Ghana, Nana Akufo-Addo, ami du Bénin, pour briguer la présidence en exercice de la Cedeao. Il a, par la même occasion, informé la Conférence du soutien du Bénin à Mme Ngozi Okonjo-Iweala au poste de directrice générale de l’Organisation mondiale du Commerce (Omc) puis la reconduction de Moussa Faki Mahamat à la tête de la Commission de l’Union africaine. La rencontre de Niamey s’est tenue dans un contexte sécuritaire particulier avec en ligne de mire la question malienne qui a retenu l’attention des chefs d’État et de gouvernement ces dernières semaines, et la crise sanitaire liée à la Covid-19. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a félicité le président de la République du Niger, président en exercice de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao, en fin de mandat, pour les nombreuses actions pertinentes engagées au cours de son mandat à la tête de la Conférence, particulièrement en cette période où la pandémie de la Covid-19 a durement éprouvé les différents pays. Au sujet de la situation politique au Mali, le ministre Aurélien Agbénonci a salué les décisions prises par la Communauté dans le cadre de la gestion de la crise politique et rappelé l’engagement du Bénin à accompagner la Cedeao dans la recherche d’une solution négociée pour le retour rapide à une situation apaisée. Il a, par ailleurs, souhaité que la Communauté reste attentive aux impacts réels des sanctions prises, afin de minimiser les effets sur les populations et l’économie malienne. Pour ce qui concerne la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus, le ministre Aurélien Agbénonci a évoqué les mesures prises par le gouvernement béninois pour endiguer le mal et anticiper sur ses effets à venir. Il a réaffirmé le soutien du président Patrice Talon au Plan d’action communautaire pour la lutte contre la Covid-19 puis exprimé sa satisfaction pour les efforts déployés par la Cedeao pour accompagner les Etats membres dans le cadre de la riposte, et qui ont permis de limiter les conséquences initialement projetées sur les plans économique et social. La 57e Session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao tenue ce lundi est précédée de la 44e Session ordinaire du Conseil de Médiation et de Sécurité et de la 84e Session ordinaire du Conseil des ministres, les 4 et 5 septembre 2020 toujours à Niamey. Actualités 08 sept. 2020


Grand prix littéraire du Bénin: Les inscriptions pour la deuxième édition lancées
Les inscriptions pour la deuxième édition du Grand prix littéraire du Bénin sont lancées. Pour cette seconde édition, les participants ont jusqu’au 30 septembre prochain pour s’inscrire. Le Grand prix littéraire du Bénin consacre, cette année, trois œuvres littéraires de fiction, écrites en français par des auteurs de nationalité béninoise, dans les catégories : théâtre, roman et nouvelle. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 septembre prochain. Pour  cette seconde édition, la participation est ouverte aux œuvres d’auteurs de nationalité béninoise, publiées entre le 1er janvier 2016 et le 31 août 2020 inclus. « Les auteurs ne peuvent faire directement acte de candidature. Seuls les éditeurs détenteurs de l’agrément d’éditeur signé de la Direction des arts et du livre sont habilités à présenter des candidatures parmi les auteurs de leurs catalogues », indique un communiqué de presse. La participation par éditeur est limitée à trois titres d’auteurs différents au maximum. Les ouvrages d’auteurs collectifs ne sont pas éligibles. Pour faire acte de candidature, l’éditeur doit soumettre, sous pli fermé pour toute catégorie visée, à la Direction des arts et du livre, dix exemplaires identiques de l’œuvre, accompagnés de la fiche de candidature et d’une copie de l’agrément d’éditeur. Les dossiers de candidature comprenant des exemplaires de titres d’éditions différentes, ne seront pas acceptés. Le jury de la deuxième édition du Grand prix littéraire du Bénin est présidé par Raphaël Yebou, Maître de Conférences de grammaire et stylistique françaises et composé de Euphrasie Calmont Hounkponou et Habib Dakpogan. Le lauréat de chaque catégorie du Grand prix littéraire du Bénin reçoit, à titre individuel, une enveloppe financière d’un montant de deux millions (2 000 000) de francs Cfa. La Direction des arts et du livre s’engage, en outre, à acquérir auprès de chacun de leurs éditeurs respectifs, deux cent cinquante exemplaires de chaque titre, lauréat.   Culture 07 sept. 2020


Tourisme et Covid-19 : Effondrement du secteur
L’impact du coronavirus sur le tourisme, troisième secteur d'exportation de l'économie mondiale, est sans précédent. Une personne sur dix sur la planète est employée par cette branche représentant 7 % du commerce mondial en 2019. Au cours des cinq premiers mois de l’année, environ 320 milliards de dollars de recettes d’exportation tirées du tourisme ont été perdues. En Afrique, le domaine constitue 6,8 % de l’emploi et concerne près de 24,6 millions de personnes. Le tourisme représente une part importante des économies nationales, tant dans les pays développés que dans les pays en développement. Dans certains petits États insulaires en développement (Peid), il compte même pour près de 80 % des exportations. Conscient de la situation, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a publié récemment une note d’orientation sur l'impact socio-économique de la pandémie sur le domaine. Selon le document, au cours du premier semestre, les arrivées des touristes ont diminué de plus de moitié. L'Organisation mondiale du tourisme (Omt) prévoit d’ailleurs une baisse de 60 à 80 % des déplacements internationaux en 2020. Manque à gagner Des données de l’Omt montrent que désormais, 100 à 120 millions d'emplois directs sont menacés. De janvier à mai, la pandémie aurait coûté 320 milliards de dollars au secteur touristique.L’Unesco a révélé que 90 % des musées du monde ont été contraints de fermer au plus fort de la pandémie et que plus de 10 % pourraient ne jamais rouvrir. Une diminution de 60 à 80 % du nombre des touristes internationaux pour l'année 2020 est prévue avec des pertes pouvant atteindre au total 910 à 1 200 milliards de dollars.Pour sa part, la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (Cnuced) prévoit une perte de 1,5 % à 2,8 % du Pib mondial. L’Europe inquiète Deuxième destination touristique au monde, l’Espagne a vécu l’un des confinements les plus stricts au monde. Le retour à la normale s’est doucement opéré au mois de juillet, mais malgré le déconfinement et la réouverture des frontières le 21 juin, selon les données provisoires publiées le 31 août par l’Institut national de la statistique, les réservations de logements touristiques hors hôtellerie ont chuté de 49,9 % sur un an. L’inquiétude est de mise car le secteur représente 12 % du Pib national. Autre destination européenne privilégiée, la Grèce où la réouverture des frontières a entraîné une augmentation impressionnante de cas.Les autorités se demandent si l'ouverture du pays pour limiter la récession annoncée était vraiment une bonne décision. L’Afrique encaisse le choc Très prisé par les touristes internationaux, l’Afrique du Sud est le pays qui concentre la moitié des infections du continent. Le gouvernement a mis en place un confinement très strict qui a grandement touché, entre autres, l’activité touristique. Selon le Conseil mondial du voyage et du tourisme, le secteur du tourisme contribue indirectement à 8 % du Pib sud-africain et fait travailler un million et demi de personnes. L’assouplissement des mesures autorise désormais les Sud-Africains à fréquenter leurs parcs naturels et ainsi de renflouer en partie leurs caisses. Situation semblable pour le Maroc qui devrait voir une perte de 10 millions de touristes. A l’heure actuelle, 70 % des 1 500 établissements hôteliers sont fermés. En 2018, le tourisme représentait 7 % du Pib marocain, avait créé 500 000 emplois directs et plus de deux millions d’emplois indirects. L’inquiétude est grande car l’état d’urgence sanitaire est toujours en vigueur jusqu’au 10 septembre. Economie parallèle Nombre des emplois du secteur du tourisme relèvent de l’économie parallèle ou de micro, petites et moyennes entreprises. Celles-ci emploient une forte proportion de femmes et de jeunes qui figurent parmi les plus menacés par l’impact du coronavirus. Antonio Guterres a constaté que « si la crise a fortement secoué les économies développées, elle a plongé les pays en développement, en particulier de nombreux petits États insulaires en développement et pays africains, dans une véritable situation d’urgence. » En Afrique, l’économie informelle représente entre 70 et 90 % de l'économie selon les pays. Groupes vulnérables particulièrement touchés Pour les femmes, les populations rurales, les peuples autochtones et nombre d’autres groupes historiquement marginalisés, le tourisme est un vecteur d’intégration, d’autonomisation et de génération de revenus. Le secteur est également un outil essentiel à la préservation du patrimoine naturel et culturel.La baisse des revenus a entraîné une intensification du braconnage et une accélération de la destruction des habitats dans les zones protégées et autour de celles-ci, et la fermeture de nombreux sites du patrimoine mondial a privé les populations de moyens de subsistance indispensables. Reconstruire le tourisme Le rapport de l'Onu indique que la crise de la Covid-19 est un moment décisif pour aligner l'effort de maintien des moyens de subsistance dépendant du tourisme sur les objectifs de développement durable (Odd) afin d'assurer un avenir plus résilient, plus inclusif, plus neutre en carbone et plus économe en ressources. Selon l’Onu, la reconstruction de secteur «doit se faire en toute sécurité et de manière équitable, et ne doit pas avoir d’incidence sur le climat. » Les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports pourraient connaître une forte hausse si la reprise n’est pas en phase avec les objectifs climatiques. D’après le chef de l’Onu, « il faut construire une expérience de voyage durable et responsable qui garantisse la sécurité des communautés d’accueil, des travailleurs et des voyageurs». Il souhaite qu’une feuille de route soit établie pour transformer le tourisme en cinq actions prioritaires. Il s’agit d’atténuer les impacts socio-économiques, de stimuler la compétitivité & la résilience, de faire progresser l’innovation & la transformation numérique, d’encourager la croissance verte, de stimuler la coordination et les partenariats pour transformer le secteur en vue de de réaliser les Objectifs de développement durable (Odd). La Cnuced aidera à mettre en œuvre certaines de ces mesures pour une industrie touristique plus prospère dans le sillage de la pandémie de coronavirus lors de sa conférence quadriennalequi se tiendra à Bridgetown, à la Barbade, du 25 au 30 avril 2021. Economie 07 sept. 2020


Admission au Baccalauréat session de juillet 2020: Une mention ‘’Assez-Bien’’ à la prison de Parakou
Sur les trois candidats détenus de la prison civile de Parakou présentés au Baccalauréat session de juillet 2020, deux sont admis dont un avec la mention ‘’Assez-Bien’’. Ces deux lauréats ont été célébrés, samedi 5 septembre dernier dans l’enceinte de la maison d’arrêt, par l’Agence pénitentiaire du Bénin. Les deux détenus de la prison civile de Parakou admis à l’examen du Baccalauréat, session de juillet 2020, et dont l’un a obtenu la mention ‘’Assez-Bien’’, ont été félicités, samedi 5 septembre dernier. C’est au cours d’une cérémonie organisée à l’initiative du chef de l’Etat à travers l’Agence pénitentiaire du Bénin et qui a eu pour cadre l’enceinte de la maison d’arrêt. La trentaine, les deux bacheliers ont reçu leurs récompenses des mains du directeur général de l’Agence pénitentiaire du Bénin (Apb), Jiles Yèkpè. C’était devant une assistance sidérée de constater l’exploit réalisé par ces deux détenus. Dans un pays où la justice est équitable, insiste le directeur général de l’Apb, il y a beaucoup d’espoirs, pourvu que nous-mêmes, nous y croyions. « Vous y aviez cru et je vous félicite », a-t-il fait observer, en remettant aux deux lauréats, leurs récompenses. Il s’agit d’une enveloppe financière symbolique et d’un trophée en bois. Emus par la sollicitude dont ils font l’objet, les deux lauréats ont loué l’initiative. Reconnaissants, ils ont promis de ne plus tomber dans les travers ni de se mettre en conflit avec la société. N’eût-été la disponibilité dont leurs enseignants ont également fait preuve, ce résultat qui fait la fierté de la prison civile de Parakou, n’aurait pas été obtenu. « Tout cela a également été possible grâce à leur détermination », a confié leur encadreur principal, Ahmed Dankoro. « On peut venir en prison, se battre, se refaire et à la sortie de la prison, avoir une vie heureuse », a indiqué le procureur de la République près le Tribunal de première instance et de première classe de Parakou, Nouroudine Bakary, prenant le cas des deux détenus comme exemple. Cette année, l’Agence pénitentiaire du Bénin a présenté quatre candidats aux divers examens scolaires. La réussite de ces deux détenus vient donc encourager cette institution qui ne cesse d’investir dans les séances de renforcement et de mise à niveau des détenus désireux de poursuivre les études. C’est dans la série D que les deux pensionnaires de la maison d’arrêt de Parakou ont décroché leur diplôme du Baccalauréat. Société 07 sept. 2020


Montée des eaux dans l’Alibori: Du soulagement aux sinistrés de Gogbèdè
Les populations de Gogbèdè, victimes d’inondations dans l’arrondissement de Bensékou, commune de Kandi, depuis mardi 1er septembre dernier, ne sont pas abandonnées à leur sort. Du soutien leur a été apporté, vendredi 4 septembre dernier, par le préfet de l’Alibori, Mohamadou Moussa. Inconsolables depuis mardi 1er septembre dernier, après s’être retrouvées dans l’eau, suite à une forte pluie qui s’est abattue sur les localités du département de l’Alibori, les populations du village Gogbèdè, à Kandi, ont quelque peu retrouvé le sourire, vendredi 4 septembre dernier. Un lot de matériels leur a été remis par le préfet Mohamadou Moussa. C’est en guise de solidarité de la préfecture et du gouvernement à leur égard. En effet, les sinistrés ont reçu des feuilles de tôle et du matériel de couchage comme des nattes, des moustiquaires et des couvertures. Des vivres tels que des sacs de maïs, de riz, de haricot, de bidons d’huile, ainsi que des cartons de divers autres produits comme le sucre et le savon leur ont également été remis. En leur remettant le don, le préfet leur a réitéré la compassion du gouvernement du président Patrice Talon. L’occasion lui a, une nouvelle fois, permis d’appeler les populations de son département à la vigilance par ces temps de pluies. Il était accompagné du maire de Kandi, Alazi Zinatou Osséni Saka, et du chef d’arrondissement de Bensékou. En effet, la pluie qui s’était abattue dans la nuit du lundi 31 août au mardi 1er septembre dernier sur Kandi et d’autres localités de l’Alibori, avait fait effondrer plus d’une quarantaine d’habitations. Plus d’une trentaine de ménages ont été touchés avec de nombreux sans abris. Dans sa furie, l’eau qui a entraîné la montée du fleuve n’a pas épargné la volaille ni le bétail. Des greniers de vivres ont été emportés et des hectares de champs de céréales envahis. Société 07 sept. 2020


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