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Nouvelles

Protection des indications géographiques: Les capacités des membres du Comité national renforcées
Une cinquantaine de cadres et d’acteurs du secteur du commerce se réunissent, depuis jeudi 20 août à Bohicon, dans le cadre d’un séminaire de renforcement des capacités des membres du Comité national de mise en place des indications géographiques. L’ouverture de cette rencontre prévue pour durer trois jours a été présidée par le directeur de cabinet de la ministre de l’Industrie et du Commerce, Micaël Bassabi-Djara. Cela fait 15 ans que la Conférence ministérielle des pays membres de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) a fait une importante déclaration à Ouagadougou. Au chapitre des résolutions prises à cette occasion, les Etats se sont engagés à prendre en compte dans les politiques commerciales et de développement rural, la promotion et la protection des indications géographiques. Pour ce faire, les pays membres de l’Oapi ont convenu de mettre en place au plan national un cadre institutionnel et réglementaire approprié. L’efficacité de ce cadre institutionnel est tributaire du renforcement des capacités des principaux acteurs concernés. C’est dans cette perspective que les acteurs des structures concernées au Bénin se réunissent depuis hier à Bohicon pour un séminaire de renforcement des capacités des membres du Comité national de mise en place des indications géographiques (Conamp-ig). Il s’agit d’une rencontre au cours de laquelle d’éminents conférenciers auront à entretenir les participants sur d’importantes thématiques dont les principes généraux d’une demande d’enregistrement d’indication géographique (Ig). A l’ouverture des travaux, Mathias Agon, directeur général de l’Agence nationale de la propriété industrielle (Anapi), a fait savoir que, le 14 octobre dernier, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, président du comité national de mise en place des indications géographiques et la ministre de l’Industrie et du Commerce, vice-présidente dudit comité, en présence du directeur général adjoint de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) et le représentant de l’Afd, ont procédé au lancement officiel du processus de reconnaissance de trois produits pilotes du Bénin en Indications géographiques. Il s’agit du gari Sohoui de Savalou, de l’huile d’arachide d’Agonlin et de l’ananas pain de sucre du plateau d’Allada. Il poursuit en indiquant que le Bénin est accompagné dans ce processus par l’Oapi avec l’appui de l’Afd à travers la deuxième phase du Projet d’appui à la mise en place des indications géographiques. A cette occasion, dit-il, la partie béninoise a pris des engagements fermes quant à l’aboutissement heureux du processus concernant les trois produits avant septembre 2021. Ce séminaire, inscrit au Plan de travail annuel de l’Anapi, vient à point nommé pour outiller les membres de ce comité dans l’exercice de leurs missions. Abondant dans le même sens, le directeur de cabinet, Micaël Bassabi-Djara, fera observer que l'importance que revêt ce séminaire pour l'économie du Bénin n'est plus à démontrer. Micaël Bassabi-Djara précise que notre pays possède de nombreux produits potentiellement éligibles en indications géographiques et que leur valorisation constitue un volet important du Programme d'action du gouvernement (Pag). Société 21 août 2020


Sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Cedeao: Le président Patrice Talon inquiet pour le Mali
Le président Patrice Talon a participé, jeudi 20 août par visioconférence, au sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) sur la situation politique au Mali. Comme ses pairs de l’instance communautaire, le chef de l’Etat s’est inquiété de la tournure que prend la situation. Plusieurs décisions ont été prises par le sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) sur la situation politique au Mali. Sommet qui s’est tenu, jeudi 20 août par visioconférence et auquel a participé le président Patrice Talon. A l’occasion, le président Patrice Talon, à l’instar de ses homologues, s’est inquiété de la tournure prise par la situation dans ce pays. Situation qui s’est aggravée par « l'irruption des militaires sur la scène et la mise en place, par ceux-ci, d'un Comité national pour le salut du peuple le mardi 18 août », indique le compte rendu de sa participation parvenue à notre rédaction. Les chefs d’Etat de la Cedeao ont, au cours de ce sommet, rappelé aux militaires putschistes, la responsabilité qui est la leur pour ce qui est de la sûreté et de la sécurité du président Ibrahim Boubacar Keïta ainsi que des officiels qui ont été arrêtés. « Ils ont dénié catégoriquement toute forme de légitimité aux militaires putschistes et ont exigé d’eux, le rétablissement immédiat de l'ordre constitutionnel ». Au terme de leur rencontre virtuelle, les chefs d'Etat et de gouvernement ont décidé entre autres de la suspension du Mali de tous les organes de décision de la Cedeao avec effet immédiat conformément au protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance et ce jusqu'au rétablissement effectif de l'ordre constitutionnel, la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes, l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières entre les pays de la Cedeao et le Mali... Ils ont également invité les partenaires à faire de même en prenant des décisions pertinentes et fortes à la hauteur de la gravité de la situation. Toutefois, craignant un isolement total du Mali, le président Patrice Talon a plaidé et obtenu de ses pairs un assouplissement des sanctions économiques. Enfin, par la voix du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, une invite à la prudence a été faite à l’endroit des compatriotes béninois vivant au Mali pour le respect des consignes de sécurité. Une autre rencontre est annoncée dans les tout prochains jours pour se pencher à nouveau sur l’évolution de la crise dans le pays de Ibk. Actualités 21 août 2020


Bénin : Les stations-services illégales invitées à se conformer
Le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Seidou Adambi, invite les promoteurs de stations-services non reconnues à se faire identifier par les services de l’Etat au risque de subir la rigueur de la loi. C’est à travers un communiqué rendu public le mardi 18 août dernier, que le ministre Adambi a fait part de son constat désolant au sujet de ces stations-services qui fleurissent, sans autorisation aucune, dans les villes et campagnes du pays. Tout en rappelant que l’ouverture des infrastructures de stockage et de distribution de produits pétroliers, est conditionnée par une autorisation préalable, il exhorte toutes les structures en situation irrégulière à se conformer sans délai aux textes en vigueur dans le secteur. Sans quoi, ils s’exposent aux sanctions prévues par la loi. Par ailleurs, Samou Séidou Adambi annonce qu’une mission de contrôle et d’inspection des services compétents de son ministère sillonnera toute l’étendue du territoire national dans les jours à venir afin de décourager cette pratique. Actualités 20 août 2020


Identification des personnes: Un document de stratégie nationale en élaboration
Le Conseil des ministres du mercredi 19 août a approuvé la note conceptuelle et la feuille de route relatives à l'élaboration du document de stratégie nationale de l'identification des personnes en République. Ladite stratégie sera un véritable outil de planification, d'orientation et de mise en cohérence des interventions de l'Etat et des autres acteurs ou partenaires, en matière d'identification des personnes, indique le Conseil des ministres. A ce titre, elle constitue un document-cadre qui fixe les orientations stratégiques, les objectifs et les actions prioritaires dans le secteur. Elle est rendue nécessaire par les réformes majeures déjà engagées par le gouvernement au titre desquelles le Recensement administratif à vocation d'identification de la Population (Ravip), la dématérialisation de la production des actes de naissance, la reconstitution des actes de naissance sans souche, la mise en œuvre de la carte d'identité biométrique. Elle procède également des perspectives de rénovation qui se dégagent de ces réformes s'agissant de l'identification unique des personnes et de l'inclusion en Afrique de l'Ouest, ainsi que de la phase pilote régionale d'élaboration des schémas directeurs nationaux, dans le cadre du projet Smart Africa. Société 20 août 2020


Gestes barrières contre le Covid-19 dans l’Ouémé: Les maires invités à bien jouer leur rôle
Les gestes barrières contre la propagation de la pandémie du Covid-19 sont très peu respectés dans les communes du département de l’Ouémé. Les mesures sont de plus en plus bafouées. Une situation qui n’est pas du goût du préfet de l’Ouémé. Joachim Apithy a déploré le fait, ce mercredi, à la faveur de la Conférence administrative départementale (Cad) élargie aux maires. L’autorité préfectorale a félicité les maires qui ont pu prendre des arrêtés pour interdire toutes manifestations festives et autres activités de grand rassemblement sur leur territoire. Il salue le courage de ces quelques maires quand on sait que, dit-il, le département de l’Ouémé est reconnu pour sa forte propension aux cérémonies funéraires pompeuses et autres manifestations. Mais le préfet note qu’il faut aller au-delà. Car, selon lui, les arrêtés pris souffrent de manque de suivi sur le terrain. Les populations foulent royalement aux pieds les mesures sanitaires contre le Covid-19. Joachim Apithy invite les neuf maires de son territoire à jouer à fond leur partition pour faire respecter les gestes barrières contre la propagation de la maladie à coronavirus, notamment le port de masque en tout temps et en tout lieu ; le lavage des mains à l’eau et au savon plusieurs fois dans la journée et l’observance d’une distance de sécurité d’au moins un mètre entre personnes. Il faut que les arrêtés soient accompagnés de mesures de suivi, a insisté l’autorité de tutelle. Le préfet n’a pas manqué de rappeler aux maires qu’ils peuvent solliciter dans ce cadre l’appui des forces de sécurité pour que les efforts soient couronnés de succès. C’est d’ailleurs, entre autres, les raisons pour lesquelles il a été décidé d’élargir aux maires la Conférence administrative départementale au titre de ce mois d’août, a précisé l’autorité préfectorale. La rencontre a permis aux maires de faire la connaissance des directeurs et autres responsables départementaux des ministères et structures de l’Etat. Ces derniers, au regard des textes, ont pour mission d’apporter assistance-conseil aux conseils communaux lorsqu’ils sont sollicités, a rappelé Joachim Apithy. Cette assistance-conseil va permettre aux maires de renforcer leurs expériences sur le terrain, ajoute le préfet. Le Programme annuel d’assistance-conseil pour le compte de l’année 2021 au niveau du département de l’Ouémé a été d’ailleurs adopté lors des travaux d’hier. Lesquels travaux ont permis aux participants de suivre plusieurs communications notamment sur les appuis des membres de la Cad à l’Antenne départementale de la transfusion sanguine dans le cadre de la collecte de sang dans le contexte du Covid-19 et sur la mission du Secrétariat permanent du conseil de l’alimentation et de nutrition (Sp-Can) dans les communes de l’Ouémé.   Société 20 août 2020


Fermeture des frontières bénino-nigérianes: Un an après, le Bénin marque sa résilience
Douze mois sont déjà passés depuis la fermeture par le Nigeria de ses frontières terrestres d’avec le Bénin. Doit-on s’essayer à un bilan ou tout simplement se réjouir de voir encore le Bénin tenir ? Une chose est certaine, l’apocalypse annoncée n’a pas eu lieu. "Nous dépendons trop du Nigeria... Mais un grand n’existe pas sans un petit". Comme bien de Béninois exerçant dans le même domaine d’activité que lui, Henry Assogba, un des responsables de l’Association nationale des revendeurs d’essence, se demande comment il a pu passer les douze derniers mois sans sombrer. A la fermeture mi-août 2019 des frontières nigérianes, cet homme de 45 ans qui s’est fait un nom à travers le commerce de l’essence de contrebande en provenance du Nigeria « voyait le ciel lui tomber sur la tête ». Douze mois après, il en parle avec sourire. Ce qui fascine Henry Assogba, c’est « la tenacité des dirigeants béninois qui apprennent à leurs compatriotes à vivre sans plus trop compter sur le Nigeria ». Il ne nie pas que la situation a été difficile mais reconnait que « le Bénin venait de franchir un grand pas ». Comme bien d’autres acteurs de son segment d’activité, Henry dit s’être reconverti dans l’agriculture, « ne voyant plus d’issue », et a investi ses économies dans d’autres activités. Serait-il le seul à s’être reconverti ? Visiblement Non. Comme lui, ils sont des centaines de Béninois à vivre du commerce transfrontalier avec le géant voisin qui depuis un an, a coupé les ponts avec le Bénin. Résilience ! Résilience ! C’est un mot qui se lie intimement à la gestion par le Bénin des conséquences de la fermeture de la frontière du côté du Nigeria. Après les premières négociations infructueuses avec le président Muhammadu Buhari pour lui faire rapporter sa décision, le Bénin s’est résolu, non pas à subir, mais plutôt à trouver les moyens de faire face à la situation. Plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération n’avaient de cesse de rappeler à diverses occasions que le pays ferait preuve de résilience et trouverait les moyens de puiser à l’interne les ressources pour tenir. Il n’était pas question de briser les liens de bon voisinage et d’amitié entre les deux pays, mais le Bénin entendait prouver à son géant voisin qu’il vivait à l’heure de la Rupture. Les produits pétroliers, le riz, l’huile, les produits agricoles… Beaucoup présagaient du pire pour le pays. L’impact de la fermeture des frontières avec le Nigeria s’est également fait sentir sur les périmètres maraichers. Les producteurs de tomate de la commune de Grand-Popo ont vu pendant des mois leurs productions leur peser sur les bras sans preneurs. Situation qui a très tôt obligé le gouvernement à initier à leur endroit une série de rencontres et d’échanges pour leur trouver des solutions à court et à long termes. Les multiples séances de travail des ministres en charge de l’Agriculture et du Commerce avec les acteurs de la filière ont permis de relever les difficultés des producteurs et envisager avec eux des solutions. Le Bénin doit se trouver de nouveaux marchés pour écouler ses produits, notamment la tomate. En plus de se trouver de nouveaux débouchés, les maraichers doivent aller vers la production de variétés qui résistent à 27 degrés et plus, avait suggéré Shadiya Assouman, ministre du Commerce. De cette situation, « il faut tirer les leçons pour grandir », exhortait de son côté Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture. Pour lui en effet, la grandeur d’un pays ne se limite pas à sa taille. D’autres membres du gouvernement et à diverses occasions tiendront le même discours. Celui de l’espoir et de l’encouragement face à une situation inédite, prédite comme celle du chaos pour l’économie du Bénin, mais qui, au finish, s’est révélée bien moins qu’une épreuve. Elle a été vécue comme une leçon, une expérience certes douloureuse, mais de laquelle il fallait tirer le meilleur pour, à l’avenir, éviter de trembler dès l’évocation de la fermeture des frontières avec le Nigeria. Echanges entre Talon et Buhari au Japon En quête de solution pour une réouverture de la frontière, les chefs d’Etat béninois et nigérian vont profiter de leur participation à la Ticad à Tokyo pour échanger. « La réouverture (de la frontière Ndrl) dans un avenir pas trop éloigné ». C’est l’une des promesses faites par le président nigérian Muhammadu Buhari au chef de l’Etat béninois. « La fermeture limitée de la frontière occidentale du pays était destinée à permettre aux forces de sécurité nigérianes d'élaborer une stratégie visant à enrayer… les activités massives de contrebande notamment de riz », avait indiqué le dirigeant nigérian, selon une note de presse. Côté béninois, le président Patrice Talon a surtout mis en exergue « de graves conséquences de la fermeture de la frontière nigériane sur son peuple ». Beaucoup voient à travers ces échanges une « réouverture imminente des frontières». Mais il n’en sera rien. Pour preuve, douze mois après, l’axe Lagos-Cotonou n’est toujours pas rétabli. Fort heureusement, le Bénin ne pleure plus sur le lait renversé. Le pays est parvenu à trouver les moyens pour contenir cette crise, à telle enseigne qu’on ne s’interroge plus aujourd’hui sur l’agenda nigérian quant à la réouverture des voies terrestres liant les deux pays. Attaque des magasins de commerçants béninois Des militaires et douaniers nigérians ont défoncé, vendredi 15 novembre 2019, les grilles de sécurité des boutiques de commerçants béninois dans certaines zones frontalières, notamment à hauteur d’Adja-Ouèrè et Pobè. ‘’Ils ont emporté 350 sacs de riz de 50 kilogrammes, 850.000 Nairas (la monnaie nigériane très utilisée à la frontière), et quatre portables’’, avait déclaré l’un des commerçants victimes. D’autres magasins de riz appartenant à des Béninois à la frontière d’Ita-Egbedi ont subi le même sort, selon les autorités locales. "Ils étaient armés jusqu’aux dents et ont tenu tout le monde en respect, renseigne un autre témoin contacté. ‘’Ils ont aligné plusieurs pick-up. Ils étaient plus de 30 personnes’’, ont rapporté des témoins. Face à cette situation, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a dû convoquer l’ambassadeur du Nigeria près le Bénin, pour ‘’avoir des explications sur les évènements à la frontière entre les deux pays’’. Il avait notamment souhaité que ‘’les auteurs soient retrouvés et punis par le gouvernement nigérian’’. Qu’en disent les experts ? La proximité entre les deux pays n’est pas toujours vue comme un avantage pour le Bénin. Les fermetures répétitives de frontières et la toute dernière qui dure depuis douze mois ont fini par convaincre certains experts sur le « danger » et de moins en moins l’opportunité que représente ce voisin. « Cette proximité entre les deux pays n’est pourtant pas sans conséquence, en dépit de l’opportunité qu’elle représente. Le Bénin qui, proximité oblige, entretient d’importantes relations commerciales avec le Nigeria, subit de plein fouet les effets de la dévaluation du Naira, notamment en ce qui concerne l’exportation et la réexportation vers ce pays », explique Jean Yves Sinzogan, expert en développement industriel dans un document sur les rapports économiques entre les deux pays. Concernant les conséquences de la dévaluation de la monnaie nigériane sur l’économie béninoise, celui-ci insiste sur la part de responsabilité de l’Etat béninois dont il met en lumière le rôle important. Il sagit, indique-t-il, de se doter d’une capacité d’information, d’analyse et de prévision qui lui permette d’anticiper de telles situations et d’élaborer les réponses appropriées en temps opportun. La seconde mesure, selon lui, « est de mettre en place un fonds permanent d’appui aux entreprises en difficulté afin de disposer en temps réel des moyens de faire face aux situations d’urgence ». Au cours des douze derniers mois, le gouvernement béninois a su, à sa manière, identifier les leviers à actionner pour faire face aux conséquences que lui impose cette fermeture de frontières. Tout n’aura donc pas été noir et le Bénin en profite pour se préparer pour des rapports économiques plus sains et moins informels avec son voisin, tel que recommandé par le rapport d’une mission d’évaluation de la compétitivité des produits béninois sur le marché nigérian réalisé en 2016. Actualités 20 août 2020


Médiateur de la République: Un record de 792 recours traités en 2019
Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a présenté son rapport d’activités au titre de 2019 qui renseigne sur toutes les actions menées par l’institution l’année dernière. Au total, 792 recours contre les administrations publiques ont été enregistrés et traités en 2019, un record dans la vie de l’institution. La loi fait obligation au médiateur de la République de présenter annuellement son rapport d’activités. Lequel est transmis officiellement au président de la République et publié au Journal officiel de la République du Bénin. Joseph Gnonlonfoun a sacrifié à cette exigence légale ce mardi 18 août en présentant à la presse, le rapport d’activités de l'institution pour le compte de 2019. Selon le médiateur de la République, son institution a eu à traiter au titre de l’année dernière, 792 plaintes des citoyens contre les administrations publiques contre 557 en 2018. Les réclamations ont concerné plusieurs domaines. 243 recours ont porté sur la gestion de la carrière des agents de l’Etat ; 131 sur les affaires domaniales ; 175 sur les questions d’allocation de bourses et secours universitaires; 63 concernent les cas de dysfonctionnement ou défaillance dans le fonctionnement du service public ; 35 en matière de créances sur l’Etat ou sur tout organisme investi d’une mission de service public, 32 dans le domaine de l’exécution de décisions de justice. Le médiateur de la République a noté 42 recours de cas de non-compétence. Le nombre de 792 plaintes examinées en 2019 constitue un record comparé aux chiffres des années antérieures. Ce qui porte aujourd’hui à un total de 5 305 dossiers traités par l’institution depuis sa création en 2006. «En tout cas, les plaignants, après nos investigations, s’ils n’ont pas reçu satisfaction dans l’absolu, ont obtenu une réponse totale ou partielle à leurs requêtes », se réjouit Joseph Gnonlonfoun. Le rapport est assorti d’un certain nombre de recommandations. Au nombre de celles-ci, le médiateur de la République suggère au gouvernement de progresser dans l’apurement des dettes sociales envers des anciens agents retraités de l’Etat ; rendre fonctionnelle la permanence des services de délivrance de la carte nationale d’identité dans les communes et préfectures ; instruire les services compétents du ministère chargé de la Défense aux fins de mieux collaborer avec son institution. Aussi, le rapport recommande au gouvernement de procéder, dans la mesure du possible, à la levée de la mesure de suspension du paiement des rappels découlant des avancements et reclassements des agents de l’Etat, étudier la possibilité de réintégrer les 52 agents de l’ex-Commission nationale d’obtention des titres fonciers (Cnotf) et de reprendre l’opération de titrisation des rappels liés aux Crape3. Joseph Gnonlonfoun recommande par ailleurs au chef de l’Etat d’instruire le ministère du Cadre de vie aux fins de veiller au respect par l’Ordre des Géomètres-experts, des principes et règles déontologiques régissant leur profession dans le cadre des opérations de lotissement ainsi que la prise d’un arrêté fixant les critères de détermination des coefficients de réduction dans le processus de lotissement. Actualités 19 août 2020


Recensement des réserves administratives des communes: Le ministre Alassane Seïdou met la pression
Alassane Seïdou, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, donne un coup d’accélérateur à la mise en œuvre de la décision gouvernementale sur la suspension de la cession des réserves administratives et leur recensement. Le ministre, à travers un message radio, à la suite de la décision prise en Conseil des ministres, le 24 juin dernier, a appelé non seulement les préfets et les autorités communales à suivre la nouvelle dynamique, mais aussi accomplir les diligences attendues dans un délai de 45 jours. Le délai imparti, lit-on dans le message radio numéro 650/Mdgl/Dc/Sgm/Ctj/Sa, expire le vendredi 18 septembre prochain. Et depuis quelques jours, c’est le branle-bas au niveau des mairies. Les maires et les membres de leurs équipes dirigeantes, notamment les cadres des services des Affaires domaniales, donnent le meilleur d’eux-mêmes pour satisfaire aux attentes du gouvernement. La circulaire adressée aux préfets, en début de ce mois d’août, les engageant à prendre « les dispositions idoines » en vue « de veiller à l’exécution sans délai par les maires » de la décision, rappelle les diligences à accomplir. Lesquelles sont relatives à l’établissement de la situation exacte de toutes les opérations de lotissement et de remembrement et la suspension de leur cession. La production de l’inventaire des réserves existantes, la mise à disposition de l’ensemble des contrats liés aux opérations de lotissement et le point financier de l’exécution des différents contrats font également partie des décisions prises par le gouvernement qui entend empêcher la cession opportuniste des réserves administratives dans toutes les communes. Préalables à l’instauration d’une gouvernance saine des réserves administratives, espaces destinés à l’érection des infrastructures socioéconomiques, les mesures prises par le Conseil des ministres font suite à un rapport de mission qui a relevé « de graves dysfonctionnements dans la gestion » desdites réserves dans nombre de communes en plus « du défaut de préservation ».   Actualités 19 août 2020


Accès à l’énergie en milieu rural: Bientôt 5 000 ménages électrifiés à base d’énergie solaire
Les sociétés Greenlight planet et African renewable systems and solutions (Aress) en partenariat avec le Millennium challenge account Bénin II (Mca-Bénin II) vont électrifier cinq mille foyers en milieu rural, grâce à des kits solaires. L’initiative s'inscrit dans le cadre de l’exécution de la phase 1 du projet Eureka, informe un communiqué de presse signé des deux entreprises en charge des travaux. Mandatés par le Millennium challenge account Bénin II (Mca-Bénin II), les sociétés Greenlight planet et African renewable systems and solutions (Aress) vont électrifier cinq mille ménages en milieu rural dans le cadre de la mise en œuvre de la première phase du projet Eureka initié par les gouvernements du Bénin et des Etats-Unis d’Amérique. Cette initiative vise à apporter l'énergie décentralisée avec un taux de couverture d’au moins 75 % sur l’ensemble des zones prioritaires ciblées où aucune extension du réseau électrique conventionnel n'est prévue avant 2022. Aussi, à travers ce projet, le Bénin ambitionne d’augmenter la contribution des énergies renouvelables à son mix énergétique. A terme, Eureka A-1 impactera vingt-cinq mille bénéficiaires grâce aux kits solaires qui seront directement alimentés par Sun king, avec une puissance totale de 350 kWp. Dans la mise en œuvre proprement dite du projet, Greenlight planet, Aress et Mca-Bénin II prévoient d'installer trois mille cinq cent kits Sun king home 60 et deux mille kits Sun king home 400. Le kit Sun king home 60 est l’équivalent d’un ensemble de trois lampes solaires suspendues et d’un port Usb pour la recharge des téléphones portables alors que le kit Sun king home 400 est composé d’une télévision solaire, des lampes à tube lumineux et des installations de recharge pour téléphones portables. Tous les kits sont dotés de la technologie à paiement prépayé (Payg) qui permet aux bénéficiaires de payer les frais d’achat de leurs kits solaires en plusieurs tranches. Ainsi, les kits solaires Sun king fournis par Greenlight planet permettront aux ménages de satisfaire une bonne partie de leurs besoins en énergie, notamment l'éclairage, la recharge des téléphones portables, l'alimentation des postes radios et téléviseurs. S’exprimant au sujet du projet, L. Michael Sinsin, directeur général d’Aress Sarl, a fait savoir qu’il permettra, entre autres, de prouver la compétitivité de l’énergie solaire. Un point de vue largement partagé par Chioma Agogo. En guise d’exemple, la directrice des Partenariats pour l'Afrique de l'Ouest à Greenlight planet souligne que les kits solaires Sun king permettent aux entreprises de générer 25 % de revenus supplémentaires grâce à l'augmentation des heures productives offertes par la lumière la nuit. Société 19 août 2020


Rentrée gouvernementale: Un redémarrage sur une note inédite
Après deux semaines de vacances et de repos réparateur, nul doute que les membres du gouvernement vont renouer avec leurs dossiers en instance, et dont ils débattront déjà ce mercredi 19 août. Ce ne sont pas les dossiers importants qui manquent, à l’agenda de l’équipe gouvernementale: le budget de l’Etat 2021, l’incontournable suivi de la crise sanitaire et des mesures prises pour une résilience au Bénin et en limiter ses effets au plan économique, tout en œuvrant sans désemparer pour la mise en œuvre du Programme d’action gouvernementale... Il est également annoncé, selon des indiscrétions, une audience exceptionnelle qu’accordera le président Talon ce jour, signant ainsi sa rentrée de la plus belle des manières, en tout cas de la façon la plus inattendue. Si la nouvelle se confirmait à la Présidence cet après-midi, le chef de l’Etat donnerait, s’il le fallait encore, la preuve de ce qu’il est bel et bien à l’écoute des échos qui proviennent même des terres intérieures du Bénin profond. Attendu, l’acte qui marquera la rentrée gouvernementale aujourd’hui, mettra à l’occasion un terme à une polémique qui a vécu sur les réseaux sociaux, mais aussi attestera une fois de plus que le président Talon est rempli d’empathie. Toutefois, semble-t-il, il se démarque en ne cédant ni au populisme, ni au calendrier que la rue tend à imposer bien souvent au Bénin pour contraindre à faire les choses, non pas selon ses convenances mais selon le bon vouloir d’une pression qui est loin d’être toujours « sociale ».   Actualités 19 août 2020


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