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Nouvelles

Monument « Amazone » : La statue prend corps
Devenu un symbole identitaire fort du Bénin, le monument « Amazone » dont la construction est en cours, se laisse admirer petit à petit. Cet ouvrage emblématique et imposant est érigé en hommage aux Amazones du Dahomey. Il fera drainer des millions de touristes au Bénin, dans les jours à venir. Le monument « Amazone », de ses 30 mètres de hauteur, construit en métal avec une enveloppe en bronze, dévoile de plus en plus sa splendeur. L’ouvrage est situé presque en face de Sèmè-City, entre la clôture du Port autonome de Cotonou et celle du palais des Congrès. Pour l’instant les travaux d’assemblage de la statue sont toujours en cours d’exécution. Malgré le chantier et la grille de protection érigée tout autour, l'Amazone est vite repérable en raison de sa taille qui rivalise pratiquement avec la toiture du palais des Congrès. Guerrières à tout point de vue, les Amazones du Dahomey sont vénérées pour leur vaillance face aux soldats adverses en période pré-coloniale. A travers ce monument, le Bénin leur rend un hommage mérité. Grâce à cette statue, l’Amazone du Dahomey reprend sa place de symbole identitaire fort du Bénin. La construction de l’ouvrage est confiée à Li Xiangqun, de la société Beijing Huashi Xiangqun Culture & Art, Co., Ltd au terme des consultations menées par l’Exécutif béninois pour la conception et la réalisation du monument. Cet artiste-sculpteur chinois est retenu au vu de sa réputation et de son expérience remarquable en matière de construction des ouvrages de ce standing, au niveau international. Actualités 18 août 2020


Militantisme féminin d’hier à aujourd’hui: De grands noms, un bilan
Des indépendances à ce jour, les femmes ont marqué la vie politique nationale en s'appuyant sur le militantisme, les dynamiques du milieu associatif, l'évolution du cadre juridique et en s’adaptant à la modernité. Mais la route est encore longue. Bilan non exhaustif du parcours politique des femmes dans le cadre des noces de diamant du Bénin. « Dans la semaine qui commence, les quatre Etats du Conseil de l’Entente vont accéder à l’indépendance. Le Dahomey est heureux et fier d’être le premier à exercer pleinement sa souveraineté interne et externe. C’est pour nous un jour d’allégresse qui consacrera l’union de tous les enfants de ce pays pour la paix et la fraternité, jour qui marquera un nouveau pas en avant de l’Afrique vers un avenir meilleur». C’est par ces phrases chargées d’émotions que le président Hubert Maga annonçait officiellement les couleurs de l’indépendance du Bénin, ce 1er août 1960 dans une ambiance de grand jour. Six décennies après, l’eau a coulé sous le pont. Le Bénin poursuit inexorablement sa marche vers le développement. Les pages d’un lendemain meilleur s’écrivent non sans péripéties, mais avec l’engagement des différents gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays, dans la paix et avec le concours de tous. Les femmes ne sont pas restées en marge de cette marche. Quel point peut-on faire de leur parcours depuis 1960 ? Quelles ont été les avancées enregistrées et quelles ont été leurs contributions au développement du Bénin, jadis Dahomey? En jetant un regard sur la période 1960 à 1972, période de l’indépendance à la révolution et d’une grande instabilité politique, il est loisible de constater que les stigmates de la gouvernance coloniale n’ont laissé aucune place à la femme. Durant la période coloniale, elles étaient peu présentes, voire absentes de l'arène politique béninoise. « Elles restèrent alors cachées lors de la période suivant l'accession à l'indépendance, et également lors du premier règne de Mathieu Kérékou. Ainsi, aucune femme n'a été candidate aux élections présidentielles successives entre 1960 et 1990», relève Cathérine Lagacé dans son mémoire de maîtrise en politique, intitulé ‘’Femmes et politique au Bénin: un défi à relever’’. Aucune femme positionnée L’histoire renseigne que les partis politiques n'ont jamais positionné de femmes sur les listes des candidats aux élections législatives avant la révolution du 26 octobre 1972. « Ni le Parti dahoméen de l’Unité (Pdu), ni l’Union démocratique dahoméenne (Udd) n’ont présenté de femmes aux élections législatives de 1960 et 1964, même pas des suppléantes. Aucune femme n’a siégé au bureau des législatures qui vont se succéder », relève Marie-Odile Attanasso, ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique dans son ouvrage, ‘’femmes et pouvoirs politiques au Bénin, des origines dahoméennes à nos jours’’. Elle poursuit : « Depuis l’accession du Dahomey à l’indépendance en 1960 jusqu’en 1972, les femmes ont milité dans les partis politiques mais n’ont pas occupé des postes de responsabilité importants. Le premier combat de l’élite féminine politique a consisté à éduquer les femmes en vue d’une prise de conscience de leur force socioéconomique et de leur rôle politique ». Dans ce cadre, le Groupement des femmes dahoméennes (Gfd), créé en 1961 et dirigé par Marie do Régo, épouse du président Hubert Maga, va se lancer dans la sensibilisation et l’éducation des Dahoméennes, en se fixant comme mission de réveiller les femmes pour leur faire comprendre leur rôle tant politique que social, une sorte d’alphabétisation politique de la femme de l’époque. Il a fallu attendre novembre 1979 pour voir une femme siéger au Parlement béninois. La période 1972 à 1989 laisse place à l’émergence de plusieurs instances dédiées aux femmes, en dépit des difficultés économiques que connaissait le pays. « De 1972 à 1989, nous avons vécu un virage politique et économique à 180 degrés avec l’option du socialisme scientifique basé sur le marxisme-léninisme, où l’économie agonisait, où la révolution s’est endurcie et traitait durement ceux qui pensaient différemment. Mais c’est aussi et surtout la période au cours de laquelle, les femmes connaîtront l’émergence numérique la plus forte jamais enregistrée au Bénin à la faveur de la création du Conseil national de la révolution (Cnr), et de certaines de ces instances locales féminines très politisées telles que le Comité d’organisation des femmes et l’Organisation des femmes révolutionnaires du Bénin », se remémore Huguette Bokpè Gnacadja, actrice de la société civile. La période révolutionnaire a été plutôt faste pour les femmes au plan politique. « La révolution a institué un système de quota qui permettra une représentation des femmes au sein de l’Assemblée nationale révolutionnaire.La loi fondamentale de 1977 a posé le principe d’égalité juridique entre hommes et femmes », relate-t-elle. Ce qui a permis à dix-neuf mille six cents femmes sur soixante-dix mille conseillers en 1975, soit 28 %, de se faire élire, peut-on lire dans le mémoire de Catherine Lagacé. Une nouvelle dynamique s’installe pour les femmes en 1990, à l’issue de la Conférence nationale des forces vives de la nation, au cours de laquelle, elles ont joué un rôle important. Cette période a favorisé le multipartisme intégral avec la création de six partis politiques dirigés par des femmes dont, Rosine Vieyra Soglo, ancienne première dame. Légère amélioration Avec l'avènement du renouveau démocratique, l'on note une légère augmentation de la représentation féminine dans les gouvernements béninois. En effet, en mars 1990, le nouveau premier ministre de la Transition, Nicéphore Soglo, nomme deux femmes ministres contre douze hommes, élevant du coup le taux de participation des femmes au gouvernement à 14,28 %. Ainsi, Véronique Lawson, pédiatre, était à la tête du ministère de la Santé publique, tandis que Véronique Ahoyo, assistante sociale, occupait le poste de ministre des Affaires sociales, de l'Emploi et du Travail. Malheureusement, cette dynamique ne fera pas long feu et peine à être corrigée aujourd’hui. La réalité des chiffres au sein des instances décisionnelles démontre le faible effectif numérique des femmes. « Au niveau du leadership communal, notre score à peine meilleur aux mandatures précédentes a été de 5,19 %. Depuis 1990 à ce jour, le Parlement peine à enregistrer plus de 7 % de femmes. Au niveau du gouvernement, c’est seulement au cours de l’ère du président Boni Yayi que le taux de 30 % de femmes a été atteint», analyse Huguette Bokpè Gnacadja. Il se dégage tout de même une lueur d’espoir avec la Rupture. «Nous avons poussé des soupirs de désenchantement au fur et à mesure des nominations. La modification de l’article 26 de la Constitution en faveur de la mise en œuvre de l’égalité en droit de la femme et de l’homme est une opportunité pour les femmes de faire leurs preuves pour les prochaines législatives», espère-t-elle. A cela s’ajoutent les mesures spécifiques dans la loi électorale favorables à la promotion et à l’amélioration de la représentation de la femme au sein des assemblées parlementaires nationales, communales, municipales et locales pour garantir 24 sièges au moins aux femmes au sein du Parlement. Ces résultats sont le fruit du militantisme politique soutenu et défendu par des femmes de poigne telles que RafiatouKarimou, Thérèse Waounwa, Eugénie Dossa, Elisabeth Balley, Grâce Lawani, Nathalie Barboza, Marie-Jeanne Ruffino, Béatrice Lakoussan, Valentine Gangbo…. Aujourd’hui, mieux qu’hier, les femmes veulent être des actrices au premier rang en politique. Plus de rôles de second plan « Il en est autrement aujourd’hui des femmes qui s’engagent dans la politique. Elles ne veulent plus jouer les figurantes ni uniquement les pourvoyeuses d'électeurs vers les lieux de meeting, pas plus que les « marmitonnes» du parti pour l’entretien des citoyens venus aux meetings. Elles veulent assumer leur part de responsabilité », apprécie Marie-Odile Attanasso. Ce point de vue diffère de celui d’Huguette Bokpè Gnacadja, qui fait constater que la participation des femmes à la vie politique et publique relève encore d’un choix difficile : « La présence des femmes dans la vie publique et politique dépend de leur appartenance ou non à une obédience politique. L’arène politique est celle de la conquête du pouvoir et de la recherche d’un cheval gagnant où l’on ne fait de quartier à personne. C’est aussi une affaire de gros moyens et d’endurance dans l’exercice de l’entregent et beaucoup de femmes renoncent à s’y user ». Elle tente de situer les responsabilités : « Les femmes elles-mêmes sont frileuses quant à l’exercice du leadership politique et l’action dans la vie publique parce que la décision de leur implication se prend à un niveau familial, contrairement aux hommes ». A ses yeux, le parcours des femmes se trace lentement avec des moments lumineux et des épisodes décourageants. «Nous sommes tantôt tenues en haleine par de grandes nominations, tantôt refroidies par des attentes déçues. On observe depuis autant de décennies, ce tableau figé principalement parce que la mutation des mentalités vers l’acceptation que femmes et hommes sont égaux en droit, en traitement et en opportunité est très lente et ne dépend pas nécessairement du niveau intellectuel des hommes et des femmes », souligne Huguette Bokpè Gnacadja. L’effectif des femmes au sein des instances décisionnelles prouve à suffisance les défis à relever par les femmes et les pouvoirs publics pour redresser la pente. Société 18 août 2020


Lutte contre le gaspillage alimentaire: La Fao appelle à réduire la perte des denrées
L’une des options pour gérer rationnellement les aliments est d’éviter leur gaspillage. C’est ce à quoi aspire l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) à travers la mise en œuvre d’une plateforme. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture est en guerre contre le gaspillage alimentaire. Lors d’une conférence à Rome, le directeur général de la Fao a estimé que près de 14 % de la production alimentaire mondiale est soit perdue soit gaspillée tout au long de la chaîne alimentaire, entre le moment de la récolte et celui de la vente au détail, pour un coût de 400 milliards de dollars Us. Les pertes alimentaires interviennent principalement dans les pays en développement où 821 millions de personnes souffrent encore de malnutrition chronique, a souligné Qu Dongyu. Il a fait savoir que les pertes dans le secteur des fruits et légumes ont causé la perte de 75 milliards de mètres cubes d’eau par an, tandis que celles dans le secteur de la viande et des produits animaux ont donné lieu à une utilisation inutile de 715 millions d’hectares de terres. Face à ce dégât, il y a lieu d’innover, pense-t-il, notamment au niveau des technologies numériques et d’investir en vue de réduire le gaspillage alimentaire et d’éradiquer la faim dans le monde. Le directeur général de la Fao pense que l’on ne peut éliminer la faim ni toutes les formes de malnutrition si l’on ne s’attaque pas aux inefficacités et aux inégalités des systèmes alimentaires qui produisent d’énormes quantités de pertes et de gaspillage alimentaires.« Nous travaillons à présent au renforcement des capacités afin d’obtenir des données supplémentaires et plus précises pour comprendre où et comment les pertes et le gaspillage des denrées alimentaires interviennent tout au long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire et quelles en sont les causes cachées », a-t-il indiqué, ajoutant que la Fao travaillait avec de nombreuses parties prenantes et partenaires afin de lutter contre le gaspillage alimentaire, de changer les pratiques et d’améliorer les revenus des exploitants agricoles. En mettant en place une plateforme de lutte contre le gaspillage alimentaire, l’agence spécialisée des Nations Unies prépare la Journée internationale de sensibilisation aux pertes de nourriture et au gaspillage qui sera célébrée pour la première fois le 29 septembre 2020, souligne un communiqué de la Fao. La mise en œuvre de la plateforme a été financée par la direction du Développement et de la Coopération suisse. Il s’agit d’un portail qui offre l’accès à l’ensemble des ressources de la Fao sur les pertes et le gaspillage. On y observe la répartition géographique de ces pertes et gaspillages. Elle intègre un forum de discussion, où l’on obtient des cours en ligne, des informations et des conseils. L’institution évoque l’importance de la sensibilisation et de l’éducation du public pour combattre les pertes et le gaspillage alimentaires, estimant que ce combat devait commencer au sein même de la famille et qu’il était fondamental d’éduquer les enfants au respect et à l’appréciation de la nourriture en vue de créer de nouveaux modèles de consommation, sains et durables. Dès lors, les gouvernements doivent travailler aux côtés du secteur privé afin, non seulement de réduire les pertes, mais aussi de financer la recherche et l’innovation pour une plus grande efficacité. Le directeur général de la Fao a appelé à assouplir les règlements et les normes qui fixent les critères esthétiques des fruits et légumes, à améliorer les habitudes de consommation et à créer des politiques publiques visant à diminuer le gaspillage de nourriture. Il faut noter qu’on parle de pertes de nourriture lorsque des aliments sont abîmés ou renversés avant d’atteindre la dernière étape de production ou d’entrer dans le circuit de la vente au détail, ou lorsqu’ils sont jetés par des consommateurs ou éliminés dans le cadre du commerce de détail parce qu’ils ne correspondent pas à des normes de qualité strictes ou comme cela arrive souvent, en raison d’une méconnaissance de la signification des dates inscrites sur le produit, d’après la Fao. Société 18 août 2020


Zakari Boukary, maire: « Hisser Tanguiéta comme première destination touristique »
Outre l’eau potable et les infrastructures sociocommunautaires, le développement touristique fait partie des priorités de gouvernance pour le nouveau maire de Tanguiéta, Zakari Boukary. Il nous en parle dans ce bref entretien. La Nation : Monsieur le maire, rappelez-nous votre parcours! Zakari Boukary : J’ai fait l’Ecole nationale d’administration. J’ai travaillé dans plusieurs projets, notamment au niveau de la santé, au Pnud dans le cadre du développement local en tant que gestionnaire. Après, j’ai travaillé au niveau du parc de la Pendjari comme responsable administratif et financier. C’est la troisième fois que je suis élu conseiller communal et j’ai bénéficié de la confiance du parti Union progressiste pour être le maire de Tanguiéta. Aujourd’hui maire, quelles sont vos priorités à la tête de la commune ? Je m’attellerai surtout à régler le problème d’eau potable et d’assainissement qui se pose dans notre commune. Nous comptons également hisser Tanguiéta comme première destination touristique au niveau national. Par rapport à cela, tout ce qui touche à l’assainissement, à la gestion et au développement des sites touristiques constitue une priorité pour nous. Le parc Pendjari occupe les trois quarts de la superficie de la commune. C’est un atout énorme pour le développement de Tanguiéta. Nous avons aussi des cascades à côté ainsi que d’autres sites touristiques que nous devons valoriser. Nos actions seront également orientées vers la construction et l’entretien des infrastructures sociocommunautaires. L’agriculture est un secteur important dans la commune. Nous allons voir comment accompagner les structures chargées d’appuyer les producteurs pour qu’ils atteignent leurs objectifs afin de pouvoir nourrir davantage la population. Quid de la mobilisation des ressources ? Nous sommes en train de faire un point sur les sources de financement. Ce qui est fondamental, c’est la mobilisation des ressources propres. Nous sommes en train de tracer déjà un chemin par rapport à cela. Nous faisions un état des lieux pour voir quelles sont les potentialités que nous avons en termes d’infrastructures marchandes. On est en train d’explorer beaucoup d’autres sources potentielles pour voir les secteurs porteurs. Nous ne sommes pas obligés de créer des taxes en dehors de celles qui sont prévues par la loi. Des structures sont mises en place pour réfléchir sur les axes à emprunter pour augmenter nos ressources. Actualités 18 août 2020


Chambre des appels de la Criet: Une décision infirmée, trois dossiers confirmés et un renvoi
La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), tenant sa toute première session criminelle après son installation, a infirmé une décision de sa chambre de jugement, confirmé trois dossiers et renvoyé une affaire à une session ultérieure. Les sieurs Hyppolite Ogoutéhibo et Abdel Aziz Olaniran Osséni, poursuivis pour les faits de détournement de deniers publics et faux et usage de faux en écritures publiques, recouvrent désormais leur liberté. Les deux cadres de l’Université de Parakou avaient été condamnés le 19 juin dernier par la chambre de jugement de la Criet en session criminelle à sept ans d’emprisonnement ferme, à cinq millions F Cfa d’amende et à 2, 445 millions F Cfa à titre de dommages-intérêts à payer à l’Etat béninois pour le premier et à dix ans d’emprisonnement ferme, cinq millions F Cfa d’amende et 3 948 500 F Cfa de dommages-intérêts pour le second. Mais ils ont vu leurs peines fortement réduites à la faveur de la session criminelle de la chambre des appels de la Criet. Cette dernière a réexaminé le dossier suite à l’appel interjeté par les accusés Hyppolite Ogoutéhibo et Abdel Aziz Olaniran Osséni respectivement, au moment des faits, chef service Scolarité et chef service Comptabilité de l’ex-Centre universitaire de Djougou sous tutelle de l’Université de Parakou. Lequel appel a prospéré puisque la chambre des appels de la Criet a infirmé la décision rendue par sa chambre de jugement. Elle disqualifie et qualifie les faits de détournement de deniers publics et de faux et usage de faux en écritures publiques respectivement en abus de confiance et en faux certificat. La cour déclare l’accusé Hyppolite Ogoutéhibo coupable d’abus de confiance et Abdel Aziz Olaniran Osséni coupable d’abus de confiance et de faux certificat. Elle condamne chacun des accusés à 60 mois d’emprisonnement dont 15 mois fermes et 45 mois assortis de sursis puis à 150 mille F Cfa d’amende. Les deux cadres de l’Université de Parakou ont été condamnés à payer à l’Etat béninois le franc symbolique pour toutes causes de préjudices confondus. Cette sentence de la chambre des appels de la Criet remet désormais en liberté les deux accusés qui ont déjà passé ce temps en détention préventive. A la faveur de cette même session criminelle, la chambre des appels a réexaminé quatre autres dossiers inscrits à son rôle provisoire. Elle a confirmé purement et simplement en toutes ses dispositions la décision de condamnation rendue par la chambre de jugement relativement à trois dossiers. Il s’agit des dossiers d’Idrissou Nouhoum, ex-receveur du Centre des impôts des Petites entreprises (Cipe) de Dassa-Zoumè, de Jonas Hounyo, inspecteur des Impôts et Come Sagbo Vitofodji, comptable fiscaliste, ainsi que d’Hospice Ahossi Ohin, tous poursuivis pour des crimes économiques. Les accusés du quatrième dossier, en l’occurrence Yacoubou Kassimou Alley et Emmanuel Kouassi Houessou Sagbo condamnés pour les faits de détournement de deniers publics et recel de deniers publics détournés, ont vu le réexamen de leur cause renvoyé à une session ultérieure de la chambre des appels de la Criet. Retour sur les faits Pour rappel, il est reproché aux deux cadres de l’Université de Parakou d’avoir détourné les frais de scolarité de certains étudiants de l’ex-Ecole nationale des sciences et techniques agricoles de Djougou (Ensta-Dj) de l’ex-Centre universitaire de Djougou qui sont passés entre leurs mains. Certains parents d’étudiants leur ont fait confiance et leur ont remis ou envoyé les frais de scolarité de leurs enfants. Ils devraient aller reverser ces fonds pour permettre à ces enfants de valider leurs inscriptions pour disposer de leurs cartes d’étudiants avec numéro matricule. Ce qu’ils n’ont jamais fait. Ils ont disposé des sous. Pis encore, ils ont usé de manœuvres frauduleuses pour faire croire à l’administration de l’Université de Parakou que les étudiants concernés étaient tous à jour vis-à-vis de la comptabilité. Ainsi, les étudiants concernés ont régulièrement composé comme leurs autres collègues en règle. Ils ont obtenu régulièrement leurs notes pour passer chaque fois en classe supérieure pendant les trois ans de leur cursus, de 2010 à 2013, au niveau de l’ex-Ensta-Dj. Ils ont même soutenu leurs mémoires. Le pot aux roses sera découvert lors de la réclamation de l’attestation de Licence sanctionnant leurs trois années d’étude. Le rectorat de l’Up leur a opposé une fin de non-recevoir catégorique. Il a été répondu à ces étudiants qu’ils ne se trouvent pas dans la base de données de l’Up et n’ont pas de numéros matricules, preuve de leur inscription. Jusqu’ici, ils n’ont pas obtenu leur parchemin pour poursuivre le diplôme de master. Les incessantes dénonciations et plaintes de ces étudiants ont amené le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs) à mettre sur pied courant février 2019 une commission pour voir clair dans la situation. Les investigations ont abouti à l’interpellation des deux accusés qui ont été placés par la suite sous mandat de dépôt le 21 février 2019 pour détournement de deniers publics. Le rapport de la commission de contrôle a été même examiné en Conseil des ministres du 13 février dernier. Lequel met à la charge de Hyppolite Ogoutéhibo et d’Abdel Aziz Osséni respectivement la somme de 4, 550 millions F Cfa et 3 948 500 F Cfa. Actualités 18 août 2020


11e Journée nationale du Patrimoine immatériel: Mémoires d’Afrique Bénin invite à la réflexion sur la transmission des contes
Dans le cadre de la onzième édition de la Journée nationale du Patrimoine immatériel, l’Association Mémoires d’Afrique Bénin a organisé, vendredi 14 août dernier, une conférence. Portant sur la nécessité de transmission des contes, la communication a été animée par Soubérou Osséni, cadre de l'école du patrimoine africain. Si la Nuit des contes n'a pas pu tenir en raison de la crise sanitaire et des précautions qu'elle impose au monde, Mémoires d'Afrique Bénin a tout de même marqué la Journée nationale du Patrimoine immatériel célébrée chaque 14 août. Pour cette onzième édition, elle a organisé une conférence de presse suivie d’une communication sur le thème : « Héritage des contes africains: nécessité de transmission des valeurs face à l’offensive des médias de cultures étrangères». Lors de la conférence de presse, le directeur exécutif de Mémoires d'Afrique Bénin, Raoul Atchaka a exprimé tout le regret de l'association de ne pas pouvoir tenir, cette année, la traditionnelle Nuit des contes qui se vit simultanément dans plusieurs localités du territoire. Il a également témoigné la compassion de Mémoires d'Afrique Bénin à l'égard de toutes les personnes affectées par la crise sanitaire, avant d'inviter les populations à rester vigilantes et assidues dans le suivi strict des gestes barrières. Lors de sa communication axée sur la nécessité de transmission des contes face à l'offensive des médias de cultures étrangères, Soubérou Osséni, doctorant et cadre de l’Ecole du Patrimoine africain, insiste sur la richesse inestimable que constitue le patrimoine immatériel. Pour lui, la préservation des contes et légendes passe par la transmission des valeurs, de génération en génération. "Il nous faut produire du contenu sur les réalités, les contes de chez nous et les transmettre, pour que nos enfants puissent, en écoutant les autres, écouter également ce qui est de chez nous. Ce faisant, ils seront mieux ancrés dans leur culture et moins influencés par ce qui vient d'ailleurs", a soutenu le communicateur. C'est d'ailleurs à la production de contenu que s'attèle Mémoires d'Afrique Bénin via la publication de recueils de contes et légendes endogènes. Toutes choses dont la finalité est de sauvegarder et de faire vivre par tous les moyens, le patrimoine culturel africain. Mémoires d’Afrique Bénin reste convaincue que la culture est un vecteur inestimable de développement et le patrimoine culturel immatériel, une source intarissable d’enseignements. Pour rappel, Mémoires d’Afrique Bénin est une association culturelle, membre de la fédération Mémoires d’Afrique. Elle tire sa source, sa vision, sa mission et ses objectifs de cette fédération. Portée par le père lsraël Mensah et Mgr Isidore de Souza, Mémoires d’Afrique est née en 1998, de la volonté d’œuvrer à la préservation du patrimoine immatériel africain et au dialogue des cultures. Société 18 août 2020


Sortie de la nouvelle igname: Des produits de luxe avec un marché en souffrance
Apparue au début du mois de juillet dernier dans les marchés de Parakou, la nouvelle igname n’est actuellement pas à la portée de toutes les bourses. S’il y a des espaces que nombre de personnes évitent de fréquenter actuellement au niveau des marchés Dépôt, Azerkè, Tourou et Guèma, à Parakou, ce sont ceux réservés à la vente de la nouvelle igname. Les prix des tas ou des bassines de tubercules proposés ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Aujourd’hui, tout le monde ne peut pas se permettre de consommer cette igname qui a pourtant fait son apparition depuis le début du mois de juillet. Elle est considérée comme une denrée de luxe. A défaut de s’en procurer, on se contente de l’admirer, puis de demander son prix. Selon la commerçante Aïcha Ouzérou, revendeuse d’igname rencontrée au marché de Guéma, la variété présentement disponible est ce que les fons appellent ‘’laborko’’. Elle provient des environs de Kabor, Tchatchou et Bétérou. Son prix varie entre 2 000 et 4000 F Cfa le tas. Dans l’espoir d’une baisse des prix Ceux qui ne font pas de rituels et qui en ont les moyens, avaient déjà commencé par la consommer. Les autres attendaient, samedi 15 août dernier, l’autorisation, suite à l’organisation des cérémonies ou sacrifices indiqués à cet effet au niveau de leurs localités, avant de leur emboîter le pas. Selon ces derniers, il fallait d’abord donner à manger aux ancêtres. C’est également le cas chez les jumeaux qui, sans qu’il n’y ait eu les rituels, ne pouvaient la consommer. Il faut respecter la tradition, insiste le menuisier Cosme Adjakidjè, rencontré dans son atelier à Camp Adagbè, un quartier de Parakou. Dans la région méridionale, confie-t-il, la nouvelle igname ne devrait pas retrouver l’ancienne sur le marché. « On est obligé de cacher les nouvelles », informe-t-il. Ce qui n’est pas le cas au marché Dépôt où les deux étaient disposées côte à côte, offrant au client de faire son choix en fonction de sa bourse. Avant de les manger en milieu Bariba, explique Ibrahima Abdoulaye, ces ignames sont d’abord découpées en petits morceaux, lesquels sont disposés à l’entrée des habitations. Ce rituel effectué, le lendemain, chaque membre de cette concession ou famille peut commencer par la déguster. Dans l’un ou l’autre cas, c’était dans l’espoir d’une baisse des prix à l’approche de la célébration du 15 août. Ce qui malheureusement n’a pas été le cas. Au marché, rares sont ceux qui ont encore le courage de demander les prix de ces tubercules. Ils sont tellement chers. N’arrivant plus à les écouler, les bonnes femmes sont alors obligées de les disposer dans des bassines pour parcourir de longues distances. C’est pour prendre d’assaut les rues, les quartiers, les lieux de travail, les bars, les maquis, les débits de boissons et les maisons. Pour vendre leurs marchandises, elles agressent pratiquement. Autres temps, autres mœurs En réalité, il s’agit des ignames précoces qui ont aussi leurs particularités. Il faut les déterrer à une période telle que, le reste de la coupe qui se trouve dans la butte puisse se développer et devenir une semence pour la prochaine saison. « Si vous perdez trop de temps, le reste de la coupe n’aura pas le temps nécessaire pour bénéficier et profiter de la quantité d’eau de pluie suffisante pour devenir une bonne semence », a expliqué le doyen de la Faculté des sciences agronomiques de l’Université de Parakou, Dr Michel Batamoussi. « Les producteurs ont donc peur. Ils jouent alors sur le temps et préfèrent vite déterrer la nouvelle igname », poursuit-il. « Dans le vieux temps, c’était la conception première », insiste l’enseignant. « Aujourd’hui, à la recherche de plus de gains, les paysans se sont rendu compte que lorsqu’ils mettent leurs ignames sur le marché très tôt, elles leur rapportent plus. Elles coûtent plus cher et leur permettent de régler rapidement leurs problèmes financiers », a fait observer Michel Batamoussi. Selon lui, il n’y a pas de risques à consommer ces ignames jugées précoces. Le seul problème, c’est que leur goût est un peu amer parce qu’on ne les a pas laissé arriver à maturité totale. Mais avec le temps, rassure-t-il, ce goût amer finit par disparaître. Quelle que soit la situation, le prix de l’igname connaîtra une baisse en septembre. Ce n’est qu’une question de temps. Société 18 août 2020


Fonction publique béninoise : Recrutement de 160 agents au profit de deux ministères
Soixante élèves-professeurs certifiés en faveur du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Cent gardes forestiers pour le compte de l'administration des Eaux, Forêts et Chasse, une entité du ministère du Cadre de vie et du Développement durable. Ces deux structures publiques recrutent pour renforcer leurs capacités en ressources humaines. Le concours de recrutement des soixante élèves-professeurs se tiendra le samedi 12 septembre prochain. Il concerne à la fois les spécialistes d’un domaine des enseignements, dont les âges doivent être compris entre 18 et 37 ans, et de 18 à 36 ans pour les non spécialistes. Par ailleurs, les fonctionnaires de l’Etat, qu'ils soient civils, militaires ou paramilitaires, partis volontairement de la fonction publique ne sont pas concernés par le présent concours. S’agissant des cent gardes forestiers, il est porté à la connaissance des candidats qu'ils doivent avoir entre 18 et 25 ans. Le ministre du Cadre de vie, signataire du communiqué de recrutement, informe les personnes intéressées par cette annonce que les dates et lieux du déroulement du concours leur seront communiqués ultérieurement.   Actualités 17 août 2020


Relogement des usagers du marché Houndjro à Abomey: Une délégation ministérielle en viste sur le site
Une délégation conduite par Alimatou Shadiya Assouman, ministre en charge du Commerce était, vendredi 14 août dernier à Abomey, pour s’enquérir des conditions offertes sur le nouveau site du marché Houndjro. Un site qui n’offre pas le confort souhaité par les vendeuses. A Abomey, Alimatou Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, était accompagnée par le préfet du Zou, Firmin Kouton, le maire d’Abomey, Antoine Djédou pour effectuer la visite du site de relogement des usagers du marché Houndjro. Cela lui a permis de constater que les usagers de ce marché y ont été effectivement relogés. Le but de sa descente sur le terrain est de « s’enquérir de l’effectivité de l’opérationnalisation du site de relogement des usagers du marché de Houndjro afin de soulager les commerçants dans le développement de leurs activités », a rappelé la ministre en charge du Commerce. Après avoir observé les conditions de praticabilité du site et recueilli les différentes plaintes des usagers, Alimatou Shadiya Assouman a rassuré sur la célérité des travaux en cours pour soulager les populations. « Toutes ces souffrances qu’endurent les usagers de ce site seront bientôt oubliées quand les travaux des marchés modernes lancés par le gouvernement Talon vont s'achever », fait noter Alimatou Shadiya Assouman. Les travaux de reconstruction du marché Houndjro sont prévus pour durer 12 mois. Il est rebâti sur une superficie de trois hectares et sera d’une structure moderne. Il disposera de 5 bâtiments avec deux rez-de-chaussée et un étage. Il est prévu la construction de plusieurs magasins et de 61 boutiques par bâtiment. Et chaque boutique aura au minimum un espace de 10 m². Et, 15 locaux de 6 m² pour la restauration y seront aménagés. Il y est également prévu des locaux servant de bureau pour l’administration du marché, des espaces polyvalents pour diverses activités et bien d’autres cadres de confort pour un marché digne du nom. Ces travaux entrent dans le cadre du Projet de modernisation et de construction de 35 marchés conduit par l’Agence du Cadre de vie pour le développement du territoire. Actualités 17 août 2020


Edition 2020 de la fête de l’igname: Un 15 août sans manifestations à Savalou !
Ce samedi 15 août, Savalou n’a pas célébré la fête de l’igname. Une première depuis que cette fête a été instituée. Le palais royal de Savalou est scellé par le tribunal, et les rues et places publiques destinées à accueillir les festivités sont désertes. Le marché de la ville peine à s’animer. Même l’église Notre-Dame de l’Assomption de Savalou qui était toujours pleine à craquer tous les 15 août était bien clairsemée ce samedi, malgré la présence de l’évêque du diocèse de Dassa, Mgr François Gnonhossou. La crise sanitaire et le conflit au sein des familles royales ont eu raison de la fête des Savalois ! Cette année, le palais royal de Savalou, point de convergence des ressortissants qui ont l’habitude de venir fêter le 15 août, est fermé. L’ambiance est aussi loin d’être à la fête. Aucune âme n’y est présente et aucune cérémonie ne s’y déroule. Sur l’esplanade extérieure du palais, des animaux déambulent, broutant les petites herbes qui poussent sur l’interstice des pavés. D’autres ont préféré les portes du palais pour y prendre du repos. Plus près, les scellés posés sur la porte d’entrée principale du palais pour en interdire l’accès aux membres de la famille royale renseignent sur l’un des motifs de cette morosité qui règne sur les lieux. Dans les habitations voisines, c’est l’indifférence. Chacun va et vient comme si de rien n’était. La crise sanitaire et le conflit fraternel entre les lignées royales ont désormais mis entre parenthèses la tradition jusque-là respectée à Savalou. Non loin du palais royal, le marché de Savalou ne présente aucun signe de célébration du 15 août. Contrairement aux années antérieures, l’on pouvait compter du bout des doigts le nombre de vendeurs d’igname. Les rares tas du vénéré tubercule dans certaines allées du marché sont cédés à de prix prohibitifs. Le tas de six petits tubercules est cédé à 2000 f et ceux légèrement charnus à 5000 f les six. A l’église, la messe bien que célébrée par l’évêque de Dassa, Mgr François Gnonhossou, n’a pas connu l’affluence des années antérieures. Activités ordinaires Dans la plupart des quartiers, les populations vaquent à leurs activités des jours ordinaires. Un tour dans certains quartiers comme Assègbo, Vedjamè, Vodjè, Gbaffo, Houèdo et Zongo finit de convaincre que l’ambiance morose du palais rejaillit sur toute la ville. Loin du palais, la Place des fêtes de la ville qui accueille annuellement la foire du 15 août est déserte. Les exposants qui venaient de Cotonou, de Porto-Novo, de Lokossa et même des pays voisins comme le Burkina, le Niger, le Togo et la Côte d’Ivoire ne sont pas au rendez-vous. Cette année, seule une petite buvette qui occupait les lieux use de la musique comme pour briser le silence de cimetière qui pèse sur la ville. Car tout comme d’autres communautés amies, les ressortissants de Savalou n’ont pas fait le déplacement cette année. Denis Z. Madjèdet, agent des Eaux et Forêts à la retraite et responsable d’un petit commerce au quartier Vodjè à Savalou, tente d’expliquer la situation : « Nous sommes touchés en plein cœur par cette crise sanitaire qui nous a conduits à une crise économique. De toute ma vie, c’est la première fois que je vois Savalou dans cet état un 15 août. C’est à présumer que nous sommes sortis fraîchement d’une guerre qui a tout détruit. C’est bien triste. Et, je vous assure que les conséquences sont encore à venir. Nous n’en sommes qu’au début ». Le sexagénaire raconte avec amertume, son ressenti de la crise qui vient remettre en cause ses espoirs. Pour Roger G., gérant d’un hôtel situé au contournement de Savalou, c’est un cauchemar. Il montre une vraie soif de raconter ce qu’il vit actuellement. « Vous ne me croirez pas si je vous dis que je n’ai eu que deux clients pour passer la nuit, celle du vendredi à samedi 15 août. Deux clients à 15 août, je n’ai pas dormi. C’est incroyable ! Où va le monde ? Et tout est désormais hypothéqué », confie-t-il, l’air déboussolé Culture 17 août 2020


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