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Nouvelles

Département du Zou : La divagation des animaux domestiques interdite
Plus d’errance d’animaux domestiques dans le Zou. Par arrêté préfectoral en date du lundi 10 août 2020, le préfet de ce département, Firmin A. Kouton, interdit cette pratique et prévient les propriétaires d’animaux domestiques contre toute violation de la décision. L’arrêté du préfet est bien clair. La divagation des animaux domestiques (toutes catégories confondues, Ndlr) est interdite sur toute l’étendue du territoire du département du Zou. En son article 2, l’arrêté préfectoral considère « comme en divagation, tout animal en état d’errance, ayant échappé au contrôle ou à la surveillance de son propriétaire ou d’un berger ». Dès lors qu’un animal en divagation est repéré, poursuit l’article 3 dudit arrêté, il « sera abattu par les services de voirie, en collaboration avec la Police républicaine, sans aucune possibilité de recours pour le propriétaire dans le but d’obtenir réparation d’un quelconque dommage et sans préjudices des sanctions pénales prévues par les lois en vigueur ». En outre, l'arrêté précise qu'à l'exception des canins, tous les animaux abattus, seront mis à la disposition de l’administration pénitentiaire ou des orphelinats légalement installés dans le Zou. Pour éviter ces cas de figure, Firmin A. Kouton, à travers le même arrêté, informe les propriétaires ou éleveurs d’animaux domestiques qu’ils sont tenus d’assurer la maîtrise et le contrôle de leurs bêtes, de sorte à éviter qu’ils aillent causer des dommages à autrui ou des dégradations de l’environnement. Les administrations départementales compétentes sont d'ors et déjà instruites pour veiller au respect de cette décision, avertit l’arrêté du préfectoral.   Actualités 14 août 2020


Occupation du domaine public : Tonato en croisade contre l'incivisme
A travers des visuels postés sur sa page Facebook et relayés par plusieurs internautes, le ministre du Cadre de vie, José Didier Tonato, mène une sensibilisation virtuelle contre la résurgence de l'occupation du domaine public. Des croix rouges dessinées sur des images montrant des étalages déposés sur quelques trottoirs de Cotonou. En dessous de chacune de ces images, l’on peut lire divers messages de sensibilisation contre ce geste. « Les trottoirs, c’est pour les piétons, pas pour les étalages ! N'occupons pas les trottoirs, préservons notre bien commun. Décourageons ce geste, soyons utiles. Ne faisons plus ça, cela ne nous honore pas ! ». Dans un court message posté au-dessus de ces visuels, le ministre exhorte les populations à bannir et dénoncer ces gestes inciviques qui dévalorisent et compromettent la pérennisation de la dynamique d’aménagement du cadre de vie. « Défendons notre droit de jouir d’un cadre sain et agréable à vivre », recommande-t-il. Dans une autre post, le ministre Tonato publie cette fois-ci des images de trottoirs non occupés et bien propres. Toutes ces images portent un signe de couleur verte, l’opposé de la croix en rouge, comme pour dire qu’il s’agit du geste recommandé. D’ailleurs, les notes que portent chacun de ces visuels en disent long sur le message qu’ils véhiculent. « Gardez le trottoir propre, c’est notre devoir. Un trottoir bien aménagé, rend un bon visage de la ville. Un trottoir sans étalage doit être notre combat commun », pour ne citer que ces messages. Dans le petit commentaire qui accompagne sa publication, José Didier Tonato invite ses concitoyens à adopter le bon geste afin de valoriser les efforts d’amélioration du cadre de vie, à savoir, l’aménagement et l’assainissement urbains, la sécurité dans la mobilité urbaine, l’esthétique du paysage urbain, le plaisir responsable de vivre dans une cité bien tenue, etc. Touchés par ces nombreux visuels, des web activistes et autres internautes béninois se sont donné le plaisir de partager les posts du ministre du Cadre de vie. En conséquence, ces visuels défilent en boucle sur les réseaux sociaux notamment Facebook. Impossible d’y échapper que l’on soit un abonné de la page Facebook du ministre ou non. Ces publications sont donc un bon moyen pour José Didier Tonato de conscientiser les auteurs de ces actes d’incivisme et dissuader ceux qui projettent de revenir sur le domaine public.   Environnement 14 août 2020


Résultats des examens scolaires 2020: Pari gagné pour le gouvernement
A défaut de fournir des taux de réussite bien plus intéressants que ceux de l’année dernière, les résultats des examens de fin d’année 2020, dans l’ensemble, sont restés stables. Un acquis non moins négligeable, obtenu grâce au ‘’courage positif ” du chef de l’Etat, Patrice Talon, ainsi que des membres de son gouvernement. « 49,73 %... Tout le monde s’attendait à ce que les résultats soient différents de ceux de l’année dernière puisque le score de 2019 était de 50,07 %... Mais cette année, nous avons fait presque autant… Je voudrais remercier le chef de l’Etat pour avoir eu ce courage positif de faire en sorte que les examens scolaires puissent tenir. Et voilà le résultat qui n’est pas mal... », a déclaré le directeur de l’Office du Bac, Alphonse da Silva, à l’occasion de la délibération de l’examen du Baccalauréat, session unique de juillet 2020. « Avec l’engagement du chef de l’Etat, nous avons tenu le pari d’une année bien accomplie malgré la pandémie du coronavirus… », ajoute le ministre des Enseignements secondaire et technique, Mahougnon Kakpo. Celui-ci rappelle qu’au début de la propagation de la maladie à coronavirus avec ses effets néfastes sur l’école béninoise, le défi pour le gouvernement était d’éviter une année blanche. Alors, des dispositions idoines ont été prises pour que ce défi soit relevé. Même son de cloche du côté de sa collègue en charge de l’Enseignement supérieur, Eléonore Yayi Ladékan. En dehors du Bac, l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) a donné un taux de réussite de 51,19 % contre 56,72 % en 2019, et le Certificat d’études primaires (Cep) a affiché 84,70% contre 84, 18 % en 2019. A l’analyse de ces chiffres, l’on remarque que les résultats de cette année affectée par la pandémie du coronavirus sont restés stables dans l’ensemble par rapport à ceux de 2019. Elèves, parents, enseignants et autres acteurs ont donc de quoi se réjouir et saluer la clairvoyance du gouvernement qui a préféré l’option des cours et examens adaptés au contexte, plutôt que l’année blanche qui allait réduire à néant tous les efforts des acteurs du monde scolaire. En clair, les résultats de cette année, valent mieux que les conséquences d’une année blanche. Cette prouesse n’est que le fruit d’un travail méthodique et intelligent, abattu par l’ensemble des acteurs des trois ordres d'enseignement sous la houlette de l’Exécutif béninois. Les acteurs du monde scolaire béninois n’ont donc rien à envier à leurs homologues de certains pays africains qui ont très tôt déposé les armes face au coronavirus, et déclaré l’année blanche tant au primaire, au secondaire qu’à l’université. Un vai gâchis ! Mais fort heureusement, le Bénin a su éviter cette situation grâce au courage, à la persévérance et la perspicacité du chef de l’Etat, Patrice Talon. N’eût été sa détermination, le rêve de réussir au Cep, au Bepc ou au Bac que caressent plusieurs apprenants pour le compte de cette année, ne saurait être accompli. En gros, l'organisation de ces examens scolaires est un pari gagné pour le Bénin, en particulier le gouvernement et son chef. Education 14 août 2020


Réouverture des établissements scolaires en pleine pandémie: Le manque de dispositif d’hygiène, un souci pour l’Unicef et l’Oms
Les établissements primaires ont repris les cours dans certains pays dont le Bénin, ces dernières semaines. Cette réouverture inquiète l’Unicef et l’Organisation mondiale de la Santé qui craignent une plus forte exposition des enfants à la Covid-19, en raison du manque des dispositifs d’hygiène et d’assainissement par endroits. L’Unicef et l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) se soucient de la santé des écoliers en cette période de réouverture des classes dans certains pays. Leurs inquiétudes sont d’autant plus fondées que certains établissements manquent du minimum en matière de dispositif d'hygiène. Les enfants étant plus vulnérables, les deux institutions s’inquiètent de l’aggravation des risques d’exposition à la Covid-19. « Les fermetures d’écoles dans le monde depuis le déclenchement de la pandémie de Covid-19 ont constitué un défi sans précédent pour l’éducation et le bien-être des enfants. Nous devons faire de l’apprentissage des enfants une priorité. Cela implique de nous assurer que les écoles peuvent rouvrir en toute sécurité, en leur donnant accès à des installations pour l’hygiène des mains, à une eau potable et à un assainissement sûr », indique Henrietta Fore, directrice générale de l’Unicef. Selon le rapport conjoint publié par l’Unicef et l’Oms, ce jeudi 13 août, la réouverture des écoles dans certains pays pourrait provoquer une augmentation de la contamination au coronavirus. « Environ 818 millions d’enfants ne disposent pas d’installations de base pour le lavage des mains dans leur école, ce qui les expose à un risque supérieur de contracter la Covid-19 et d’autres maladies contagieuses. Plus d’un tiers de ces enfants soit 295 millions vivent en Afrique subsaharienne», relève l’étude. Le diagnostic que présente le rapport sur l’Afrique interpelle. «Dans les pays les moins avancés, sept écoles sur dix ne disposent pas d’installations de base pour le lavage des mains et la moitié des écoles n’ont pas de services d’assainissement et d’approvisionnement en eau de base », révèle le document. Orientations L’Unicef et l’Oms analysent le risque d’exposition des enfants à la Covid-19 en quatre points. Le premier souligne que sur les « 818 millions d’enfants qui n’avaient pas accès à des services de lavage des mains de base dans leur école, 355 millions fréquentaient des écoles équipées d’installations avec de l’eau, sans savon, et 462 millions se rendaient dans des écoles dépourvues d’installations et ne disposaient pas d’eau pour le lavage des mains ». Le deuxième point relève que « dans les soixante pays où les risques de crise sanitaire et humanitaire sont les plus élevés en raison de la Covid-19, trois enfants sur quatre n’avaient pas accès à des services de lavage des mains de base dans leur école au déclenchement de l’épidémie. La moitié de tous les enfants ne disposaient pas de services d’approvisionnement en eau de base et plus la moitié de services d’assainissement de base ». Le troisième aspect s’intéresse aux écoles qui disposent de services d’approvisionnement en eau potable limités ou ne disposant pas du tout d’eau potable. Le quatrième et dernier point est relatif à la situation de 698 millions d’enfants n’ayant pas accès à des services d’assainissement de base dans leur école. L’étude identifie dix orientations urgentes concernant la réouverture des établissements scolaires en matière de sécurité dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. Publiées par l’Unesco, l’Unicef, le Programme alimentaire mondial et la Banque mondiale, ces orientations « fournissent des conseils pratiques destinés aux autorités nationales et locales sur la préparation en vue d’une réouverture plus sûre des écoles et pour préserver la sécurité des enfants lors de leur retour en classe ». Elles comprennent plusieurs protocoles liés à l’eau, l’assainissement et l’hygiène, l’utilisation d’équipements de protection, le nettoyage et la désinfection ainsi que l’accès à une eau propre, à des postes de lavage des mains dotés d’eau et de savon et à des toilettes sûres. L’Unicef et l’Oms s’engagent à parvenir à un accès équitable à des services d’eau, d’assainissement et d’hygiène adaptés dans le monde entier. A ce titre, les deux organisations ont récemment lancé l’initiative conjointe ‘’l’hygiène des mains pour tous’’, afin de soutenir les communautés les plus vulnérables en leur donnant les moyens de protéger leur santé et l’environnement. Elle rassemble des partenaires internationaux, des gouvernements nationaux ainsi que des acteurs des secteurs public et privé et de la société civile pour garantir la disponibilité de produits et de services abordables, en particulier dans les zones défavorisées. Société 14 août 2020


Suspension des médias en ligne: La Haac et l’Upmb s’accordent sur la réglementation du secteur
Une délégation de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) conduite par sa présidente, Zakiath Latoundji, a été reçue en audience par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, hier jeudi 13 août. Au menu des échanges avec le président Rémi Prosper Moretti, les modalités de la levée de la suspension prise à l’encontre des médias en ligne ainsi que la vie des professionnels des médias. Au terme de leurs échanges, la présidente de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) à la tête d’une délégation composée entre autres de Pintos Gnangnon a obtenu du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), l’assurance de la réorganisation des médias en ligne, suspendus par l’institution de régulation des médias. Zakiath Latoundji et sa suite ont échangé avec le président Rémi Prosper Moretti sur la décision de suspension prise à l’encontre des médias en ligne au Bénin. Cet acte de l’autorité induit par un manque d’information sur ce qui se fait pour réglementer les médias en ligne nécessite, selon la présidente de l’Upmb, des éclaircissements. C’est pourquoi elle a sollicité et obtenu une audience, hier jeudi 13 août, pour s’exprimer sur la question. « Nous avions reçu cette information avec beaucoup de surprise. Les différents acteurs exerçant dans le secteur des médias en ligne étaient également tous surpris de cette décision de la Haac en date du 7 juillet 2020. En tant que faîtière, ces acteurs se sont rapprochés de nous pour savoir ce qu’on peut faire. Dans cette même dynamique, nous nous sommes rapprochés du ministre de la Communication et de la Poste et nous avons également adressé un courrier au président de la Haac pour qu’ensemble, nous puissions échanger », a expliqué Zakiath Latoundji. Le processus de délivrance d’autorisation aux médias en ligne a été lancé depuis 2018 et aucune suite n’est encore donnée aux différents dossiers, indique-t-elle. « Nous avons fait comprendre au président de la Haac que nous ne sommes pas contre la régulation des médias en ligne. Nous ne sommes pas contre une meilleure organisation dans le secteur des médias en ligne. Le Bénin est aujourd’hui dans une dynamique de digitalisation et le monde évolue tellement qu’on ne peut pas laisser de côté les outils du numérique. Nous sommes bien obligés de compter avec le numérique, et c’est important de compter avec les acteurs, pour leur donner une place parce qu’il y a plusieurs professionnels qui exercent dans les médias en ligne », a poursuivi la présidente de l’Upmb. Elle a noté avec satisfaction que le président de la Haac les a écoutés et partage également leurs préoccupations. Pour Zakiath Latoundji, si la Haac en est arrivée à cette décision de suspension, c’est qu’elle avait le souci d’une meilleure organisation du secteur des médias. « Le président nous a rassurés que tout sera fait pour permettre à ces médias qui exercent en ligne d’avoir leur autorisation et de pouvoir normalement exercer», confie Zakiath Latoundji qui rappelle que l’autorisation répond à un certain nombre de critères que les acteurs doivent remplir au préalable. La Haac va se pencher en septembre, à la prochaine session de l’institution, souligne la présidente de l’Upmb, sur ce dossier qui sera étudié par l’ensemble des conseillers. Délivrance systématique de la carte de presse La délégation de l’Upmb a également abordé les questions relatives à la délivrance systématique de la carte de presse aux acteurs des médias qui remplissent les conditions. « Nous avons également abordé la question de la carte de presse parce que la Haac a estimé que sans la carte de presse, on ne peut pas attribuer à un acteur la qualité de professionnel des médias. Il est important d’en arriver à une délivrance systématique de la carte de presse », a fait savoir la présidente de l’Upmb. « Le président de la Haac nous a rassurés que les dispositions sont en cours pour en arriver là», a-t-elle conclu. Société 14 août 2020


Site de relogement des usagers du marché de Natitingou: L’épanouissement des commerçants préoccupe
La ministre de l’Industrie et du Commerce a entamé la deuxième étape de sa visite sur les sites de relogement des usagers des marchés dans le septentrion. Shadiya Assouman était accompagnée pour la circonstance des membres de son cabinet, du premier adjoint au maire de Natitingou et de la présidente du comité du grand marché de Natitingou, Fatouma d’Almeida. S’enquérir de l’effectivité de l’opérationnalisation des sites de relogement des usagers du marché de Natitingou afin de soulager les commerçants dans le développement de leurs activités: tel est l’objectif de la tournée de la ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Assouman. Après avoir fait le tour du marché, elle a constaté que le problème de places ne se pose pas sur les différents sites et s’en est réjouie. S’agissant de la reprise des activités commerciales après le relogement, Shadiya Assouman n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction d’être venue au contact de la réalité. Pour pouvoir corriger et réajuster ce qui doit l’être et également prendre en compte les préoccupations des femmes du marché afin de proposer les solutions adaptées. « Nous n’avons pas suffisamment de points d’eau, même pas d’électricité, et certains hangars attribués sont inoccupés », s’est lamentée une vendeuse. Ce qui a pour conséquence, selon elle, la mévente qui conduit les autres usagers à rester sur le trottoir, rendant ainsi la circulation difficile. La ministre, dans sa réponse, a d’abord déploré l’incivisme qui caractérise certains usagers du marché avant de les rassurer que les dispositions sont en train d’être prises pour rétablir l’ordre. Elle a, pour finir,exhorté les bonnes dames à respecter les mesures barrières pour empêcher la propagation de la pandémie du coronavirus qui sévit dans notre pays. « Protégez-vous et protégez vos clients », a conseillé la ministre pour conclure. La tournée s’est achevée par une courte visite à la direction départementale de l’Industrie et du Commerce de l’Atacora. Actualités 14 août 2020


Présidentielle 2021: Perspectives Talon 2021 se met en ordre de bataille
Les membres du mouvement politique « Perspectives Talon 2021 » avec à leur tête Constantin Adda, ont rencontré la presse, jeudi 13 août à Abomey-Calavi. L’objectif de cette sortie est de lancer la tournée d’installation des structures décentralisées de ce regroupement politique et de réitérer leur engagement aux côtés du président Patrice Talon pour sa réélection en 2021. Constantin Adda, président de Perspectives Talon 2021 a procédé, jeudi 13 août à Abomey-Calavi, au lancement de la campagne d’installation des structures décentralisées de son mouvement sur toute l’étendue du territoire. Satisfait des réalisations du gouvernement du président Patrice Talon au profit des Béninois, il compte parcourir monts et vallées pour mobiliser les populations pour sa réélection en 2021. Du 15 août au 23 septembre, Constantin Adda et les membres de Perspectives Talon 2021 vont passer dans toutes les localités du pays pour installer leurs relais. Selon lui, le moment est arrivé de susciter la candidature du président Patrice Talon et de contribuer à payer sa caution. A cet effet, un compte est ouvert dans une banque de la place pour permettre aux partisans de ce mouvement de souscrire à cette candidature, selon Falilath Adjidjola, secrétaire aux affaires financières et économiques de Perspectives Talon 2021. « Le président Patrice Talon a participé à l’amélioration du climat des affaires en rendant optimal le processus de création des entreprises », a-t-elle déclaré. A l’en croire, le chef de l’Etat est en train de faire des merveilles lors de ce premier quinquennat, il mérite donc un second mandat pour finir ses réalisations. Elle a rappelé les réformes dans le secteur de l’énergie, de l’éducation et du numérique avant d’inviter les jeunes à rallier Perspectives Talon 2021. Pour Luc Tchokpodo, secrétaire exécutif du mouvement, le Programme d’action du gouvernement (Pag), dans tous ses aspects a impacté la population. « Plusieurs projets du Pag permettent au Bénin de tendre vers la prospérité après quatre années de gestion», a-t-il martelé. Selon lui, tous les chantiers en cours dans le pays à savoir le projet asphaltage qui facilite la mobilité humaine, la modernisation des marchés régionaux ainsi que la construction des stades et de 20 000 logements sociaux ont changé l’image du pays. Il estime que le gouvernement fait preuve de responsabilité en construisant des logements au profit des travailleurs de l’Etat. « En lançant la construction des cités administratives dans les 12 départements du pays, le gouvernement vise non seulement le désengorgement de Cotonou mais aussi le rapprochement de l’administration des travailleurs»,a-t-il fait savoir. Actualités 14 août 2020


Exposition photographique Agbara women:Ishola Akpo restaure les reines oubliées d’Afrique
C’est à un voyage dans le temps que le photographe Ishola Akpo invite à travers sa dernière exposition « Agbara women ». Voyage dans le royaume des femmes de pouvoir, mais aussi une ode au pouvoir des femmes trop souvent ignoré, à dessein, dans l’histoire. C’est dans les locaux du musée de la Fondation Zinsou à Ouidah que le photographe Ishola Akpo rend aux femmes le pouvoir qui leur a été volé. Lors d’une résidence de quinze mois, l’artiste a choisi de travailler sur des reines africaines, qui ont régné mais qui ont pour la plupart été oubliées volontairement dans l’histoire de leurs pays. « J’ai constaté dans notre histoire contemporaine qu’on ne nous raconte que les prouesses des rois et des colons. Pourtant, entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, les femmes ont pu résister et dire non aux forces étrangères. Parmi ces femmes, on peut citer la reine Zingha en Angola, Ndaté Yalla au Sénégal, Tassi Hangbé au Danhomey… ». A ces femmes de pouvoir, il rend hommage à travers une exposition qui se tient jusqu’au 25 octobre. « Beaucoup d’entre nous connaissent Marie-Antoinette d’Autriche en France ou Isabelle la Catholique en Espagne » sans avoir aucune idée « de la vie et des exploits de Tassi Hangbé, Yalla Ndaté, Anne Zingha en Angola, Yaa Asantewaa du Ghana ». Ce sont ces reines ainsi que les reines yoruba du Nigeria qui ont inspiré Ishola Akpo, indique-t-on. L’artiste, au cours de ses recherches, s’est rendu compte qu’il n’y avait que très peu de documents et d’archives en rapport avec ces reines d’Afrique. C’est ainsi qu’est né le projet “Agbara Women”, pour rendre hommage à ces femmes gommées de l’histoire. Très connu pour ses célèbres photographies, Ishola Akpo a expérimenté pour cette exposition de nouveaux supports tels que le tissage, la broderie, la sculpture, le collage et la couture sur papier. Cette expérience est menée autour de trois séries « Agbara Women / photographies », « Traces d’une reine / collages » et enfin « Manifeste / tapisseries ». L’exposition exprime dans sa globalité, la détermination, la force et la résistance dont ont fait preuve ces reines africaines, mais également la fragilité de leur pouvoir face à toutes les formes d’opposition qu’elles ont pu rencontrer. « Agbara Women est une ode aux femmes et aux traditions africaines à travers un travail ambitieux, précis et inédit que nous avons l’honneur de présenter au musée de Ouidah », fait-on savoir du côté de la Fondation Zinsou. L’exposition Lors de la création de sa série « L’essentiel est invisible pour les yeux », travail conceptuel et documentaire qui explorait la mémoire de la dot du mariage de sa grand-mère à travers les objets restants, Ishola Akpo a appréhendé le rapport entre la place des femmes, les traditions et l’Histoire. Avec “Agbara Women”, il a souhaité approfondir ce thème avec les reines africaines. L’artiste redonne ainsi sa véritable place à la femme dans « la complexité des sociétés contemporaines mondialisées, où les liens séculaires se défont et concèdent de nouvelles normes ». Il plonge le visiteur dans une dualité dès les premiers pas en lui présentant une sculpture créée en collaboration avec le sculpteur Matthias Kaiser à Vienne en Autriche. Cette sculpture, une hache réalisée en céramique et en fer, est pour Ishola Akpo l’emblème de la résistance et donc de la force, mais la matière choisie pour le manche, la céramique s’oppose à cette résistance, car elle symbolise la fragilité du pouvoir de ces reines africaines. « Cette dichotomie, Ishola Akpo la livre également dans la série Traces d’une reine. Elle est représentée ici par le fil rouge cousu des treize collages de photographies et d’images d’archives, qui révèlent le pouvoir et la gloire oubliés des reines en Afrique ». L’artiste se plait à opposer l’aiguille, matérialisant la résistance des Reines, à la fragilité de leur pouvoir incarnée par le papier. Mais ce fil rouge exprime aussi le fil conducteur de l’histoire de ces reines. « Il relie archives et perspectives contemporaines permettant ainsi à Ishola Akpo de souder entre eux des éléments disparates pour créer une nouvelle histoire », lit-on dans la documentation de la structure d’accueil sur l’exposition. Sur certains de ces collages, Ishola Akpo a délibérément remplacé la tête des rois par celle des reines, mettant ainsi en scène des archives à la gloire de ces dernières. Il propose une autre version de cette histoire en réhabilitant ces femmes. Des femmes à qui l’artiste rend hommage et pouvoir en les présentant sous un autre prisme avec « Agbara women ». Dans cette autre série, il revient à son médium de prédilection, la photographie. Il construit, déconstruit le fond et la forme, et comme un peintre joue avec une palette de couleurs irradiant ces reines. « Il les désire scintillantes et les met en lumière pour leur rendre hommage. Pourtant rien n’est laissé au hasard dans les photographies d’Ishola Akpo, le choix des modèles, des accessoires, des couleurs... Tout a une source ». Sa culture Yoruba et ses traditions se veulent dominantes. De la couleur des costumes des reines présentes dans cette exposition, Ishola Akpo nous transporte vers le noir des douze tapisseries brodées à la main de la série « Manifeste ». Des mots dans des langues « traditionnelles » africaines : asanté, swahili, yoruba, zulu…, font écho à la résistance de ces reines et se laissent deviner lorsqu’on approche les œuvres. Aux visiteurs, il laisse le soin et le loisir de les décoder, les chercher, les déchiffrer, rendre visible l’invisible et percer le secret bien gardé de leur glorieux passé. « Ishola Akpo proclame sa résistance et signe avec ces manifestes une nouvelle façon de faire de la photographie et de créer de nouvelles images. La puissance, la force et la détermination mais aussi la fragilité de ces reines oubliées de l’histoire, ont transcendé sa sensibilité et sa créativité », note la Fondation Zinsou. Au-delà de l’hommage rendu à la femme, cette exposition se veut un complément d’archives, et le témoignage de l’engagement d’un artiste qui s’est dévoué sans réserve à la cause des reines d’Afrique oubliées. De l’artiste… Photographe et artiste multimédia, Ishola Akpo expérimente les possibilités du numérique, tout en mélangeant dans son travail modernité et tradition, jouant sur différents niveaux de lecture pour en faire des métaphores plurielles. La frontière entre réalité et fiction, identités fixes et identités multiples, reste au cœur de sa démarche. En 2013, lauréat de Visa pour la création (Institut français, Paris), il présente la série Pas de flash s’il vous plait ! Une réflexion sur l’interaction de la lumière sur les sujets photographiés, présentée sous forme de performance et d’exposition à l’Institut français de Cotonou. En 2014, il publie la série «L’essentiel est invisible pour les yeux » à partir d’une expérience familiale, qui illustre la dot de sa grand-mère, tout en insistant sur sa charge mémorielle. Cette réflexion le conduira à explorer le mariage contemporain. En 2015, avec la série « Les mariés de notre époque », Ishola Akpo, lauréat de Photoquai, rentre dans la collection du Musée du Quai Branly à Paris. Depuis, il multiplie les résidences artistiques. Son travail a été sélectionné dans plusieurs grands événements internationaux dont le Weltkulturen museum Frankfurt (Allemagne), Fotonoviembre, Tenerife (Espagne), Nuit blanche de Port-au-Prince (Haïti), Lagosphotos Festival (Nigeria), Festival Afreaka (Brésil). Ishola Akpo vit et travaille au Bénin. Il est entré dans différentes collections muséales et privées. Culture 13 août 2020


Ratification de la Charte amendée de l’Oci: La coopération économique et commerciale intra islamique renforcée
La Charte amendée de l’Organisation de la coopération islamique (Oci) dont la ratification par le Bénin a été autorisée, mardi 21 juillet dernier, par l’Assemblée nationale, est un outil juridique à énormes bénéfices pour le pays. Très émus par ce vote du Parlement, le député-imam, Ibourahima Ousmane et ses pairs de l’Union islamique du Bénin (Uib) ont salué cet acte, à travers une sortie médiatique, ce mercredi 12 août, à Cotonou. Avec la ratification de la Charte amendée de l’Organisation de la coopération islamique (Oci), le Bénin s’ouvre un nouveau boulevard d’opportunités dans le monde arabe, surtout aux plans économique et financier. Lors de sa conférence de presse, hier, mercredi, le député Ibourahima Ousmane rappelle que cette Charte vise le renforcement de la coopération économique et commerciale intra islamique en vue de réaliser une intégration économique et aboutir à la création d’un marché commun islamique, la promotion et le développement des sciences et technologies, la recherche et la coopération entre les Etats membres dans tous les domaines. Sa présentation du contenu du document se fera en deux parties. La première est consacrée à la présentation proprement dite de la Charte, et la seconde porte sur l’intérêt pour le Bénin de ratifier cet outil. Concernant la présentation de la charte, le conférencier informe que le document repose sur des objectifs et principes clairs et axés sur la promotion, entre autres, de la bonne gouvernance, des droits de l’homme, des libertés fondamentales, de la démocratie et de l’Etat de droit, de la protection de l’environnement. « Dans le préambule, les Etats membres de l’Oci réaffirment leur attachement aux principes de la Charte de Nations Unies et du droit international et aux droits de l’Homme. Ainsi, les pays de l’Oci sont déterminés à présenter et promouvoir les droits de la femme et à favoriser leur participation effective dans tous les domaines de la vie, soutenir les buts du droit humanitaire… », a déclaré l’élu du peuple. Il va marteler par la suite que l’autorisation de ratification de cette Charte, introduite par le gouvernement et adoptée par l’Assemblée nationale, montre à quel point le président Patrice Talon est respectueux des droits de l’homme. De plus, selon lui, le chef de l’Etat, par cette action, réaffirme à la communauté internationale et à ses concitoyens, son attachement à la défense des droits fondamentaux et à la lutte contre la pauvreté. Bénéfices pour le Bénin S’agissant de l’intérêt pour le Bénin de ratifier cette Charte, il affirme que le document permettra au pays d’accéder à divers mécanismes de financements contenus dans les accords spécifiques et surtout d’être éligible aux programmes de développement qu’offrent les banques et autres institutions de financement du monde arabe. En outre, Ibourahima Ousmane informe que cette Charte offre plusieurs avantages à la communauté islamique. Par ailleurs, le conférencier,évoque les nombreuses réalisations du président Patrice Talon. Asphaltage, réformes et réalisations dans tous les secteurs d’activités, rien n’a échappé à l’attention du député qui, fort de toutes les œuvres qu’il a citées, salue le courage et la ténacité du chef de l’Etat et des membres de son gouvernement. L’élu du peuple reste convaincu que Patrice Talon est l’homme qu’il faut pour le Bénin. Notons que Ibourahima Ousmane a été soutenu dans sa démarche par une foule de personnalités, notamment les membres de l’Uib, le haut dignitaire de l’Union Karim da Silva, l’ancien président du Conseil économique et social, Rafiou Toukourou, des présidents d’Ong et d’associations, pour ne citer que ceux-là. Plusieurs d’entre eux sont intervenus au cours de la conférence de presse pour apprécier l’autorisation de ratification de la Charte à sa juste valeur et annoncer d’autres actions de plaidoyer à l’endroit du Parlement pour le bonheur de la communauté islamique béninoise. Société 13 août 2020


Epiphane Sètondji Hossou, directeur général de l’Abssa: « Les mauvaises pratiques mettent à mal le soja du Bénin sur le marché chinois »
L’exportation du soja du Bénin vers la Chine se heurte à des pratiques peu orthodoxes qui risquent de plomber l’opportunité qu’offre l’accord entre les deux pays. Epiphane S. Hossou, directeur général de l’Agence béninoise pour la Sécurité sanitaire des aliments (Abssa), évoque ici la nécessité de respecter les exigences phytosanitaires et autres pour le maintien durable du soja béninois sur le marché chinois. La Nation : Les expéditions du soja du Bénin vers la Chine ont commencé et l’on note déjà des mauvaises pratiques. Parlez-nous-en ! Epiphane Sètondji Hossou: Qu’il vous souvienne que le gouvernement du Bénin a demandé et obtenu de la République populaire de la Chine, l’inscription du soja-grain sur le marché chinois. Cela s’est traduit par la signature, le 18 septembre 2019, d’un protocole d’accord entre le Bénin et l’Administration générale des Douanes de la République de Chine (Gacc). Il est donc impératif pour les acteurs de cette filière, en particulier les entreprises exportatrices enregistrées auprès de l’Agence béninoise pour la Sécurité sanitaire des aliments (Abssa), de respecter les clauses de cet accord pour maintenir durablement ce vaste marché prometteur pour le Bénin. Cela passe par le respect des exigences phytosanitaires liées à l’exportation du soja du Bénin vers la Chine, mais aussi des exigences sanitaires. Lorsque les exportateurs ont appris que le Bénin a pu inscrire le soja sur le marché chinois, il y a eu un engouement. Mais déjà, lors des premières expéditions, on a commencé à constater des dérapages. Il s’agit notamment du non-respect des procédures de contrôle et des exigences phytosanitaires et de la falsification des documents officiels devant accompagner le soja à l’exportation. Expliquez-nous davantage ! Lorsque l’exportateur s’enregistre auprès de l’Abssa et remplit toutes les conditions pour exporter, il doit adresser une demande à l’Abssa pour pouvoir déclencher la procédure de contrôle et d’inspection. C’est cela qui n’est pas fait. Des exportateurs se contentent d’envoyer des échantillons et disent qu’ils veulent des analyses pour exporter le soja. Il faut respecter la procédure. La demande d’inspection et de certificat pour l’exportation du soja doit contenir les précisions nécessaires. Et l’Abssa déclenche à son tour la procédure jusqu’à ce que l’exportateur ait les certificats requis. Autre pratique, l’on a constaté que des commissionnaires agréés en douane (là, je les indexe ouvertement et directement !) qui devraient faire les formalités pour les entreprises exportatrices, s’adonnent à un sale jeu de falsification des documents officiels. Or, les relations qui existent entre le Bénin et la Chine nous permettent rapidement de détecter ces cas de fraude. Que risque le Bénin avec ces mauvaises pratiques ? Bien que s’appliquant au soja du Bénin, les normes et exigences chinoises sur la sécurité sanitaire et la qualité des denrées alimentaires et aliments de bétail ne sont pas pris en compte dans le protocole d’accord. Cependant, les clients chinois sollicitent ces exigences sanitaires de qualité à travers la demande de divers certificats. D’après le protocole d’accord signé avec la Chine, il est impérieux pour nous de mettre en place des modalités dans le but de respecter les clauses y afférentes. Nous devons très tôt mettre fin aux mauvaises pratiques et nous donner des règles à suivre pour pérenniser ce marché. Sinon, nous risquons de perdre ce grand marché et un marché perdu pour cause de mauvaises pratiques, est difficile à reconquérir. Qu’encourent les fraudeurs ? Les textes ont prévu des sanctions dont le retrait d’office de la liste des exportateurs. Quelles sont les conditions à remplir pour exporter le soja du Bénin vers la Chine ? Pour exporter le soja vers la Chine, il y a des préalables comme je le disais tantôt. Il faut d’abord être enregistré auprès de l’Abssa en tant qu’entreprise exportatrice de soja. Il faut fournir à l’Abssa le permis d’importation du soja délivré par l’Administration générale des Douanes de la République de Chine. C’est-à-dire que c’est celui qui va prendre le soja en Chine qui doit fournir une copie authentique du permis d’importation. Après cela, il faut s’assurer que l’entreprise, une fois enregistrée au Bénin, figure dans la base de données de la Gacc. Ensuite, l’entreprise envoie une demande d’inspection et de certificat à l’Abssa qui délivrera les certificats requis. Mais je tiens à souligner que ce n’est pas seulement auprès de l’Abssa qu’il faut prendre des certificats. Il y a un certificat phytosanitaire qu’il faut prendre au niveau de la direction en charge de la Protection des végétaux ; un certificat d’origine à prendre auprès de la direction générale du Commerce (Dgc). Les certificats de non Ogm (Organisme génétiquement modifié) et de qualité sont à prendre auprès de l’Abssa. En plus de tout cela, il y a d’autres certificats que l’importateur demande de manière spécifique ainsi que les formalités douanières qu’il faut remplir pour obtenir le bordereau de livraison (Bl). Société 13 août 2020


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