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Nouvelles

Ratification de la Charte amendée de l’Oci: Un instrument juridique aux multiples bénéfices
A la faveur d’une conférence de presse animée, ce mercredi 12 août, à Cotonou, le député du parti Bloc républicain, Ibourahima Ousmane et ses pairs de l’Union islamique du Bénin (Uib) ont approuvé la ratification, par le Bénin, de la Charte amendée de l’Organisation de la coopération islamique (Oci). A cette occasion, le conférencier a présenté le contenu de la Charte et l’intérêt pour le Bénin de ratifier un tel document. Selon Ibrahim Ousmane, cette Charte adoptée en 1972 à Djedda puis amendée en 2008 à Dakar, repose sur des objectifs et des principes clairs. L’outil promeut, entre autres, la bonne gouvernance, les droits de l’homme, les libertés fondamentales, la démocratie et l’Etat de droit, la protection de l’environnement. Pour le député du parti Bloc républicain, l’autorisation de ratification de cette charte, adoptée par l’Assemblée nationale, montre à quel point le gouvernement du président Patrice Talon est respectueux des droits de l’homme et réaffirme à la communauté internationale et à ses citoyens, son attachement à la défense des droits fondamentaux et à la lutte contre la pauvreté. La ratification de ladite Charte présente aussi des intérêts économiques pour le pays, souligne Ibourahima Ousmane. Le document permettra, en effet, au Bénin d’accéder à divers mécanismes de financements contenus dans les accords spécifiques et surtout d’être éligible aux programmes de développement qu’offrent les banques et autres institutions de financement du monde arabe. En outre, Ibourahima Ousmane a présenté les avantages que la Charte amendée de l’Oci offre à la communauté islamique du Bénin. Pour finir, il a salué la clairvoyance du gouvernement Talon qui a introduit le document à l’Assemblée nationale puis, les nombreuses réalisations du chef de l’Etat à travers tout le Bénin. Tout cela témoigne que « l’amour du chef de l’Etat pour les filles et fils de notre pays est sans égard... », a-t-il soutenu. Actualités 12 août 2020


Sanni Didier Kouandé-Sounon, maire de Kouandé: « Nous allons créer des fermes dans chaque arrondissement »
Administrateur du travail, juriste et consultant, Didier Kouandé-Sounon est porté à la tête de la commune de Kouandé, département de l’Atacora, à la faveur des dernières élections communales et municipales. La promotion des cultures du terroir fait partie des priorités de gouvernance que le maire dévoile dans cet entretien. La Nation : Que retenir de votre parcours ? Sanni Didier Kouandé-Sounon: Je suis juriste et administrateur du travail. Actuellement, je suis en train de me spécialiser en passation des marchés publics à l’école doctorale de l’Université de Parakou où je suis une formation en contrats publics. J’ai commencé à travailler dans le cadre de l’animation des Ong depuis 2008. J’ai travaillé avec beaucoup de partenaires, notamment la Giz en tant que coordonnateur communal Eau, Hygiène et Assainissement de la commune de Kérou entre 2008 et 2010. Entre 2010 et 2013, j’ai travaillé avec Plan Bénin comme coordonnateur de la zone Toucountouna-Tanguiéta-Matéri-Cobly dans le cadre d’un projet sur l’éducation. Dès fin 2013, j’ai été consultant junior dans un cabinet où j’ai eu à former les élus sur la gestion des ouvrages d’approvisionnement en eau potable. En 2015, j’ai été nommé conseiller technique juridique du ministre de l’Eau jusqu’à l’avènement de la Rupture en 2016. Après, je suis resté au ministère de l’Energie avant de me retrouver à partir de 2017 à la Préfecture de Natitingou comme chargé de mission du préfet de l’Atacora, poste que j’ai occupé jusqu’à mon élection comme maire de Kouandé en juin dernier. Quelles sont vos priorités de gouvernance à la tête de cette commune ? La commune de Kouandé est essentiellement agricole. Ma vision dans ce domaine, c’est comment améliorer la productivité dans la commune. Dès ma prise de fonction, j’ai échangé avec les producteurs pour voir ce qui se fait par rapport à la production destinée à la consommation locale et à l’exportation. Car, une chose est de produire pour vendre et exporter, une autre est d’assurer l’autosuffisance alimentaire. J’ai informé le conseil communal de ma vision de créer des fermes communales dans chaque arrondissement, pour faire la promotion de l’élevage et de certaines cultures. J’ai vu qu’au Burkina Faso, il y a la production de variétés améliorées de noix de karité. A Kouandé, des tonnes de noix sont produites et soumises à l’exportation ou à la transformation artisanale par les groupements de femmes. En faisant 50 hectares par arrondissement, d’ici cinq ans, on pourra forcément tirer profit de la production en termes de ressources financières. Ainsi nous ferons la promotion de l’économie locale parce qu’aujourd’hui, le problème de mobilisation des ressources locales se pose. Pour cela, il faut que nous ayons des idées à long terme pour que la commune puisse s’assurer un taux suffisant en termes de mobilisation des ressources propres. Et je pense qu’à travers la production de noix de karité, on peut devenir une commune phare pour cette culture. Quelle sera la place du tourisme dans vos actions ? L’autre priorité, c’est bien sûr la promotion du tourisme. Kouandé regorge d’énormes potentialités touristiques. Il y a par exemple les deux sites de Kaba à Péléma ainsi que là où les colons avaient installé leur base militaire pour affronter le héros, que nous allons promouvoir. Il y a d’autres sites. Actuellement, je suis en train de travailler avec le professeur Léon Bio Bigou pour la promotion du tourisme dans la commune de Kouandé. Les sites étant déjà répertoriés, nous sommes en train de réfléchir à comment former des guides touristiques et faire un peu de l’écotourisme dans la commune de Kouandé. Il y a également la fête de la Gaani qui attire beaucoup de touristes mais les conditions dans lesquelles s’organisent les manifestations ne permettent pas d’en tirer davantage de profit pour la commune. Il faut que Kouandé puisse disposer d’une place de la Gaani ; cela permettra de faire de cet événement culturel un événement touristique. La promotion des cultures du terroir vous tient donc à cœur… ? Tout à fait. Vous savez, la commune bénéficiera de la construction par le gouvernement d’une arène culturelle. Dès ma prise de fonction, j’ai eu à mettre à la disposition du ministère de la Culture un espace de deux hectares dont le levé topographique lui a été transmis. Il y a également la fête du petit mil qu’on appelle Yopaaka, un genre de fête de moisson en pays Natimba, à travers laquelle les producteurs disent merci à Dieu pour les récoltes obtenues. C’est une fête qui se célèbre le dernier week-end du mois de janvier et concerne également les populations de Tanguiéta, Toucountouna et autres qui y participent. On peut en faire une deuxième fête communale, une fête d’identité culturelle après la Gaani, et attirer également des ressources. Dans le cadre de la promotion de l’économie locale, il est également important que nous puissions organiser des foires de promotion artisanale pour faire connaître tout ce que Kouandé a comme potentialités économiques et produits locaux. Les ambitions sont nobles. Mais les rivalités politiciennes ne pourraient-elles pas constituer un blocage à la concrétisation de ces rêves ? Nous essaierons de faire ce que nous pouvons pour conjuguer les efforts pour le développement de la commune. C’est vrai qu’il y a trois formations politiques qui constituent le conseil communal, mais chacun de nous est élu d’abord pour apporter sa pierre à l’édifice du développement communal. Chacun fera ce qu’il faut pour que nous soyons un ensemble homogène pour regarder dans cette même direction. Je pense que les élus de Kouandé sont tous acquis à la cause du développement de leur commune et qu’ils vont tous accompagner ma vision. Actualités 12 août 2020


Gestion des finances publiques: Les acteurs s’imprègnent des réformes budgétaires
La loi n°2013-14 du 27 septembre 2013 portant loi organique relative aux lois de finances (Lolf) est au cœur d’un atelier de formation ouvert, ce lundi 10 août, à Bopa. Les cadres de l’Unité de gestion des réformes (Ugr) des finances publiques et les points locaux des structures de mise en œuvre s’outillent sur les modalités et les innovations en matière budgétaire. Le passage d’un budget organisé selon le type de dépenses (budget de moyen) à un budget structuré selon les politiques publiques (budget de programme), est l’une des principales innovations introduites par la réforme des finances publiques. Émanant de la directive n° 06/2009/Cm/Uemoa du 26 juin 2009 portant loi de finances, elle est transposée au Bénin par la loi n°2013-14 du 27 septembre 2013 portant loi organique relative aux lois de finances (Lolf). A la faveur d’un atelier de formation qui se déroule du 10 au 14 août à Bopa, les cadres de l’Unité de gestion des réformes (Ugr) des finances publiques et les points locaux des structures de mise en œuvre en matière de pilotage desdites réformes échangent sur les modalités de sa mise en œuvre, les normes en matière de comptabilité et de statistiques des finances publiques et autres principes de bonne gestion des fonds publics. Cette formation se tient grâce à l’appui technique et financier du Programme d’appui à la gestion des investissements publics et à la gouvernance (Pacipg) et du ministère de l’Économie et des Finances. Selon Alban Bienvenu Bessan, coordonnateur de l’Ugr, elle vient à point nommé à l’orée de la généralisation de la double commande et du basculement vers le nouveau Système d'information de gestion des finances publiques (Sigfp). En fait, l'exécution du budget 2020 se fait suivant l’approche programme qui se traduit par l'introduction des données d'exécution dans ce nouvel outil de gestion, simultanément avec la saisie sur l’ancien système : le Sigfip. Il est question de tester la robustesse du nouveau système avant son extension à l’ensemble des structures publiques dès janvier 2021. Pour ce faire, il paraît nécessaire de renforcer les compétences des acteurs, notamment sur la nouvelle organisation des unités budgétaires, les pratiques et les règles de gestion financière et comptable, indique Alban Bienvenu Bessan. Outils Sous la houlette du formateur Oscar Mètinhoué, les participants comprendront mieux les principales innovations introduites par la Lolf 2013 par rapport à la Lolf de 1986 et l’adaptation des principes budgétaires à la nouvelle gestion publique. Ils se familiariseront avec les outils tels que la budgétisation en Autorisation d’engagement et en Crédit de paiement (Ae/Cp), le Document de programmation pluriannuelle des dépenses (Dppd), le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep), le Projet annuel de performances (Pap), le Rapport annuel de performances (Rap). A travers des cas pratiques, la formation les aidera à consolider leurs connaissances de l’expérience française de la Lolf et des institutions en charge de la mise en œuvre des réformes en France. Ils s’approprieront les enjeux et les pratiques des nouveaux outils de préparation, d’exécution et de contrôle budgétaire. Un guide méthodologique qui découlera de la formation devrait consolider ces acquis pour une mise en œuvre effective des réformes. La session ouverte hier est la première d’une série programmée au profit des acteurs de la gestion des Finances Publiques, indique Alphonse Akpamoli, coordonnateur du Pagipg. A l’en croire, un vaste programme de renforcement des capacités est concocté à l’intention des cadres de l'Ugr, des contrôleurs budgétaires au niveau des institutions, du personnel de la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, etc. Actualités 11 août 2020


Reprise des cours au niveau du primaire: Calavi entre enthousiasme et respect des mesures barrières
Après quatre mois de vacances imposées par le Covid-19, l’école primaire béninoise s’éveille de nouveau avec les apprenants du Cours d’initiation (Ci) au Cours moyen première année (Cm1). Tout se passe normalement à Abomey-Calavi, avec comme particularité pour cette reprise, la prise en compte des gestes barrières. Lundi 10 août. Il est 15 heures. Les apprenants retardataires de l’Ecole primaire publique de Zoca pressent les pas pour rallier l’établissement. Une fois le seuil de la cour franchi, ils se dirigent vers le dispositif de lavage des mains à l’eau et au savon. Ce rituel accompli, ils peuvent regagner leurs salles de classe. Pour ceux qui doutaient d’une reprise effective des cours, l’école primaire a bel et bien renoué avec les activités pédagogiques, dans le respect des mesures barrières. « Certains parents avaient des doutes par rapport à la reprise effective des cours. Ils n’ont pas daigné envoyer leurs enfants ce jour. C’est ce qui explique les quelques absences que nous avons enregistrées »,explique Marius Agnis, maître du Cm1. « Quand on observe une pause, certains écoliers se laissent trop aller à l’amusement. Nous essayons de calmer les enfants qui sont pressés d’aller regarder la télé à la maison », renchérit Kada Bakary, enseignant du Cp, au complexe scolaire, ‘’Le Péniel’’. Dans la cour de ces deux établissements comme dans les salles de classe, la discipline règne. Dispositifs de lavage des mains à l’eau et au savon installés de part et d’autre, les mesures d’hygiène, la propreté des lieux et la rigueur dans les salles de classe sont quelques signes visibles notés et qui attestent que la reprise des cours rime avec la prise en compte des consignes de lutte contre la pandémie. « Nos écoliers nous ont beaucoup manqué. L’école est la deuxième famille de l’enseignant. Je suis très ravi de revoir mes apprenants, parce qu’ils sont revenus en pleine forme », se réjouit Marius Agnis. Quant aux écoliers ils sont aussi enthousiastes d’avoir repris. «Je suis contente de revoir mes camarades de classe, parce que nous sommes trop restés à la maison », confie Rolande Edou, écolière en classe de Cm1 à l’Epp Zoca. « Je suis heureux de revoir tous mes amis en pleine santé », ajoute son camarade de classe, Malick Lansou. A l’école privée ‘’Le Péniel’’ d’Abomey-Calavi, apprenants et enseignants ont bien repris les cours mais avec quelques pincements au cœur. « Autrefois, la reprise des cours était marquée par les embrassades. Mais aujourd’hui, nous sommes tenus de respecter les gestes barrières», se désole-t-il. Vigilance La vigilance reste de mise dans les écoles. On évite les attroupements. « Nous faisons sortir les classes à tour de rôle pour la recréation », explique Kada Bakary, maître du Cours préparatoire (Cp). Dans les deux établissements, les enseignants ne veulent pas perdre de temps. Cette première journée est consacrée aux évaluations diagnostiques. A 15 heures 30, la quasi-totalité des élèves du Cm1 de l’Epp Zoca étaient en classe pour composer pour le compte de la deuxième épreuve de la journée. « Nous les avons soumis à une épreuve le matin. Ils composent actuellement dans d’autres matières. Nous ferons une correction collective après. Ces évaluations sont indispensables pour apprécier le niveau des apprenants », indique-t-il. Le schéma reste le même pour les trois premiers jours de la semaine afin d’apprécier le niveau réel des élèves après le long repos imposé par le Covid-19. « Ce mardi, les enfants seront soumis aux épreuves de mathématiques et de dictée. Demain mercredi, nous ferons également la correction collective des épreuves de la veille. Ensuite, nous allons remplir les fiches et faire le rapport de la reprise et l’envoyer à qui de droit », détaille-t-il. La règle ne varie pas dans le privé. « Nous remettons le compteur à zéro. Nous faisons le tour des différentes matières afin de donner le maximum de notions aux apprenants et les aguerrir pour l’année scolaire prochaine», renchérit l’enseignant du privé. Tout ceci se fait conformément à l’agenda du ministère des Enseignements maternel et primaire. « A la suite de ces différentes étapes, nous allons prévoir, selon le programme du ministère, les activités de remédiation afin de corriger les insuffisances notées au niveau des apprenants», dévoile Marius Agnis. Les activités de remédiation n’excluent aucun champ de formation. « Ces activités intègrent toutes les disciplines à savoir français, mathématiques, lecture, expression écrite… ». Aucun incident n’est à relever au cours de cette première journée de reprise des classes au niveau du primaire. Les enseignants doivent rester tout de même vigilants en ce qui concerne le port de masques par les apprenants. « Certains élèves tentent d’enlever leurs masques afin de mieux respirer. Nous veillons à ce qu’ils ne s’en débarrassent pas », souligne-t-il. Seul hic noté au niveau de ces établissements, la distanciation sociale qui peine à être observée, en raison des effectifs dans les salles de classe. Cette reprise dure environ quatre semaines. Toutefois, les longues vacances imposées par le Covid-19 ont faussé les calculs au niveau des établissements privés qui peinent à recouvrer les frais de scolarité. La note que prépare Salimatou Doumbouya, secrétaire à l’école ‘’Le Péniel’’, à envoyer aux parents d’élèves, aidera peut-être cet établissement à recouvrer ses créances. Education 11 août 2020


Viol et complicité: Clément Fongnikin et Thibaut Makponfa condamnés ; Omer Aïdohouedo acquitté
Accusés de viol et complicité de viol, trois hommes ont comparu, mercredi 5 août dernier, devant le Tribunal de première instance de deuxième classe d’Abomey-Calavi, statuant en matière criminelle. Au terme du procès, les nommés Clément Fongnikin et Thibaut Makponfa ont été reconnus coupables de viol et ont pris 10 ans de réclusion criminelle. Poursuivi pour complicité de viol, le nommé Omer Aïdohouedo sera finalement acquitté alors qu’il aura déjà passé plus de 3 ans en prison. Le quinzième dossier au rôle de la session criminelle du Tribunal d’Abomey-Calavi a porté sur une affaire de viol et de complicité de viol qui a fait comparaître les nommés Clément Fongnikin, Thibaut Makponfa et Omer Aïdohouedo. Les deux premiers ont pris 10 ans de prison et le dernier a été innocenté. Pour leur défense, les accusés font savoir qu’ils sont adeptes de Oro et que c’était à l’occasion d’une sortie du fétiche. Comme on le sait, les femmes sont interdites de croiser ce fétiche. La bande avait donc pour rôle de baliser le chemin et au besoin, d’éviter aux femmes cette rencontre qui peut se révéler douloureuse et dangereuse pour elles. Mais finalement, c’est la bande qui s’est avérée dangereuse et nuisible pour la jeune M. H., élève âgée de 22 ans qui a été violée, vers six heures du matin alors qu’elle se rendait au cours. Les enquêtes ont permis d’interpeller des membres de la bande, notamment les sieurs Clément Fongnikin, Thibaut Makponfa et Omer Aïdohouedo. Une enquête a été ouverte et le juge du deuxième cabinet a, à l’issue de l’instruction, ordonné la mise en accusation devant le tribunal de première instance de deuxième classe d’Abomey-Calavi statuant en matière criminelle des nommés Clément Fongnikin et Thibaut Makponfa pour les faits de viol, et de Omer Aïdohouedo pour complicité de viol. A la barre, les deux accusés de viol n’ont pas nié les faits. Clément Fongnikin et Thibaut Makponfa disent n’avoir rien prémédité et avoir commis les faits sous l’influence de l’alcool. Face au tribunal, Omer Aïdohouedo assure n’être pas resté sur les lieux pendant que les autres violaient la fille. Il dit ne pas se reconnaître dans les faits de complicité de viol. Mais au dire de la victime, Omer était bien là. « Il a dit aux autres que ce qu’ils sont en train de faire n’est pas bon… Les autres lui ont dit que s’il n’était pas d’accord, il pouvait partir… Je reconnais que Omer ne m’a pas touchée…», a déclaré la victime. Elle dit avoir surmonté ce traumatisme avec l’aide de son mari et de ses parents même si elle a dû abandonner les cours sur recommandation de son homme. Mais la victime dit ne pas vouloir se constituer partie civile au procès.Tout en respectant ce choix de la victime, l’avocate commise pour les intérêts civils a suggéré au tribunal d’infliger une peine exemplaire aux coupables. Pour elle, les faits sont commis avec des circonstances aggravantes, notamment par une association de délinquants qui sont aussi coupables de coups et blessures. « Vous avez en face de vous des délinquants, de caractère violent, insensibles à la douleur des autres… Ils ont posé des actes d’une froideur déconcertante et d’une atrocité inimaginable… Ils étaient assis et ils prenaient de l’alcool quand ils ont aperçu leur proie, contrairement à ce qu’ils disent sur une quelconque sortie de fétiche… Le fétiche Oro ne prône pas la violence, il prône la paix et la sécurité. Et ce fétiche vénère la femme. Les agresseurs ont simplement abusé de la fille malgré ses supplications. Les éléments au dossier sont clairs.», va laisser entendre l’avocate des intérêts civils. Clémence ! Prenant ses réquisitions, le ministère public a relevé que les faits de viol sont constants et les personnes mises en accusation ont reconnu les avoir commis. Pour le représentant des intérêts de la société, les faits sont assez odieux et les circonstances évoquées par les agresseurs (consommation d’alcool, sortie de fétiche) n’enlèvent rien à la gravité des actes. C’est pourquoi il a invité le tribunal à reconnaître les nommés Clément Fongnikin et Thibaut Makponfa coupables des faits de viol et à les condamner à 30 ans de réclusion criminelle. Quant au nommé Omer Aïdohouedo, le ministère public dénote qu’il n’est pas resté constant dans ses déclarations et même si la fille abusée reconnait qu’il ne l’a pas touchée, il est évident que le nommé Omer Aïdohouedo n’a pas porté assistance à la victime en danger. Le ministère public a alors suggéré au tribunal de requalifier les faits de complicité de viol en non-assistance à personne en danger et de condamner le nommé Omer Aïdohouedo à deux mois de prison. Sans chercher à rejeter les faits, le conseil du nommé Thibaut Makponfa, accusé de viol, a plaidé pour que le tribunal tienne compte des remords sincères et de la collaboration de son client à toutes les étapes de la procédure. « La victime a dit avoir pardonné, avoir oublié le passé. Quoique les faits soient graves, vous constaterez que l’ordre public est apaisé. Et si l’ordre public s’est calmé, vous trouverez le moyen d’être clément », a déclaré le conseil de l’accusé avant d’entonner un chant de miséricorde. Le conseil de Clément Fongnikin, accusé de viol, ira dans le même sens que son collègue. Il indique que les examens faits sur son client, montrent qu’il était particulièrement un accroc de l'alcool. C’est pourquoi il a plaidé pour que le tribunal tienne compte aussi des circonstances. Relevant et saluant la clémence de la victime, il a invité le tribunal à faire autant. Quant au conseil du nommé Omer Aïdohouedo, accusé de complicité de viol, il rappelle qu’est complice la personne qui par influence, par ordre, par assistance ou par aide, a contribué à la commission des faits. Il fait savoir que dans le cas d’espèce, il n’y a pas d’actes probants concluant à une complicité de viol. S’agissant de la requalification des faits par le ministère public en non-assistance à personne en danger, le conseil du nommé Omer Aïdohouedo rappelle que la victime elle-même a soutenu que son client a intercédé pour elle en demandant aux agresseurs d’arrêter ce qu’ils font. Il précise que sur les faits de non-assistance à personne en danger, la loi stipule que c’est quand l’on refuse de porter assistance alors qu’il n’y a pas de risque pour soi-même. « Mon client a fait ce qu’il pouvait, il pouvait faire davantage mais il risquait aussi sa vie», va ajouter le conseil de Omer Aïdohouedo avant de demander au tribunal de reconnaitre que l’infraction de non-assistance n’est pas non plus établie et de relaxer purement et simplement son client. Dans son verdict, le tribunal est allé dans le sens de la défense, faisant preuve de clémence. Après en avoir délibéré, le tribunal a reconnu les nommés Clément Fongnikin et Thibaut Makponfa coupables de viol. Ils ont pris chacun 10 ans de réclusion criminelle. Quant à Omer Aïdohouedo, il a été purement et simplement acquitté. Il recouvre sa liberté après trois ans en prison? Les faits Courant janvier 2017, notamment le mardi 10 janvier, aux environs de 6 heures, alors qu’elle rentrait chez elle afin de s’apprêter pour les cours de sept heures, la nommée M. H., élève en âge de 22 ans, a été agressée par un groupe de sept jeunes parmi lesquels figurent les nommés Clément Fongnikin, Thibaut Makponfa et Omer Aïdohouedo. Ceux-ci ont administré des gifles à la fille, couvert son visage avec une étoffe, bâillonné sa bouche avec leurs mains et l’ont menacée de mort au cas où elle ne garderait pas le silence. Ensuite, les agresseurs ont déshabillé la fille de force, l’ont projetée par terre et ont entretenu à tour de rôle des rapports sexuels avec elle. A la fin, ils lui ont arraché son téléphone portable de marque Infinix et son porte-monnaie contenant une somme de 35 000 F Cfa, avant de la laisser rentrer chez elle. Une fois rentrée, elle informa aussitôt sa colocataire des faits et porta plainte contre ses agresseurs. De la bande, seuls les nommés Clément Fongnikin, Thibaut Makponfa et Omer Aïdohouedo ont pu être appréhendés, interpellés et inculpés de viol. Le juge du deuxième cabinet a, à l’issue de l’instruction, ordonné la mise en accusation devant le tribunal de première instance de deuxième classe d’Abomey-Calavi statuant en matière criminelle des nommés Clément Fongnikin et Thibaut Makponfa pour les faits de viol, et de Omer Aïdohouedo pour complicité de viol. Composition du Tribunal Président : Essowé Battamoussi Assesseurs : Guy Honga, Médard Gandonou, Serge Hounnouvi, Blanche Adonon Ministère public : Aubert Kodjo Greffier : Viviane Houssou Société 10 août 2020


Fédération béninoise de Rugby: La course au renouvellement du comité exécutif enclenchée
Le mandat du comité exécutif de la Fédération béninoise de Rugby (Fébérugby) dirigé par Faustin Dahito arrive à expiration le 17 septembre prochain. En prélude à l’assemblée générale élective prévue pour le mercredi 16 septembre prochain au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou, Roger Allagbé, secrétaire général de la Fébérugby, en respect des dispositions statutaires et réglementaires (Art. 28 des statuts et Art. 11 du Règlement intérieur), a enclenché le processus de renouvellement du comité exécutif depuis le lundi 3 août dernier. Selon un communiqué ont il est signataire, les personnes désireuses de postuler ont jusqu’au 1er septembre, prochain, pour déposer leurs candidatures au siège du Cnos-Ben ou auprès du secrétaire général de la Fébérugby (pour ceux qui sont hors de Cotonou). Signalons que le comité exécutif de la Fédération béninoise de Rugby est composé de 11 membres à savoir un président, un vice-président, un secrétaire général, un secrétaire général adjoint, un trésorier général, un trésorier général adjoint, un responsable à l’organisation, deux responsables adjoints à l’organisation, un arbitre et une femme. Sports 10 août 2020


Revue du secteur agricole gestion 2019: Apprécier le niveau de mise en œuvre des réformes
Bonaventure Kouakanou, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a procédé, jeudi 6 août à Cotonou, au lancement de la revue du secteur agricole 2019. Pendant deux jours, les participants vont apprécier le rapport de performance du secteur au titre de l’année 2019. Apprécier les performances du secteur agricole au titre de l’année 2019 et passer en revue les questions d’ordre stratégique. C’est l’objectif de la revue du secteur agricole qui rassemble, dès jeudi 6 août, les cadres du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, la Plateforme nationale des Organisations paysannes et de producteurs agricoles du Bénin (Pnoppa-Bénin), les Organisations de la Société civile et les partenaires techniques et financiers à Cotonou. A cette occasion, Arouna Lawani, président de la Pnoppa-Bénin, s’est réjoui de la tenue de cet atelier qui permettra de passer au peigne fin les performances du secteur. Il a félicité tous les acteurs ayant contribué à l'amélioration des indicateurs. « Les avancées enregistrées en 2020 témoignent des efforts du gouvernement », a-t-il déclaré. A l’en croire, l'interdiction de la transhumance, la transmission à l’Assemblée nationale pour examen et vote du projet de loi portant conditions de création, mission, organisation et fonctionnement des organisations interprofessionnelles agricoles en République du Bénin, la création du fonds d'appui à la transhumance sont entre autres actions ayant favorisé les résultats enregistrés dans le secteur. Adjéoda Amoussou, président de la Chambre nationale d'agriculture, salue les efforts des agriculteurs et des partenaires et se dit heureux de la volonté du gouvernement de révolutionner le secteur. Pour lui, la campagne dernière a connu un engagement fort des producteurs. « Nous sommes au carrefour de l'espoir car le Bénin est le premier producteur de coton en Afrique», a-t-il confié. Véronique Janssen, représentante de l'Union européenne et chef de file des Partenaires techniques et financiers du secteur agricole, a salué l’efficacité avec laquelle le rapport de performance du secteur agricole 2019 a été élaboré en dépit de la crise sanitaire qui a paralysé le pays depuis mars 2020. « Ceci témoigne de la capacité d'adaptation ou de résilience de votre ministère en ces jours de grands changements », a-t-elle confié. Selon elle, l’année 2019 a été marquée par une contribution à la croissance économique nationale de 1,47 %, une contribution d’environ 28 % au Pib 2019, un accroissement de la production vivrière et des cultures d’exploration telles que l’anacarde, le coton, le soja et le karité et la réduction sensible du taux de prévalence de la malnutrition chronique des enfants de moins de 5 ans. A cet effet, elle rassure le gouvernement du soutien des Ptf pour mettre en place une agriculture adaptée au changement climatique et pour renforcer la résilience des exploitations agricoles. Bonaventure Kouakanou, directeur de cabinet, représentant le Maep, rappelle le bien-fondé de cette rencontre qui revêt une importance capitale au regard des défis que l’agriculture béninoise se doit de relever pour sa meilleure contribution à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté. « Au-delà d'une tradition, la revue s'impose pour apprécier les niveaux de mise en œuvre des réformes dans le secteur et passer en revue les questions d’ordre stratégique », a-t-il expliqué. Société 10 août 2020


Conditionnement d’eau de table: Les producteurs dans la dynamique d’assainissement du secteur
A l’initiative du ministère de l’Industrie et du Commerce, les producteurs d’eau conditionnée ont été sensibilisés à la réglementation en vigueur au Bénin. Et pour préserver la santé des populations en cette période de pandémie à coronavirus, un assainissement du secteur s’impose. La production d’eau conditionnée en cette période de pandémie nécessite le respect des normes sanitaires. En cela, les autorités béninoises, depuis quelques jours, organisent des séances de sensibilisation des acteurs spécialisés dans la production d’eau de table. Cette initiative saluée par ces derniers ne manque pas d’intérêt aux yeux de certains. « La séance de sensibilisation organisée par le ministère de l’Industrie et du Commerce est une bonne initiative. Elle a un bon écho. Il nous revient de prendre le taureau par les cornes et de montrer notre sérieux pour assainir le milieu », a indiqué Coffi Zossoungbo, un des acteurs membres de l’Union nationale des producteurs d’eau conditionnée. Il estime que leur union et le ministère optent pour un même combat. Et dans ce contexte de pandémie, il y a lieu de revoir les choses. « Notre sérieux et notre rigueur peuvent aider à assainir notre milieu », pense-t-il. En plus de la séance à leur intention, Coffi Zossoungbo souhaite que l’État vienne à leur secours. Notamment en ce qui concerne l’accès aux sachets biodégradables et aux prêts bancaires pour asseoir une véritable entreprise. Ce faisant, les producteurs peuvent parvenir à quitter l’informel et payer leurs impôts et autres taxes. « Si l’État peut nous appuyer à faire des prêts pour assainir notre milieu, nous sommes prêts à payer les impôts et les taxes pour nous conformer à la loi », a indiqué le producteur Coffi Zossoungbo. À l’endroit de ses collègues, il suggère l’uniformisation des prix et le respect des textes en vigueur. L’essentiel, selon lui, est de bien aménager les centres de production pour éviter des problèmes de santé aux consommateurs. Toutefois, ces derniers ne doivent pas craindre pour leur santé en cette période de pandémie du coronavirus, d’après lui. Car, il y a des dispositions prises à cet effet, même si dans le lot, certains font fi des obligations sanitaires. Pour améliorer la production et assainir le secteur, pense pour sa part Edgard Boko, les acteurs doivent accepter de se faire enregistrer pour être connus des autorités. « Je demande à tous les producteurs d’eau conditionnée de se faire enregistrer selon la réglementation pour être connus de nos autorités. Parce que c’est de l’eau que nous servons à la population », lance-t-il. L’Etat sollicité Edgard Boko salue la démarche du ministère de l’Industrie et du Commerce et de ses structures en cette période de crise sanitaire. Il a aussi rassuré que le consommateur ne doit pas s’inquiéter, car un effort considérable est fait au niveau de certaines unités de production, pour le respect scrupuleux des mesures. « C’est la machine qui conditionne tout. Celui qui est sur la machine porte des gants ; il y a des lave-pieds et des lave-mains. Le producteur fait tout ça avant d’entrer dans la salle de production pour faire face à la machine », explique-t-il. Selon lui, il est aussi organisé des visites médicales pour voir si les producteurs ne souffrent pas de maladies telles que l’hépatite. Malgré toutes les précautions à prendre pour assurer une qualité de service à la population, il fait remarquer que des brebis galeuses ne manquent pas dans ce milieu où diverses qualités d’eau foisonnent sur le marché. L’intervention de l’État est la seule solution pour mettre un terme à la tricherie au mépris de la santé des consommateurs. Société 10 août 2020


Election présidentielle de 2021: Moele-Bénin désigne Patrice Talon comme son candidat
La poursuite des actions de développement en cours au Bénin depuis plus de quatre ans. C’est l’option faite par les militants du parti Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin). Dimanche 9 août à Cotonou, au terme de son deuxième conseil national, le parti a opté pour le président Patrice Talon qu’il a désigné comme son candidat pour l’élection présidentielle de 2021. Jacques Ayadji, président du parti Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin) candidat à l’élection présidentielle de 2021. Cette option ne semble pas bénéfique. En tout cas, elle n’a pas trouvé grâce aux yeux des délégués du parti, participant au deuxième conseil national organisé dimanche 9 août à Cotonou sous le thème « Le Bénin 60 ans après son indépendance: défis et perspectives ». Sa candidature n’a recueilli que 20 % des suffrages des votants. Les 80 % restants sont allés en direction de la désignation du chef de l’Etat comme le meilleur candidat, et donc à même de bénéficier du soutien du Moele-Bénin. Cette décision de la deuxième plus grande instance de cette formation politique trouve sa justification, au dire de Babatoundé Biyao, porte-parole du parti, dans les actions de développement engagées par l’actuel locataire de la Marina. A l’occasion, les délégués venus des 12 départements et des 77 communes du Bénin ont mené de riches réflexions et surtout scruté l’horizon politique, à huit mois de la prochaine élection présidentielle. Le Moele-Bénin note au regard du parcours du pays depuis son accession à la souveraineté internationale, « une rupture progressive, ces quatre dernières années, d’avec beaucoup de maux qui freinent le décollage économique». Le parti, au terme de ses échanges, constate avec « fierté et satisfaction que le folklore, longtemps entretenu au sommet de l’Etat, a cédé la place à l’efficacité et au travail bien fait » avec Patrice Talon. « Il est loisible à chacun de voir à tous les points du territoire, les nombreuses réalisations », souligne Babatoundé Biyao dans sa déclaration. Malgré la floraison des chantiers, les éléphants blancs auxquels nous avons été habitués pendant des années, restent aujourd’hui de lointains souvenirs, salue-t-il ensuite.   Un choix justifié « Sans tambour ni trompette, tout le pays est mis en chantier. De partout, des travaux titanesques sont réalisés. Ces prouesses et avancées quoique perfectibles sont à l’actif du président Patrice Talon ». Ce dernier, en un laps de temps, s’est révélé à la face du monde comme un homme de vision, ambitieux pour son pays, précise le parti de Jacques Ayadji. En moins de cinq ans, des milliers de kilomètres de routes ont été bitumés et beaucoup d’autres en cours d’aménagement et de bitumage, des centaines de kilomètres de rues dans les villes ont été asphaltés et d’autres en cours, des dizaines de marchés modernes sont en cours de construction, le climat des affaires a été nettement amélioré, l’autorité de l’Etat a été restaurée… Des raisons pour justifier le choix du parti, il y en avait beaucoup. En moins de cinq ans, les concours frauduleux n’ont plus droit de cité, la dématérialisation et la numérisation des services publics sont effectives, l’alimentation en eau potable de plusieurs villes et villages s’est nettement améliorée, la disponibilité en énergie électrique aussi, et les travaux de construction de stations de traitement de boue sont en cours à Parakou, Abomey-Calavi et Sèmè-podji. « Ces nombreuses réalisations, dont la liste n’est pas exhaustive, sont non seulement le fruit de réformes ardues mais aussi de l’engagement et de la détermination du chef de l’Etat à inscrire le nom de son pays sur la liste des nations prospères », indique la déclaration lue par le porte-parole du parti. Autant de choses qui finalement fondent les délégués à ces assises à surseoir à la candidature du chef de parti, au profit de celle du président Patrice Talon. D’ailleurs, avec lui, Moele-Bénin voit tout tracés les sillons d’un autre Bénin et invite déjà la population à se rallier à la cause du développement en soutenant son choix. Un choix qui, dans les semaines à venir, sera partagée avec la population en général à travers des descentes sur le terrain que projettent les responsables du parti, a assuré la vice-présidente, mettant un terme aux travaux. Actualités 10 août 2020


Téléconsultation au Bénin: Kea Medicals amorce une révolution pour sauver des vies
Bénéficier d’une prise en charge médicale rapide et à distance, c’est désormais possible au Bénin avec Kea Medicals. Une application qui vous met en contact avec des professionnels de santé de tous horizons par téléconsultation. Le lancement de cette application s’est déroulé, jeudi 6 août dernier à Cotonou, en présence des représentants de la Fondation Mtn et de Sèmè City qui soutiennent le projet. Les difficultés d’accès à l’historique médical des malades entraînent une inefficacité des systèmes de santé. Face à cette situation, où l’on aurait pu sauver des vies, Kea, nouveau service de téléconsultation, offre l’Identité médicale universelle, pour permettre aux personnels de santé d’accéder à l’historique médical du malade en cas de besoin pour éviter des pertes en vie humaine. Pour Dr Arielle Ahouansou, nos vies ont changé drastiquement avec l’apparition du Covid 19, et cela montre comment la santé a un impact sur nos vies. Elle rappelle que Kea, qui travaille depuis trois ans à garantir à chaque individu une bonne santé en lui offrant la possibilité d’avoir accès aux soins de qualité, réduit la crainte de ne pas avoir une solution à sa santé. Une réflexion qui, selon le Dr Arielle Ahouansou, a conduit au projet Identité médicale universelle dont elle est l’initiatrice. Il permet d’avoir des informations sur la santé des patients et impacte toute une famille. Les avantages liés à ce projet sont multiples. Ils concernent la rapidité, et le patient limite les déplacements et peut parler au médecin en un clic ; offre plus du sourire, parce que vous obtenez une satisfaction prompte grâce à un service instantané; plus d’économie sur les frais habituels de consultation ; plus de proximité, le médecin peut vous soulager quels que soient le lieu et l’heure ; le patient a tous les médecins spécialistes à portée de main et partout. Le malade peut surtout accéder à tout moment à son dossier médical et recevoir son ordonnance depuis l’application Kea. Kea offre également au médecin la possibilité d’augmenter ses revenus en consultant où qu’il soit et peut mieux organiser son agenda pour gagner du temps tout en étant aux côtés de ses patients, leur garantir la satisfaction par un meilleur suivi. Il permet aussi aux médecins d’élargir leur champ d’action quelle que soit leur position géographique. Comment ça marche ? Pour avoir accès aux prestations de Kea, le patient doit télécharger l’application Kea Medicals sur Playstore, créer son Identité médicale universelle, recharger son portefeuille Kea grâce à son compte Mobile money, puis choisir le médecin qui lui convient, lancer et payer la consultation et ensuite parler au médecin. Il recevra instantanément son ordonnance et ses prescriptions dans son application Kea à la fin de la téléconsultation. Le médecin, quant à lui, doit télécharger l’application, s’inscrire et soumettre son dossier Agent de santé, rester connecté pour recevoir sa première téléconsultation. Aussitôt après cela, il reçoit instantanément son revenu dans son portefeuille Kea à la fin de chaque consultation. Le projet Kea dispose de partenaires prêts à le soutenir dans sa volonté de rendre les soins accessibles par téléconsultation pour sauver des vies humaines. Parmi eux, on peut citer : Mtn, Sèmè-City, Task force innov Covid19 et Gsma. Jean-Claude Akogbéto, directeur de la Fondation Mtn, rappelle que dans le cadre de la riposte au Covid-19, sa fondation a apporté un soutien non négligeable aux couches vulnérables, notamment les détenus dans les établissements pénitentiaires, les personnes du troisième âge, les veuves, les orphelins et les enfants en situation difficile. Aujourd’hui, la Fondation Mtn est avec Kea Medicals pour procéder au lancement de la plateforme de consultation à distance ou téléconsultation. Selon Jean-Claude Akogbéto, le rôle de la fondation sera de vulgariser la plateforme à travers ses différents canaux de communication afin que la majorité de la population béninoise puisse s’y inscrire et procéder à des tests de dépistage du Covid- 19. Le but étant de prendre contact avec des professionnels de la santé sans pour autant quitter son domicile. « A travers cette initiative, la Fondation Mtn veut contribuer efficacement à la démocratisation de la plateforme de téléconsultation par le biais des nouvelles technologies de l’information et de la communication et ainsi être à l’avant-garde de l’innovation numérique », déclare Jean-Claude Akogbéto pour justifier son appui. Abdou Aboubakar, représentant le partenaire Sèmè City, a affirmé que sa structure est intéressée par toutes les innovations, et apporte son soutien au Kea Medicals parce qu’elle révolutionne, selon lui, le monde de la santé. La téléconsultation initiée par Kea brise, selon lui, les barrières de temps et apporte une fiabilité dans les consultations. Selon Abdou Aboubakar, ce projet résout beaucoup de problèmes en ce qui concerne les soins de santé au Bénin et anticipe sur un certain nombre d’entre eux. Sèmè City, en soutenant le projet Kea, est dans son rôle d’accompagner les initiatives. Rappelons que l’entreprise Kea Medicals créée en 2017 par Arielle Ahouansou a déjà remporté trois prix, notamment le prix projet Afrique future in Africa. La plateforme Kea Medicals, disponible sur internet, offre la possibilité d’avoir des informations médicales d’un patient sur une base de données en ligne qui reste accessible aux hôpitaux et aux médecins quelle que soit leur situation géographique. Le patient reçoit à partir des informations une identité médicale universelle. Société 10 août 2020


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