La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Cos/Lépi 2020: Les nouveaux membres installés
Les onze nouveaux membres du Conseil d’orientation et de supervision (Cos) chargé de l’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) sont officiellement installés dans leurs fonctions. Ils ont prêté serment, ce jeudi 6 août, dans les locaux de la Cour constitutionnelle, en présence des sept sages. Vérification de la présence des nouveaux membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi), rappel des dispositions juridiques portant composition, conditions d’entrée en fonction et mission assignée aux membres du Cos/Lépi puis, tour à tour, les onze membres ont juré de remplir leur mission avec loyauté et probité. « La Cour vous donne acte de ce que vous avez juré, de ce que vous avez prêté serment… La Cour constitutionnelle rappelle à votre conscience les obligations liées au serment : l’impartialité, surtout l’obligation de réserve, la loyauté qui transparaît dans le texte du serment, loyauté à l’égard de la République. Et c’est en étant assuré et rassuré que vous allez observer, chacun, ces obligations, et que le serment ne sera pas violé que (...) la Cour vous renvoie à l’exercice de vos fonctions », leur a lancé le président de la Cour constitutionnelle, Pr Joseph Djogbénou. Tels sont, en effet, les grands moments de la cérémonie d’installation des onze nouveaux membres du Cos/Lépi 2020. Poursuivant ses propos, le président de la Cour constitutionnelle rappelle, d’abord, aux heureux du jour, que la Lépi sera actualisée dans la perspective de la présidentielle prochaine. Il attire, ensuite, leur attention « sur le caractère fondamental du droit des citoyens d’être électeurs ». « Ce droit doit être préservé et vous êtes chargés d’en assurer la réalisation », leur martèle Pr Joseph Djogbénou. Il n’a pas manqué de souligner à l’attention de ses vis-à-vis, que l’établissement du fichier électoral est la première condition de la transparence d’une élection, de l’équité dans l’organisation d’une élection, et qu’ils sont garants, dès lors, de cette transparence et de cette équité. Actualités 07 août 2020


Programme national de développement du palmier à huile: Nobles ambitions pour un fleuron de l’économie en berne
D’un coût estimé à un peu plus de 10 milliards F Cfa, le programme national de développement de la filière palmier à huile augure d’un lendemain meilleur pour cette spéculation qui jadis faisait la fierté du Bénin. Mais, que prévoit ce plan de relance longtemps souhaité ? Les acteurs de la filière palmier à huile disposent désormais d’une boussole pour conduire à bon port cette culture qui fut premier contributeur à la croissance économique du Bénin. Validé, jeudi 30 juillet dernier à Cotonou, le Programme national de développement de la filière palmier à huile (Pndf-Ph) est l’outil qui portera désormais les actions de sa promotion. Il vise à améliorer, pendant les cinq prochaines années, la productivité des palmeraies béninoises et la mise en marché des produits du palmier à huile selon les normes de qualité et de durabilité. L’ambition est de porter la production de régimes de palme de 600 000 tonnes à 1000 000 de tonnes, à travers quatre objectifs spécifiques et quinze résultats attendus, relatifs à l’amélioration des systèmes de production, au renforcement du tissu industriel et artisanal de transformation, aux mécanismes de la commercialisation et à la facilitation de l’accès des différentes catégories d’acteurs de la filière aux guichets du Fonds national de développement agricole (Fnda) et autres structures financières. Le coût global du programme est évalué à 10,483 milliards F Cfa. Le Pndf-Ph 2020-2025 devrait marquer définitivement l’essor de cette culture, corroborant les efforts entrepris pour sa relance, après la longue crise qui a agité les Coopératives d’aménagement rural (Car). En fait, l’élaboration du programme fait suite à un certain nombre d’actions menées ces trois dernières années pour la relance de la filière. Il s’agit de la mise à disposition des producteurs de plants sélectionnés à coût réduit, l’acquisition d’équipements modernes pour l’entretien des palmeraies et la récolte de régimes, la formation des producteurs sur les itinéraires techniques de production, et des transformateurs sur les technologies de production d’huile de palme de bonne qualité, le renforcement. Motivations Dans la dynamique de promotion de chaînes de valeur ajoutées (Cva), le palmier à huile qui, jusqu’au début des années 70, constituait la première filière d’exportation du Bénin, est identifié parmi les filières à promouvoir. Elle est classée locomotive au niveau du Pôle de développement agricole 6, et en diversification dans les pôles 5 et 7. La relance de la filière s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation du Programme d’action du gouvernement (Pag) volet Agriculture et du Plan national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan 2017-2021). Pour Arouna Lawani, président de la Fédération nationale des producteurs de palmier à huile du Bénin (Fnpph-B), il est question de saisir l’opportunité de la position géographique du Bénin couplée à la forte demande du Nigeria qui ne produit que 1 million de tonnes d’huile rouge pour un besoin estimé à 3 millions de tonnes par an. L’huile de palme pour le marché régional est considérée par les acteurs comme prioritaire devant les quatre autres Cva identifiées à savoir huile de palme pour le marché national, huile palmiste pour le marché régional, amande de noix de palme et alcool de vin de palme (sodabi) pour le marché international. La production nationale d’huile de palme au Bénin s’élevait seulement à quelque 75 000 tonnes en 2013, selon les données de l’Institut national de la Statistique et de l’Analyse économique (Insae) sur la production agricole en 2015. Elle a chuté ces dernières années. Il s’agit alors d’augmenter fortement la production et la productivité au plan national afin de satisfaire la demande du grand voisin de l’Est qui date de plusieurs décennies, préconise Arouna Lawani. 25 000 ha à installer Le Pndf-Ph prévoit l’installation de nouvelles plantations, l’entretien et la mise aux normes des anciennes palmeraies, la promotion de la petite irrigation des palmeraies. Au nombre de 36 au total, les coopératives étaient installées sur 29 215 hectares dans les zones oléicoles dans les années 60 du Sud-Bénin, région propice pour la culture du palmier à huile. L’ambition affichée dans le nouveau programme de développement de la filière, c’est d’installer au moins 25 000 nouveaux hectares et d’améliorer d’au moins 20 % le rendement moyen à l’horizon 2025 ainsi que la transformation par la raffinerie et la savonnerie pour la satisfaction du marché national et sous-régional. Au vu des réalités agro-climatiques, relève Dieu-donné Konnon, un des consultants ayant travaillé à l’élaboration du document, il serait difficile d’envisager étendre la zone de production du palmier à huile en termes d’occupation de nouvelles aires géographiques en dehors du Sud-Bénin. D’où la nécessité de mettre l’accent sur la productivité, à travers la recherche-développement pour l’amélioration de la qualité des intrants de production et le respect des itinéraires techniques de production. En fait, le rendement moyen du palmier à huile au Bénin chute, notamment avec le changement des conditions pédoclimatiques. Il est passé de 8,512 tonnes/ha en 2008 à 5,95 tonnes/ha en 2013, d’après les données de la direction des Statistiques agricoles du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Dsa/Maep). La production de noix de palme suit la même tendance, passant de 319 500 tonnes en 2008 à 312 943 tonnes en 2015, selon l’évaluation du Plan stratégique de relance du secteur agricole (Psrsa) faite en 2016. Augmenter la production revient aussi à surmonter les contraintes telles que l’insuffisance de l’offre de graines germées aux pépiniéristes, l’insuffisance de l’offre de plants de palmier de bonne qualité aux planteurs et l’accès difficiles aux engrais spécifiques. Qualité et vente Le programme de développement de la filière envisage la modernisation des unités de transformation, l’amélioration de la qualité des huiles, la promotion et la labélisation des produits dérivés du palmier à huile, l’appui à l’organisation des acteurs, selon Dieu-donné Konnon. A fin 2024, il est attendu une augmentation d’au moins 30 % par rapport à 2018 des quantités d’huile de palme et d’huile palmiste vendues vers le Nigeria. En effet, deux grosses unités de transformation : l’usine de l’Industrie béninoise des corps gras (Ibcg) et l’huilerie du Complexe d’oléagineux d’Agonvy (Coda- Bénin S.A.)s’approvisionnent auprès des Car et écoulent leur produit sur le marché nigérian. Celles-ci sont en sous-exploitation à cause du faible niveau d’approvisionnement. Coda, par exemple, n’excède pas 30 % de sa capacité de production installée qui est de 70 000 tonnes de régimes par an. Par ailleurs, la qualité des huiles des transformateurs artisanaux (qui dominent le secteur) ne satisfait quasiment pas aux exigences des industries de transformation, notamment pour la fabrication de savons. Faible performance, manque d’équipements appropriés, méconnaissance des normes de qualité caractérisent le sous-secteur de la transformation. A tout cela s’ajoutent la concurrence des pays asiatiques, le manque d’organisations formelles pour l’exportation, la contrebande, le faible accès au financement agricole, le déficit et la non-fiabilité des statistiques de production de régimes, de noix, d’huile et autres produits dérivés. Ces contraintes, les acteurs devront les surmonter avec la mise en œuvre diligente du nouveau programme. Economie 07 août 2020


Travail des enfants: Engagement mondial contre les pires formes
Pour la première fois dans l’histoire de l’Organisation Internationale du Travail (Oit), une convention internationale du travail est ratifiée par les 187 Etats Membres en un minimum de temps. Relative aux pires formes de travail des enfants, la ratification permet désormais à tous les enfants de jouir d’une protection juridique. Depuis la création de l’Organisation internationale du Travail en 1919, le travail des enfants est une préoccupation centrale. Adoptée, il y a 21 ans par la Conférence internationale du Travail, la Convention n°182 de l’Oit, liée aux pires formes de travail des enfants, obtient la ratification universelle. Le directeur général de l’Organisation, Guy Ryder, a souligné l’importance de la démarche qui «reflète un engagement mondial selon lequel les pires formes de travail des enfants, telles que l’esclavage, l’exploitation sexuelle, l’utilisation des enfants dans les conflits armés ou d’autres travaux dangereux ou illicites qui compromettent la santé, la moralité et le bien-être psychologique des enfants, n’ont pas leur place dans notre société.» 152 millions d’enfants concernés L’OIT estime qu’un total de 152 millions d’enfants, 64 millions de filles et 88 de garçons, sont astreints au travail au niveau mondial. Ce qui représente environ un dixième de tous les enfants dans le monde. Près de la moitié d’entre eux (soit 73 millions en chiffres absolus) effectuent des travaux dangereux qui mettent directement en péril leur santé, leur sécurité et leur développement moral. Soixante-dix pour cent de l’ensemble du travail des enfants concernent le secteur de l’agriculture. Cette situation est essentiellement liée à la pauvreté et aux difficultés de leurs parents à trouver un travail décent. Près de la moitié des enfants concernés, 72 millions, vivent en Afrique. Ce qui signifie que 19,6 % des enfants africains travaillent. Ils sont 62 millions dans la région Asie et Pacifique soit 7,4 % ; 10,7 millions dans les Amériques (5,3 %); 1,1 million dans les Etats arabes (2,9 %) et 5,5 millions en Europe et Asie centrale (4,1 %). La Convention 182 La Convention n° 182 demande la prohibition et l’élimination des pires formes de travail des enfants, y compris l’esclavage, le travail forcé et la traite des êtres humains. Elle interdit l’utilisation des enfants dans les conflits armés, la prostitution, la pornographie et les activités illicites telles que le trafic de drogue et les travaux dangereux. L’incidence du travail des enfants et de ses pires formes a reculé de près de 40% entre 2000 et 2016 à mesure que les taux de ratification des Conventions 182 et 138 (sur l’âge minimum) augmentaient et que les pays adoptaient des lois et des politiques efficaces. Ces dernières années, les progrès ont été en particulier noté dans la tranche d’âge la plus jeune (5 à 11 ans) relative à la moitié des enfants qui travaillent. Effets du Covid-19 Avec la pandémie du Covid-19, le risque que les avancées soient réduites à néant est réel. Si des mesures appropriées ne sont pas prises, on pourrait constater une augmentation du travail des enfants pour la première fois en 20 ans. Opérationnel dans plus de 62 pays, le programme phare de l’Oit pour l’abolition du travail des enfants, Ipec+, soutient plus d’une centaine de pays sur tous les continents. Des plans de continuité des activités sont mis en place afin d’atténuer la menace de perdre les acquis. Ipec+ cherche aussi à allouer des fonds supplémentaires pour soutenir les efforts de suivi de l’impact du virus sur le travail des enfants, le travail forcé et la traite des êtres humains, notamment en ce qui concerne les fermetures d’écoles, d’entreprises, le chômage, la perte des moyens de subsistance des communautés et l’absence de systèmes de protection sociale. Odd 2021 marquera l’Année Internationale des Nations Unies pour l’élimination du travail des enfants. Ce sera l’occasion de relancer les efforts pour atteindre la cible 8.7 des Objectifs de développement durable (Odd), adoptés en 2015, visant à mettre fin à toutes les formes de travail des enfants d’ici 2025. Société 07 août 2020


Supposés prélèvements de fonds sur les comptes de ses abonnés: La direction de Mtn Mobile Money Bénin S.A. rassure sa clientèle
Loin d’elle l’idée de vouloir gruger sa clientèle ou encore de prélever des frais sur les comptes de ses abonnés pour lesquels elle travaille au quotidien afin de répondre à ses moindres exigences. La direction de Mtn Mobile Money Bénin S.A., peinée par les désagréments causés à une partie de clientèle, a au cours d’une conférence de presse, ce jeudi 6 août, apaisé les esprits et expliqué comment un dérèglement technique a pu lui causer du tort. Un dysfonctionnement! C’est ainsi qu’il faut comprendre la situation qui oblige, depuis quelques jours, Mtn Mobile Money Bénin S.A. à reprendre des comptes de certains de ses abonnés, des montants indûment reçus. Au cours d’une conférence de presse, ce jeudi 6 août à Cotonou, Hermann Ahouandjinou, directeur Vente et Distribution Mtn Mobile Money Bénin S.A., a expliqué que, depuis le 17 juin dernier, Mtn Mobile Money Bénin S.A., dans le souci de fidéliser certains de ses abonnés inactifs n’ayant effectué aucune transaction depuis le mois de mai, a décidé de leur offrir un bonus de cinq cent (500) francs Cfa pour les encourager à faire une transaction Momo. Selon ses explications, cette opération concernait initialement une base de mille (1000) abonnés. Le montant total disponible dans la cagnotte était donc de cinq cent mille (500 000) francs Cfa. Cette offre gracieuse, comme la société en a l’habitude pour récompenser sa clientèle, s’est malheureusement heurtée à un dysfonctionnement technique. « Suite à un incident survenu lors de l’implémentation de cette offre sur notre plateforme Mobile Money, nous avons constaté que 607 330 abonnés sur les deux millions cinq cent mille abonnés actifs ont bénéficié de manière indue de cette promotion », indique Hermann Ahouandjinou. Ce qui s’est réellement passé Certains abonnés ont reçu le montant de cinq cents francs Cfa à plusieurs reprises allant jusqu’à 830 fois ce montant, ce qui équivaut à 415 000 F Cfa, illustre-t-il. Toujours du fait de ce dysfonctionnement, le montant total partagé s’élève à 512 796 500 F au lieu de 500.000 F Cfa. Face à cette situation, Mtn Mobile Money Bénin S.A. a engagé une action en direction des abonnés concernés afin de récupérer ladite somme indûment perçue. « Nous avons entamé certaines actions de recouvrement de ce montant sur les comptes à partir du 5 août 2020 », indique le directeur Vente et Distribution Mtn Mobile Money Bénin S.A. Cette action, poursuit-il, s’est traduite d’une part par l’envoi de Sms auxdits abonnés pour les informer du montant reçu par erreur sur leurs comptes Mobile Money avec précision de la date de réception du montant et dont le débit est effectué. D’autre part, il y a l’assistance au niveau du support client. Cette autre phase s’effectue par appel et message au 111 puis, par Whatsapp au 62 62 00 00 ainsi que dans toutes les agences pour apporter aux abonnés concernés toutes les explications, soutient pour sa part Jean-Claude Akogbéto, directeur de la Régulation et des Relations publiques de Mtn Bénin. Celui-ci révèle que les abonnés ont aussi la possibilité d’accéder à leur relevé de comptes pour s’assurer de toute la transparence qui entoure encore l’opération. Apaisement… Hermann Ahouandjinou s’est également voulu formel sur le fait que ne sont concernés par l’opération que les abonnés qui ont reçu indûment les transferts. Ceux qui ne le sont pas ne recevront aucun message et aucun prélèvement ne se fera de leurs comptes. Mieux, le montant ne peut être prélevé qu’une seule fois et les abonnés peuvent en avoir la preuve à leur demande. « Il y a une clarté qui entoure l’opération », apaise-t-il. Cette conférence de presse à laquelle a également pris part Glen Zwane, directeur financier de Mtn Bénin, a été l’occasion pour les responsables d’inviter la population au calme. Pour eux, il ne s’agit que d’un dysfonctionnement technique pour lequel ils ont présenté aux abonnés, les plus sincères excuses de la société. De tels faits ne se reproduiront plus, se seront-ils engagés, expliquant que Mtn Mobile Money Bénin S.A. travaille au quotidien pour donner satisfaction aux plus petits besoins de sa clientèle. Société 07 août 2020


Lancement de l’emprunt obligataire de 100 milliards de F Cfa: 4 secteurs clés de l’économie béninoise bientôt financés et modernisés
Alors que le régime du nouveau départ tend inexorablement vers la fin du quinquennat, un nouvel emprunt obligataire d’un montant indicatif de 100 milliards de francs Cfa vient d’être émis par la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité en vue de financer l’économie béninoise et d’assurer la résilience du secteur agricole. Par l’arrêté 2020 N°1586/MEF/CAB/SGM/ DGTCP /DAMF/SP/256 SGG20 du 02 juillet 2020 fixant les conditions de l’émission d’obligations du Trésor par syndication « Trésor Public du Bénin Tpbj 6,50% 2020-2028 », le ministre de l’Economie et des Finances a autorisé la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité Publique du Bénin à procéder à l’émission d’un emprunt obligataire à taux fixe, par appel public à l’épargne d’un montant indicatif de 100 milliards de F Cfa. La Dgtcp étant chargée de la gestion du portefeuille de l’Etat, elle a été désignée par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, pour le représenter aux fins de l’émission de cet emprunt dont la souscription couvre la période du 27 juillet au 14 août 2020 avec un taux d’intérêt de 6,50% par an. Et les ressources à mobiliser par cet emprunt obligataire serviront principalement au financement d’une partie des investissements prévus au programme national d’investissements au titre de l’année 2020 en vue de la relance de l’économie. Les Projets qui seront financés par cet emprunt obligataire se concentrent dans des secteurs tels que l’agriculture, le tourisme, les transports et les travaux publics. Des secteurs pour lesquels le gouvernement attache un intérêt particulier au regard de leur poids sur l’économie nationale. L’objectif premier des grands projets de l’Etat est de faire du Bénin un pôle d’attraction de l’investissement en accord avec une économie dynamique et moderne, ouverte sur le monde. C’est ainsi qu’ayant pris conscience de son déficit infrastructurel le Bénin a donc entrepris un programme intensif de modernisation et de renforcement des infrastructures et d’aménagement du territoire. A terme, les projets et programmes structurants qui composent le portefeuille des investissements publics envisagés en 2020 contribueront au renforcement des bases structurelles de l’économie béninoise avec, entre autres, l’amélioration du climat des affaires, le maintien de la stabilité du cadre macroéconomique, la réduction du déficit infrastructurel, la promotion des industries de transformation à travers des incitations fiscales et le renforcement de l’Etat de droit et de la démocratie . Le prix de l’émission est à 10 000 F Cfa et les personnes physiques et morales des pays membres de l’Uemoa ainsi que les investisseurs institutionnels régionaux et internationaux désireux de souscrire peuvent souscrire à l’opération qui s’est toujours soldée par un succès pour les précédentes éditions. Et pour cet emprunt qui dure 8 ans avec 2 ans de différé, c’est la Société de Gestion et d’Intermédiation du Bénin (SGI-Bénin) qui a été, une fois encore, mandatée en qualité d’arrangeur et chef de file de l’opération. Elle se fera accompagnée d’un Co-Chef de file notamment Sgi Agi, ainsi que d’un syndicat de placement. A noter que le paiement des intérêts se fera annuellement les 25 août à compter de la date de jouissance jusqu’au 25 août 2028 et pour la première fois le 25 août 2021 ou le premier jour ouvré suivant ce jour. Le remboursement du capital se fera annuellement, après deux (2) ans de différé. Source : Gloryd Solutions Group Economie 06 août 2020


60 ans après l’indépendance: L’envol du secteur du tourisme
« Faire du tourisme un levier pour le développement du Bénin». Cette assertion qui, pendant de nombreuses décennies, s’est révélée comme un simple slogan tend à prendre une autre tournure, soixante ans après l’accession du pays à la souveraineté internationale. Avec les investissements prévus par le Programme d’action du gouvernement, le tourisme se positionne plus que jamais comme un vrai levier pour le développement. La maigre contribution de 0,7% du Produit intérieur brut (Pib) que revendiquait jusqu’à un passé récent le secteur du tourisme s’améliore petitement et va connaitre une nette augmentation dans les mois à venir. Depuis 2016, le régime au pouvoir travaille à poser progressivement les balises. De l’ambition de faire décoller le tourisme au pays du vodoun, on ne peut plus douter. « Faire du tourisme une filière de développement économique, créatrice de richesses et d’emplois… valoriser les projets touristiques qui contribuent à positionner le Bénin comme une destination de tourisme écologique, expérientiel et de découverte ». Ainsi se dévoile le rêve que nourrissait Patrice Talon, alors candidat à l’élection présidentielle. Il avait posé un diagnostic en quatre points, avec trois mesures clés et huit projets touristiques prioritaires. Sur les 45 projets phares du Programme d’action du gouvernement « Bénin révélé », six sont réservés au secteur du tourisme : Parc de la Pendjari, cité lacustre de Ganvié, pôle Abomey-Porto Novo, tourisme premium-Tata Somba, cité historique de Ouidah, stations balnéaires. Ensuite, il y a eu la création de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme, considérée comme l’épine dorsale de la promotion patrimoniale et touristique dans le pays. Cette agence a pour mission, en collaboration avec les ministères concernés, la promotion des patrimoines du Bénin, le développement du tourisme ainsi que des actions de communication sur le secteur. « La création de cette agence permet de concrétiser la vision du gouvernement consistant à mettre en place un lien original entre patrimoines et tourisme, développer de grands projets structurants et pérennes, rendre séduisante et authentique la destination Bénin, créer de la richesse et des emplois, rayonner à l’international », indiquait déjà le compte rendu du Conseil des ministres du jeudi 7 juillet 2015. « Nous sommes riches d’un patrimoine historique, culturel et naturel extraordinaire dont nous pouvons être fiers. Ce patrimoine doit nous permettre de développer le tourisme, un secteur largement pourvoyeur d’emplois et capable de faire rayonner le Bénin dans le monde ». Cette déclaration du président de la République Patrice Talon à l’occasion du lancement du Programme d’action de son gouvernement traduit clairement sa vision et son ambition pour ce secteur pourvoyeur d’emplois et de devises. Malgré son potentiel touristique exceptionnel, le pays est logé parmi les derniers pays au niveau de l’indice du développement touristique de l’Organisation mondiale du Tourisme jusqu’à un passé récent. Mais une aube nouvelle s’élève sur le secteur à la faveur des projets qui se déploient çà et là du Nord au Sud au pays. Tourisme balnéaire, tourisme mémoriel, histoire, patrimoine, sites, faune, flore, traditions, culture… Le Bénin mise sur l’ensemble de son potentiel et rêve de devenir d’ici là, une destination de rêve. Mais pour en arriver là, il a fallu attendre longtemps, des décennies après les indépendances, mais il a fallu attendre en plus une volonté politique nettement affichée en facteur du secteur. Avec ses plages bordées de palmiers, un patrimoine historique remarquable et ses parcs animaliers, le Bénin n’a rien à envier aux plus belles des destinations africaines. Le seul couac ici, c’est que les infrastructures font défaut. Le secteur souffre également d’une absence de touristes. Du moins jusqu’à il y a peu, avant le travail de rénovation voulu et engagé par le président Patrice Talon. Le Bénin ne proclame pas seulement les intentions. Il travaille à donner corps à ses ambitions et pose des actes importants. Déjà, les formalités d’entrée sur le territoire ont été allégées à plusieurs pays africains. Les ressortissants de certains pays peuvent fouler le sol béninois sans difficultés et formalités protocolaires de visa. Ils sont exemptés du visa d’entrée au Bénin pour une durée n’excédant pas 90 jours. Ganvié en réinvention… Les projets touristiques à l’heure du Bénin révélé intègrent également la cité lacustre de Ganvié qui bénéficie d’un vaste projet de rénovation. Le gouvernement avait, en son temps, instruit le ministre du Cadre de vie et du Développement durable à l’effet de faire engager les études de détails qui porteront sur neuf secteurs d’intervention dans la cité lacustre de Ganvié. Il s’agit de l’urbanisme, de la rénovation de l’habitat, des équipements de confort, la santé, l’enseignement, la formation continue, l’environnement du lac, la pêche et le tourisme. Ceci, dans le cadre de l’initiative « Réinventer la cité lacustre de Ganvié », un des projets phares retenu par le Programme d’action du gouvernement (Pag). Le projet vise à faire de Ganvié, à travers la réhabilitation de son habitat, de son cadre de vie et de sa protection environnementale, un site pilote de mise en valeur d’un tourisme lacustre respectueux de l’authenticité et des normes environnementales. Il s’agit donc de réinventer cette cité lacustre sur des bases culturelles et sociales fortes et solides. Depuis plusieurs mois, les Toffinou de Ganvié découvrent avec satisfaction les transformations que subit leur localité. Le visiteur qui embarque depuis Abomey-Calavi a désormais une vue plus attrayante. Les premières habitations à l’entrée de la Venise de l’Afrique sont de toutes nouvelles constructions améliorées qui renvoient à la vraie image des habitations en milieu lacustre. Des ouvriers sont à l’œuvre et laissent peu à peu depuis les profondeurs de l’eau, de belles cases, certes modernisées, avec un côté traditionnel captivant. Il s’agit de la concrétisation du projet « Réinventer Ganvié ». Pourtant, depuis des décennies, le Bénin n’a véritablement rien réussi à vendre au plan touristique si ce n’est ce même Ganvié. Le nom et la présentation faisaient effet. Mais la réalité a fini par avoir raison de nombreux touristes qui petitement délaissaient la belle lacustre surtout en raison de la dégradation du cadre de vie et de l’insalubrité. Le Ganvié traditionnel avec ses mille belles cases mourait. En ses lieux et places, des maisons en brique, en matériaux définitifs, des toits de dalle, de feuilles de tôle, de tuile… Bref, tout sauf la paille et le raphia pourtant très prisé il y a quelques années encore. « Si par le passé, le Ganviénou peut indexer sa case avec beaucoup de fierté et le faire à ses visiteurs, aujourd’hui ce n’est plus le cas», laisse échapper Babilasse Sokenou, natif de la localité. Réhabilitation du patrimoine touristique de Ouidah La cité des Kpassè, comme on appelle Ouidah est partie pour être l’un des pôles de concentration de l’ambition du gouvernement dans le secteur du tourisme. Ces dernières semaines, d’importants travaux de rénovation ont été engagés pour donner à cette ville, témoin de la traite des Noirs, les instruments qu’elle attend pour faire décoller son tourisme. Courant février, le ministre en charge du Tourisme, à la tête d’une importante délégation et en présence d’acteurs du secteur, de têtes couronnées, personnalités, cadre et natifs de la ville de Ouidah a procédé à la remise officielle de chantier dans le cadre de la réhabilitation du Fort portugais de Ouidah. Dix mois pour assurer la transformation des lieux. C’est le défi imposé à l’entreprise qui, depuis lors, s’active pour honorer son cahier des charges. La réhabilitation du Fort portugais est prévue sur deux phases. La première qui a démarré officiellement depuis le lundi 24 février consistera en la réhabilitation de l’existant, c’est-à-dire du bâtiment originel du Fort. La réhabilitation du Fort portugais de Ouidah rentre dans le cadre du vaste chantier de réhabilitation de la cité historique de Ouidah pour en faire un centre touristique par excellence, selon le ministre. Acte dont la portée répond de l’ambition du gouvernement de changer le visage de la ville de Ouidah. Une seconde phase consacrera la construction du Musée international de la mémoire et de l’esclavage (Mime) dont les études sont également très avancées et le lancement imminent, a annoncé le ministre. Les travaux coûteront la somme de deux milliards, huit cent quarante-trois millions, six cent vingt-neuf mille, cent trente cinq francs Cfa (2 843 629 135) F Cfa et prendront fin le 30 décembre prochain. La Banque mondiale, partenaire privilégié sur ce projet, accompagne la vision du président de la République en finançant la réhabilitation du site à travers le Projet de compétitivité et du tourisme transfrontalier (Pctt). Le gouvernement a aussi décidé le mercredi 22 juillet dernier, d’autoriser une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage en vue de la conception et du développement du Complexe hôtelier de la Marina près de la Porte du non-retour à Djègbadji, dans la commune de Ouidah. La société britannique Halcyon Hospitality Advisors a été identifiée pour la conduite de cette mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage du complexe hôtelier de la Marina près de la porte du non-retour que développera le groupe Banyan Tree. Le choix du gouvernement se justifie par l’expertise et la notoriété de cette société. Ce complexe comprend notamment un théâtre de verdure pour la fête des religions endogènes et diverses manifestations culturelles, un parking paysager de 350 places, des jardins du souvenir, l’esplanade touristique avec restaurants, bars et sites de divertissements, la reconstitution historique d’un bateau négrier, une zone hôtelière d’environ 130 lits, la promenade flottante sur la lagune et un jardin de recueillement. Un projet qui cadre bien avec les ambitions du Programme d’action du gouvernement qui fait une place de choix au tourisme comme filière de développement économique, créatrice de richesses et d’emplois et un outil de rayonnement du Bénin à l’international. Avec la concrétisation de ce projet, c’est la cité historique de Ouidah, point de convergence de mille cultures et lieu de concentration de souvenirs sur la traite des Noirs qui reprend ainsi sa place. Mieux, le projet rehausse l’image du secteur hôtelier qui peut davantage se targuer de disposer d’infrastructures modernes avec un confort qui diversifie l’offre touristique du pays en général et de la ville de Ouidah en particulier. Faut-il le rappeler, le groupe britannique Halcyon Hospitality Advisors est aussi chargé de la même mission pour le Plm Alédjo. La Parc de la Pendjari : la métamorphose ! La plus grande réserve animalière de l’Afrique de l’Ouest part à la conquête de ses touristes perdus. Le parc de la Pendjari vit à l’ère des réformes du Nouveau départ et sa flore et sa faune sont passées aux mains des professionnels de la gestion des parcs. Une révolution s’opère au niveau du parc de la Pendjari depuis la reprise de cet espace par l’organisation African park. La structure allie haute technologie et expertise, en témoigne l’important arsenal qui y a été déployé et le travail titanesque abattu sur le terrain pour recenser et surtout sécurisé l’espace et ses occupants. Tout est également mis en œuvre pour l’atteinte de l’objectif « braconnage zéro ». Tous les jours, une ULM (petit avion) survole le parc à basse altitude pour détecter la moindre la menace et surtout suivre le mouvement des bêtes. L’appareil se révèle encore plus utile à l’occasion de la pose des colliers Gps aux animaux. A ce dispositif, on a joint un suivi à la trace des animaux à travers un système satellitaire que coordonne une cellule au sol. Laquelle est en communication permanente avec les Rangers, doté de téléphone satellitaire et autres moyens technologiques de haute portée. Tout le parc, d’une superficie de 4.700 km2 est cerné et le déplacement des animaux est suivi à la trace avec un compte rendu en temps réel, toutes les dix minutes. African park s’emploie à faire de la Pendjari une réserve naturelle où les animaux vivent en paix, sans la moindre menace et sans agression. D’un parc désorganisé, désabusé, surexploité, braconné avec une quasi-absence de statistiques et de données fiables, on est passé ces dernières années à des mots comme réformes, rigueur, innovations, technologie, sécurité, Rangers… Parlant de Rangers, on ne peut plus envisager le parc sans cette unité spéciale, véritable rempart contre toutes incursions malveillantes dans le parc. Ce sont en effet des jeunes et vigoureux bars valides durement formés et investis de la mission de protection et de sécurisation 24 heures sur 24, pour le bonheur de la faune et des touristes. Comme on le voit, le Bénin a mis 55 ans à marquer les pas en matière de tourisme, mais depuis plus de quatre ans, le secteur fredonne son aube nouvelle et enchaîne le refrain de la modernité. Les projets sont divers et multiples et touchent à tous les segments du secteur touristique. D’autres projets non moins importants concernent les Tata Somba, la Route des pêches, la création d’un nouveau musée à Abomey, d’un nouveau musée des arts, civilisation et Vodoun à Porto- Novo, le développement du tourisme balnéaire et historique avec la route de l’esclave à Ouidah… En somme, on s’est résolu à investir dans le tourisme, créer des espaces, aménager les sites, créer de vrais produits touristiques... L’Etat fera d’importants investissements, et à sa suite, le privé prend le relais pour les faire fructifier. Mais cela passe aussi par la réhabilitation des réceptifs hôteliers, la formation des guides, une bonne campagne sur la destination Bénin,le développement du tourisme de loisir et d’affaire, l’attractivité des territoires donc la préservation et la mise en valeur du patrimoine, des aménagements pour faciliter l’accès aux sites, l’érection des équipements de confort, la modernisation des routes, du système de transport, de santé... Culture 06 août 2020


Tête-à-tête entre Alain Orounla et l’ambassadeur des États-Unis: Le rayonnement des médias au cœur des échanges
L’ambassadeur des États-Unis près le Bénin, Patricia Mahoney, a été reçue par le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla ce mercredi 5 août. Les échanges ont porté essentiellement sur le rayonnement des médias au Bénin ainsi que des professionnels qui y exercent. Les deux personnalités ont évoqué l’idée de renforcer la coopération pour booster le secteur des médias. Deux heures d’échanges pour évoquer le rayonnement du secteur des médias au Bénin. Au terme de l’audience qu’Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste a accordée à l’ambassadeur des États-Unis près le Bénin, Patricia Mahoney, à sa demande, de belles perspectives s’ouvrent au secteur des médias. « Nous avons discuté des opportunités de formation pour les journalistes, avec les programmes que nous avons à l’Ambassade des États-Unis et nous continuons à chercher des opportunités de travailler ensemble parce que la liberté de la presse et des médias est une des bases très importantes de la démocratie au Bénin comme aux États-Unis, et nous devons travailler ensemble pour la sauvegarder », a indiqué l’ambassadeur des États-Unis près le Bénin, Patricia Mahoney. Au cours de l’audience avec le ministre, informe la diplomate, « nous avons discuté des domaines dans lesquels nous pouvons collaborer ». Alain Orounla et son hôte ont aussi discuté de l’importance de la liberté de la presse ainsi que des efforts pour la promouvoir. Appréciant la démarche de l’ambassadeur, le ministre Alain Orounla a indiqué qu’elle témoigne de l’intérêt porté par le gouvernement des États-Unis à travers son ambassade au Programme d’action du gouvernement, notamment en matière de presse et de médias. L’entretien convivial et fraternel, souligne le ministre, a permis de passer en revue ce que le Pag prévoit pour les professionnels des médias et ce que le gouvernement des Etats-Unis propose comme accompagnement. « J’ai obtenu de madame l’ambassadrice que ces différents programmes avec de multiples intérêts soient néanmoins déroulés pour ce qui peut l’être, notamment le volet formation par visioconférence et peut-être des séjours de formation aux États-Unis. Le moment venu, on verra comment ceux d’entre vous professionnels des médias qui auraient été élus, puissent bénéficier de ce programme », a informé le ministre Alain Orounla. Selon lui, les États-Unis sont très attentifs à l’évolution de la liberté de la presse. À ce titre, précise le ministre porte-parole du gouvernement, il a été question pour la diplomate de demander quelques précisions sur la suspension des médias en ligne, et nos efforts pour un heureux dénouement ont été salués, souligne-t-il. « Il a été question de voir dans quelle mesure nous accompagner afin de faire débloquer les appuis prévus par le Pag pour les médias, il n’a été question que de vous acteurs des médias et d’autres sujets essentiels sur lesquels nous avons échangé. Tout ceci témoigne du fait que le ministère de la Communication et de la Poste est bien observé et que les efforts de vous journalistes, collaborateurs de ce ministère sont appréciés », s’est réjoui Alain Orounla. Actualités 06 août 2020


Rencontre du Memp avec les usagers de l’école: Pour une bonne reprise des classes du CI au CMI
Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a rencontré ce mercredi 7 août, les acteurs de son sous-secteur pour les rassurer des dispositions prises pour une bonne reprise des classes par les écoliers du Cours d’initiation (Ci ) jusqu’au Cours moyen première année (Cm1) dans le contexte de Covid-19, dès lundi 10 août prochain. La rencontre s’est déroulée dans l’enceinte du ministère à Porto-Novo. Le ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) et les acteurs du sous-secteur de l’éducation de base, à savoir parents d’élèves et partenaires sociaux, se donnent la main pour une bonne reprise des classes, dès lundi 10 août prochain, des écoliers jusqu’au Cours d’initiation (Ci) au Cours moyen première année (Cm1) dans le contexte de Covid-19. C’est du moins ce qui ressort d’une rencontre qui s’est tenue ce mercredi dans les locaux du ministère à Porto-Novo. Le ministre Salimane Karimou a fait le point à ses hôtes des conditions dans lesquelles va se dérouler cette reprise des cours aux écoliers concernés et qui sont restés à la maison depuis six mois. Selon lui, les mesures ne sont pas différentes de celles prises au profit des élèves du Cours moyen deuxième année (Cm2) qui viennent de boucler l’année scolaire avec la proclamation des résultats du Certificat d’études primaires (Cep) session de juillet 2020. Les dispositifs de lavage des mains seront mis en place dans les écoles. A défaut du dispositif moderne, les directeurs d’écoles peuvent disposer sur le budget de leurs établissements de mécanismes de fortune réalisés avec des bidons pour permettre aux apprenants de laver régulièrement leurs mains afin de contrer la propagation du Covid-19. Mais il ne sera pas fait obligation, selon le ministre, aux écoliers de porter le masque. Tout simplement, explique-t-il, à cause du jeune âge des enfants qui seraient, selon des études scientifiques, moins contaminés et moins contaminants. Toutefois, les apprenants qui le désirent peuvent porter le masque mais le port ne conditionne pas l’accès en classe. En revanche, l’enseignant est tenu de porter le masque. Il l’enlève lors du déroulement du cours pour être audible et le replace aussitôt une fois qu’il a fini de parler. Il est fait également obligation à l’enseignant d’observer une distance de trois mètres au moins par rapport aux enfants en classe. Mieux, la mesure de distanciation sociale d’un mètre au moins ne pourra pas être respectée en classe pour le même principe scientifique que les enfants sont moins contaminés et moins contaminants au Covid-19, détaille l’autorité ministérielle. Elle n’est d’ailleurs pas réalisable à cause du gros effectif dans les classes, avoue le ministre des Enseignements maternel et primaire. Ainsi, le port de masque et la distanciation sociale restent facultatifs dans les écoles dès lundi 10 août prochain, insiste Salimane Karimou. Non à l’année blanche ! Pendant les cinq semaines de cours, les enseignants ne vont pas tenir compte de tout le programme de formation. Ils dispenseront le savoir essentiel. Un guide pédagogique classe par classe a été conçu à cet effet par le ministère. La dernière semaine, celle du 7 au 11 septembre, sera consacrée à l’évaluation sommative finale devant déterminer les écoliers qui passent en classe supérieure et ceux qui redoublent. Un dispositif spécial est prévu pour les écoles inaccessibles et qui ne pourront pas rouvrir leurs portes la semaine prochaine en raison de l’inondation ou d’autres calamités naturelles. Le ministre Salimane Karimou rassure des dispositions prises pour la réouverture des cantines scolaires afin de permettre aux enfants bénéficiaires d’avoir des repas chauds dès le lundi 10 août prochain. Il est revenu par ailleurs sur l’intérêt de cette reprise pour les écoliers du CI au Cm1 qui sont restés six mois à la maison à cause de la pandémie du Covid-19. Le risque de décrochage des enfants est trop grand. Il fallait cette reprise pour faire en sorte que l’année scolaire ne soit pas perdue pour les enfants, souligne le ministre. « Une année blanche est chère tant pour le gouvernement que pour les parents d’élèves », fait savoir Salimane Karimou. Il se félicite de ce que le Bénin ait relevé le défi d’avoir sauvé et validé l’année scolaire contrairement à d’autres pays. « On devra s’habituer à vivre avec le Covid-19 comme nous vivons avec les autres maladies », poursuit le ministre pour montrer que plus rien ne bloquera la rentrée prochaine des classes qui démarre dès le 28 septembre prochain. Les représentants des syndicats du sous-secteur de l’enseignement primaire et de la Fédération des associations des parents d’élèves ont tous salué les dispositions prises par le gouvernement pour la reprise des classes. Ils promettent, chacun en ce qui le concerne, de jouer leur partition pour l’atteinte des objectifs. Actualités 06 août 2020


Réinsertion socioprofessionnelle des détenus et ex-détenus handicapés: Les arts de la scène pour promouvoir un développement inclusif
Le handicap et la détention ne doivent pas constituer des obstacles pour l’épanouissement de ceux qui y ont été confrontés. Wildaf-Bénin en fait son combat à travers un projet financé par l’Union européenne. Mardi 4 juillet dernier sur l’esplanade de la place des Martyrs, une séance de restitution a permis à des détenus et ex-détenus en situation de handicap de présenter les résultats de leur formation en arts de la scène. Le projet "Dedans-Dehors" de Wildaf-Bénin tend la main aux détenus et ex-détenus handicapés. A cette catégorie sociale en proie à des difficultés d’insertion et soumise au regard (pas toujours plaisant de la société), l’organisation tend la main à travers un projet inédit. La finalité, non seulement est de leur tendre la main, mais aussi, les aider à travers les arts de la scène à se découvrir, se former et s’épanouir. Depuis le mois de février dernier, ils sont environ une cinquantaine de personnes formées en arts de la scène à savoir le théâtre, la danse, le conte, la musique et les percussions, etc. Un collège de formateurs composé de Jeanine Kodjo, Breton Amoussou, Samson Padonou, Valérie Bokodaho, Maxime Zouffon, sous la supervision générale d'Alfred Fadonougbo alias Freddy et avec la direction artistique de Fidèle Anato. Au bout de cette expérience, elles ont été moulées et ont acquis l’essentiel des notions et techniques pour faire valoir leurs talents. Chants, danses, percussions et représentations théâtrales ont ponctué la séance de restitution organisée, mardi 4 août à Cotonou. Le public a eu l’occasion de découvrir le talent de ces personnes qui se sont certes mises en difficultés avec la société à un moment donné. Mais, cela ne constitue pas une fin en soi, et c’est tout le sens de la mise en scène offerte par les bénéficiaires du projet. Quarante minutes ont suffi à ces néo-acteurs pour expliquer à la face du monde les avantages d’un tel projet, l’épanouissement qu’elles en tirent et surtout le bien-être qui est désormais le leur avec une insertion socioprofessionnelle réussie. Epanouissement qu’ils disent devoir à Wildaf-Bénin, initiateur du projet financé par le Projet d'appui à là justice (Paj) à travers l’Union européenne, dans le cadre du dixième Fed. L’objectif de ce projet, explique-t-on du côté de l’organisation, c’est de contribuer à la promotion d’un développement inclusif au Bénin en réduisant les barrières à la pleine et effective participation des détenus et ex-détenus handicapés à la société par la création des conditions favorables à leur réinsertion professionnelle puis sociale aussi bien en prison qu'à la sortie, d’où l’intitulé "Dedans-Dehors". Ce projet entend renforcer la prise en charge des détenus handicapés en phase intra comme post carcérale des maisons d'arrêt d'Abomey-Calavi, de Ouidah puis de Cotonou, par la promotion de leurs droits, l'amélioration de leur accessibilité/mobilité et la création d'un parcours de réinsertion sociale. Société 06 août 2020


Secteur pétrolier du Nigeria: Un financement de 200 millions de dollars du Groupe UBA pour la croissance économique post Covid
Lagos, 04 août 2020 - United Bank for Africa Plc (UBA), le premier groupe panafricain de services financiers, a agi en tant que Banque d’agent de facilité pour les banques commerciales nigérianes dans le cadre d’un consortium avec d'autres banques internationales pour 1,5 milliard de dollars – une facilité de financement des exportations pour la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) et sa filiale upstream, la Nigerian Petroleum Development Company (NPDC). UBA fournit 200 millions de dollars (111 milliards de F CFA) afin de soutenir la croissance des investissements et les besoins de liquidités. La facilité permettra d’obtenir les capitaux indispensables pour renforcer la capacité de production de la NNPC, qui est d’une importance stratégique pour l’économie nigériane et la principale source de recettes en devises du pays. La position de UBA en tant que Banque d’agent de facilité reconnaît la force du Groupe dans la structuration et le déploiement de financements dans le secteur pétrolier et gazier, ainsi que la profondeur et la liquidité du bilan du Groupe. La facilité de 1,5 milliard de dollars est structurée en deux tranches. La première tranche de 1 milliard de dollars, remboursable sur une période de cinq ans, sera versée en dollars. La deuxième tranche de 500 millions de dollars sera mise en place en monnaie locale, payable sur sept ans, avec UBA agissant en tant que banque d’agent de facilité, qui fournira l’équivalent de 200 millions de dollars en naira. Les deux facilités seront remboursées sur une allocation de 30 000 barils par jour de pétrole brut de la NPDC. UBA a une solide expérience dans le secteur des ressources à travers l'Afrique, ayant facilité des accords de remboursement anticipé du pétrole avec la NNPC, y compris sa participation de 100 millions de dollars en 2013 dans la transaction PXF Funding Limited, et 60 millions de dollars supplémentaires dans la transaction de 2015 avec Phoenix Export Funding Limited. Au Sénégal, UBA est la banque de financement renouvelable du pétrole brut d’un montant de 240 millions d'euros pour la Société africaine de raffinage et au Congo Brazzaville elle a cofinancé la facilité de paiement anticipé de 250 millions de dollars pour le pétrole brut d'Orion Oil Limited. Les autres participants à l'accord avec la NNPC sont la Standard Chartered Bank, Afrexim Bank, Union Bank et deux sociétés de négoce pétrolier, Vitol et Matrix. S'exprimant sur ce soutien à l'industrie pétrolière nigériane, le président du groupe UBA, Tony O. Elumelu, a déclaré : « Nous vivons l'une des années les plus difficiles sur le plan économique que le Nigéria ait connu. Avec la forte baisse du prix du pétrole et les difficultés occasionnées par la pandémie de la Covid-19, le secteur privé doit conjuguer ses efforts et contribuer de manière significative à l'économie. Cette facilité en est une preuve claire - UBA soutient des investissements qui amélioreront considérablement la capacité de production du Nigéria et, ce faisant, elle démontre également la force, la profondeur et la sophistication de notre capacité de banque commerciale. Je pense qu’ensemble, en travaillant avec les gouvernements, nous pouvons créer plus d’emplois et plus de richesse pour les gens, non seulement au Nigeria, mais dans toute l’Afrique ». United Bank for Africa (UBA) est l'un des plus grands employeurs du secteur financier sur le continent africain, avec plus de 20 000 employés et sert plus de 20 millions de clients. UBA est présente dans 20 pays africains et dans le monde entier notamment au Royaume-Uni, aux États-Unis d'Amérique et en France, offrant des services bancaires aux particuliers, entreprises et institutions, favorisant ainsi l'inclusion financière et mettant en œuvre une technologie de pointe. Actualités 06 août 2020


936 - 1562