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Nouvelles

Revue au 2nd trimestre du Pta 2020 du Mpmepe: Une performance relative due au coronavirus
Le ministère des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi a procédé à la revue, au second trimestre, de son plan de travail annuel, jeudi 30 juillet dernier. La rencontre tenue par visioconférence a révélé une contre-performance du ministère au titre de ce trimestre, due notamment à la pandémie du coronavirus. « Ce premier semestre de l’année 2020 est marqué par la persistance de la crise sanitaire qui ralentit l’exécution des activités du ministère. C’est dans ce contexte que les directions et organismes sous tutelle ont mis en œuvre les activités dont les résultats des travaux préliminaires faits par la direction de la programmation et de la prospective et la direction de l’administration et des finances au 30 juin 2020, estiment le taux d’exécution physique à 28,28 %, le taux d’exécution financière, base engagement à 37,84 % et base ordonnancement à 35,68 % contre respectivement 26,16 %, 44,25 % et 40,02 % au 1er semestre 2019 ». Ces propos du ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou, révèlent les difficultés de ce ministère dans la mise en œuvre de son Plan de travail annuel, au 2nd trimestre. Selon Ouimpabo Toumoudagou, directeur de la programmation et de la prospective, le coronavirus n’a pas facilité l’exécution correcte des activités, malgré les dispositions prises par le ministère pour y pallier lors de la précédente revue. Il est donc l’une des causes de la contre-performance notée, et la tenue de cette revue permettra d’analyser les autres difficultés qui ont entravé l’atteinte des résultats escomptés en vue de prendre de meilleures résolutions pour améliorer les niveaux d’exécution du Pta pour le reste de l’année et formuler les activités conséquentes pour le compte de l’année 2021, a informé Ouimpabo Toumoudagou. Pour sa part, Modeste Kérékou a exhorté ses collaborateurs à redoubler d’ardeur pour les deux trimestres à venir, afin d’améliorer les performances du ministère. « Chers collaborateurs, il me plaît de nous rappeler à tous que nous sommes à la croisée des chemins. En plus de nos défis habituels, nous faisons face à une crise sanitaire majeure et sans précédent qui appelle de nous la capacité d’innover et de concevoir des stratégies nouvelles pour adresser nos missions, à savoir l’accompagnement des Pme et la promotion de l’emploi dans un contexte de respect strict des mesures barrières à la propagation de la pandémie de la Covid-19», a-t-il indiqué. Les agents du ministère des Petites et Moyennes Entreprises sont invités au dévouement et à l’esprit de sacrifice pour faire des diagnostics sans concession, identifier les goulots d’étranglement, cibler les points d’amélioration et les corrections nécessaires, pour que la crise sanitaire qui prévaut actuellement et dont les effets pervers et multiformes sont susceptibles de remettre en cause la survie de bon nombre de Pme y compris les emplois des travailleurs, n’entrave pas la poursuite de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement à travers les programmes et action dédiés au ministère. « Notre efficacité sera évaluée à l’aune des initiatives pertinentes que nous mettrons en œuvre pour faciliter aux entreprises le bénéfice des mesures de soutien aux Pme prises par le gouvernement ». Ouimpabo Toumoudagou a alors pris l’engagement avec son équipe et l’appui de la Daf, de renforcer l’accompagnement des structures dans la mise en œuvre correcte et à temps des actions retenues pour atteindre les résultats escomptés dans les différents secteurs du ministère. Société 04 août 2020


65e réunion du Comité des ministres de l’Asecna : Hervé Hêhomey désigné nouveau président
Le Comité des ministres de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne (Asecna) a tenu, jeudi 30 juillet dernier, sa 65e réunion à Cotonou. Présidés par Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, les travaux qui ont porté entre autres sur un plan post-Covid pour relancer le secteur aérien en Afrique, ont consacré la désignation d’Hervé Hêhomey, ministre des Transports et des Infrastructures du Bénin, comme président dudit comité. A travers la personne d’Hervé Hêhomey, ministre des Transports et des Infrastructures, le Bénin est porté à la tête du Comité des ministres de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne (Asecna) pour une durée d’un an. A l’ouverture des travaux jeudi dernier, Jorge Fernandes, ministre bissau-guinéen des Transports et président sortant du Comité des ministres s’est félicité des avancées notables enregistrées par l’Asecna. Il a rappelé qu’à l’occasion de ses 50 ans en décembre 2019 à Dakar, l’institution s’est fixée le défi de l’intégration de nouveaux paramètres liés à l’utilisation des satellites et de toutes les technologies innovantes qui feront l’aviation civile de demain.S’inscrivant dans la même logique, Hervé Hêhomey, nouveau président du Comité des ministres, a noté que le lancement le 1er janvier 2020 par l’Asecna de la visualisation du trafic aérien par satellite constitue une première pour un fournisseur de services de navigation aérienne en Afrique. « La déclaration de politique de Dakar met également un accent sur la nécessaire poursuite du processus vers un ciel unique pour l’Afrique », a-t-il précisé. « L’Asecna dont nous rêvons doit intégrer une dimension panafricaine, notamment après l’adoption par les chefs d’Etat du Marché unique du transport aérien en Afrique. La mise en place de ce marché s’appuie sur une vision clairement exprimée par l’Union africaine de faire du transport aérien le moteur du développement. Cette volonté politique suppose une démarche commune à tout le continent. Elle nous conforte dans notre volonté de nous appuyer sur l’expertise de l’Asecna pour bâtir un ciel unique africain plus sûr et capable d’absorber la croissance prévue du trafic aérien au cours de la prochaine décennie », a renchéri Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement du Bénin, qui ouvrait la Réunion au nom du président de la République, Patrice Talon. La 65e Réunion du Comité des ministres de l’Asecna s’est, par ailleurs, penchée sur l’adoption du nouveau système de rémunération du personnel, le rapport du président du Comité des experts, le rapport du président du Conseil d’administration et celui du directeur général de l’Ascena sur le plan de riposte aux conséquences de la crise de Covid-19. Il faut préciser qu’en prélude à la session ministérielle, les experts de l’Asecna ont tenu une réunion préparatoire, les mardi 28 et mercredi 29 juillet 2020, toujours à Cotonou. Il convient aussi de signaler que, pour cause de la pandémie du Covid-19, cette session du Comité des ministres initialement prévue pour se tenir en mars dernier avait été reportée. Par Alain Allabi Actualités 04 août 2020


En visite sur les chantiers touristiques à Ouidah: Jean-Michel Abimbola rappelle les exigences du gouvernement aux entrepreneurs
La commune de Ouidah attend d’inaugurer dans les mois à venir d’importantes infrastructures dans le cadre du programme touristique déployé par le gouvernement. Jean-Michel Abimbola, ministre en charge du Tourisme, est descendu sur certains sites, jeudi 30 juillet, pour s’assurer que les entrepreneurs mettent tout en œuvre pour une exécution diligente des travaux. A Djègbadji à Ouidah, première étape de sa descente sur les chantiers des projets touristiques, Jean-Michel Abimbola, ministre en charge du Tourisme, et la délégation qui l’accompagne ont visité la base-vie de l’entreprise Yunnan Construction, chargée des travaux de construction du complexe hôtelier La Marina. Le ministre est allé s’enquérir des dispositions prises pour le démarrage imminent des travaux. Le directeur général de l’entreprise et ses techniciens ont fait visiter sur le plan architectural les différents compartiments du complexe hôtelier. Les questions liées au dédommagement des citoyens affectés par le projet, l’emploi de la main-d’œuvre locale et bien d’autres préoccupations ont été abordés au cours de la visite. Deuxième étape, le Fort portugais de Ouidah. Ici, le ministre a pu se rendre à l’évidence que les employés et ouvriers du site travaillent sans désemparer pour rattraper le retard accusé. Il ne leur reste en effet que sept mois pour achever les travaux. « Au niveau de notre groupement, nous comptons doubler les effectifs pour vraiment tenir dans le délai. Il y a des équipes sur chaque infrastructure du projet. Et nous travaillons tous les jours afin de rattraper les écarts connus par le passé et finir les travaux à fin février 2021 », a rassuré Hospice Houngbèmè, directeur des travaux de l’entreprise en charge des travaux. A la suite de sa visite, Jean-Michel Abimbola a tenu une séance de travail avec ses hôtes. Occasion pour rappeler les attentes du gouvernement et l’obligation pour le Bénin d’apprêter ses musées. Cette autre préoccupation tient particulièrement à cœur au ministre. D’ici à là, le pays recevra des œuvres culturelles à rapatrier de la France. Faut-il le rappeler, le Fort portugais comporte trois compartiments. Le compartiment central est composé de la Maison du gouverneur, du bâtiment accueil principal, du bâtiment de l’esclaverie situé dans la cour des esclaves, d’un local technique et du bâtiment de casernement. Dans la cour du gouverneur, on note deux grands bâtiments, le snack-bar, des boutiques et ateliers et le bâtiment de l’accueil scolaire. L’ensemble est clôturé par le mur d’enceinte avec des tourelles au niveau des quatre angles. Sur le demi-périmètre extérieur, il sera construit la douve qui, selon l’histoire, servait de dissuasion pour les esclaves qui tentaient de fuir et un aménagement extérieur tout autour du Fort. « Et pour ne pas dévoiler très tôt le prochain visage de Ouidah notre cité, je voudrais m’inspirer d’une image du pays Adja-Tado où l’on raconte l’histoire de cet homme qui vit dans une hutte en paille, mais qui prend le luxe d’ériger une case en tôle galvanisée pour son vodoun. Interrogé, il répond que ce qui se laisse voir à l’intérieur de sa maison en ce moment n’est que la préfiguration de ce que deviendra cette maison sous peu ». Cette déclaration de fin de visite, le ministre l’a partagée avec l’assistance, un peu comme pour annoncer les couleurs, quant aux profondes transformations attendues dans la cité des Kpassè. Partenaire du Bénin sur ces projets, la Banque mondiale à travers son chef de projet, Magueye Dia a également pu toucher du doigt le niveau d’avancement des travaux. « La Banque mondiale a très tôt compris que le développement économique du Bénin pouvait être aussi porté par le tourisme patrimonial, le tourisme culturel qui a été jusque-là sous-estimé. Nous avons tenu à accompagner les efforts du gouvernement pour rehausser tout ce patrimoine historique qui existe et qui était en jachère. C’est pour cela que la Banque mondiale s’est investie en mettant les ressources à disposition », soutient ce dernier. La fin des travaux est attendue pour fin février 2021. Actualités 04 août 2020


Généralisation de l’usage du numérique dans l’éducation: La salle numérique de l’Enam mise en service
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et sa collègue Eléonore Yayi Ladékan, chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et les autorités de l’Université d’Abomey-Calavi, ont procédé, jeudi 30 juillet dernier, à la mise en service de la salle numérique de l’Ecole nationale d’Administration et de Magistrature (Enam). A l’occasion, le directeur de cette école ainsi que les étudiants ont exprimé leur reconnaissance au gouvernement pour ce geste utile, ce surtout en cette période de la crise du coronavirus. Financée par l’Agence béninoise des Services universels des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep), la salle numérique de l’Ecole nationale d’Administration et de Magistrature (Enam), a été mise en service, jeudi 30 juillet dernier, à Abomey-Calavi. Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, se réjouit du choix porté sur cette école qui fournit chaque année des milliers de cadres compétents à l’administration béninoise. Selon elle, cette cérémonie est une occasion pour célébrer l’efficacité dans l'identification des besoins des étudiants et les opportunités que cette salle va leur apporter. Au nom de la communauté universitaire, elle a témoigné sa gratitude à sa collègue du Numérique et de la Digitalisation qui a répondu favorablement à la demande de l’Enam de se voir dotée d’une salle numérique. « En avril 2019, l'Enam a fait une doléance et dès juillet 2019, la ministre a donné un avis favorable pour cette demande et nous a offert deux salles », a-t-elle rappelé. C’est le lieu pour elle de féliciter la direction de l'Enam qui a donné comme contrepartie la transformation du centre informatique de recherche de l’Ena. Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, se félicite de l’aboutissement de ce projet dans le cadre de la généralisation de l'usage du numérique par la formation et l'éducation. Selon elle, cette révolution technologique offrira des opportunités aux apprenants, c’est pourquoi le gouvernement travaille à installer des salles de classe numériques connectées à internet sur toute l’étendue du territoire national. Une consolation pour les étudiants « Cet investissement vient à point nommé en cette période de crise sanitaire et renforcera non seulement la qualité de l'enseignement mais aussi la disponibilité de la formation », a-t-elle déclaré. Elle salue la disponibilité des autorités de l’Enam qui répond à la vision du gouvernement de faire du Bénin le quartier numérique de la sous-région. Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, invite les apprenants à faire bon usage de ce centre en s’adaptant aux réalités de leur ère afin d’impacter davantage l'enseignement supérieur. « Les jeunes doivent faire face à la situation actuelle en s'adaptant aux nouvelles réalités et montrer leur capacité à innover », a-t-elle ajouté. Épiphane Sohouénou, directeur de l'Ecole nationale d'Administration et de Magistrature, se dit heureux de l’installation de cette salle dans cette école qui forme les cadres depuis 1984. Pour lui, cette cérémonie est une consolation pour plus de 2500 étudiants inscrits à l'Enam cette année. Il rassure du bon usage de ce centre qui va permettre à cette école de faire un saut qualitatif dans l'écosystème du numérique. Actualités 04 août 2020


François Codjo Azodogbèhou, ancien préfet de l’Ouémé: « Patrice Talon a fait un travail infrastructurel profond à Porto-Novo »
Du haut de ses 80 ans révolus, l’ancien préfet de l’Ouémé, sous la période révolutionnaire, François Codjo Azodogbèhou, trouve historiques les réalisations infrastructurelles du gouvernement à Porto- Novo. La Nation : 60 ans après, comment appréciez-vous aujourd’hui l’évolution de Porto-Novo, proclamée ville capitale du Bénin le 1er août 1960 ? François Codjo Azodogbèhou : D’abord, le 1er août 1960, j’étais en voyage, une sortie organisée par ma promotion de la classe de Terminale du Collège Victor Ballot de Porto-Novo. On était en fait en excursion. On quittait l’Atacora pour le Borgou quand les cérémonies ont été faites dans la journée. Mais on n’a rien suivi parce que le développement des technologies de l’information était très faible et quasiment nul à l’époque. Ce n’était pas comme aujourd’hui. Ceci étant, je ne suis pas natif de Porto-Novo. Je suis arrivé en 1953 pour rentrer au collège Victor Ballot où j’ai terminé mes études au niveau du baccalauréat. Puis je suis revenu plus tard comme fonctionnaire, préfet adjoint en 1967 ensuite préfet de 1982 à 1984. Je peux dire que Porto-Novo m’a adopté. C’est une ville que je crois connaître un peu. Du point de vue surtout infrastructurel, on ne peut pas comparer Porto-Novo de la fin des années 1950 à Porto-Novo de la deuxième moitié du 21e siècle. Le président Patrice Talon a fait un travail infrastructurel profond et très visible même pour ceux qui voudraient fermer les yeux. Beaucoup le disent d’ailleurs. Tout citoyen qui part de Beaurivage jusqu’à Akpro-Missérété se rend compte que cette route n’a rien à voir avec ce que nous connûmes dans les années 90. Il n’y avait même pas le petit goudron lorsque je déménageais en 1990 dans ma maison où j’y suis actuellement, située au bord de la route nationale inter-Etats n°1. C’était même un nid de ruisseaux difficile à pratiquer. Il était difficile de rouler en voiture sur cette voie. Puis, il y a eu les travaux au début du Renouveau démocratique qui ont légèrement amélioré l’état de la voie. Mais la route que nous voyons aujourd’hui et que tout le monde voit n’a rien à voir avec tout ce passé. Elle est comparable à bien d’autres routes des pays dits développés. Porto-Novo présente donc un visage digne d’une ville capitale sous le président Patrice Talon… Non pas de ville capitale mais je dirai plutôt de ville moderne. Ville capitale peut- être, il lui reste à conquérir d’autres prérogatives. Et ce sera, j’espère, le travail des générations qui sont en train d’émerger. Ce qu’il faut reconnaître, c’est que la colonisation même qui est venue installer sa capitale n’a pas fait grand-chose. En dehors du palais des Gouverneurs et de quelques bâtisses de l’administration et peut-être des descendants brésiliens à Porto-Novo,il n’y a pratiquement plus rien. Sous la Révolution, on n’a pas fait grand-chose en dehors de la Bibliothèque nationale et autres. Tout ça, c’est peut-être par faute de moyens. Mais également faute d’une certaine ambition de la population elle-même. Je me rappelais un jour, dans mes responsabilités de préfet, les notables étaient venus me voir et se plaignaient de ce que rien ne soit fait pour Porto-Novo. Je leur ai montré qu’ils n’ont pas tort mais qu’ils en étaient pour quelque chose, car se sont eux-mêmes qui ont négligé leur ville. Je leur ai demandé qui a construit Akpakpa à Cotonou si ce ne sont des filles et fils de Porto-Novo. Si ces maisons étaient construites à Porto-Novo, il est évident qu’on va trouver à tracer des routes pour les atteindre et les moderniser. Et aujourd’hui, on n’en serait pas là. La responsabilité des originaires d’une localité dans le développement de celle-ci est vraiment importante. Ce n’est pas en fuyant et en se cachant dans d’autres localités qu’on trouve l’occasion de se plaindre de ce qui se passe chez soi. Mais d’aucuns pensent plutôt que la ville a connu ce triste sort parce que ses leaders seraient restés tout le temps dans l’Opposition ? Ça, c’est un prétexte. D’autant que Apithy est d’ici et a été une grande autorité. Il a vécu à Porto-Novo ainsi que bien d’autres politiciens. Je crois qu’il faut laisser ce prétexte. Il faut beaucoup d’ambitions pour Porto-Novo, pas en paroles mais en actes concrets et assez de sacrifices que cela demande. Il ne faudrait pas que ce qui est conçu pour être mis à la disposition et pour la transformation de la ville, soit un concours pour que les individus et les collectivités se développent. Ça, c’est mauvais et c’est partout dans le pays. Ce que le président Patrice Talon fait aujourd’hui, en d’autres temps, cela n’allait pas connaître cette ampleur si ceux qui sont chargés de la mise en œuvre ne pensent qu’à ce qu’ils feront pour eux-mêmes. L’ampleur de ce que nous voyons est même supérieure à certaines critiques qui disent qu’on ne mange pas les pavés. Même si tu n’aimes pas le lièvre, il faut reconnaître qu’il court bien. C’est pour dire que ceux qui sont en opposition au régime du président Talon sont obligés de reconnaître que ce qui se fait n’est pas rien. Comment appréciez-vous l’état de la Place de l’indépendance à Porto-Novo ? Je pense qu’on n’a pas encore touché à cette place importante. De mon point de vue, il faut organiser une information touchant les riverains et les architectes nationaux pour la mettre en valeur. Cette place ne peut plus revêtir l’envergure qu’ elle est censée avoir à moins qu’on casse beaucoup de choses sur le site. Mais il faut y ériger quelque chose d’important parce que 1960 est une lueur dans notre effort de conquérir notre souveraineté. Ce n’est rien du tout mais c’est également tout parce que c’est à partir de là que beaucoup de chapitres de conquêtes de la souveraineté nationale sont engagés d’une manière ou d’une autre par différentes générations à des vitesses différentes. Que diriez-vous pour conclure cet entretien ? Quand je vois ce qui se passe dans le monde aujourd’hui, parce que je suis dans ma 81e année, je pense que le tout n’est pas de réaliser. Il faut conscientiser les populations et faire en sorte que les gens prennent ces biens comme les leurs. Car, beaucoup de villes africaines sont en feu et en flamme. C’est vrai, on peut marcher pour manifester son mécontentement. Mais on doit éviter de détruire ou d’incendier le peu que nous avons. Le mécontentement doit se mener dans la perspective que si ça change, c’est pour bâtir un peu plus. Mais c’est valable pour ceux qui sont à la base de ce qui se passe. Car, s’il y a injustice et qu’elle est top forte et les gens sont affamés, il ne faut pas s’attendre à ce que les prières changent ce que l’être humain est réellement. J’ai la conviction que la force véritable se trouve dans le peuple. Si l’on sait cela, nous, intellectuels n’allons pas continuer à isoler la population des affaires qu’il faut régler. On dit qu’il y a 70 % d’illettrés au Bénin et on fait la démocratie en écartant ces gens-là des organes locaux du pouvoir d’Etat. Tout simplement parce que ces gens n’ont pas eu l’opportunité d’être lettrés en français. Malheureusement, nous intellectuels, ne prenons pas conscience de ce que nous commettons comme erreur grave, pas seulement au Bénin mais en Afrique en général. Il faut que chaque intellectuel qui veut être encore élu à la base se mette au travail pour savoir lire et écrire une langue du pays. Car, il est important de savoir ce qu’endurent les autres qu’on écarte et qui font tout. Nous bombons le torse pour dire que nous battons le record du coton dans la sous-région mais ce résultat ne peut être atteint sans le concours de ceux-là que nous oublions et qui mettent les produits chimiques. Je crois que si nous pouvons trouver une formule d’administration qui associe davantage ces acteurs de développement, un peu comme ce qui a été fait sous la Révolution, la solution aux problèmes a la chance d’être stable et la richesse plus humainement répartie dans le pays. Société 03 août 2020


Célébration de la Tabaski à Abomey: Les musulmans fêteront en respectant les gestes barrières
Demain vendredi 31 juillet, c’est la Tabaski ou l’Aïd el-Kébir. La communauté musulmane du Bénin va commémorer la Tabaski dans un contexte particulier de crise sanitaire. Cette célébration plus connue sous le nom de "fête du mouton" est définie dans le Coran comme une fête se déroulant lors du pèlerinage à la Mecque. Mais pour une fois, elle se déroule sans ce pèlerinage à la Mecque. L’imam de la mosquée centrale d’Abomey, El hadj Ilias Nondichao, explique les conditions dans lesquelles cette fête se déroule demain à Abomey. La Tabaski ou l'Aïd-el-Kébir plus connue sous le nom de "fête du mouton" est définie dans le Coran comme une fête se déroulant lors du pèlerinage à la Mecque. Pour une première fois, elle se déroulera dans des conditions particulières. « A Abomey, c’est loin de la place Idi que cette fête se déroulera », a confié hier El hadj Ilias Nondichao, imam de la mosquée Zongo d’Abomey. C’est à la Mosquée centrale d’Abomey que les musulmans de cette ville devront se retrouver autour de leur imam pour sacrifier à la tradition. « Mais dans le strict respect des gestes barrières », insiste-t-il. C’est donc en respectant la distanciation sociale et les autres mesures barrières que les musulmans fêtent l'événement qui est une grande célébration prescrite par le prophète. Rappelant le sens qu’il faut donner à cette fête, El Hadj Nondichao indique que « c’est après un rêve où Dieu ordonna à Ibrahim de tuer son unique fils Ismaël âgé de 12 ans environ, qu’Ibrahim décida d’exécuter l’ordre avec le consentement de sa femme et de son fils pour prouver à son créateur sa grande ferveur. C’est ainsi qu’au milieu de l’accomplissement du sacrifice à Mouna, actuel lieu d’immolation des moutons de la Tabaski à la Mecque, Dieu lui envoya un bélier bien cornu par le biais de l’ange Jibril qu’il égorgea à la place d’Ismaël. C’est pour se rappeler donc ce geste de foi très significatif du prophète Ibrahim et de sa famille que les musulmans du monde entier perpétuent aujourd’hui la tradition. La Tabaski est la plus grande fête des musulmans béninois. Chaque responsable de famille musulmane doit immoler une ou plusieurs bêtes pour célébrer le sacrifice d'Ibrahim ». Demain vendredi, jour de cette célébration, précise l’imam d’Abomey, cette tradition sera bel et bien respectée, même dans un contexte de crise sanitaire due au coronavirus ayant entrainé aussi une morosité économique. Ainsi, il se note une absence d’effervescence autour des marchés de moutons qui grouillaient de monde de par le passé. Même dans les marchés habituels, la clientèle est rare. Les étalages des marchés attendent désespérément la clientèle pour les préparatifs de la fête du mouton. Société 30 juil. 2020


Suite aux effets néfastes du Covid-19: Près de 10 millions F Cfa de semences pour les maraîchers
Vingt-cinq mille grammes de semences améliorées d'une valeur de près de 10 millions francs Cfa vont aux maraîchers en vue de renforcer leur résilience face aux chocs résultant de la crise sanitaire de Covid-19. La distribution gracieuse des kits de semences démarrée, mardi 28 juillet dernier, par Grand-Popo sous l’égide du ministre Gaston Dossouhoui, impacte 27 communes grâce aux contributions du Centre mondial des cultures maraîchères basé à Taïwan et du Procar (Programme d'appui au développement agricole). La remise des kits de semences qui a commencé, mardi 28 juillet dernier, par la commune de Grand-Popo, dans le Mono, porte sur huit spéculations légumières. Faciles à cultiver et à cycle court, il s'agit des semences de la tomate, de piment, de gombo, de crincrin, de l'oignon, de l'amarante, de la grande morelle et de la basilique africaine. Ce sont au total 25 000g de semences améliorées d'un montant avoisinant 10 millions francs Cfa, qui ont été mobilisés grâce aux apports de l’institution internationale World vegetable center (en anglais) et son partenaire Procar, un programme cadre d'intervention en milieu rural du Fida (Fonds international de développement agricole). La part du Procar est libérée à travers l'un de ses bras exécutants à savoir le Projet d'appui au développement du maraîchage (Padmar) intervenant dans 27 communes. Au dire d'Ousmane Kora, chef du Padmar, la coopération avec l’institution internationale réputée dans l’amélioration des semences maraîchères dure depuis plus de deux ans. Outre son expertise légendaire mise à la disposition du Bénin, poursuit-il, l’institution s’associe au gouvernement à travers Procar, pour donner un nouveau souffle au monde des maraîchers touché par les effets néfastes de la crise sanitaire de Covid-19 qui préoccupe au plan mondial. Au total, ce sont quelque 420 coopérateurs du maraîchage qui seront impactés, appuie Victor Afari-Sefa, directeur régional de World vegetable center. Il explique que l'initiative va aider les producteurs à se remettre des difficultés engendrées par la pandémie du Covid-19, à surmonter les effets néfastes ressentis dans la chaîne agroalimentaire en général. Notamment, il est question, à l'en croire, de relancer la production dans le maraîchage, de redonner le sourire aux acteurs du secteur. Heureux de cette attention accordée à leur secteur, les représentants des bénéficiaires ont promis de faire bon usage des dons en vue d'atteindre les objectifs visés. Particulièrement à l'endroit du gouvernement, Mathieu Sahui, président de la Fédération nationale des organisations de maraîchers du Bénin, a manqué de mots pour exprimer, au nom de ses pairs sa gratitude. Le présent geste faisant suite à plusieurs autres dont la remise, à Sèmè-Podji, de 200 moto-pompes et divers autres équipements de travail, toujours pour atténuer les effets pervers de la crise sanitaire sur leur secteur. Promesse tenue L'opération de dotation des maraîchers en semences améliorées qui a démarré mardi dernier, a plus d'un sens pour le ministre en charge du secteur. Gaston Dossouhoui y trouve les prémices d'une agriculture plus résiliente au Bénin. Mieux, l'effectivité de la remise des semences traduit la tenue d’une promesse. « Il y a un an, j’étais venu ici les yeux rouges parce que nous avons été victimes de la fermeture unilatérale des frontières de l'Est du Bénin. Vous aviez des produits qui pourrissaient et je vous ai dit que nous allons transformer cette situation en une détermination pour aborder une agriculture résiliente », rappelle le ministre. Pour lui, c'est tout un agenda qui est en train d’être déroulé. Les présents kits de semences s’entendent comme l'acte fondateur de ce type d'agriculture résiliente, et les huit spéculations, relève le ministre, ont été choisies dans la logique de diversification agricole devant permettre aux petits producteurs de sortir de la précarité. « Si une culture ne marche pas, l'autre réussira. Si le marché n'est pas bon pour une spéculation, il sera propice pour une autre », explique-t-il. Sélectionnés dans la catégorie des exploitants dont la superficie ne dépasse pas un demi-hectare, les maraîchers impactés constituent, pour le ministre, les pionniers de la nouvelle génération des agriculteurs résilients. Dans les 27 communes où ils ont été sélectionnés, rappelle-t-il, 88 puits avaient été forés et 35 tonnes de compost ont été préalablement distribuées en plus des séances de renforcement de capacités. Les postes de dépenses les plus importantes pour les petits exploitants étant, au dire du ministre, la semence, les engrais et la maîtrise d'eau. Gaston Dossouhoui annonce que les grands exploitants ne sont pas oubliés. Dotés de capacités pour aller vers les institutions bancaires, un programme de crédit de financement aux conditions alléchantes est concocté à leur profit, fait savoir Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Actualités 30 juil. 2020


Mesures contre le Covid-19 et disponibilité de l’énergie: Jean-Claude Houssou satisfait des constats sur le terrain
Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, est descendu, ce mardi 28 juillet, dans les structures sous tutelle à Cotonou. Occasion pour lui, non seulement de sensibiliser les agents et de vérifier les dispositifs mis en place pour contrer la pandémie du Covid-19 mais aussi de constater les mesures pour assurer la fourniture sans faille de l’énergie pendant les fêtes de la Tabaski et de l’indépendance. De la direction générale de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise de l’énergie (Aberme) à l’Agence de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) de Ganhi en passant par la Communauté électrique du Bénin (Ceb), la Direction générale de la Sbee, la Direction générale des ressources énergétiques (Dgre) et l’Agence de contrôle des installations électriques (Controlec), Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, est satisfait des mesures prises pour respecter les gestes barrières à la pandémie du Covid-19. En dehors du constat général dans les structures dont il se réjouit après avoir sillonné quelques bureaux, Dona Jean-Claude Houssou a relevé qu’en plus, la Sbee a mis en place des équipes de femmes chargées d’assurer la veille plusieurs fois par jour pour voir comment les mesures sont appliquées. De même, il a noté qu’au niveau de cette société, des écrans sont prévus pour diffuser les spots sur le respect des mesures barrières telles que le port obligatoire de masques, l’utilisation des gels hydroalcooliques et enfin la distanciation d’au moins un mètre. « Ce sont des choses que j’aimerais qu’on généralise dans les structures sous tutelle», a-t-il préconisé. Evoquant les échanges qu’il a eus aussi bien avec les responsables que les agents, il a fait savoir que la gravité du Covid-19 a été rappelée à chaque étape. « Le message est bien passé », a-t-il retenu. Disponibilité d’énergie pour les fêtes Quant au deuxième volet de sa tournée relatif à la disponibilité de l’énergie électrique pour les fêtes de la Tabaski, vendredi prochain, et de l’indépendance, samedi 1er août, le ministre se dit rassuré. C’est le sentiment qu’il affiche à l’issue de sa descente à la Sbee et à la Ceb. Pour le compte de la Ceb chargée du transport de l’énergie électrique, Karimou Chabi Sika, directeur général, a informé le ministre que toutes les dispositions sont prises au niveau des postes en vue de la disponibilité de l’énergie électrique en dépit du Covid-19. « Nous sommes habitués aux fêtes qui sont cycliques, donc pas de crainte », a rassuré le directeur général de la Ceb. Son homologue de la Sbee n’a pas dit le contraire. Selon Jacques Paradis, toutes les dispositions sont prises pour que les populations ne manquent pas d’énergie électrique pendant ces fêtes. Par Alain Allabi Société 29 juil. 2020


Politique agricole de l’Uemoa: Miser sur la recherche pour la sécurité alimentaire
Un investissement de 1,5 milliard F Cfa de l’Uemoa a renforcé la résilience et les moyens de subsistance des producteurs agricoles entre 2014 et 2019. Les acquis augurent d’un lendemain meilleur pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, si les parties prenantes s’approprient les acquis et les mettent à l’échelle dans la communauté. Malgré la position stratégique de l’agriculture dans les économies de l’espace Uemoa (60 à 80 % de la population active selon les États), la production se caractérise par une faible productivité, une prévalence de la malnutrition, une pauvreté rurale ainsi que l’insécurité alimentaire récurrente. Face à cette situation, la Commission de l’Union a opté pour l’accroissement des productions agricoles comme axe majeur pour la réalisation de la sécurité alimentaire. C’est pourquoi, elle a financé la convention de mise en œuvre du Programme de recherche sur les secteurs agricoles prioritaires (Prefap) pour un montant de 1,5 milliard F Cfa, explique Jonas Gbian, commissaire de l’Uemoa en charge du département de l’Agriculture, des Ressources en Eau et de l’Environnement (Daren). Cette convention signée en septembre 2014 s’inscrit dans le cadre de la Politique agricole de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf) a été le maître d’ouvrage délégué pour la mise œuvre du Prefap pour une durée de cinq ans. « L’appui financier a permis d’enregistrer des acquis appréciables permettant d’améliorer la productivité et la compétitivité de cinq filières prioritaires retenues par l’Uemoa à savoir le riz, le maïs, le coton, le bétail-viande et l’aviculture », se réjouit Jonas Gbian.« Les contraintes liées à l’amélioration de la compétitivité de la filière aquacole ont également été prises en compte dans la mise en œuvre de cette convention », poursuit-il. En fait, la mise en œuvre a permis, entre autres, de générer de technologies au profit des utilisateurs, de renforcer les capacités des institutions en les dotant de laboratoires de pointe et de consommables, de renforcer le capital humain à travers l’initiation à la recherche de jeunes chercheurs et des formations diplômantes qui ont produit de nombreux ingénieurs ainsi que des docteurs et titulaires de master. Du concret Faire de la valorisation des tiges de cotonnier un business rentable, tel est l’objectif de la composante Valorisation des tiges de cotonnier (autrefois sans valeur et souvent brûlées)pour la fabrication des panneaux à particules (Vaticopp) du Prefap. Une technologie y afférente est développée avec neuf combinaisons utilisant soit 100 % de tiges de cotonnier, soit 100 % de sciure de bois et soit 50 % de tiges de cotonnier et 50 % de sciure. Des trois unités de fabrication installées dont une à Parakou, sortent tables, chaises, tabourets, guéridons, portes, étagères, armoires. Le projet de valorisation des ressources génétiques animales et aquacoles locales (Progeval) a permis d’élaborer 16 options développées de valorisation des ressources génétiques animales et aquacoles. La recherche ouvre ainsi un boulevard d’éclosion à la pisciculture en Afrique de l’Ouest, grâce aux leçons apprises, les aliments de poisson et les alevins reçus par les acteurs. Les acquis du projet Amélioration de l’accès au financement pour les acteurs du maillon Commercialisation de la filière maïs (Amafine) augurent de meilleures perspectives pour cette chaîne de valeur au Bénin, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Il reste l’implication des structures d’assurances, d’un fonds de garantie, des institutions financières pour accompagner les transformateurs, les commerçants et les transporteurs. Divulguer Les résultats acquis ont fait l’objet d’un rapport co-publié, mercredi dernier, par la Commission de l’Uemoa et le Coraf et préfacé par Abdallah Bouréima, président de la Commission. Le défi reste l’appropriation des acquis obtenus et surtout la mise à l’échelle des technologies développées dans toute la communauté et leur adoption par l’ensemble du secteur privé. Cela ne peut se faire sans l’appui aux équipementiers agricoles de la sous-région d’une part, la diffusion des options de valorisation développées sur les différentes races étudiées, l’amélioration de la productivité des différentes races caractérisées (Bétail, poissons, pintades), la facilitation de la production et l’accès à l’aliment piscicole et aux alevins d’autre part. Il importe également de renforcer les capacités des acteurs des plateformes d’innovation mises en place sur les options de valorisation et les technologies de transformation des produits animaux. Jonas Gbian a rassuré, au cours de la visioconférence de presse du lancement du rapport, que la Commission de l’Uemoa n’entend pas ménager sa disponibilité à accompagner les États membres pour l’amélioration de la productivité et la compétitivité de leurs filières agricoles en vue de contribuer de manière durable à la sécurité alimentaire et nutritionnelle au sein de cet espace.En outre, il est question que les populations fassent davantage preuve de patriotisme économique en consommant les produits locaux, en attendant éventuellement une nouvelle phase du projet. Economie 28 juil. 2020


Protection des droits humains avec Amnesty international:Former les jeunes pour démystifier les recours devant les juridictions
Après une première édition dont les retombées satisfont plus d’un, Amnesty international Bénin organise à nouveau la formation des jeunes sur la rédaction des recours. Les 24 et 25 juillet derniers, une vingtaine de jeunes de 18 à 24 ans ont bénéficié à cet effet d’outils et d’instruments pour saisir les juridictions en cas de nécessité pour faire prévaloir les droits humains. La formation sur la rédaction des recours est une initiative d’Amnesty international Bénin qui vise à amener les jeunes à participer « activement à la création d’un monde où chacun peut jouir de ses droits humains ». Cette formation (annuelle) voudrait faire des jeunes des citoyens engagés et véritablement actifs pour la cause de la protection et de la défense des droits humains. Chaque année, ils sont une vingtaine, sélectionnés sur appel à candidatures à en bénéficier. Ils sont âgés de 18 à 24 ans, issus des mouvements et associations de jeunes du pays y compris de Amnesty international. Ils sont outillés entre autres sur les mécanismes nationaux et internationaux de protection des droits de l’Homme, les procédures scientifiques de saisine desdits mécanismes, le droit de pétition, la rédaction pratique de recours et de pétition… Pour Fidèle Kikan, directeur exécutif de Amnesty international Bénin, cette formation vise à agir contre le faible degré de juridicité dans le pays. Mieux, il permet de rendre normale et ordinaire la saisine de juridictions et de démystifier la saisine d’un juge. La formation s’impose aussi, souligne-t-il, pour accompagner la jeunesse et soutenir son engagement pour la citoyenneté et la jeunesse. Selon lui, les droits humains sont la formation du citoyen à la tolérance et au respect de la chose publique. Jean Baptiste Elias, président du Fonac est dans la même logique. Les droits humains constituent des éléments dont il faut parler fréquemment. Ils sont, laisse-t-il entendre, au-dessus de la souveraineté et former les jeunes à les préserver, c’est faire œuvre utile, et surtout engager et gagner la bataille de leur protection. Et pour assurer cette formation, Amnesty international Bénin fait appel à un formateur attitré, Serge Prince Agbodjan, « Monsieur recours » comme on l’appelle. Pour Fidèle Kikan, « nous avons faiblement mis en œuvre l’article 40 de la Constitution pour ce qui concerne la formation et l’éducation aux droits humains ». Un gap que l’Etat n’a pas suffisamment comblé, et c’est pourquoi son institution compte prendre le relais en outillant les jeunes pour la formulation des recours. « Il n’y a pas de droits humains sans mécanisme de défense, de recours et de réclamation. Les droits se réclament et la liberté se conquiert », soutient-il, encourageant les participants à faire de cette formation une pratique et non un parchemin de plus avec la jeunesse et son énergie, sa puissance et son pouvoir. Fidèle Ayenan, représentant du doyen de la Faculté de droits et de sciences politiques à l’ouverture de l’atelier promet à son tour l’accompagnement et l’appui de la faculté pour aider à concrétiser ce rêve. « Vos actions de formation en direction de la jeunesse encourage l’histoire dans la mesure où qui dit jeunesse dit vitalité, espoir». Fidèle Ayenan insiste aussi pour dire que « il ne suffit pas de connaître ses droits, mais de connaître aussi les moyens de leur défense et de trouver le moyen de les réclamer et donner à la jeunesse les moyens d’agir sur le terrain des droits pour les réclamer ». Les participants sont entretenus sur plusieurs modules, notamment les mécanismes de protection des droits humains et leurs procédures, les règles de rédaction des recours et quelques jurisprudences, la rédaction individuelle de recours en violation des droits adressés à la Cour constitutionnelle… A la fin, chacun des participants devra restituer les enseignements reçus à au moins dix jeunes de son organisation de base. Mieux, sur chaque promotion, cinq jeunes ayant formulé des recours sont sélectionnés pour partager leur expérience avec la promotion suivante. Actualités 27 juil. 2020


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