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Nouvelles

Candidature du chef de l’État pour un second mandat: 75 mouvements et associations de jeunes s’activent
Réunis au sein du mouvement dénommé « Perspectives Talon 2021 », soixante-quinze associations et mouvements politiques appellent le chef de l’État à briguer un second mandat. Ils justifient leur démarche par les nombreuses réalisations de Patrice Talon qui changent le visage du Bénin et le révèlent au monde entier. La rencontre de ces militants s’est tenue, jeudi 23 juillet dernier, dans un hôtel de Cotonou. « Depuis la période des indépendances jusqu’à nos jours, notre pays le Bénin, malgré les différentes alternances au pouvoir, ne s’est jamais révélé autant dans la sous-région ouest-africaine et dans le monde entier ». Ce constat de Constantin Ada, président de « Perspectives Talon 2021 », au lancement officiel de ce creuset, jeudi 23 juillet dernier à Cotonou, est un signal fort de la jeunesse béninoise, toutes tendances confondues, à l’endroit de la classe sociopolitique et professionnelle du Bénin, selon lui. « Perspectives Talon 2021 » est un creuset né de la volonté de plusieurs associations et mouvements de jeunes ayant compris le sens réel du développement et la méthodologie dans la gestion de la chose de l’État depuis l’avènement au pouvoir du président Patrice Talon, ajoute-t-il. L’objectif principal de ce creuset est de susciter la candidature du président Talon d’une part et d’œuvrer activement pour sa réélection en 2021, d’autre part. Constantin Ada et les siens soutiennent que les différentes réalisations et réformes en cours d’exécution au Bénin motivent leur engagement à susciter la réélection de Patrice Talon en 2021. Les réformes et les réalisations à l’actif du chef de l’État, dit-il, confortent davantage le creuset dans sa position actuelle et c’est pourquoi, il demande au président de la République d’accepter aller aux élections pour poursuivre les œuvres nobles entamées au profit de tout le peuple béninois. « Le sens de notre engagement réside dans le fait qu’en quatre ans, des chantiers ont été ouverts simultanément, plusieurs déjà achevés et d’autres en cours, changeant progressivement le visage de notre pays. Des motifs Nous pouvons mentionner entre autres, les infrastructures routières, marchandes, hospitalières, sportives, socioculturelles et les infrastructures sociocommunautaires telles que les adductions d’eau potable, des branchements électriques, des maisons de jeunes et centres de loisirs réalisés à travers tout le pays », a mentionné Constantin Ada, président de « Perspectives Talon 2021 ». Il a aussi évoqué dans sa déclaration, les nombreuses actions sociales du chef de l’État à l’endroit des populations, telles que l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), les cantines scolaires, les micro crédits et surtout la gestion de cette période marquée par la pandémie du coronavirus qui a connu un décaissement par l’État de plus de 73 milliards de nos francs, pour soulager les peines des artisans. Au regard de ces réalisations et du bilan de la gouvernance en quatre ans, les jeunes, réunis au sein du mouvement « Perspectives Talon 2021 », réclament, pour la continuité responsable, crédible, efficace et fiable, la candidature pour les échéances présidentielles de 2021 du président de la République, son excellence Patrice Athanase Guillaume Talon, a lancé le président dudit mouvement, Constantin Ada. « Et nous nous engageons à contribuer efficacement à sa réélection, y compris même au payement de la caution. Un compte bancaire est même déjà ouvert à cet effet et contient à son actif un montant de cent mille francs », affirme Constantin Ada. « Perspectives Talon 2021 lance un vibrant appel à toutes les populations de nos villes et campagnes à s’approprier les idéaux du mouvement Perspectives Talon 2021, pour accompagner le développement de notre nation », poursuit-il, avant de rassurer qu’une tournée se fera dans tous les départements du Bénin pour annoncer la bonne nouvelle aux indécis. Actualités 27 juil. 2020


1re session criminelle de l'année 2020 au Tpi d'Abomey-Calavi:20 dossiers au rôle, 40 accusés à la barre
Ce lundi 27 juillet s'ouvre au Tribunal de première instance de deuxième classe d'Abomey-Calavi, la première session criminelle au titre de l'année 2020. Lors d'un point de presse tenu, vendredi 24 juillet dernier, le magistrat Aubert Kodjo, procureur de la République près le Tribunal de première instance d'Abomey-Calavi, a levé le voile sur les dossiers inscrits au rôle d'audience. Lors de sa première session criminelle au titre de l'année 2020, le Tribunal de première instance de deuxième classe d'Abomey-Calavi va connaître du sort de 40 accusés à travers 20 dossiers inscrits au rôle et répartis comme suit : un dossier d'assassinat, un dossier de coups mortels, un dossier d'incendie volontaire, deux dossiers de traite d'enfants, un dossier d'association de malfaiteurs, un dossier de vol à main armée, un dossier de tentative de vol aggravé, un dossier de meurtre et onze dossiers de viol. "Une analyse des divers crimes figurant sur le rôle d'audience, permet de constater que les crimes contre les personnes prédominent nettement avec un pourcentage de 87 % contre les atteintes aux biens qui représentent 13 % des affaires inscrites à ce rôle", fait observer Aubert Kodjo, procureur de la République près le Tribunal de premiere instance de deuxième classe d'Abomey-Calavi. Puis il en déduit : «Ce tableau traduit la survivance voire la recrudescence des agressions sexuelles dans le ressort du Tribunal d'Abomey-Calavi, en dépit des efforts sans cesse fournis par les pouvoirs publics et les forces de sécurité dans la lutte contre cette forme de délinquance, le banditisme et l'insécurité». Le procureur Aubert Kodjo assure que le pouvoir judiciaire, en organisant la présente session, entend jouer sa partition et apporter des réponses idoines aux cas qui lui sont déférés afin de rassurer les populations. Lors de la session criminelle qui démarre aujourd'hui, justice sera rendue à des dizaines de concitoyens qui attendent en détention provisoire depuis plusieurs années... "Nous sommes à l'ère d'une justice plus efficace parce que plus respectueuse des délais, à l'ère d'une justice plus équitable parce que renforcée par des garanties procédurales accordées aux accusés dans un contexte marqué par des mutations majeures du droit pénal et de la procédure pénale", a soutenu le procureur Aubert Kodjo avant d'inviter les populations à suivre les audiences en vue de s'informer, de s'éduquer, dans le respect des gestes barrières dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19. Il a par ailleurs remercié le bâtonnier et l'ensemble des magistrats de la Cour d'appel de Cotonou qui ont accepté et facilité l'organisation de cette session. Société 27 juil. 2020


Prise en charge des victimes de violences basées sur le genre: Le volet psychosocial se renforce d’un document de référence
Le Bénin dispose désormais d’un document de référence en matière de prise en charge psychosociale des personnes victimes de violences basées sur le genre. Intitulé guide d’accompagnement psychosocial des survivant(e)s de violences basées sur le genre, le document a été validé hier, jeudi 23 juillet à Grand-Popo, au terme d’un atelier organisé par Médecins du monde Suisse, une organisation non gouvernementale internationale. Fruit de la volonté commune de l’Ong Médecins du monde (Mdm-Suisse) et de l’Unicef engagée à travers sa section protection de l’enfance, le guide d’accompagnement psychosocial des survivant(e)s de violences basées sur le genre était, hier, à l’étape de validation. Les travaux se sont déroulés dans la cité balnéaire du Mono, sous la direction du conseiller technique au suivi des projets du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, Noah Agbaffa-Padonou, représentant le ministre. En moins de vingt-quatre heures, le document, qui se veut une référence de bonnes pratiques à observer sur le plan national, a été revisité, au sein des groupes de travail puis en plénière, avant d’être adopté. En somme, il s’agit d’une trentaine de pages regroupées en trois chapitres. Le premier présente des clarifications conceptuelles et expose les différents visages des violences basées sur le genre. Il aborde également les conséquences desdites violences. L’accueil des victimes, la résolution des urgences puis le référencement et l’enquête sociale font partie des thématiques développées dans le deuxième chapitre intitulé l’accompagnement psychosocial des survivant(e)s de violences basées sur le genre. Le dernier chapitre s’attarde sur le cas des enfants victimes et adolescentes enceintes. Contribuer à améliorer la prise en charge des victimes et faciliter le renforcement continu de capacités notamment au niveau des assistants sociaux afin qu’ils soient à même d’offrir un accompagnement psychosocial conforme aux standards tel est, entre autres, l’objectif visé à travers la réalisation du guide. Sur cet objectif, Elena Melanie, coordinatrice générale de Mdm-Suisse au Bénin, souligne, dans son mot de bienvenue, que le rôle des assistants sociaux étant déterminant dans la prise en charge des victimes, il est important que leur service soit de qualité, au risque de provoquer « une seconde victimisation ». L’initiative du guide, appuie-t-elle, vient d’ailleurs en réponse au constat selon lequel dans la quasi-totalité des unités de prise en charge, les assistants sociaux sont les premiers acteurs à accueillir et à orienter les victimes. Ont participé aux travaux de l’atelier ouvert par Noah Agbaffa-Padonou, des cadres des ministères sectoriels, la commissaire adjointe de l’Office central de protection des mineurs, les représentants des Organisations de la Société civile et des assistants sociaux. Société 24 juil. 2020


Médias / Lutte contre le Covid-19: L’Upmb appuie les organes de presse en matériels de protection
Dispositifs de lavage de mains, masques et autres matériels de protection contre le coronavirus au profit des entreprises de presse. Le geste émane de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) qui, à travers ce don, entend aider le personnel des organes de presse à mieux se protéger contre le Covid-19. La remise du don a eu lieu, ce jeudi 23 juillet, à la Maison des médias Thomas Megnassan, à Cotonou. A l’instar des acteurs en première ligne dans la lutte contre le coronavirus, les professionnels des médias sont grandement exposés à cette pandémie dans l’exercice de leur fonction. Pour les aider à mieux se protéger contre le mal, l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) a offert des matériels de protection à une douzaine de structures de presse réparties sur l’ensemble du territoire national. Dispositif de lavage de mains, savons liquides, gels hydroalcooliques et masques de protection, chaque organe de presse invité est reparti avec son lot de matériels. Pour Zakiath Latoundji, présidente de l’Union, il est important que les journalistes, qui sont tout le temps sur le terrain, se protègent face à cette pandémie. Raison pour laquelle l’Upmb, avec l’appui de ses partenaires tels que Plan international Bénin et l’Association des créateurs de mode du Bénin (Acmb), dote les organes de presse, à grands effectifs, de ces matériels de protection. « Nous avons reçu ces lots de ces différents donateurs. En retour, nous vous faisons don des mêmes matériels que vous allez mettre à la disposition des professionnels des médias de vos organes respectifs », a déclaré Zakiath Latoundji face aux représentants des structures de presse conviées à la cérémonie. Elle dit espérer que ces matériels iront à qui de droit, et qu’ils seront utilisés à bon escient. A en croire la première responsable de l’Upmb, la mobilisation des matériels de protection va se poursuivre de sorte que tous les autres organes de presse non pris en compte, aient leur matériel de protection. « C’est difficile de pouvoir satisfaire tout le monde. Nous avons fait l’effort dans la mesure du possible mais je voudrais rassurer les organes de presse qui n’ont pas été appelés que nous continuons la mobilisation pour que chacun d’eux soit servi », a indiqué Zakiath Latoundji. Remerciements Après avoir reçu leur lot de matériels, les représentants des entreprises de presse bénéficiaires ont exprimé leur gratitude à l’Upmb et ses partenaires dont le geste vient en renfort aux mesures prises par chaque structure de presse et ses acteurs pour lutter contre la contamination et la propagation du coronavirus en leur sein. Au nom de leurs structures respectives, ils ont tous rassuré le donateur et ses partenaires qu’un bon usage sera fait desdits matériels. Il est à noter que les partenaires de l’Upmb étaient représentés à l’occasion par Félicien Casterman, créateur de mode et président de l’Association des créateurs de mode du Bénin (Acmb). Ce dernier a dit toute sa joie d’avoir assisté à la remise du don et surtout de pouvoir contribuer, à travers les masques de son association, au renforcement des mesures prises contre la contamination et la propagation du Covid-19 au sein des hommes des médias dont le rôle dans la société n’est plus à démontrer. « Après les médecins, c’est sûrement vous qui êtes au cœur de la lutte. C’est pourquoi, l’Acmb a décidé de vous accompagner pour que vous vous protégiez parce que c’est vous qui allez tout le temps à la recherche de l’information... », a déclaré le modéliste. Tout comme Zakiath Latoundji, il a, pour finir, invité les journalistes à vraiment se protéger, en tout temps et en tout lieu, contre cet ennemi visible qu’est la pandémie du Covid-19. Société 24 juil. 2020


Université de Parakou: Les résultats du premier semestre au département des langues annulés
Après avoir été proclamés, mardi 19 mai dernier, les résultats des semestres impairs de l’année académique 2019-2020 au niveau du département des langues de l’Université de Parakou ont été annulés par le recteur Prosper Gandaho. C’est à la faveur d’une décision qu’il a prise mardi 14 juillet dernier. De la soupe à la grimace, c’est le plat que les étudiants du département des études anglophones, hispaniques, germaniques et lettres modernes de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines (Flash) de l’Université de Parakou ont à leur menu, depuis mardi 14 juillet dernier. C’est une mauvaise nouvelle pour eux. Et pour cause, le recteur de leur université, Prosper Gandaho, a procédé à l’annulation des résultats des semestres impairs au titre de l’année académique 2019-2020 au niveau de leur département. Au nombre des mobiles qui fondent la décision, on évoque une multitude d’irrégularités relevées par la commission spéciale d’audit desdits résultats. Cette commission avait, en son temps, été mise sur pied par le rectorat pour effectuer le contrôle des activités au niveau des différentes plateformes de l’université. En effet, le rapport de la commission fait constater l’existence de fraudes qui entachent la crédibilité des résultats au niveau de la Flash. Ainsi, la décision rectorale précise en son article 2, que le processus de gestion des notes, ainsi que les délibérations seront repris dans le respect des textes en vigueur. Au niveau de l’article 3 de la même décision, le recteur a responsabilisé le vice-recteur chargé des Affaires académiques, la secrétaire générale et l’agent comptable de l’université puis le doyen de la Flash, pour gérer la mesure qui a été arrêtée. Dans le rang des étudiants concernés, ils ne sont pas encore revenus de leur surprise. Ils souhaitent que les responsabilités soient situées afin de ne pas être tous pénalisés. Seront-ils invités à composer à nouveau pour le compte du premier semestre ? Ou, fera-t-on reprendre les corrections de leurs copies ? En attendant de connaître à quelle sauce, ils seront mangés, tous se demandent la conduite à tenir et la démarche à adopter. Education 23 juil. 2020


Formation des membres des Cap sur leurs missions: Le Cnds outille les commissions de trois ministères
Le Conseil national du dialogue social organise un atelier de renforcement des capacités des membres titulaires des commissions administratives paritaires. Cette formation de trois jours prend en compte le ministère du Travail et de la Fonction publique, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Du mardi 21 au jeudi 23 juillet, les membres titulaires des Commissions administratives paritaires (Cap) du ministère du Travail et de la Fonction publique, du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération et du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique suivent une formation qui va leur permettre de s’approprier leurs missions et d’exercer convenablement leurs responsabilités; de se familiariser aux techniques de prévention et de gestion des conflits ; de maitriser les outils de performance d’une structure de dialogue social... Il s’agit d’un atelier de renforcement de capacités initié par le Conseil national du dialogue social (Cnds). A en croire Guillaume Attigbé, président du Cnds, cet atelier est le premier d’une série qui couvrira l’ensemble des ministères. « J’ose croire que cette coopération des ministères avec le Cnds aura un impact significatif sur le dialogue social », a-t-il déclaré. Représentant le ministre du Travail et de la Fonction publique, Bertin Quenum, directeur de la gestion du personnel, soutient que la présente formation est impérieuse pour le renforcement du dialogue social. Il rappelle que les Commissions administratives paritaires (Cap) viennent remplacer les conseils sectoriels du dialogue social. La mission des Cap s’inscrit alors dans la continuité et l’amélioration de ce que faisaient les conseils sectoriels du dialogue social. Le représentant des participants, Normil Charles, s’est d’ailleurs réjoui de l’initiative du Cnds qui vise à outiller les membres des commissions administratives paritaires qui ont été installés il y a peu. Il note qu’en dépit de la loi portant statut général de la fonction publique qui prévoit des sanctions administratives, les travailleurs n’aiment pas entendre les expressions telles que: demande d’explication, traduction en conseil disciplinaire, suspension... Car ce sont des termes qui frisent l’acharnement. C’est dans ce cadre qu’interviennent des organes comme la Commission administrative paritaire, le conseil national de discipline... La présente formation vient, selon lui, clarifier les zones d’ombre et préciser le rôle des organes disciplinaires dans les relations de travail. Normil Charles a émis le vœu que ces séances soient organisées au moins deux fois l’an, pour un partage continu d’expériences. Suite à la cérémonie d’ouverture, les représentants de chacun des trois ministères ont peint l’état des lieux du dialogue social dans leur département et les difficultés rencontrées. C’est sur cette base que la formation a effectivement démarré. Société 22 juil. 2020


Organisation de la coopération islamique: Les députés autorisent la ratification de la Charte amendée
L’Assemblée nationale a approuvé ce mardi, la loi n°2020-22 portant autorisation de ratification de la Charte amendée de l’Organisation de la coopération islamique, adoptée à Dakar le 14 mars 2008. Le dossier a été défendu par le ministre en charge des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci. Le président de la République, Patrice Talon, est autorisé à ratifier la Charte amendée de l’Organisation de la coopération islamique adoptée à Dakar, le 14 mars 2008. Les députés, à leur unanimité, ont adopté ce mardi, la loi n°2020-22 y relative. Selon le rapport de la Commission des Relations extérieures, de la Coopération au développement, de la Défense et de la Sécurité présidée par le député Rachidi Gbadamassi, plusieurs raisons motivent la ratification par le Bénin de cette charte amendée. Le Bénin vise entre autres de grand progrès dans le domaine de la protection des droits de l’homme; la possibilité pour lui de faire consolider son engagement en matière de droits de l’homme sur la scène internationale et conforter sa place dans le concert des Nations unies et du droit international; la possibilité de créer ou de renforcer ses relations bilatérales avec les autres Etats membres et la forte probabilité de son accès à divers mécanismes de financements contenus dans les accords spécifiques. Aussi, à travers cette ratification, le Bénin entend renforcer son éligibilité aux programmes de développement qu’offrent les banques et autres instruments de financement du monde arabe. Le Bénin bénéficie déjà d’importants financements et de prêts à un taux concessionnel qui contribuent à la réalisation du Programme d’action du gouvernement (Pag). Le rapport de la commission parlementaire fait remarquer par ailleurs que la nouvelle charte ne crée aucun nouveau droit susceptible d’entrer en contrariété avec d’autres traités déjà souscrits par le Bénin. La ratification de la charte permettra au Bénin de réaffirmer son engagement au sein de l’Oci et de pouvoir bénéficier davantage de financement. Au regard de ces avantages, les députés qui sont intervenus dans le débat général qui a conduit à l’adoption du texte ont trouvé profitable pour le Bénin la ratification de cette charte amendée, surtout en matière de décrochage des fonds arabes. Mais, tout en saluant l’Oci qui fait beaucoup d’actions positives, le député Benoît Dègla exprime quelques inquiétudes par rapport aux nombreux foyers de contradictions mortelles qui pullulent dans le monde arabe. Il souhaite que le Bénin ne fasse pas les frais des disputes de ces grandes puissances arabes dans le monde avec la ratification de cette charte amendée. Mais Benoit Dègla a été rassuré par le ministre chargé des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci. Selon celui-ci, le Bénin veille au grain dans sa diplomatie au respect de sa souveraineté et de ses intérêts dans ses partenariats avec les autres Etats. Cette loi est une avancée et ne change rien dans le droit positif béninois, insiste le ministre. Il faut préciser que la Charte amendée de 2008 de l’Organisation de la coopération islamique est plus élaborée que la première Charte adoptée à Djeddah en Arabie Saoudite en 1972. Elle est le premier instrument juridique international des droits de l’homme du monde islamique. A ce titre, la charte révisée incarne la nouvelle vision du monde musulman et fait la promotion des principes de la bonne gouvernance, des droits humains, des libertés fondamentales, de la démocratie et de l’Etat de droit. La Charte révisée est entrée en vigueur le 2 avril 2017 et le Bénin est membre de l’Oci depuis 1982. Encadré Budgets de l’Etat gestion 2017: Le Parlement approuve la loi de règlement définitif L’Assemblée nationale a adopté ce mardi la loi n°2020-21 portant loi de règlement définitif du budget de l’Etat gestion 2017. Le document a été validé sans grand débat en présence du ministre chargé des Finances, Romuald Wadagni. Le rapport de la commission des Finances et des Echanges décrit les conditions dans lesquelles ce budget a été exécuté et les différents soldes obtenus. Le dossier a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés. Th. C. N. Actualités 22 juil. 2020


Amadou Rouf Raimi: De l’expertise-comptable au pari du capital-investissement
Un parcours exceptionnel, une rigueur à nulle autre pareille et une modestie qui contraste avec une fulgurante réussite. A 71 ans, le Béninois Amadou Rouf Raimi, ancien président du Conseil d’administration de Deloitte France, fait le pari du capital-investissement en prenant la tête de Cauris Management, première société de gestion de fonds de capital-investissement en Afrique de l’Ouest francophone. Itinéraire d’un grand homme…. Des entreprises à fort potentiel souhaitant développer leurs activités ou tout porteur d’idée de création d’entreprise ou de reprise d’entreprise peuvent espérer disposer de financement pour concrétiser leurs rêves. C’est le défi que s’est lancé le Béninois Amadou Raimi Roufai alias Rouf, ancien président du Conseil d’administration de Deloitte France en prenant la tête de Cauris Management, première société de capital-investissement en Afrique de l’Ouest francophone. Après une carrière des plus nobles au sein du cabinet Deloitte, l’expert-comptable dont le parcours force l’admiration affiche à travers cette position son ambition de prendre une part active dans le développement des entreprises du continent africain dont il s’est longtemps écarté jusqu’à son départ de Deloitte, en juillet 2011. Cabinet au sein duquel il entame sa carrière en 1976. Déjà, à travers la vision du président de son conseil d’administration et une équipe d’experts du financement et de l’investissement à son service, Cauris Management, basée à Lomé et à Abidjan, retrouve toute sa verve et collabore principalement avec les investisseurs institutionnels et cible en particulier les Pme en Afrique de l’Ouest. Une démarche à succès avec l’élargissement de son portefeuille de partenaires aux groupes Azalaï Hôtels, Banque Atlantique, Ibis Hôtels, Africa West Industries, Banque populaire pour l’épargne et le crédit, Vip Net… La réussite de ce fils du Bénin parti en quête du savoir en occident et s’imposer comme l’un des plus grands auditeurs au monde méduse. Né en 1949 à Porto-Novo au Bénin, Amadou Rouf Raimi, après des études primaires et secondaires au lycée Victor Ballot et son baccalauréat obtenu en 1970 à Libreville au Gabon, s’est rendu en Europe pour poursuivre son cursus. Diplômé de l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec) en France, il intègre en 1976 le cabinet Deloitte. Son goût prononcé pour l’audit l’amène à passer son diplôme d’expert- comptable et de commissaire aux comptes. A l’école de l’audit, il renforce la rigueur et la méthode qui constituent pour lui des valeurs chères pour s’accomplir dans tout secteur d’activité. Au sein du cabinet Deloitte et après quelques pauses pour répondre à des consultations privées, il gravit les échelons. Membre du comité de direction de l’audit de Deloitte France et responsable du département d’audit dédié aux grands clients de 1991 à 1997, il aura audité et conseillé plusieurs entreprises françaises et internationales. De grands groupes tels que Alstom (au chiffre d’affaires de 18 739 000 000 euros), Electricité de France ‘’EDF’’ (64 279 000 000 euros), Renault/Nissan (12 011 000 000 euros), Pinault-Printemps-Redoute ‘’PPR’’ (20 201 200 000 euros) ont bénéficié de son expertise. Un homme, un parcours Sa capacité à assumer avec maestria ses responsabilités d’audit et de conseil de ces grosses cylindrées de l’économie lui vaut la confiance du cabinet et conforte sa réputation de cadre modèle aux talents execptionnels. Coopté associé du cabinet en 1988, il brigue avec succès la présidence du conseil d’administration en 2004. Un mandat qui lui sera renouvelé quatre ans plus tard. En juin 2007, il est élu par ses pairs, vice-président de Deloitte monde et préside le comité d’évaluation et de rémunération. Sous lui, le chiffre d’affaires de Deloitte France en 2008 avoisine les 750 000 000 euros, soit 491 957 750 000 de francs Cfa, avec un effectif de 7 000 collaborateurs dont 400 associés. Membre du conseil d’administration de Citizen Capital (Fonds de capital-investissement indépendant), de l’International Metal Service ‘’IMS’’ (leader européen de la distribution d’aciers spéciaux) et du Cercle de l’Alliance Interalliée et du Club St James, Amadou Rouf Raimi affiche aujourd’hui un profil assez reluisant. Ce qui fait de lui un homme assez courtisé dans les plus hautes sphères financières. Il aurait décliné un portefeuille ministériel. Loin de lui l’idée d’accepter ce biscuit qui le mettrait en conflit avec un environnement peu enclin à changer ses habitudes. Avec une quarantaine d’années dédiées à la rigueur, au progrès, à la perfection, l’homme ne se voit pas couver ce qu’il considérerait comme de l’absurde. Sa conviction est qu’il faut s’orienter vers une gouvernance de plus en plus ‘’comportementale’’ qui donne une place privilégiée aux valeurs, en termes d’éthique et d’exemplarité de comportement, à la compétence, au courage de pouvoir exprimer un point de vue contradictoire, à l’esprit d’indépendance. C’est la seule condition pour restaurer, selon lui, la confiance dans les hommes qui dirigent. La gouvernance ne s’entend uniquement pas, à son niveau, comme une question de bonnes pratiques codifiées mais comme une affaire de ressources et de capital. « Un peu d’ordre et beaucoup de sagesse dans la conduite des affaires nous feraient sûrement beaucoup de bien à tous », défend ce père de trois filles. A 71 ans, il préserve sa santé à travers la marche et a une phobie pour la boisson et le tabac. L’éternel sourire qu’il affiche fait de lui un homme assez charmant. Il dispose d’une grande expérience des instances de gouvernance des entreprises et est habitué à résoudre des problématiques complexes, selon sa fiche de présentation à Deloitte. Des qualités que le président français Nicolas Sarkozy a reconnues en le nommant le 14 juillet 2009 Chevalier de la Légion d’honneur pour ses 33 années d’activités professionnelles d’expert-comptable et commissaire aux comptes, président du conseil d’administration d’un cabinet d’audit. Actualités 22 juil. 2020


Audience au ministère de la Communication: Le Fadem et l’Odem au cabinet d’Alain Orounla
Accompagnés des membres de leurs bureaux respectifs, Ali Camarou, président du comité de gestion du Fonds d’appui au développement des médias (Fadem) et Eric Sounouvi, président de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem) ont rencontré, ce mardi 21 juillet, le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla. Au menu de ces audiences, l’utilisation responsable des médias sociaux au Bénin et l’aide de l’Etat à la presse béninoise. Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, a poursuivi, ce mardi 21 juillet à Cotonou, sa série de prises de contact avec les instances faitières et associations de la presse béninoise. Après avoir rencontré respectivement les membres des bureaux du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa), de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), du Réseau des promoteurs et professionnels des médias digitaux du Bénin (Repromed-Bénin) et du Réseau des patrons des Web Tv (Repa), il a ouvert ses portes aux membres de l’Observatoire de déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem) et au comité de gestion du Fadem. Au sortir de l’audience, Eric Sounouvi, président de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias, s’est réjoui de l’intérêt que le ministre de la Communication porte à son organisation qui constitue une instance d’autorégulation pour la presse béninoise. En qualité de juriste, il a prodigué de sages conseils à ses hôtes qui ont profité de cette occasion pour lui présenter leur projet intitulé : « Odem pour l’utilisation responsable des médias sociaux au Bénin ». Il les a encouragés à contribuer à travers ledit projet à la vulgarisation du livre sixième, chapitre IX du Code du numérique en République du Bénin. « Nous lui avons transmis officiellement notre plaquette sur le projet et il nous a réitéré son soutien pour l’avènement des médias professionnels au Bénin», a-t-il confié. Préoccupé par la qualité de la presse béninoise, il a invité l’Odem à travailler pour une presse béninoise responsable au service du développement. « En nous invitant à des productions professionnelles, il nous a dit la fierté du gouvernement de ne pas avoir une presse bâillonnée au Bénin », a-t-il indiqué. Ali Camarou, président du comité de gestion du Fadem se dit, quant à lui, heureux des échanges avec le ministre sur les décrets d’application en vue de la mise en place du secrétariat exécutif du Fadem. « Nous avons jugé utile de débattre de cette situation qui dure depuis quatre ans avec l’autorité de tutelle qui était satisfaite de la démarche», a-t-il déclaré. A l’en croire, désignés par décision n°18-02 de la Haac, les membres du comité du Fadem ne disposent ni de secrétariat exécutif ni des moyens pour accomplir leur mission en respect du Code de l’information et de la communication en République du Bénin. Actualités 22 juil. 2020


Développement durable: Le Bénin bien loti dans la mise en œuvre de plusieurs Odd
Après les éditions de 2017 et 2018, le Bénin a participé pour la troisième fois, il y a quelques jours, au Forum politique de haut niveau pour partager avec la communauté internationale, ses progrès et bonnes pratiques dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et des Objectifs de développement durable (Odd). On se rend ainsi à l’évidence que le pays a fait des bonds et travaille activement à créer les conditions d’une croissance forte, durable et inclusive. Le Bénin a exposé à l’occasion du Forum politique de haut niveau sur le développement durable, des éléments qui témoignent de son engagement en faveur de l’Agenda 2030 et de l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd). Sur le volet «Assurance maladie», trois zones sanitaires, soit sept communes avec 98,8 % de pauvres sont déjà couvertes. Au niveau du volet crédit, le taux de couverture est de 10 % avec 100 % de remboursement alors qu’au niveau du volet «Formation», on évoque un recensement et un enrôlement de 241 000 artisans. Pour ce qui est de l’autonomisation des femmes, la cible est évaluée à 3 302 000 jeunes Béninois des deux sexes. L’accès à l’eau potable n’a pas été du reste. Le Bénin met en oeuvre plusieurs projets de fourniture d’eau potable en milieux rural et urbain et plusieurs projets d’assainissement et de gestion durable des ressources en eau. Des efforts importants ont été aussi faits pour améliorer les conditions de circulation et l’assainissement avec l’asphaltage. Pour sa première phase, ce volet connait la construction de 195,11 km de voies bitumées et pavées réparties sur neuf villes couvertes par le projet avec la création de 10.256 emplois au 31 décembre 2019. L’énergie à coût abordable fait aussi partie des avancées. Qu’il s’agisse du conventionnel ou de l’énergie hors réseau, la capacité de production interne est de 190 Mw en 2019 avec une couverture des besoins à la pointe de 76 %. Le pays a aussi déployé selon les données fournies par la direction générale de la Coordination et du Suivi des Odd, la spatialisation des cibles prioritaires des Odd pour renforcer l’action locale en vue d’accélérer la mise en œuvre de l’agenda 2030. Il s’agit notamment de l’actualisation du diagnostic avec un état des lieux et l'appréciation du degré de prise en compte des Odd. Résultat, dix cibles prioritaires sont retenues par commune sur les 49 au niveau national. On note aussi une mise en cohérence des plans et politiques locales avec les Odd, une bonne articulation entre la déclinaison locale des Odd, les domaines de développement et les normes d’actions publiques définies par la loi sur la décentralisation et surtout une bonne dynamique à la base avec les communes, comme leviers pour l’atteinte des Odd. Sept messages forts « Action accélérée et solutions transformatrices : une décennie d’action et des résultats pour le développement durable ». C’est le thème retenu cette année pour le Forum politique de haut niveau. Un thème qui, de l’avis du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, « résume bien le défi auquel le Bénin est confronté en ce moment ». En effet, explique-t-il, malgré les actions déjà menées, seulement 24,3% de la population a accès aux services de base, la proportion de la population ayant accès à l’électricité est de 34,5% avec un taux d’électrification de 29,2 %. La prévalence de la malnutrition est de 6,8 % contre une cible attendue de 1,8 % en 2030 et la proportion d’enfants âgés de 1 à 17 ans ayant subi un châtiment corporel ou une agression psychologique infligée par une personne s’occupant d’eux au cours du mois précédent reste d’environ 90 %. Le nombre de victimes suite à des catastrophes, pour 100 000 personnes, se chiffre à 643,2 en 2018 et le taux de pauvreté du pays demeure à environ 40,1%. En dehors de ces chiffres, le Bénin a également partagé avec la communauté internationale des clés qui ont permis de retracer ses progrès dans la mise en œuvre des Odd. Elles sont au nombre de sept. Il s’agit des efforts dans l’accès universel à l’eau potable, à l’énergie au plus grand nombre, l’assainissement du cadre de vie, la spatialisation des cibles prioritaires des Odd, la mise en place d’une politique de « Ne laisser personne de côté », à l’estimation du coût des Odd, les statistiques pour l’atteinte desdits objectifs. Actualités 21 juil. 2020


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