La Nation Bénin...
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Salles d’audience sans juge au tribunal de Porto-Novo [/caption]Salles d’audience ouvertes mais vides, bureaux de magistrats de siège fermés... C’est le constat fait au niveau du tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo ce lundi 26 février, première journée du mot d’ordre de débrayage de cinq jours sur cinq déclenché par l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab).
L’Unamab réclame au gouvernement la rétrocession des défalcations qu’il a opérées sur le salaire du mois de février 2018 aux magistrats pour fait de grève. Le mouvement a été suivi à 100 % par les magistrats de siège concernés par ces ponctions sur salaire. Aucun d’eux n’était en poste. Les cabinets d’instruction étaient vides. Il en est de même pour les salles d’audience qui connaissent habituellement les lundis des dossiers de flagrants délits, d’état-civil, d’homologation et des chambres sociales.
Mais, les magistrats du Parquet, c’est-à-dire le procureur de la République et ses substituts, étaient par contre aux postes. Ils vaquaient aux occupations de leurs prérogatives. La présence au service de ces magistrats debout ne devrait pas étonner d’autant que ceux-ci constituent l’œil du gouvernement au niveau de la justice. Ils n’avaient pas pris part aux grèves querellées et qui ont fait l’objet de défalcations salariales. Ils auraient perçu l’intégralité de leurs salaires pour le compte du mois de février contrairement à leurs collègues du siège qui auraient connu d’abattement jusqu’à hauteur de 70 %.
Tout comme les magistrats du Parquet, il y avait le personnel non magistrat dont les greffiers et les secrétaires administratifs qui ont répondu présents aussi à leurs postes. Ils ne sont d’ailleurs pas concernés par la grève. Mais ceux-ci annoncés sans plus tarder devoir entrer dans la danse. Le personnel non magistrat menace d’emboîter le pas à l’Unamab dès la semaine prochaine. Ils disent aussi avoir connu de défalcations sur leur salaire du mois de février pour fait de grève. Le tribunal risque d’être davantage paralysé si le personnel non magistrat renoue avec le mouvement de grève. Ainsi, les usagers du palais de justice ne pourront plus se faire établir les casiers judiciaires, les certificats de nationalité et autres pièces ainsi que les légalisations d’actes. Ce qui n’empêche pas encore la grève de l’Unamab qui perturbe plus la tenue des audiences judiciaires?
Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau

Après leur qualification pour les seizièmes de finale de la Coupe de la Confédération africaine de football, Energie football club est retourné au bercail ce jeudi 22 février. La délégation béninoise a été chaleureusement attendue à l’aéroport international Bernardin Cardinal Gantin.
En effet, après sa victoire (1-0) au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Kouhounou le samedi 10 février,
Energie Fc a arraché le billet de qualification en déplacement périlleux en terre guinéenne. Les poulains de Stanislas Akélé ont contraint, mardi dernier, le club guinéen Hafia Fc au match nul (1-1). Mené au score en première partie, grâce au but d’Aboubakar Camara, Energie réussit à revenir au score par le biais de Jean-Marie Guéra dans le temps additionnel. Le tour préliminaire retour de la Coupe de la Caf prend ainsi fin avec des fortunes diverses pour les clubs en compétition. Si les Béninois ont réussi à se qualifier les Maliens de Onze Créateurs ont été éliminés 2-0 par Cr Belouizdad après le nul (1-1) à l’aller. Grosse désillusion en revanche pour les Ivoiriens de l’AS Tanda, aussi éliminés. Energie Football club va mettre le cap sur les seizièmes de finale de la randonnée. L’équipe rencontrera le club nigérian d’Enyimba.
Résultats des matchs
Masters Security (Malawi) 0-0 Petro Atletico (Angola) (0-5) Cape Town City (South Africa) 1-0 Young Buffaloes (Swaziland) (1-0)
Hafia (Guinea) 1-1 Energie (Benin) (0-1)
Anse Reunion (Seychelles) 1-2 APR (Rwanda) (0-4)
Port Louis (Mauritius) 4-1 Ngazi Sport (Comoros) (1-1)
DeportivoNiefang (Equatorial Guinea) 1-0 New Stars (Cameroon) (1-2)
CS la Mancha (Congo) 1-0 Tanda (Cote d’Ivoire) (0-0)
CR Belouizdad (Algeria) 2-0 Onze Createurs (Mali) (1-1)
Green Buffaloes (Zambia) 2-1 El Masry (Egypt) (0-4)
Gendarmerie (Djibouti) 0-1 Simba (Tanzania) (0-4)
Al Hilal Juba (Soudan du Sud) forfait l’US Ben Guerdane (Tunisie)
ELWA United FC (Liberia) forfait Djoliba AC (Mali)
Exemptés : USM Alger (ALG), Zamalek (EGY), Raja Casablanca (MAR), Enyimba (NGA), DC MotemaPembe (RDC), AhlyShandy (SOU), Hilal Obied (SOU), Club Africain (TUN), Nkana FC (ZAM), SuperSport United (AFS).
Derniere Benediction du feu Didier GBODODJO[/caption]Décédé le 23 janvier dernier à Cotonou, Didier Gbododjo a été conduit, ce mercredi 21 février, à sa dernière demeure au cimetière de Vassého à Ouidah. Parents, amis, enfants et collègues se sont séparés de lui dans la douleur.
Ce mercredi 21 février à la Basilique de Ouidah, tout de noir vêtue, l’épouse de Didier Gbododjo était inconsolable. Entourée de ses enfants, elle porte le deuil suite à la disparition tragique de son époux. Quand le père célébrant, Ludovic Sègla, fit son entrée dans la cathédrale, la tristesse se lisait sur tous les visages. C’était le début de la célébration de la messe d’adieu à Didier Gbododjo. Lecture des versets bibliques, chants et louanges à Dieu ont meublé cette célébration.
« Nous devons vivre et mourir pour le Christ ... La douleur est vive et c’est avec courage qu’on peut faire face à cette épreuve », dira le père célébrant. Il a invité parents, amis et enfants à avoir la crainte de Dieu tout en s’aimant les uns, les autres.
« Didier nous a quittés et rejoint une vie céleste tranquille et sereine », ajoute-t-il. Il poursuit que le reste est de prier pour le repos de son âme.
Au terme de cette messe, le cortège funèbre s’est ébranlé vers le cimetière de Vassého où repose désormais le corps de Didier Gbododjo.
« Nous avons perdu notre papa et la douleur ne se mesure pas », a laissé entendre l’enfant aîné du défunt. Au nom de ses frères, Ange Gbododjo a exprimé sa gratitude à ses collègues et à tous ceux qui de près ou de loin, leur ont témoigné de diverses manières leur sympathie en ces douloureux moments. « Tous ces gestes nous réconfortent grandement et apaisent notre peine », a-t-il souligné, les larmes aux yeux.
« Nous venons te remettre à Dieu, à jamais. Rejoins Dieu et tous ceux qui nous ont déjà quittés. Tu es parti, nous ne te verrons plus. Mais dans l’au-delà, souviens-toi de nous tes enfants qui avons besoin de ton soutien », a dit Ange Gbododjo, pour qui, les morts ne sont pas morts.
Ainsi, les sept enfants de Didier Gbododjo ne reverront plus jamais leur père. Comme ses amis et ses parents, ils étaient à mille lieues de penser à cette fatalité du 23 janvier dernier au petit matin où il a été fauché par la mort. Qui pouvait croire qu’à un an de sa retraite, Didier Gbododjo qui a occupé plusieurs postes à l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) pouvait s’en aller après une courte maladie ? Et pourtant, la mort l’a décidé ainsi. Sa soeur aînée, Anne Cica Adjaï, sous le choc, ne pouvait piper mot. Elle ne faisait que couler des larmes, malgré le soutien de son époux.
Energie Fc[/caption]Energie Fc a obtenu, ce mardi 20 février, son billet pour les seizièmes de finale de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf). Ils ont contraint le club guinéen Hafia Fc au match nul (1-1), après leur victoire à l’aller (1-0) à Cotonou.
Et pourtant, c’est Hafia Fc qui a démarré le match avec un appétit offensif enchaînant plusieurs occasions à l’entame de la partie. Retranchés dans leur base arrière, les Electriciens d’Energie Fc ont laissé des espaces qui ont profité à l’adversaire. C’est ainsi que les Guinéens réussissent à prendre l’avantage dès la neuvième minute par le biais d’Aboubakar Camara. Les Béninois perdent la plupart des duels et n’auront aucune occasion avant la pause. A (1-0), le juge central renvoie les deux équipes aux vestiaires.
A la reprise, les joueurs d’Energie Fc vont à nouveau subir la pression de Hafia Fc avec à la manœuvre Ismael Camara, Ibrahima Sylla et Aboubacar Camara très en verve dans le jeu offensif. Ils vont contraindre la défense béninoise à se réorganiser pour enrayer plusieurs occasions en vue d’un deuxième but guinéen. A la cinquantième minute, Jean-Marie Guéra de l’Energie bénéficie d’une balle de but mais il sera repris dans son élan par Soleyman Badji présent dans l’axe défensif guinéen. Les Béninois vont monter à l’avant-poste à la cinquante-troisième minute pour s’offrir aussi, coup sur coup, des occasions mais sans succès. L’entraîneur Stanislas Akélé va opérer un premier changement suite à la sortie d’Alain Hounsa sur blessure. Séni Atikou va faire son entrée et renforcer le milieu de terrain dès la cinquante-quatrième minute.
A la cinquante-septième minute, Energie Fc va à nouveau subir le pressing des attaquants de Hafia Fc jusqu’à la soixantième minute où l’Ivoirien Cheick Oumar Ballo et Aboubakar Camara se passent de la défense d’Energie Fc, mais c’est sans compter sur la présence d’Olympe Gantin qui sort la balle en corner. Le gardien béninois Sheyi Damilola, d’une claquette évite le deuxième but de justesse. On était à la soixante-deuxième minute. A la quatre-vingt-quatorzième minute, Energie réussit à revenir au score par le biais de Jean-Marie Guéra (1-1). Les Béninois conservent leur avantage jusqu’au coup de sifflet final, synonyme d’une qualification pour les seizièmes de finale qu’ils joueront face au club nigérian d’Enyimba Fc
Préliminaires Coupe de la Caf: Energie Fc[/caption]Hafia Fc reçoit ce mardi 20 février, au stade du 28 septembre de Conakry, Energie Fc de la Société béninoise d’énergie électrique. Partis de Cotonou depuis vendredi dernier, les poulains du coach Akélé Stanislas entendent défier les Guinéens sur leurs propres installations.
Energie Football club de la Sbee, en déplacement, affronte, ce mardi 20 février au stade du 28 septembre de Conakry, Hafia Fc de la Guinée dans le cadre du match retour des préliminaires de la Coupe de la Confédération africaine de football. En quête d’une qualification pour la phase suivante, les Béninois sont contraints de battre Hafia Fc ou revenir avec tout au moins un match nul. Devant leur public, les protégés du président Camara Keffala ont besoin d’une victoire avec deux buts d’écart pour sceller le sort d’Energie Fc. De sources concordantes, un appel à la mobilisation a été lancé dans les médias du pays afin que les Guinéens sortent massivement pour supporter leur club. L’entrée au stade étant gratuite, la chaleur du public de ce stade mythique comptera pour le résultat du match.
En conférence de presse, hier lundi matin, les entraîneurs des deux clubs se sont lancés des défis et tirent le drap chacun de son côté. L’entraîneur de Hafia Fc veut battre le club béninois pour atteindre la phase suivante. « Absent de la scène continentale pendant plusieurs années, le Hafia Fc qui revient de loin, veut signaler son retour en offrant une victoire à son public », a-t-il déclaré. Mais, c’est sans compter sur l’adversaire. Stanislas Akélé, entraîneur d’Energie Fc reste serein et pense que le nécessaire est fait pour une seconde victoire face au club guinéen. Il rassure le public sportif béninois et les responsables de la Sbee sur l’état de sa troupe qui s’entraîne normalement depuis son arrivée, vendredi dernier en terre guinéenne. Selon leur capitaine, auréolés par leur victoire (1-0) au match aller, au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou à Cotonou, les coéquipiers d’Olympique Gantin auront à cœur de surprendre le Hafia Fc sur ses installations. Les joueurs d’Energie auront besoin d’un sursaut d’orgueil et de la discipline tactique pour passer le cap. C’est un trio arbitral composé d’Antonio Manuel Fortes Rodrigues comme juge central, Jorge Santos Fonseca Aritson, premier assistant et Jose Carlos Alexandre Pina, deuxième assistant, qui va officier cette partie?
Les Buffles du Borgou en terre ivoirienne
Le second club représentant du Bénin en compétition de la Confédération africaine de football a quitté Cotonou, ce lundi 19 février pour Abidjan où ils affrontera l’Asec Mimosa dans le cadre du match retour de la ligue des champions demain mercredi. Accrochés (1-1) les Buffles devront batailler dur pour limiter les dégâts en terre ivoirienne. A quelques heures de leur départ, Idrissou Moutari, l’entraîneur des Buffles du Borgou, rassure de la forme de ses poulains. Selon lui, le club béninois jouera son va-tout pour arracher sa qualification?

Les matches retour des tours préliminaires des compétitions interclubs africaines se jouent à partir de demain, mardi 20 février. A cet effet, les Buffles Fc du Borgou seront les hôtes des Ivoiriens de l’Asec Mimosa, mercredi 21 février au stade Félix Houphouet Boigny d’Abidjan. Déjà la veille, c’est l’équipe des Electriciens de la Sbee, Energie Fc, qui sera aux prises avec le Hafia Fc de la Guinée, au stade du 28 septembre de Conakry.
C’est ce lundi 19 février, dans la matinée, que l’équipe des Buffles Fc du Borgou quittera Cotonou pour Abidjan. Dans la capitale ivoirienne, elle va défier l’Asec Mimosa, à l’occasion du match retour des préliminaires de la Ligue africaine des clubs champions. Contraints au nul (1-1) à domicile, dimanche 11 février dernier, les protégés du président Laurent Léhady Gnansounou sont loin d’avoir abdiqué. Mama Bah Yèrè et ses coéquipiers continuent toujours de croire en leur chance de qualification pour le prochain tour de la compétition, ils espèrent aller créer la sensation en terre ivoirienne après-demain, mercredi 21 février.
En effet, c’est en déplacement qu’ils ont souvent livré leurs meilleurs matches. Conscients que les Jaunes et Noirs de l’Asec ne seront pas faciles à jouer sur leurs installations, ils se sont préparés en conséquence pour cette expédition. A Parakou où ils sont rentrés tout juste au lendemain du match aller, ils ont procédé, sous la houlette de leur entraîneur Idrissou Moutari, à la correction des insuffisances et erreurs constatées dans leur jeu. Tout résultat autre qu’un match nul vierge ou une défaite, fera leur bonheur. Les joueurs devant rallier Abidjan par un vol régulier, c’est par voie terrestre que certains de leurs supporters iront les rejoindre. Des bus ont été apprêtés pour la circonstance.
C’est un quatuor nigérien conduit par Abdoulaye Rhissa Al Mustapha qui officiera le match. Yahaya Mahamadou et Baba Abdoul Aziz Moctar Saley sont les premier et deuxième arbitres assistants. Le commissaire au match sera le Sao Toméen, Arlindo Carneiro Rodrigues.
Avant les Buffles Fc du Borgou, c’est la formation de l’Energie Fc de la Sbee qui, depuis vendredi 16 février dernier déjà, séjourne à Conakry. C’est pour affronter le Hafia Fc de la Guinée demain, mardi 20 février au stade du 28 septembre, dans le cadre du match retour des préliminaires de la Coupe de la Confédération. Au match aller joué à Cotonou, samedi 10 février dernier, les poulains de Stanislas Akélé l’avaient remporté sur la plus courte des marques (1-0). Un précieux acquis que Jean-Marie Guerra et ses coéquipiers auront la lourde responsabilité de défendre, s’ils veulent franchir ce cap des tours préliminaires.
C’est un trio arbitral capverdien avec pour directeur de la partie, Antonio Manuel Fortes Rodrigues, que la Caf a désigné sur le match. Jorge Santos Fonseca Aritson (premier arbitre assistant) et Jose Carlos Alexandre Pina Mendes seront les premier et deuxième arbitres assistants. Aux dernières nouvelles, on apprend qu'à travers un communiqué, la Caf a remplacé le commissaire au match, de la confrontation Buffles contre Asec par le Togolais Latré Akayi Edzona Lawson Kogban. ?

Soupçonné de cas de maladie à virus Lassa, un patient a été référé hier vendredi 16 février à l’hôpital de zone, communément appelé « hôpital cent lits » à Comé. En provenance de Monnonkpon, un village de la commune de Comé, dans le département du Mono, le patient est déjà isolé et fait l’objet d’un suivi rigoureux.
Il s'agit-là du tout premier cas, qui met en alerte générale, toute la commune voire le département du Mono.Toutefois, Dr Etienne Hounkonnou, directeur département de la Santé, fait observer que « seuls les résultats d’un laboratoire compétent peuvent infirmer ou confirmer les soupçons ». Il ajoutera que « un prélèvement a été fait et envoyé au laboratoire en vue d’en avoir le cœur net. Car, si le patient présente quelques signes comme le saignement, justifie-t-il, plusieurs autres restent à être vérifiés ». Dr Etienne Hounkonnou soutiendra, par ailleurs, que toutes les dispositions sont déployées en vue d’une prise en charge correcte si le cas venait à être confirmé.
Dans le Mono, Comé est l'une des rares villes où il se développe, depuis des années, le commerce de la viande de brousse.
Santé 17 févr. 2018

Le feu a eu raison, dimanche 11 février dernier à Parakou, de quatre camions chargés de coton et en stationnement sur l’un des parcs de l’usine de la Sodeco. Plus de 72 heures après, l’origine de l’incendie est loin d’avoir été élucidée. La plupart de leurs camions attendant d’être déchargés depuis près d’un mois, les transporteurs commencent par donner de la voix.
Des camions chargés de coton ont brûlé, dimanche 11 février dernier à Parakou, sur l’un des parcs de stationnement de l’usine de la Sodeco. Outre l’ensemble de leurs chargements estimé à plus de 100 tonnes qui est parti en fumée, quatre d’entre eux ont été réduits en des amas de ferrailles, sous le regard impuissant des conducteurs présents. N’eût été l’intervention des soldats du feu, il y aurait eu plus de dégâts enregistrés.
Plus de 72 heures après le sinistre, les conducteurs et les propriétaires des camions stationnés sur le parc de l’usine continuent de crier leur ras-le-bol. « Je suis venu de Kérou, il y a près d’un mois », explique un conducteur qui a requis l’anonymat. Un autre déplore que leurs camions soient plutôt devenus des magasins pour le coton. «C’est un parc où les camions chargés de coton destiné pour cette usine doivent stationner. Il ne s’agit pas d’une auto-gare. Malheureusement ils n’ont pas prévu de l’eau. Il en aurait eu sur les lieux, que les dégâts ne seraient pas si importants», poursuit-il. Tout en courroux, il confie que le prix du gasoil a augmenté au moment où celui du transport du coton a connu une diminution. Aussi, défie-t-il, l’un quelconque de ses collègues qui, dans cette situation, aura réussi à constituer un dépôt de 500 000 F Cfa.
La plupart de leurs camions attendant d’être déchargés depuis près d’un mois, les transporteurs commencent par donner de la voix. Une telle situation n’est pas de nature à arranger le retard qu’accuse déjà l’évacuation du reste du coton encore dans les champs et les marchés autogérés vers les usines.
Regrettant de s’être engagés, certains camionneurs avouent ne pas être surpris, s’il y a encore le coton dans les champs et les marchés autogérés. Avec l’augmentation du prix du gasoil, la campagne ne leur paraît plus rentable. Ils craignent également de voir leurs camions bloqués pendant des jours à Parakou, au niveau de l’usine de la Sodeco.
Selon les sources informées, les quatre camions calcinés sont tous assurés. Ce qui suppose le dédommagement de leurs propriétaires. Seulement, l’origine de l’incendie n’est pas encore connue.
Il y a un an, plus précisément le vendredi 17 février 2017, toujours dans la même usine, 48 tonnes de coton étaient parties en fumée. Les deux camions à bord desquels elles étaient chargées, n’avaient également pas été épargnés. A l’époque, c’est un court-circuit provoqué par la batterie d’un camion dont le conducteur effectuait des manœuvres, qui était à l’origine du drame.

L’équipe d’Energie Fc de la Société béninoise d’Energie électrique s’est imposéee ce samedi 10 février face à Hafia Football club de Conakry (1-0). Le but de Jean-Marie-Guéra à la quarante-deuxième minute a permis aux Béninois de prendre une petite avance sur leur adversaire en attendant le match retour en terre guinéenne.
Les préliminaires de la Coupe de la Confédération africaine de football se sont déroulés ce week-end sur le continent avec des fortunes diverses pour les clubs participants. A Cotonou, Energie Football club a battu Hafia Football club de Conakry par la plus petite marque de (1-0). Et pourtant, c’est le Hafia Football Club qui a sorti la grande artillerie offensive en démarrant la rencontre avec la volonté de surprendre les Béninois chez eux.
Dès la quatrième minute, les Guinéens prennent les premières initiatives en assiégeant la défense béninoise. Mais, ils auront en face le rideau défensif dirigé par Olympe Gantin qui a enrayé toutes leurs vélléités offensives. Les joueurs du Hafia Football club imposent le jeu physique et gagnent tous les duels en milieu de terrain. Un quart d’heure difficile pour les Electriciens qui vont rentrer progressivement dans la partie. A la dix-septième minute, les poulains de Stanilas Akélé vont franchir la ligne médiane pour obtenir enfin un premier corner. Malheureusement la défense adverse était présente dans sa base arrière. A la vingtième minute, Jules Elégbédé décroche une frappe et obligée le gardien de Hafia Fc à sortir le grand jeu. A la trente-et-unième minute, Ibrahim Dosso rate une occasion nette de but. C’est finalement à la quarante-deuxième minute qu’Energie Fc ouvrira le score à la grande satisfaction du public sportif par l’intermédiaire de Jean Marie Guéra. C'est sur ce score de 1-0, le trio arbitral togolais renvoie les deux équipes aux vestiaires. À la reprise, les Guinéens prennent de nouveau d'assaut les buts adverses mais c’était compter avec le jeune gardien d’Energie Football club, Sheyi Damilola qui a réussi à garder sa cage vierge jusqu’à la fin du temps règlementaire?
Sports 12 févr. 2018

Les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) ont tenu, samedi 10 février à la place Bio Guèra de Parakou, leur deuxième congrès ordinaire. Ces assises placées sous le thème « Œuvrons pour une société juste, de paix et sans pauvreté avec l’homme au centre du développement » ont connu la participation effective de leur leader charismatique, l’ancien président de la République, Boni Yayi et d'une forte représentation des membres de la classe politique nationale. L’honorable Valentin Djènontin Agossou a été élu par acclamation à la tête du parti que les congressistes ont créé.
Avec les nouvelles orientations que les Fcbe se sont données au cours de leurs assises du week-end dernier à Parakou, l’Opposition a désormais un nom et un visage au Bénin. Jusque-là considérées comme une alliance, elles sont devenues un parti politique. C’est pour faire face aux enjeux politiques en perspective. L’unanimité n’ayant pas été faite autour de la dénomination de Parti démocratique du peuple (Pdp) proposée, les congressistes ont gardé l’ancienne. Le logo qui est un cauris sur un fond vert a été maintenu.
De grandes mutations ont également été opérées au sein de son bureau directeur. Il y a aujourd’hui, six postes de secrétaires exécutifs nationaux dont cinq adjoints. A la tête de l’alliance depuis 2006, en tant que coordonnateur national, Eugène Azatassou s’est vu remplacé par le député Valentin Djènontin, nouveau secrétaire exécutif national. Théophile Yarou, Komi Koutché, Simplice Codjo, Tigri Alassane et Paul Hounkpè sont respectivement les premier, deuxième, troisième, quatrième et cinquième secrétaires exécutifs adjoints. L’ancien président de la République, Boni Yayi, prend la présidence d’honneur du parti. Organiser la reconquête du pouvoir et en préparer la gestion, tels sont les défis assignés à la nouvelle équipe dirigeante. Leur premier test sera les prochaines élections législatives de 2019.
Selon Eugène Azatassou, l’objectif poursuivi, c’est la mise en place d’une organisation qui permettra la mobilisation des populations et la construction d’une société de justice, de paix, de progrès et d’équité. Il s’agit pour les Fcbe, a-t-il insisté, de prendre les devants et de susciter autour d’elles, le rassemblement de toutes les forces politiques en un large front contre « la politique de la ruse et de la rage... ».
Une démonstration de force
En effet, annoncé à grands cris depuis plusieurs jours, le deuxième congrès ordinaire des Fcbe a effectivement eu lieu le week-end dernier à Parakou. La place Bio Guéra de la ville qui a accueilli la cérémonie d’ouverture de l’évènement, samedi 10 février dernier, a refusé du monde. Les organisateurs ont très tôt été débordés par la marée humaine qui a pris d’assaut les lieux. Cette effervescence des grands jours, il y a longtemps que la cité des Kobourou l’a vécue. Les pronostics ont été déjoués.
Evalués entre 25 000 et 30 000, les militants et la population de la ville voulaient voir et écouter le leader charismatique de leur regroupement politique, Boni Yayi dont l’intervention était très attendue à la cérémonie d’ouverture du congrès.Tous n’avaient de cesse, de l’appeler au secours. D’autres, munis de lampes torches ou de lanternes allumées en plein jour, tentaient de le retrouver.
En effet, si ce n’est pas à cette occasion, l’ancien président de la République n’est plus réapparu en public au Bénin, il y aura bientôt deux ans. Religieusement, a-t-il suivi, les messages des partis ou regroupements politiques, puis des représentants des leaders politiques venus apporter leur soutien à la tenue de ce congrès des Fcbe. Wabi Fagbémi et Raphaël Akotègnon étaient les membres de la délégation du Parti du Renouveau démocratique (Prd) à ce congrès. Que ce soit le Réseau Atao, le Parti pour la libération du peuple (Plp), le Front pour le sursaut patriotique (Fsp), le Parti communiste du Bénin (Pcb), la Renaissance du Bénin (Rb) de Léhady Soglo, le Parti social démocrate (Psd) d’Emmanuel Golou, l’Union pour la relève (Upr), l’envoyé de Sébastien Ajavon, le président Nicéphore Soglo représenté par son fils Ganiou Soglo, tous ont peint en noir la situation socio-politique actuelle du pays. Ils ont fustigé la gestion du régime de la « Rupture ». « C’est incroyable. Une telle gouvernance n’a jamais été vécue. C’est une gouvernance qui nous recule. On détruit et on appauvrit les pauvres, pour s’enrichir soi-même », a déploré Eugène Azatassou. Face à une telle situation, explique-t-il, il fallait que l’alliance des Fcbe se redresse, se consolide et lutte pour l’instauration d’une gouvernance qui place l’homme au cœur du développement. « La gouvernance que nous avons soutenue pendant dix ans est à l’antipode de celle que l’on nous propose aujourd’hui et nous ne pouvons pas soutenir cela », a-t-il laissé entendre.
Avant ces intervenants, c’est l’honorable Amadou Issifou qui a donné un carton rouge à la gestion du gouvernement de la Rupture, avant de déclarer son grand retour aux Fcbe. L’honorable René Bagoudou de Banikoara l’a également suivi, en réaffirmant son appartenance aux Fcbe?