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Nouvelles

Santé de la mère et du nouveau-né: L’ambassade du Japon offre une ambulance
L’Ambassade du Japon a fait don d’une ambulance au département de l’Ouémé par le biais de la Fondation Claudine Talon, le 15 juillet dernier. Un geste qui vient renforcer les activités du Projet d’amélioration des soins essentiels de la mère et du nouveau-né. Le Projet d’amélioration des soins essentiels de la mère et du nouveau-né initié par la Société béninoise de pédiatrie (SoBePed) et financé par la Fondation Claudine Talon vient d’être appuyé par l’Ambassade du Japon à travers le don d’une ambulance. Fruit de l’engagement pris en janvier dernier par Kiyofumi Konishi, ambassadeur du Japon près le Bénin, ce don vient en appui au Projet d’amélioration des soins essentiels de la mère et du nouveau-né déployé depuis octobre 2018 dans la zone sanitaire des 3A. La mise en service de ce véhicule équipé en matériel nécessaire pour une prise en charge médicale d’urgence, améliorera l’accès aux soins de santé des populations bénéficiaires. Ainsi, la référence des patients qui se faisait jusqu’alors par des moyens non adaptés tels que des motos ou des voitures privées, se fera par un moyen médicalisé en toute sécurité. Le Projet d’amélioration des soins essentiels de la mère et du nouveau-né, pour rappel, a pour principal objectif de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale et comporte quatre phases. Il s’agit, entre autres, de la mise aux normes des infrastructures par la construction de trois nouvelles maternités dans les centres de santé d’Adjarra, d’Avrankou et d’Akpro-Misséréte et la réfection des anciennes maternités en vue de les transformer en dispensaires, de l’équipement de ces centres de santé avec du matériel neuf et répondant aux normes, du renforcement des capacités des agents de santé et de la sensibilisation de la population pour un recours plus accru aux services et aux soins maternels et néonatals. Le volet suivi-évaluation du projet a débuté en mars dernier et se poursuivra sur une période de 12 mois. Actualités 17 juil. 2020


Relecture des textes et lois protégeant la femme au Bénin: Garantir à la gent féminine le droit à l’éducation et à l’autonomisation
Véronique Tognifodé Méwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a procédé mardi 14 juillet dernier, dans la commune de Grand Popo, à l’ouverture de l’atelier de relecture des textes législatifs et règlementaires protégeant la femme au Bénin. Pendant quatre jours, les participants auront à faire des propositions pouvant permettre de corriger les insuffisances des textes, afin de garantir aux filles et aux femmes, le droit à l’éducation, à la santé sexuelle et reproductive ainsi qu’à l’autonomisation économique. Par le biais du projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (Swedd), et suivant la mise en œuvre de la composante N°1, le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance a soumis aux spécialistes de haut niveau présents à cet atelier la relecture des textes protégeant la femme au Bénin ainsi que l’élaboration des décrets d’application en vue de corriger certaines tares au sein des communautés. Cette initiative cadre parfaitement avec les objectifs du Swedd qui sont la lutte contre les violences basées sur le genre, la promotion de l’éducation à la santé sexuelle et reproductive à travers la vulgarisation des textes et la conception des modules de formation. La coordonnatrice du projet Swedd Bénin affirme que l’objectif du projet est d’accélérer la réalisation des droits et du plein potentiel de 3 302 000 jeunes des deux sexes du Bénin pour enclencher les bénéfices du dividende démographique en soutien à l’objectif de croissance économique et inclusive du Programme d’action du gouvernement 2016-2021 et aux 49 cibles prioritaires des Objectifs de développement durable. Niamatou Bio Djara note que les interventions proposées par le projet sont articulées autour de trois composantes principales. La composante n°1 vise à créer une demande pour les produits et services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle en favorisant le changement social et comportemental ainsi que l’autonomisation des femmes et des adolescents. La composante 2 vise à renforcer les capacités régionales afin d’améliorer l’offre en produits de santé reproductive maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle et en personnel qualifié. La composante 3 vise à renforcer le plaidoyer et la concertation de haut niveau menés dans le cadre du projet ainsi que les capacités pour l’élaboration des politiques et la mise en œuvre du projet. En ce qui concerne la première composante, la coordonnatrice précise que le projet compte, entre autres, augmenter les compétences de vie des adolescentes et jeunes filles, non scolarisées ou déscolarisées en matière de santé sexuelle et reproductive, tout en encourageant celles qui sont scolarisées à poursuivre les études. Réduire les inégalités Dans son intervention, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance a laissé entendre que l’Objectif du développement durable N°5 vise à parvenir à l’égalité des sexes et à l’autonomisation de toutes les femmes et filles. Véronique Tognifodé Méwanou note que cet objectif est essentiel pour promouvoir la croissance économique et le développement social. Elle rappelle qu’en Afrique subsaharienne, la réduction des inégalités permettrait d’augmenter la croissance par habitant de 0,9 point de pourcentage. L’Afrique subsaharienne, selon elle, est l’une des régions dans lesquelles les inégalités de genre sont les plus marquées, après le Moyen-Orient et l’Afrique du nord. « Les inégalités liées à des restrictions fixées par les lois sont particulièrement fortes, comparativement à d’autres régions. Sur 45 pays d’Afrique subsaharienne, 12 seulement affichent un taux d’accès à l’enseignement secondaire de plus de 50 % pour les filles. Or, plus le niveau d’instruction est élevé, moins les inégalités perdurent », a-t-elle complété. Elle reste tout de même convaincue que la reconnaissance et l’application du plein droit de la fille et de la femme vont booster le développement dans toutes ses dimensions. Et c’est la raison pour laquelle, ajoute-t-elle, son ministère a, à son actif, plusieurs réalisations en faveur des femmes, des adolescents et des jeunes. Elle cite entre autres un document de « Politique nationale de promotion du genre (Pnpg 2009) », un guide de dialogue parents-enfants, et d’implication des jeunes, les initiatives de promotion des droits des filles et des femmes à la Sr/Pf, les mesures de protection et de prise en charge de victimes survivantes de Vbg, l’implication des hommes dans la protection des droits des femmes et des filles et enfin le rapprochement des services essentiels des cibles avec l’appui des Cps et services d’écoute. Société 16 juil. 2020


Enseignements maternel et primaire: Les acteurs en conclave pour préparer la rentrée 2021
Les principaux acteurs des Enseignements maternel et primaire tiennent du 15 au 16 juillet, à Cotonou, leur Conseil consultatif national. Ces assises permettront de préparer la rentrée scolaire 2020-2021. En prélude à la rentrée scolaire prochaine, les acteurs du sous-secteur des Enseignements maternel et primaire tiennent depuis hier mercredi, leur Conseil consultatif national (Ccn). Comme à l’accoutumée, ces assises permettront de préparer la rentrée scolaire 2020-2021. Ainsi, du 15 au 16 juillet, responsables syndicaux, responsables de la faîtière nationale des parents d’élèves, de la faîtière nationale des promoteurs d’établissements privés, cadres à divers niveaux du ministère des Enseignements maternel et primaire, et autres acteurs concernés examinent plusieurs dossiers de grande importance. Il s’agit, entre autres, des dossiers de création, d’extension, de scission, de changement de dénomination, de transfert de site et de réouverture d’établissements publics et privés des Enseignements maternel et primaire, a fait savoir le directeur de la Programmation et de la Prospective dudit ministère. Martin Olatoundji Essoun rappelle aux conseillers, qu’il ne s’agit pas des dossiers ayant obtenu l’approbation du Ccn tenu plus tôt cette année. “ Vous déciderez de ces autorisations ou rejets de dossiers en toute souveraineté ”, ajoute le directeur de cabinet du ministre des Enseignements maternel et primaire, Dèwanou Avodagbé, avant d’annoncer qu’il s’agit notamment de 168 dossiers de création d’écoles maternelles, 297 dossiers de création d’écoles primaires. A cela s’ajouteront 177 dossiers d’extension d’écoles maternelles, 647 dossiers d’extension d’écoles primaires, 57 dossiers de scission, 27 dossiers de transfert de site, 40 dossiers de changement de dénomination et un dossier de réouverture d’école primaire. Les deux hauts responsables du ministère ont invité les conseillers à trancher sur ces différents dossiers en respectant scrupuleusement les critères retenus en la matière par arrêté ministériel, et en formulant des critiques ou autres appréciations. Lesquelles doivent être objectives, précise le directeur de cabinet du ministre des Enseignements maternel et primaire. A ce sujet, Dèwanou Avodagbé dit ne pas douter de la qualité des décisions qui seront issues des travaux du Ccn. Il salue au passage les efforts de coopération et de synchronisation d’actions entre les acteurs et les partenaires techniques et financiers. Toutes choses qui leur permettent de travailler pour le développement du sous-secteur des Enseignements maternel et primaire. Notons que les travaux du Ccn sont conduits par un présidium de quatre membres installé juste après l’ouverture officielle des travaux. Education 16 juil. 2020


Cash plus care: Un programme novateur pour réduire le mariage des enfants
Les acteurs de la protection de l’enfant participent depuis ce mercredi 15 juillet, à un atelier d’information et de validation des documents techniques du programme Cash plus care. Un programme qui a rapport à l’éducation et l’élimination de la pauvreté en vue de la réduction du mariage des enfants au Bénin. « Attaquer le mal par la racine ». C’est cette philosophie qui sous-tend désormais la vision des acteurs en matière de lutte contre le mariage des enfants au Bénin. Le programme Cash plus Care, initié par le ministère des Affaires sociales avec l’appui technique et financier de l’Unicef et de l’ambassade des Pays-Bas en donne les clés. Il vise à mettre fin au mariage des enfants et des adolescentes à travers l’éducation et l’élimination de la pauvreté tout en dressant les normes sociales qui perpétuent le phénomène. C’est ce qui justifie l’atelier de consultation nationale et de validation des outils techniques de ce programme multisectoriel au profit des acteurs. Selon Natacha Kpochan Razaki, directrice de cabinet du ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, « le phénomène du mariage des enfants perdure en dépit des nombreuses actions menées en matière de protection des enfants, compromettant ainsi l’avenir des filles en même temps qu’il menace leur santé physique et mentale ». L’idée de ce programme tient d’un diagnostic profond sur les causes du fléau. Au nombre de celles-ci, on retrouve la pauvreté monétaire et multidimensionnelle. Elle affiche un taux de 88,5 % dans l’Alibori, 75,1 % dans le Borgou et 77 % dans la Donga. « 38 % des filles de 15 à 19 ans sont actuellement mariées ou en union. Au nombre des causes, on note la pauvreté, le décrochage scolaire et le poids de certaines traditions », se désole Natacha Kpochan Razaki. Plus illustratif, François Kampundu représentant résident adjoint de l’Unicef, évoque les données Mics de 2014 pour souligner l’ampleur du phénomène: « 8,8 % des filles sont mariées avant l'âge de 15 ans et 31,7 % avant l'âge de 18 ans ». La situation est très préoccupante dans la partie septentrionale du Bénin où les départements du Borgou (37,2 %), de la Donga (25,6 %) et de l’Alibori (22,4 %) affichent les taux les plus élevés au plan national. La directrice générale des Affaires sociales, Baboni Yacoubou Mêmouna relève entre autres déterminants dans lesdites localités, les considérations socioculturelles et religieuses, le profil économique du mariage, l’exploitation sexuelle en ligne et l’aptitude parentale. Elle explique comment le mariage des enfants crée des disparités sur le plan de la scolarisation des filles : seulement 44 % d’entre elles arrivent au secondaire au plan national, dont 22,5 % dans l’Alibori et 32,8% dans le Borgou. D’où l’initiative du programme Cash plus care qui vise à éradiquer le phénomène à travers l’allègement de la pauvreté des ménages, la vulgarisation des normes sociales néfastes qui perpétuent le mariage des enfants et le maintien des filles à l’école. Destiné aux adolescentes et filles de 9 à 15 ans, il permet de donner le pouvoir aux mères afin de leur permettre de gérer leurs familles, ainsi qu’aux filles pour qu’elles soient plus respectées au sein de leurs communautés. Le programme s’appuie sur trois principaux axes : l’éradication de la pauvreté à travers l’assistance sociale, la rétention scolaire des adolescentes et la réintégration des filles non scolarisées ainsi que la réduction des pratiques coutumières néfastes aux droits de l’enfant. Tchaourou et Kandi sont les communes pilotes de sa mise en œuvre. Il prévoit de l’aide financière à dix mille filles des deux communes, la mise en place des services de gestion des menstruations dans au moins cent écoles, de même que des services de protection et d’éducation dans toutes les écoles. Société 16 juil. 2020


Aménagement du littoral par des infrastructures structurantes et durables: Les plages en pleine transformation
Une nouvelle dynamique s’observe au niveau du littoral du Bénin avec l'aménagement des plages soumises autrefois à diverses pollutions. Après une étude y relative, le gouvernement amorce la mise en œuvre du Plan d’aménagement opérationnel résilient de la bande côtière. Autrefois remplies de déchets et de cabanes de fortune exploitées à des fins lucratives, les plages du Bénin changent progressivement de visage grâce aux travaux d’aménagement entrepris par le gouvernement. Elles sont mises au propre et subissent une transformation remarquable, quittant leur statut de lieux insalubres. Le directeur général de l’Environnement et du Climat justifie cette action par la volonté du chef de l’État de voir les plages du Bénin nettoyées, parce qu’elles sont réputées être les plus sales de la sous-région ouest-africaine. «?Nous avons mené une première opération dite opération choc du 10 au 25 décembre 2018 et en quinze jours, 8 250 m3 de déchets ont été enlevés de nos plages?», a confié le professeur Martin Aïna Pépin, directeur général de l’Environnement et du Climat (Dgec). Après cette première opération, poursuit-il, cinq Organisations non gouvernementales recommandées par les mairies limitrophes à savoir Sèmè-Podji, Cotonou, Abomey-Calavi, Ouidah, Grand-Popo ont été recrutées. À leur tour, elles ont recruté des brigadiers pour le nettoyage permanent de la plage. «?Le gouvernement béninois prend en charge les brigadiers et ils nous coûtent environ quinze millions le mois pour le nettoyage systématique de la plage et la sécurisation des plants mis en terre. Cette opération a démarré en 2018?», a expliqué le Dgec. Repenser la plage Grâce à l’entretien des plages, la lutte contre la pollution est devenue une réalité sur ces lieux, préservant ainsi l’océan des déchets de toutes sortes qui l’encombraient. Selon les explications du directeur général de l’Environnement et du Climat, ne pouvant continuer indéfiniment par nettoyer les plages alors que d’autres personnes viennent pour les rendre insalubres et y font du désordre, il est prévu un plan pour leur aménagement. Dénommé Plan d’aménagement opérationnel résilient de la bande côtière, il a été réalisé sous l’autorité du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, sur instruction du chef de l’État. «?Il faut maintenant passer à sa mise en exécution. Ainsi, les segments ont été définis par rapport à leur vocation première et par rapport à la fragilité des écosystèmes. On ne peut plus utiliser les segments de plage comme on le faisait avant, il faut que l’utilisation s’intègre dans l’écosystème et que les fonctions et services éco systémiques rendus par ces écosystèmes soient respectés désormais?», insiste Martin Aïna Pépin. Le professeur souligne que ce plan fait désormais des concitoyens et de tous les usagers, les défenseurs de la plage, vu le service qu’elle rend. Actions en cours… «?Voilà pourquoi, les plages ont été nettoyées, sécurisées, et les cabanes qui ne respectaient aucune norme ont été enlevées de nos plages pour leur donner leurs lettres de noblesse?», informe le Dgec. En lieu et place des bâtiments et cabanes, les plants de cocotiers mis en terre sous la conduite des agents des Eaux, Forêts et Chasse. Un reboisement qui permet ainsi de récupérer la façade maritime. A en croire le directeur général de l’Environnement et du Climat, les occupants des espaces libérés ont été associés. «?On leur a demandé de se constituer en association ou en Groupement d’intérêt économique pour que lorsque le Plan d’aménagement opérationnel résilient de la bande côtière, qui tient bien compte de la fragilité de l’écosystème et des vocations, sera validé par le chef de l’État, qu’ils puissent s’y intégrer et respecter le plan architectural qui sera défini?», signale Martin Aïna Pépin sur les différentes actions en cours sur les plages. «?Vous allez constater que nos plages sont libérées, des plants de cocotiers sont mis terre… Nous sommes dans une phase où des parkings vont être construits, et après les parkings, des allées seront définies, pour permettre à chacun d’aller à la plage et de faire de jogging, de se promener...?», confie le professeur. Au terme de ces deux premières phases, le ministère va accepter que des gens s’installent en tenant compte cette fois-ci des spécificités de chaque segment de la plage. «?Un contrat tripartite entre les promoteurs et les mairies concernées sous visa du ministère du Cadre de vie et du Développement durable est déjà rédigé où une fois que nous allons faire ces distributions, les gens pourraient respecter les périmètres que les mairies vont leur octroyer désormais. Mais suivant le plan qui a été réalisé?», a martelé le directeur général de l’Environnement et du Climat, Martin Aïna Pépin. Il faut dire que des initiatives de reboisement de la plage sont en cours. On dénombre selon les propos du capitaine des Eaux, Forêts et Chasse, Arnaud Orékan, responsable de la section communale des Eaux Forêts et Chasse et coordonnateur de la Cellule technique d'aménagement de Ouedo, plusieurs plants de cocotiers mis en terre qui couvrent un demi-hectare de la plage. Environnement 16 juil. 2020


Accès aux résultats des examens nationaux en ligne: La plateforme e-resultat.bj bientôt disponible
Engagée dans la transformation digitale à tous les niveaux, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation a annoncé, dimanche 12 juillet dernier, sur sa page facebook, dans un message adressé aux candidats au Brevet d'études du premier cycle (Bepc), la mise en ligne dans les tout prochains jours, d’une plateforme dédiée aux résultats des examens et concours nationaux. C’est aussi l’occasion pour elle de leur souhaiter bonne chance. Les candidats aux différents concours et examens nationaux pourront consulter dans les tout prochains jours leurs résultats en ligne. C’est la bonne nouvelle annoncée, dimanche 12 juillet dernier, par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. « Dans quelques jours, sera lancée la plateforme numérique de gestion et de consultation des résultats de tous les examens et concours nationaux organisés au Bénin», a-t-elle annoncé sur sa page facebook , la veille du déroulement du Brevet d’études du premier cycle (Bepc). Selon elle, cette plateforme digitale permettra aux candidats aux différents examens et concours ainsi qu'à leurs familles et proches de consulter les résultats en toute sécurité, depuis leur ordinateur ou Smartphone, sans se déplacer vers les centres d'examen et écoles. « Je leur souhaite également d'y découvrir une bonne nouvelle lorsqu'ils y consulteront en ligne leurs résultats », a-t-elle poursuivi. Elle avait invité aussi les 149.398 candidats au Bepc dont 69.287 filles et 80.111 garçons répartis, dans 233 centres d'examen sur l'ensemble du territoire national, au respect des mesures barrières contre la propagation du Covid-19. « Je souhaite à tous une bonne chance et les exhorte à respecter les gestes barrières et mesures prises par le gouvernement du Bénin pour lutter contre la propagation du Covid-19 », a-t-elle conclu. Fidèle à son ambition de faire du Bénin la plateforme numérique de l’Afrique de l’Ouest d’ici l’année prochaine, le gouvernement béninois poursuit la digitalisation des services au profit des populations afin d’éviter les tracasseries et de limiter les déplacements au strict minimum en ces temps de Covid-19. Actualités 16 juil. 2020


Universités africaines: Vers l’installation des centres numériques
A travers le projet « Excellence in Africa », les universités polytechniques de Lausanne en Suisse et Mohammed VI au Maroc envisagent d’installer des centres numériques dans les universités africaines. Dans ce cadre, un appel à manifestation d’intérêt pour la sélection des universités est lancé. Promouvoir l’intégration durable de l’éducation numérique dans l’enseignement supérieur, spécialement dans les sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (Stem). C’est l’objectif de l’initiative « Excellence in Africa » qui vise l’installation des centres numériques dans les universités africaines. Fruit d’un partenariat entre l’Université Mohammed VI Polytechnique au Maroc et l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne en Suisse, ce projet doit aboutir à la création et au développement des centres de compétence en éducation numérique (C-CoDe), selon l’Agence Ecofin. Un appel à manifestation d’intérêt visant à établir des partenariats institutionnels avec des universités africaines vient d’être lancé, apprend la même source. Le programme va octroyer jusqu’à 100 000 francs suisses (106 200 dollars) à chaque institution partenaire pour la création d’un centre sur une période de 2 ans maximum. Ce fonds couvrira les dépenses liées à la formation ou à l’équipement technique et à l’infrastructure. Il s’agit de renforcer la qualité de l’enseignement ainsi que les compétences des étudiants en Stem inscrits dans des programmes de master et doctorat à travers l’Afrique. Cela devrait se faire en facilitant l’accès aux matériels et aux outils pédagogiques de même qualité qu’en Suisse, mais adaptés aux programmes de recherche locaux et aux besoins de l’Afrique. Actualités 16 juil. 2020


Exécution du Pta 2020 du Mcp en dépit de la crise sanitaire: Le ministre Alain Orounla exhorte à une meilleure résilience
Les structures centrales et techniques ainsi que les organismes sous tutelle du ministère de la Communication et de la Poste ont pris part, hier mardi 14 juillet, à l’atelier d’évaluation à mi-parcours de l’exécution du Plan de travail annuel du département. La séance s'est déroulée sous l'égide du ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla. Contribuer à l'amélioration des performances physiques et financières du ministère de la Communication et de la Poste ; c’est l’objectif qui a réuni hier, les structures et organismes sous tutelle du ministère de la Communication et de la Poste autour de la revue au 30 juin du Plan de travail annuel. « Il convient, conformément aux exigences de la gestion axée sur les résultats de développement, de procéder à une revue de l'exécution du Plan de travail annuel du ministère non seulement pour apprécier les progrès enregistrés, mais aussi pour analyser les difficultés afin de dégager des approches de solutions idoines», a expliqué le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla, à l’ouverture de la séance. Pour lui, l'exécution efficace et efficiente du Pta doit rester une préoccupation majeure car, c'est ce qui traduit dans le concret les nobles ambitions nourries pour les sous-secteurs de la Communication et de la Poste. « Il s'agit pour chacun de nous, de s'appliquer à réaliser à bonne date nos activités, afin d'offrir des chances à nos populations de profiter des opportunités qu'offre la mise à disposition en temps réel de l'information de qualité et des services postaux modernes », fait savoir le ministre Alain Orounla. Car la vision, rappelle-t-il, c’est bien d’améliorer l'accès de tous les Béninois aux médias et aux services postaux de base. Le ministre a alors invité les participants à analyser sans complaisance les réalisations des structures du ministère afin d'identifier les goulots susceptibles de freiner la bonne évolution des activités et de formuler des recommandations appropriées. Tout en les rassurant de son entière disponibilité, le ministre Alain Orounla a convié ses collaborateurs au respect des gestes barrières pour éviter la propagation du Covid-19 dans les structures et organismes sous tutelle du ministère de la Communication et de la Poste. De l'évaluation de l'exécution du Plan de travail annuel du ministère de la Communication et de la Poste, il ressort quelques retards dus essentiellement aux impacts de la pandémie du Covid-19 et au délai de conduite des dossiers de marchés publics. Les recommandations faites vont dans le sens de l’accélération de la mise en œuvre des diligences au niveau des structures de passation des marchés publics pour l'exécution à bonne date des activités ; de la poursuite de l’opérationnalisation des structures du ministère et de la dynamisation des principaux services. Il est également attendu un renforcement du suivi rapproché de l'exécution du Pta 2020. Actualités 15 juil. 2020


Doter le Bénin d’une décentralisation effective pour impulser le développement local : l’autre défi de la Rupture
La décentralisation, version du renouveau démocratique, est en chantier depuis 2003 mais reste handicapée par les mêmes maux qui n’ont pas permis aux exécutifs des collectivités territoriales d’être de véritables impulseurs du développement durable des villes et territoires de notre pays. Mais la solution durable ne réside pas en une centralisation encore plus forte, en un jacobinisme encore plus résolu. Les poussières et polémiques liées aux élections communales pour la 4e mandature sont retombées.Maintenant est venu le moment d’un Nouveau Départ pour une décentralisation effective. Le gouvernement de la Rupture en a les moyens. Non seulement parce qu’il est en train de démontrer sa capacité à conduire des réformes audacieuses dont les prémices ont été saluées par plusieurs institutions internationales spécialisées ; mais aussi et surtout parce qu’il s’est donné a priori et au vu de la réforme du système partisan et des résultats des dernières élections communales, les moyens politiques de doter notre pays d’un système d’administration des collectivités territoriales efficace à travers une décentralisation effective. Le fera-t-il ? Wait and see. Les maux dont souffre la décentralisation au Bénin Les élus locaux, premiers acteurs de la décentralisation, désignent souvent comme premier handicap à son effectivité et à leur efficacité, l’insuffisance des transferts financiers aux collectivités territoriales. Même si cela est avéré, cette réalité n’est pas la principale cause systémique. La preuve en est le faible taux de consommation des fonds alloués aux communes via le Fonds d’Appui au développement des communes (FADeC). Sur la liste des causes de l’échec relatif de la décentralisation au Bénin devraient certainement figurer les facteurs suivants:a) l’État central est historiquement réfractaire au principe de subsidiarité,son Adn et ses réflexes étant ceux d’un État jacobin ;b) les politiques publiques sectorielles ne sont pas systématiquement territorialisées;c) les exécutifs locaux et leurs administrations ne disposent pas des capacités managériales requises pour impulser et piloter le développement local, d) leurs tutelles n’ont pas intégré leurs rôles de facilitation de la décentralisation alors que les services déconcentrés de l’État ne sont que nominalement au service des Communes; et enfin, e) le financement du développement local est inadéquat et insuffisant. Trois mandatures de gouvernements locaux n’auront pas suffi à guérir notre pays de ces maux. L’État est réfractaire au principe de subsidiarité, principe fondateur de la décentralisation La décentralisation est une entreprise éminemment politique qui consiste à la fois en un transfert et en une création de pouvoirs au niveau infranational dans le but d’enraciner et d’accélérer le développement d’un pays donné. Mais, parce que les coalitions d’intérêts politiques et économiques ont en commun au Bénin (comme en général en Afrique francophone) une volonté centralisatrice pour diverses raisons, les réformes politiques et administratives ne conduisent pas à créer des autorités locales autonomes et responsables pour plus d’efficacité de l’action publique. Comme si la composante décentralisée de l’État était un État d’ailleurs, un État extranational. En fait, l’esprit fondamentalement centralisateur est consubstantiel à la pensée politique au Bénin, tous partis et acteurs politiques confondus, ainsi qu’aux systèmes et mécanismes de fonctionnement de l’administration publique centrale. L’absence d’une composante décentralisée dans le plan national de la riposte face à la crise de la Covid-19 en est, s’il en fallait, une parfaite illustration. Cette pandémie, bien qu’étant une crise exogène, est aussi une menace asymétrique. Il est établi que les pays qui ont adopté une riposte bien cordonnée mais décentralisée sont ceux qui ont obtenu les meilleurs résultats à ce jour. L’absence d’une territorialisation systématique des politiques publiques sectorielles Une telle territorialisation, processus dynamique de spatialisation qui permet d’assurer la contextualisation dans les territoires des politiques sectorielles, devrait entre autres produire le référentiel nécessaire devant servir de base aux transferts de ressources (humaines et financières) aux Collectivités territoriales en fonction des compétences des ministères sectoriels dont la mise en œuvre a été conférée aux Communes selon les lois sur la décentralisation.C’est l’approche territoriale qui permet à la décentralisation de porter des fruits en tant qu’instrument d’ancrage et de contextualisation des politiques publiques nationales dans les territoires, d’amplification des impacts des investissements publics, de correction des inégalités territoriales par une bonne modulation de l’action publique et une valorisation des potentialités respectives des communes et de leurs communautés. On peut d’ailleurs se demander sur quelles bases objectives et systématiques les ministères sectoriels décident de leurs contributions au FADeC affecté qui est la rubrique dédiée aux ressources transférées par les ministères sectoriels aux communes. Cette année, malgré une dotation globale du FADeC en hausse (de 42,39 milliards en 2019 à 47,238 milliards en 2020), cette rubrique a connu une diminution de 2,7%. Selon la « Note analytique sur les finances locales » du ministère de l’Économie et des Finances (Mef, Décembre 2019) « La diminution observée s’explique principalement par le souci du gouvernement de mettre d’abord en cohérence la politique nationale avec les cadres budgétaires communaux au niveau de certains secteurs ». Cette volonté de mise en cohérence est louable. Elle devrait être systématique et s’opérer à travers la territorialisation (dans chaque commune) des politiques publiques sectorielles. Sommes-nous en train d’assister à une centralisation accrue ? Certains signes pourraient le faire croire comme la mise en place d’agences d’exécution à compétences nationales et qui prennent en compte certaines compétences de maître d’ouvrage des communes sans obligation (pour le moment ?) pour ces agences de passer des contrats de délégation avec les communes. Par ailleurs, on peut aussi relever dans le même budget 2020 de l’État, que les crédits délégués par les ministères aux services déconcentrés de l’État (Sde) ont connu un bond de 43%! Signes d’une déconcentration accrue en lieu et place d’une décentralisation effective ? Autre exemple : l’arrêté ministériel portant répartition des dotations FADeC pour 2019 précise qu’un reliquat de 3,96 milliards de F.Cfa du FADeC non affecté mais destiné à des projets communautaires, sera réparti après identification des communautés bénéficiaires. Dans la logique du principe de subsidiarité, ceci paraît anachronique car « ce reliquat » devrait faire partie des transferts non-affectés, les exécutifs locaux étant mieux placés pour conduire cette action dans le cadre plus global des plans de développement de leurs communes respectives. En réalité,le fonctionnement de la tutelle des communes et des services déconcentrés de l’État inhibe l’initiative et l’action des autorités locales, au lieu de les faciliter comme en disposent les textes sur la décentralisation. La hantise d’une décentralisation de la corruption est souvent citée pour justifier une centralisation croissante. Ceci n’est pas sans fondement surtout en matière de gestion foncière. Et pourtant, le maire est probablement le gestionnaire public le plus contrôlé au Bénin. On peut dénombrer une dizaine d’institutions, d’administrations ou encore de mécanismes de contrôle et d’audit des comptes des exécutifs communaux. Sans compter que les maires peuvent parfois « subir » jusqu’à six (06) missions d’audit en une année dont certaines sont diligentées par les partenaires au développement. De toute évidence, ce trop-plein de contrôles ne donne pas satisfaction et n’a pas conduit à améliorer substantiellement la gestion communale. Les exécutifs locaux et leurs administrations ne disposent pas des capacités managériales requises pour impulser et piloter le développement local Nos communes ont d’abord besoin, à la tête de leurs exécutifs respectifs, de véritables managers du développement qui peuvent compter sur de véritables administrations de mission dotées en ressources humaines avec des qualifications en relation avec les compétences transférées, les défis de leurs populations et les potentialités de leurs villes et territoires. De toute évidence, ce ne fut pas le cas pour les trois précédentes mandatures caractérisées par des exécutifs qui se sont surtout consumés dans des rivalités politiciennes, et un clientélisme aux antipodes des exigences d’un tel management.Par ailleurs, les administrations locales sont démunies en expertise et savoir-faire. Elles sont majoritaires les communes qui, dans leurs administrations locales, disposent de moins de cinq cadres de niveau A. On ne devrait pas s’étonner que les fonds FADeC alloués soient souvent peu consommés (reportés d’année en année) ou simplement mal exécutés avec des impacts insuffisants. Il ne reste plus aux populations qu’à espérer que les conseils communaux de la 4e mandature puissent avoir meilleure fortune. En attendant la preuve par l’action, on peut déjà relever que la cuvée 2020 n’a pas fait mieux que les précédentes en ce qui concerne la question du genre qui est pourtant cruciale pour le développement local. En effet, elles ne sont que 70 femmes élues conseillères sur 1815 en 2020, soit 3,9 % du total contre 4,5 % en 2015. Dans 57 % des communes du Bénin, il n’y a pas de femmes au sein du conseil communal. Est-ce vraiment faute de femmes compétentes ? Cet état de choses devra aussi changer pour espérer des conseils communaux performants à la hauteur des aspirations des populations. Le financement de la décentralisation est inadéquat et insuffisant Les ressources propres des communes, faites d’impôts locaux directs ou indirects et de ressources non fiscales (recettes des prestations et services des administrations communales) sont faibles quoique leur recouvrement soit en amélioration par exemple de 8,8 % en 2017 et 2018, pour s’élever à 35,64 milliards en 2018 pour l’ensemble des 77 Communes du Bénin. En ce qui concerne les transferts financiers de l’État vers les communes, opérés via le FADeC, avec le gouvernement de la Rupture, ces transferts ont connu une très forte croissance - d’environ 50 % entre 2017 et 2020 -, passant de 31,67 milliards en 2017 à une dotation prévisionnelle de 47,24 milliards dans le budget de 2020. Cette performance est à saluer. Cependant, cette dotation représente moins de 3 % du budget prévisionnel de l’État pour la même année. Ainsi, le total des ressources propres et des transferts équivaut à peine à 5 % du budget global de l’État. Ceci est largement insuffisant pour booster le développement local et entre autres accélérer l’atteinte des objectifs du développement durable (Odd) dont il faut rappeler que 60% des cibles identifiées comme prioritaires par le Bénin ont un ancrage local, et qu’à peine un ménage sur quatre a accès aux services de base dans notre pays malgré les actions déjà menées à travers l’impulsion indéniable donnée par le gouvernement aux investissements publics. A titre de comparaison, parmi les pays les plus performants en Afrique en matière de financement de la décentralisation (rapporté au budget global de l’État) figurent l’Ouganda (23 %), le Rwanda 20 %, l’Afrique du Sud (19,3 %) l’Éthiopie (15 %), le Ghana 10 %. Au Rwanda par exemple, en 2014, la part du budget d’investissement du ministère de la Santé et du ministère de l’Education mais exécutée à travers les budgets communaux est respectivement de 35 % et 47 %. Pour révéler le Bénin et ses territoires, le gouvernement de la Rupture peut légitimement ambitionner de rejoindre ce club de champions de la décentralisation en Afrique. Que gagnera le Bénin d’une décentralisation effective et efficace ? La décentralisation, telle que définie dans la Charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, est « le transfert des pouvoirs, des responsabilités, des capacités et des ressources du niveau national à tous les niveaux sous-nationaux de gouvernement afin de renforcer la capacité des gouvernements sous-nationaux à promouvoir la participation des populations et la fourniture de services de qualité ». La promesse d’une décentralisation effective, c’est donc l’utilisation efficace et équitable des ressources publiques pour améliorer durablement les conditions de vie des populations, booster les économies locales, construire des territoires résilients, en un mot réussir un développement équilibré et durable de l’ensemble du territoire national. Elle permet : a) d’accroitre l’implication des populations locales dans le cadrage, la conception, la contextualisation, pour la mise en œuvre des politiques publiques, accroissant de fait l’efficacité et l’impact de l’action de l’État;b) de réduire la pauvreté, les inégalités et les disparités territoriales grâce à des actions de développement différenciées et plus pertinentes au niveau des territoires; c) d’améliorer l’accès aux services de base et d) de libérer les potentialités respectives des territoires et l’innovation de leurs acteurs. Par conséquent, le gouvernement et l’ensemble de la population ont tout à gagner à veiller à ce que « Les collectivités (territoriales) s'administrent librement par des conseils élus pour un mandat de cinq (05) ans dans les conditions prévues par la loi. » (Article 151 nouveau) de la Constitution. Qu’est-ce qui doit changer pour que la décentralisation tienne ses promesses au Bénin ? Il faudra traduire le principe de subsidiarité dans le fonctionnement de l’Administration publique, les processus de conception et de conduite des politiques publiques et assurer une autonomisation effective des Ctd afin qu’elles puissent s’administrer de façon responsable dans un cadre qui permet d’assurer une gestion axée sur les objectifs et les résultats convenus d’avance et des mécanismes de contrôle et de reddition de comptes efficaces et crédibles. Une phrase mais tout un programme ! Car tirer les bénéfices d’une décentralisation effective requiert une réforme en profondeur du fonctionnement de l’État à travers son administration centrale. Elle conduirait, au sujet des compétences transférées, à: redéfinir, clarifier, rationaliser les missions des ministères et des administrations centrales par rapport aux mandats conférés par la loi aux collectivités territoriales (Ct) en recentrant leurs missions autour : de la définition des orientations, des stratégies et des mécanismes de régulation des activités, du renforcement des capacités des Ct et du transfert effectif des compétences et ressources y compris à travers une contractualisation entre l’État central et les CT via si nécessaire des agences d’exécution (les communes exerçant les attributions liées à la maîtrise d’ouvrage), puis de la régulation et le suivi-évaluation de la mise en œuvre des politiques et investissements publics. Il faudra aussi opérer de façon systématique une territorialisation des politiques publiques pour favoriser les dynamiques ascendantes et le rôle d’acteur de développement des autorités locales dans la conduite de l’action publique ; et relever le défi de l’autonomie et de responsabilisation des exécutifs locaux. Autonomie et responsabilisation sont deux facteurs essentiels de la capacitation des autorités locales permettant d’assurer l’effectivité de la décentralisation. En effet, « sans une marge d’autonomie substantielle pour ajuster et gérer la mise en œuvre des programmes nationaux sur leurs territoires, les autorités locales ne seraient rien d’autre que des agences déconcentrées de l’administration nationale. Plus important encore, elles ne pourraient pas mobiliser des ressources locales additionnelles si elles ne développaient pas leurs propres politiques et programmes correspondant aux priorités des détenteurs de ces ressources additionnelles. » La responsabilisation quant à elle s’entend dans un esprit de complémentarité et de redevabilité « La responsabilisation s’intéresse à` la façon dont les autorités locales sont tenues de répondre de leurs actes. En ce sens, trois types de mécanismes de responsabilité´ doivent être considérés : a) responsabilité ascendante (vis-à-vis de l’État central), b) descendante (vis-à-vis des populations/communautés locales) et c) horizontale (vis-à-vis des politiciens locaux et administrations locales). La` ou` les mécanismes de responsabilité ascendante, descendante et horizontale ne fonctionnent pas, c’est le manque de reddition de comptes qui en découle. » Autonomie et responsabilisation impliquent donc de doter le Bénin d’un cadre/mécanisme performant pour assurer les contrôles a priori et a postériori qu’une telle délégation d’autorité exige. La décentralisation, combien de parrains dans le landerneau politique béninois ? Un État fort n’est pas nécessairement un État fortement centralisé, et certainement pas un État durablement efficace. En effet, pour un État qui se veut fort, stratège et efficace, une décentralisation effective est une nécessité pour l’efficience et l’enracinement de l’action publique. C’est l’autre défi du gouvernement de la Rupture dans la poursuite de son ambition de révéler le Bénin, car réaliser une telle ambition implique aussi de libérer les énergies et potentialités de chacun des territoires qui composent notre pays, dans le cadre du principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales.La décentralisation peut aussi être vue comme étant le moyen qui permet à l’État de répondre au précepte politique que Nelson Mandela a traduit dans sa citation bien connue : « Tout ce qui est fait pour moi, sans moi, est fait contre moi ». En somme, « les réformes de décentralisation sont invariablement pilotées par des motivations politiques. Une analyse d’économie politique minutieuse est donc nécessaire pour comprendre les motivations, intérêts et incitatifs profonds des différents acteurs et parties prenantes (politiciens, ministère des Finances, ministère de l’Intérieur, ministères techniques, fonction publique aux niveaux national et déconcentré, autorités locales, etc.). Les objectifs et les attitudes de ces acteurs tendent à` différer considérablement. Il s’ensuit que l’ampleur et la vitesse des réformes de décentralisation dans un pays donne´ sont avant tout déterminées par les forces relatives et le pouvoir de négociation de ces différents groupes d’intérêt. » Voilà ainsi résumé le défi et la décentralisation budgétaire est l’instrument privilégié pour le relever. Il apparaît évident que la décentralisation souffre au Bénin de l’absence d’un vrai portage politique. Elle n’a pas de véritable parrain politique capable de faire bouger les lignes. Le président Talon dispose là d’un autre chantier à la mesure de son talent. Par Luc M. C. GNACADJA Président de GPS-Dev Ancien ministre Ancien Sous-secrétaire général des Nations Unies Actualités 15 juil. 2020


Assemblée nationale: Le Règlement intérieur modifié avec de grandes innovations
Les députés ont adopté ce mardi 14 juillet, la résolution n°2020-01 portant révision du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale dont l'examen avait été suspendu lundi 6 juillet dernier pour défaut de consensus. Le vote est intervenu à la faveur de la session extraordinaire ouverte et close hier. Les choses sont allées très vite ce mardi au Parlement à la reprise des travaux à 20 h 09 min après une suspension pour une large concertation qui a duré plus de six heures d’horloge entre députés autour des points d'achoppement de la proposition de révision du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Les parlementaires ont aplani leurs divergences de vues, en témoigne le verdict du vote à l’unanimité (82 voix sur 82) qui a sanctionné l’adoption de la résolution n°2020-01 portant révision du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale datant de 1995. Le texte voté comporte de nombreuses innovations. Aux termes de l’article 24 par exemple, il est disposé que les députés s’organisent en un groupe parlementaire par parti politique représenté à l’Assemblée nationale. Les députés d’un même parti politique représenté à l’Assemblée nationale ne peuvent se constituer qu’en un seul groupe parlementaire. Aucun groupe ne peut comprendre moins de 10 % de l’effectif total des députés à l’Assemblée nationale, non compris les parlementaires apparentés dans les conditions prévues par la loi. Le même article 24 prescrit que les groupes parlementaires se forment dans les 15 jours de l‘installation de la législature. Ils se constituent en remettant au doyen d’âge ou au président de l’Assemblée nationale une déclaration politique signée de leurs membres et comportant leurs noms et prénoms ainsi que ceux du président du groupe. Les déclarations de constitution de groupe parlementaire sont publiées au journal officiel. Ainsi, un député ne peut être membre que d’un seul groupe parlementaire et il est libre de démissionner. L’article 24 dispose en son point 4 que « les députés qui ne veulent ou qui ne peuvent appartenir à aucun groupe parlementaire peuvent s’apparenter à un groupe de leur choix, avec l’agrément du bureau de ce groupe. Ils comptent pour le calcul des sièges accordés au groupe dans les commissions. Tout député qui n’appartient à aucun groupe parlementaire est dit non inscrit ». Consensus Les débats avaient achoppé lors de la séance plénière du lundi 6 juillet dernier surtout sur les dispositions de cet article 24. Les députés n’ont pas réussi à s’entendre sur les dispositions de cet article qui traite notamment des conditions de constitution de groupe parlementaire. Toutes choses qui avaient conduit le président de l’Assemblée nationale à suspendre les travaux. Le consensus était finalement de mise ce mardi après une large concertation des députés sur les dispositions querellées. L’on retient également à l’article 25 que chaque groupe parlementaire est dirigé par un bureau de trois membres composé d’un président, d’un vice-président et d’un rapporteur. Tout membre d’un bureau de groupe parlementaire peut être destitué à la majorité des 2/3 des membres composant le groupe parlementaire. Avis en est donné dans ce cas au bureau de l’Assemblée nationale. Le statut, l’effectif, les conditions matérielles d’installation et de fonctionnement des bureaux et des secrétariats de groupes parlementaires et les droits d’accès et de circulation de leur personnel dans le palais des députés sont fixés par le bureau de l’Assemblée nationale sur proposition des questeurs et des présidents des groupes. Le Règlement intérieur révisé va plus loin en prévoyant par ailleurs que trois mois après la dissolution d’un groupe parlementaire, le président et les membres dudit groupe parlementaire perdent tous les avantages liés à leur appartenance au groupe parlementaire. Actualités 15 juil. 2020


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