La Nation Bénin...



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Nouvelles

Réformes économique et politique: L’ambassadeur Kiyofumi Konishi félicite le régime Talon
L'ambassadeur du Japon près le Bénin a tenu, mardi 7 juillet 2020, l’un de ses derniers discours de fin de mission de trois ans neuf mois, au Bénin, lors de la signature des échanges de notes consacrant le don d’équipements médicaux au Bénin dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Kiyofumi Konishi s’est prononcé sur la qualité et les effets de la gouvernance (empreinte de réformes) économique et politique sous le régime du président Patrice Talon. « Je voudrais exprimer mes sincères félicitations au gouvernement du Bénin pour les efforts au profit du développement du pays. Ces efforts ont été concrétisés au plan économique par, entre autres, le maintien de la notation B+ auprès de l’agence américaine « Standard & Poor's» et la consolidation des relations avec de nombreux pays et institutions internationales, sur le plan diplomatique ». Il cite en guise d’exemples, les visites du président de la République, Patrice Talon, du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et du ministre de l’Économie et des Finances, dans son pays, en 2019. Au plan politique, il rappelle que le gouvernement béninois a entamé des réformes importantes en vue du développement du pays tant attendu par les populations. «Bien qu’il y ait des contestations de la part de l’opposition, je considère que ces réformes sont nécessaires pour l’épanouissement du pays et félicite le gouvernement du Bénin », affirme Kiyofumi Konishi en présence d’un parterre de personnalités parmi lesquelles figurent le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, ainsi que des membres de leurs cabinets ministériels respectifs. Enthousiasmé par les propos de l’ambassadeur japonais, le patron de la diplomatie béninoise a fait observer dans un premier temps que Kiyofumi Konishi quitte le Bénin sur une note positive, puis le félicite à son tour. Ensuite, «je relève aussi votre honnêteté à saluer nos réformes, et à relever qu’elles sont peut-être difficiles, et parfois contestées…, mais elles sont indispensables. Que serait notre résistance face à cette pandémie de coronavirus si nous n’avions pas eu cette posture de pays réformateur ? Que serait la situation des populations du Bénin si notre gouvernement n’avait pas imprimé une certaine rigueur dans la gestion des affaires publiques?», se demande le ministre Aurélien Agbénonci. « C’est pour cela, poursuit-il, que je voudrais vraiment vous remercier d’avoir relevé cet important fait historique (…) ». Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération dit être confiant qu’il y a encore un avenir radieux après le Covid-19. Il souhaite, par ailleurs, que les riches relations d'amitié et de coopération entre son pays et le Japon aillent mieux et se renforcent davantage. Ariel GBAGUIDI Actualités 09 juil. 2020


Actualisation des politiques et documents de sports : Oswald Homéky installe un comité d’experts
Oswald Homéky, ministre des Sports, a procédé, mardi 7 Juillet à Cotonou, à l'installation officielle du Comité technique de suivi de l'élaboration et de l'actualisation des politiques nationales des sports, de la jeunesse, des loisirs, des chartes nationales des sports et des loisirs et du projet de loi sur le financement des Sports. Composé de cadres et personnalités du monde sportif, ce groupe d’experts aura à doter le Bénin de documents modernes dans un contexte où le sport et les loisirs sont en pleine émergence. Présidé par Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben), le Comité technique de suivi de l'élaboration et de l'actualisation des politiques nationales des sports, de la jeunesse, des loisirs, des chartes nationales des sports et des loisirs et du projet de loi sur le financement des sports, a été installé, mardi 7 juillet à Cotonou. A cette occasion, Oswald Homéky, ministre des Sports, a rappelé l’objectif que vise le gouvernement du président Patrice Talon en mettant en place ce comité. « Nous espérons que vous donneriez l’occasion à notre pays de se doter de ces documents afin d’atteindre ses objectifs en matière de jeunesse, des sports et des loisirs », a-t-il confié. A l’en croire, l’enjeu est important dans un contexte où les sports et les loisirs sont en pleine émergence dans le monde entier. Il rassure les membres du soutien du gouvernement qui place sa confiance en chacun d’eux. C’est l’occasion pour Oswald Homéky, ministre des Sports, de féliciter le président Julien Minavoa et tous les membres de ce comité. Il compte sur la capacité de chacun d’eux à permettre au Bénin de disposer de ces documents d’ici novembre prochain. « Nous pensons que vous mesurez l’importance de la tâche afin que les bases de la promotion de la jeunesse, des sports et des loisirs soient établies dans notre pays », a-t-il poursuivi. Diverses compétences Au nom du comité, Julien Minavoa a témoigné sa reconnaissance au ministre des Sports et au gouvernement pour la confiance placée en leurs personnes. Rappelant l’importance de la mission à eux assignée, il prend l’engagement de conduire les travaux jusqu’à l’atteinte des objectifs : « Je voudrais vous rassurer que vous ne serez pas déçus », a-t-il confié. A l’en croire, le comité travaillera suivant la vision du chef de l’Etat et du Programme d’action du gouvernement (Pag) pour le développement de la jeunesse, des sports et des loisirs. « Le Pag veut faire du Bénin une vraie nation sportive », a-t-il rappelé. Aux côtés de Julien Minavoa, Bellarminus Kakpovi, secrétaire général du ministère des Sports et Victor Lawin, directeur de la Programmation et de la Prospective dudit ministère, siègeront dans ce comité respectivement en qualité de vice-président et rapporteur. Ce noyau sera assisté par huit membres à savoir : Jean-Marie Falola, directeur de l’Institut national de la Jeunesse, de l’Education physique et du Sport (Injeps), Edmond Dossa, membre de l’Unité présidentielle de suivi, Jean-Marc Adjovi-Boco, conseiller technique du ministre des Sports, Okry Nonvignon, directeur du Sport et de la Formation sportive; Sosthène Seflimi, journaliste et entrepreneur sportif, Sabin Loumèdjinon, journaliste sportif, Gaétan Talon, ancien sportif et Me Julien Aplogan, avocat. Sports 08 juil. 2020


L’accès aux anti-retroviraux gravement touché par le Covid-19
Une nouvelle étude de l'Oms met en évidence le risque de manque d’antirétroviraux en raison de la pandémie de Covid-19. L’Afrique subsaharienne pourrait être particulièrement affectée par la situation. C’est à la veille de la conférence semestrielle de la Société Internationale du Sida (Isa), que 73 pays ont averti qu'ils risquaient de manquer de médicaments antirétroviraux (Arv) en raison de la pandémie de Covid-19. Certains pays (24) ont déclaré avoir un stock extrêmement bas ou des perturbations dans l'approvisionnement de ces médicaments vitaux. La pandémie de Covid-19 a lourdement perturbé la riposte au Sida et pourrait continuer sur sa lancée. L’Afrique subsaharienne est particulièrement affectée par la situation. Afrique subsaharienne En 2018, on estimait qu’en Afrique subsaharienne, 25,7 millions de personnes vivaient avec le Vih et que 16,4 millions (64 %) étaient sous traitement antirétroviral. Ces personnes risquent aujourd'hui de voir leur traitement interrompu car les services de lutte contre le virus sont fermés ou dans l’incapacité de fournir des traitements antirétroviraux. Les perturbations dans la chaîne d'approvisionnement sont la conséquence des besoins d’appui à la riposte à la Covid-19.Une interruption de six mois d’un traitement antirétroviral pourrait entraîner, durant la période 2020-2021, plus de 500.000 décès supplémentaires dus à des maladies liées au Sida, y compris la tuberculose.Ce revers ramènerait le taux de mortalité lié au Sida dans la région à celui de 2008. Une interruption, ne serait-ce que de 20 %, provoquerait 110.000 morts supplémentaires.Des efforts doivent être absolument déployés pour atténuer les effets de la perturbation des services de santé et de l’approvisionnement en fournitures sanitaires. Impact sur la transmission mère-enfant Les perturbations liées au coronavirus pourraient également inverser la tendance des progrès accomplis en matière de prévention de la transmission mère-enfant du Vih. Depuis 2010, les nouvelles infections par le Vih chez les enfants en Afrique subsaharienne ont diminué de 43 %, passant de 250.000 en 2010 à 140.000 en 2018. Si les problèmes ont lieu durant six mois, cela pourrait entraîner une augmentation considérable des nouvelles infections par le Vih chez les enfants, jusqu'à 37 % au Mozambique, 78 % au Malawi, 78 % au Zimbabwe et 104 % en Ouganda. Par Catherine Fiankan-Bokonga Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) Actualités 07 juil. 2020


Cep 2020: 206 313 candidats planchent dans 746 centres (L’examen lancé à Bantè ce jour)
Le Certificat d’études primaires (Cep) session de 2020 démarre ce lundi 6 juillet sur l’ensemble du territoire national. L’examen sera officiellement lancé à Agoua dans la commune de Bantè par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou. 206 313 candidats dont 96 614 filles vont à l’assaut, dès ce lundi 6 juillet, du Certificat d’études primaires (Cep) session de 2020. Ils sont répartis dans 746 centres d’examen sur toute l’étendue du territoire national. Les candidats à besoins spécifiques sont au nombre de 77 dont 19 aveugles, six candidats à infirmité motrice d’origine cérébrale et 52 sourds muets. Le top de la composition sera donné ce matin au complexe scolaire public d’Agoua dans la commune de Bantè. Le lancement sera effectué par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou. Ce dernier rassure les candidats que toutes les dispositions sont prises pour que l’examen se déroule dans de bonnes conditions. Le gouvernement a mis à la disposition de tous les candidats, informe le ministre, du gel hydroalcoolique pour le lavage des mains en lieu et place de l’eau et du savon. Il ne reste aux candidats qu’à respecter les règles de distanciation sociale et du port de masque pour être totalement en sécurité, souligne Salimane Karimou. Le ministre se félicite des dispositions prises par le gouvernement face à la progression vertigineuse de la pandémie. Il se réjouit de la tenue effective dès ce jour du Cep après un premier report dû au Covid-19. Des conseils L’autorité ministérielle invite les candidats à être sereins, décontractés et à ne pas céder à la panique. « Respectez les consignes de vos surveillants en salle et travaillez en toute confiance. Rendez-vous tôt dans vos centres munis de vos pièces d’identité et ne cédez en aucune manière à la tricherie », conseille le ministre aux candidats. Il invite les candidats à considérer le Cep comme une évaluation de routine comme celles qu’organisent leurs maîtres en classe. Salimane Karimou exhorte les parents d’élèves à aider leurs enfants à apprêter toutes les fournitures nécessaires, notamment carte d’identité et tenue imperméable en cas de pluie. A l’endroit des chefs centres et surveillants de salles, le ministre les invite à faire preuve de sagesse, de responsabilité et de professionnalisme. « Accomplissez votre mission dans le strict respect des dispositions légales et réglementaires. Gardez-vous donc de tous actes répréhensibles. Aujourd’hui mieux que par le passé, vous devez servir de modèle en tout. N’oubliez pas aussi vos masques et toutes les autres mesures », conseille Salimane Karimou, souhaitant à tous les candidats du courage et surtout le succès pour un taux de réussite à la hauteur des efforts, à l’heure de la proclamation des résultats de l’examen. Actualités 06 juil. 2020


Protection des ressources naturelles du Bénin: African Parks conforté pour le développement du parc W
Le gouvernement béninois poursuit ses efforts pour la protection des ressources naturelles du pays. Son engagement pour les aires protégées s’est renforcé le 25 juin dernier avec la signature d’un contrat de longue durée avec African Parks. Pour les dix prochaines années, le Bénin confie à cette institution de référence, la sécurisation du parc national du W. Le gouvernement béninois accorde la priorité à la réhabilitation et à la conservation des aires protégées du pays. Il en a fait depuis 2016, un projet prioritaire à travers son programme d’action. Depuis lors, les lignes ont bougé, conviennent les acteurs. Le capitaine Abdel-Aziz Bello, directeur du parc national du W se dit même soulagé des fruits de l’engagement de l’Etat au profit de la faune et de la flore. « C’est un sentiment de soulagement approfondi qui m’anime à la suite de celui de la signature du contrat quadripartite de mise en œuvre du Pip », fait-il savoir. « Quand on compare les difficultés énormes auxquelles nous étions confrontés dans le passé et les changements positifs connus actuellement non seulement dans l’amélioration de nos conditions de vie et de travail, mais aussi en ce qui concerne les résultats encourageants obtenus après seulement neuf mois de mise en œuvre de ces réformes au niveau du W », il y a lieu de dire sa reconnaissance, relève-t-il. Ces résultats ont été obtenus principalement grâce à African Parks (Ap) qui a l’expertise d’asseoir un bon système de gestion basé sur des procédures performantes mises en œuvre par des équipes compétentes constituées aussi bien de personnel expatrié que local, indique-t-il Au nombre des réalisations qui font la fierté du capitaine Bello, Angelo Amoussou, chef Projets parcs nationaux et forêts à l’Agence nationale de la promotion des patrimoines et du développement touristique (Anpt) salue particulièrement la mise en œuvre du Plan d’intervention prioritaire (Pip) signé entre le ministère du Cadre de vie, l’Anpt, le Centre national de gestion des réserves de faune (Cenagref) et African Parks, dans le but de réhabiliter et développer le parc national du W, par la formation et le déploiement d’une nouvelle brigade spéciale de 90 Rangers et la rénovation des infrastructures du parc. Au total, 2 386 865 840 F Cfa ont été investis dont une part substantielle émanant de la Fondation des savanes ouest africaines (2 039 504 000) et le reste, soit 347 361 840 F Cfa investis par le gouvernement béninois. Grâce à cet investissement, le parc renait et d’importants investissements y ont été faits, reconnait Angelo Amoussou. La réhabilitation des bureaux du Cenagref, la réhabilitation de la base opérationnelle d’Alfakoara, la réhabilitation de la piste d'atterrissage d’Alfakoara, l’ouverture et l’aménagement des pistes, l’achat de nouveaux véhicules et des motos pour les équipes des postes périphériques et animateurs communautaires… Autant de réalisations qui justifient le renouvellement du contrat. Renouvellement intervenu le 25 juin dernier à la satisfaction de toutes les parties prenantes et qui permet au Cenagref de contracter avec African Parks pour le compte de l’Etat, lui concédant de ce fait une partie de ses attributions. « La signature du présent contrat de délégation de gestion permettra de consolider les acquis du Pip et d’aborder tous les autres maillons de la gestion du parc pour atteindre effectivement l’objectif de la restauration et du développement du Complexe W », indiquait à l’occasion, son directeur, le capitaine Abdel-Aziz Bello. Pour lui, ce partenariat est un début, non seulement pour le W Bénin mais aussi pour une coopération plus importante dans la région pour asseoir la sécurité ainsi que le développement durable aussi bien des aires protégées que des communautés environnantes. Restauration et coopération Ferdinand Claude Kidjo, directeur général du Cenagref, soulignera pour sa part, que la signature de ce contrat marque de façon profonde le cadre institutionnel de la gestion des réserves de faune au Bénin, donc du repositionnement et du redimensionnement du centre dont il a la charge. « Le gouvernement a vu juste dès 2016, de poser successivement un certain nombre d’actions phares dont l’élaboration du Plan d’intervention prioritaire pour la réhabilitation et le développement du complexe W », apprécie-t-il. « Ce contrat de délégation de gestion, de financement et de développement du Complexe w est d’une durée de dix ans et comporte beaucoup d’innovations par rapport à celui de la Pendjari », se réjouit-il. La signature du contrat s’est déroulée en présence de Jean Marc Froment, représentant résident d’Ap au Bénin et Christophe Lemée, coordinateur du Pip. Pour Peter Fearnhead, directeur général d’African Parks, le gouvernement du Bénin a choisi depuis 2017, son institution comme gestionnaire du parc national de la Pendjari, joyau naturel de l’Afrique de l’Ouest. « Les dernières années n’ont pas été sans difficultés, mais nous avons connu une évolution extrêmement rapide dans le développement du parc, grâce aux appuis opérationnels, financiers et une gouvernance exemplaire du gouvernement béninois… Cette réussite est le fait de nombreux soutiens reçus de par le monde », indique-t-il. « Trois ans après le début de cette aventure, nous voici, en ce jour historique, à procéder à la signature d’un nouvel accord de délégation de gestion pour le parc W Bénin qui représente l’un des derniers refuges d’espèces clés avec des populations viables en Afrique de l’Ouest », soutient-il. Signature qui intervient, rappelle-t-il, après neuf mois du Pip. Comme bien d’autres, il reconnaîtra que ce projet a été le début de la remise à niveau et de l’amélioration des capacités de l’unité de gestion du parc. Mieux, « Les résultats obtenus au cours de ces neuf mois sont impressionnants même s’il ne s’agit que de la première étape d’un long processus ». Confiant, Peter Fearnhead espère que ce partenariat donnera un nouvel élan et va davantage assurer un avenir d’espoir, non seulement pour le W-Bénin et ses communautés, mais aussi pour une coopération plus importante dans la région afin d’asseoir le développement durable du complexe transfrontalier Wap. Impulser une gestion efficace et durable Cette signature de contrat de délégation de gestion du complexe Parc W- Bénin, plus grand parc national du Bénin avec la zone cynégétique de la Djona et le territoire de chasse de la Mékrou, le ministre du Cadre de vie, José Tonato, l’accueille avec soulagement. Il y lit une démarche pour impulser une gestion efficace et durable des réserves de faune avec des bornes désormais gravées en lettres d’or dans la mémoire des acteurs de la biodiversité et du développement du patrimoine touristique. « Malgré ses labels de Réserve de biosphère transfrontalière, de patrimoine mondial de l’Unesco et de Site Ramsar, les menaces qui pèsent sur cette aire protégée demeurent importantes », révèle-t-il. C’est pourquoi, un plan d’intervention prioritaire d’un coût total de deux milliards trois cent quatre-vingt-six millions neuf cent vingt-et-un mille deux cent cinquante-huit (2 386 921 258) F Cfa, cofinancé par le gouvernement et la Fondation des savanes ouest-africaines est en cours de mise en œuvre depuis le mois d’octobre 2019, poursuit-il. A trois mois de sa clôture, ce projet a déjà permis « une véritable amélioration des infrastructures et des compétences nationales en matière de surveillance du complexe, y compris la mise en place de la première promotion de 35 rangers pour la brigade spéciale », assure-t-il. « Depuis 2016, la bonne gestion des ressources touristiques est l’épine dorsale du Pag. La gestion plus dynamique des aires protégées et de leur diversité biologique, notamment la grande faune est au centre des réformes du gouvernement, avec la mise en délégation de gestion des complexes parcs de la Pendjari et du W », fait savoir le ministre. De ce fait, le Cenagref est déchargé de l’exercice direct des fonctions d’aménagement et de gestion durable au niveau des deux complexes parcs nationaux, pour se focaliser sur les missions de supervision des interventions dans le secteur de gestion durable de la faune et de préservation de la biodiversité dans les écosystèmes naturels nationaux, souligne José Tonato. Les deux fleurons que sont les réserves de biosphère de la Pendjari et du W confiés à l’Ap pour une gestion moderne et novatrice font aussi la satisfaction du gouvernement qui constate une expertise dans la protection et la promotion des aires protégées. « Le chef de l’Etat, le gouvernement et moi-même, attendons que votre savoir-faire instaure une dynamique réelle et durable en faveur de nos aires protégées », lance-t-il comme appel. Pour finir, il a rassuré le personnel employé par le Cenagref sur le parc que la restructuration en cours a prévu leur redéploiement dans la nouvelle équipe, à condition qu’ils fassent preuve de leur capacité à contribuer avec la compétence nécessaire et dans la discipline à la consolidation de la nouvelle dynamique. Actualités 03 juil. 2020


Ali Yaro, président de la Fédération béninoise de Volley-ball: « Plusieurs réformes sont prévues pour faire rayonner la discipline »
A la tête de la Fédération béninoise de Volley-ball depuis 2018, Ali Yaro, parle de l’avenir de la discipline et des projets pour son rayonnement. Dans cette interview, il n’occulte pas la suspension des activités à cause de la pandémie du coronavirus et évoque les dispositions prises pour le bien-être des acteurs sur le plan national. Deux ans après votre élection, que faites-vous pour le rayonnement du volley-ball béninois à l’échelle continentale ? La Nation : Il était question pour nous en décembre 2017, en prenant les rênes de la Fédération béninoise de Volley-ball d’organiser la communication entre la fédération et les ligues régionales ainsi que les clubs de sorte que les responsables de ligues soient les plus imprégnés de toutes les décisions du comité exécutif, de mettre en place un répertoire de tous les acteurs de la discipline afin d’avoir une idée du nombre de licenciés, la moyenne d’âge et une base de données de nos officiels. Sur le plan technique, nous avons souhaité qu’on redynamise de façon profonde, la direction technique nationale afin d’avoir toutes les compétences nécessaires. Nous avons continué à encourager la participation aux différentes compétitions. Je peux vous dire que nous travaillons à nous imposer dans la zone 3 composée de huit pays avant d’ambitionner de gagner des médailles au niveau continental. Qu’en est-il de l'approche participative promise en début de mandat ? Cette promesse avait du mal à avoir l’adhésion du comité exécutif. Mais, finalement, nous avons pu adopter cette façon de faire en consultant souvent les ligues. Nous nous préparons à faire un bilan à mi-parcours pour voir ce qui a été fait et corriger ou améliorer notre gestion. Des réformes sont attendues au niveau de l’organisation des compétitions statutaires. Nous sommes en train de travailler à créer la ligue nationale et à apporter beaucoup d’autres innovations pour faire rayonner le volley-ball béninois. Que pensez-vous faire pour faire développer davantage le beach-volley au Bénin ? Le beach-volley est arrivé un peu tard dans notre pays. Il se jouait de façon informelle par quelques-uns. Lors de notre passage en Allemagne, nous avons eu l’idée avec le coach Achille Gbaguidi d’en faire une priorité. Nous avons fait notre premier pair pour participer à plusieurs compétitions internationales. Après, nous avons laissé la place aux jeunes. En 2011, j’ai été coopté pour faire partie de la commission beach-volley sur le continent. C’est ce qui nous a motivés à asseoir la base du beach au plan national. Actuellement, des foyers de promotion de beach-volley sont créés dans certains départements du pays. Quel est l’impact du Covid-19 sur le déroulement des activités du volley-ball ? La Fédération béninoise de Volley-ball avait lancé sa saison en début d’année avec la sortie de nos équipes sur le continent. La sélection féminine était à Accra pour les éliminatoires des Jeux olympiques tandis que les hommes étaient à Lomé. La sélection masculine s’est qualifiée pour la deuxième phase prévue en Tanzanie, malheureusement toutes les compétitions ont été suspendues après la programmation des matchs. Au plan national, les éliminatoires des championnats nationaux avaient démarré dans les ligues Atlantique- Littoral, Ouémé-Plateau et Borgou-Alibori, mais déférant aux recommandations du gouvernement, nous avons tout arrêté. Nous avons demandé aux acteurs de volley-ball de suivre le mot d’ordre afin qu’ils se protègent contre le virus. Quelle suite à donner à la saison au niveau du volley-ball ? Je voudrais vous dire que les activités suspendues sur les plans national, continental et international seront programmées dans les jours à venir en fonction de l’évolution de la situation. Nous suivons de très près tout ce qui se passe dans les départements. La Fédération souhaite profiter de la trêve pour donner une formation en management du sport aux responsables des clubs et des ligues. Sports 03 juil. 2020


Création d’une unité de production de contenu sportif: Oswald Homéky et les experts expliquent les grandes lignes du projet
En prélude à la mise en place d’une unité de production de contenu sportif, Oswald Homéky, ministre des Sports, Eddy Rabin et Benoît Fauvet, consultants et experts en production audiovisuelle ont rencontré les hommes des médias, hier jeudi 2 juillet à Cotonou. Au cours de la rencontre, ils ont levé un coin de voile sur ce projet dédié à la valorisation du sport béninois. Fournir aux hommes des médias toutes les informations sur le projet de mise en place d'une unité de production de contenu sportif. C’est l’objectif de la conférence de presse animée ce jeudi 2 juillet à Cotonou par Oswald Homéky, ministre des Sports, Eddy Rabin, ancien directeur de production Sport de Canal+ et Benoît Fauvet, responsable de production Poste Tv et Broadcast Venue Manager (Bvm) de la Can Total 2019. Il s’agit, selon Oswald Homéky, d’assurer la promotion du sport béninois à l’international à travers cette boîte de production. « Nous avons pensé qu’il serait important pour notre pays de se doter de cette unité de production dédiée exclusivement à la valorisation du sport béninois », a-t-il déclaré. Selon lui, un contenu sportif de qualité sera produit et diffusé dans les médias aux plans national et international. Le gouvernement a fait appel à des experts internationaux pour réussir son pari. Ce projet est désormais dans sa phase active avec la présélection et la sélection dans les tout prochains jours de près d’une trentaine de techniciens en audiovisuel. Il s’agit de deux chefs Car, deux opérateurs Synthe, deux opérateurs Serveur, deux opérateurs de son, deux opérateurs vision, onze cameramen, deux réalisateurs et deux assistants réalisateurs. Pour le ministre des Sports, cette unité sera dotée non seulement d’un personnel qualifié mais aussi des équipements de dernière génération. « Nous ambitionnons d’acquérir des équipements ultra-modernes pour réussir le pari », a-t-il poursuivi. Présents au Bénin depuis quelques jours, les deux experts ont fait le tour des installations sportives afin de calibrer les options du projet avec les infrastructures sur place. Eddy Rabin, ancien directeur de production Sport de Canal+ pense que c’est le début d’une belle histoire pour le sport béninois. Il annonce la présélection, la sélection et la formation des techniciens de pointe en vue de la réussite de ce projet qui vise la visibilité du Bénin à l'international. « Nous allons apporter notre savoir-faire pour la réussite de ce projet », a-t-il promis. Abondant dans le même sens, Benoît Fauvet, responsable de production Poste Tv et Broadcast Venue Manager (Bvm) de la Can Total 2019 salue cette initiative du Bénin et promet d’apporter son expertise afin que les objectifs du projet soient atteints. Sports 03 juil. 2020


Deux femmes élues maires dans le Plateau: L'effet d'une transformation sociale
Au terme du scrutin communal et municipal du 17 mai dernier, le département du Plateau a connu l’élection de deux femmes maire, notamment Lucie Ablawa Sessinou à Kétou et Karamatou Fagbohoun à Adja-Ouèrè. il s'agit là du couronnement d’une longue aventure ponctuée d’engagement et de combativité. Lucie Ablawa Sessinou, chef de l’exécutif communal de Kétou et Karamatou Fagbohoun, aux commandes à Adja-Ouèrè. L’élection de ces deux dames renforce la représentativité des femmes politiciennes. Portées en triomphe au terme des élections communales et municipales du 17 mai 2020, elles symbolisent à la fois l’espoir et la fierté de leurs localités respectives. Sur quatre femmes maires que compte le Bénin sur les 77 édiles, le Plateau détient à lui seul deux. Cette prouesse des élues conseillères ne passe pas inaperçue quoique le militantisme politique reste le fort des femmes du département du Plateau. « Lorsqu’on reste dans les questions électives démocratiques modernes, on peut dire que cette percée des femmes conseillères dans le Plateau est une première. Mais lorsqu’on reste dans l’organisation sociale, la détention du pouvoir, dans les anciens royaumes à forte organisation sociale, le pouvoir yoruba, le pouvoir d’Oyo a accordé davantage de rôles à la femme que le pouvoir royal fon », souligne Dodji Amouzounvi, sociologue. « Quand on connaît l’organisation sociale de nos anciens royaumes, on ne peut pas dire que la femme n’est pas détentrice de pouvoir », poursuit-il. Si Lucie Ablawa Sessinou signe son retour à ce poste qu’elle a perdu en 2008, avec la première mandature de la décentralisation dans cette commune, la nouvelle maire d’Adja-Ouèrè, quant à elle, doit son élection à sa force de regroupement politique et à sa vision. Mais avant tout, les deux femmes maires, nouvellement élues à la tête des conseils communaux de Kétou et d’Adja-Ouèrè ont bénéficié de la confiance de leurs partis et des électeurs qui les ont plébiscitées pour conduire les destinées de ces différentes communes. Pour en arriver là, chacune d’elles a dû batailler afin de convaincre les deux formations politiques auxquelles elles appartiennent. Membre du Conseil communal sortant de Kétou et présidente du Réseau des femmes élues conseillères du Bénin depuis 2018, Lucie Ablawa Sèssinou est aussi un pilier important de l’Union progressiste. Elle place son mandat sous le signe d’une gestion transparente et équitable pour le développement de sa cité. « Si c’est les compétences, nous en avons. Nous allons mettre en valeur toutes ces compétences et toute l’expertise que nous avons au sein du Conseil communal pour pouvoir développer Kétou », assure-t-elle. Récolte de bons grains A Adja-Ouèrè, Karamatou Fagbohoun, fille de l’opérateur économique et président de l’ancien parti ''Mouvement africain pour la démocratie et le progrès'' (Madep), Séfou Fagbohoun, prend les rênes de la commune. Elle accède à ce poste grâce à la bénédiction de son parti, le Bloc républicain. Elle est très active au sein de ce parti à travers ses sorties politiques et ses actions sociales. Son élection lui permet d’entamer une belle carrière politique. Femme politique influente dans le Plateau, la nouvelle maire d’Adja-Ouèrè est appelée à pérenniser les bonnes œuvres de son père. Elle a été la cheville ouvrière du ralliement de ce dernier à la mouvance présidentielle et entend s’inspirer du modèle de gestion du président de la République, Patrice Talon pour impacter sa commune. « Dès cet instant, je suis le maire de tout le monde, sans distinction ni d’appartenance politique, ni de religion, ni d’origine. Je suis au service de la commune tout entière », indique-t-elle. Elle mise sur l’union et le développement pour réussir son mandat. «Rien de beau et de grand ne se construit dans la désunion, dans la division », assure-t-elle. Le sacre de ces deux femmes maires n’est que la récolte des bons grains qu’elles ont semés des années durant et la reconnaissance de leurs partis pour leur combativité. « Le fait d’avoir bravé le regard social, non seulement des hommes mais aussi de leurs consœurs est exceptionnel. Le fait d’avoir réussi là où les hommes ont échoué dans ce milieu très phallocratique, est exceptionnel. Partant de l’organisation sociale, on se rend compte que la femme a toujours détenu le pouvoir », souligne Dodji Amouzounvi. Il analyse l’élection des deux conseillères comme un effet de la transformation sociale. « Les femmes (ndlr : candidates aux élections) n’avaient pas connu une telle ascension hier. J’analyserai cela comme une marche normale, une résurgence, une visibilité et comme l’une des mutations de l’ordre social, et il faut s’attendre à ce que les femmes arrivent de plus en plus à des niveaux élevés en politique», explique-t-il. Si ces femmes sont parvenues à un niveau élevé au sein des instances communales, « c’est d’abord une question de société avant d’être une question d’éducation. Envoyer les femmes à l’école donne du crédit au combat de développement », développe-t-il. Pour les six prochaines années, elles devront garder le même entrain au travail et poursuivre les efforts dans le sens du développement de leur localité, afin de continuer à mériter la confiance des populations et de leurs partis politiques, et surtout faire rayonner le milieu yoruba. Société 03 juil. 2020


Lutte contre la corruption et les infractions connexes: Un manuel lancé par les acteurs du programme PartiCiP II
« Mieux connaître la corruption pour mieux la combattre». C’est le titre du nouveau manuel sur la corruption au Bénin, lancé par les acteurs de la phase II du Programme de participation citoyenne aux politiques publiques au Bénin (PartiCiP II). C’est à la faveur d’une conférence de presse animée, mardi 30 juin dernier par les responsables du programme, Martin Vihoutou Assogba et Blanche Sonon, au siège de l’Ong Alcrer, à Cotonou. Réalisé en des termes plus accessibles aux non juristes, le manuel « Mieux connaître la corruption pour mieux la combattre» a pour vocation de permettre aux acteurs de la lutte contre la corruption, notamment les gouvernants, acteurs judiciaires et de la société civile, y compris le public, de s’approprier aisément les contenus des actes de corruption et des infractions connexes qui y sont compilés. Lors du lancement du manuel, mardi dernier, ses principaux auteurs à savoir l’Association de lutte contre le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme (Ong Alcrer) et Social Watch Bénin, bras opérationnels du Programme de participation citoyenne aux politiques publiques au Bénin (PartiCiP, Phase II), ont indiqué que ce manuel « inédit (…) se veut un précieux outil pour démystifier la diversité pénale de la corruption ». Ainsi, sur la base d’exemples, d’études de cas et de quizz, les caractéristiques de la corruption et des faits assimilés y ont été présentés. Dans son propos liminaire, le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba, se réjouit du fait que cet ouvrage donne à tous les acteurs de la lutte contre la corruption, l’occasion d’améliorer leur action contre ce fléau en renforçant leur connaissance du phénomène, de son encadrement juridique et des mécanismes à dérouler pour mieux détecter, documenter et dénoncer les malversations financières. « Grâce à ce manuel, nous avons mené, en décembre 2019, des causeries-débats au profit de 166 représentants des Organisations de la Société civile venus de 46 communes », souligne le président de l’Ong Alcrer qui rassure que la sensibilisation se poursuivra, surtout, à l’endroit du public à travers des émissions radiophoniques. Et pour des résultats plus probants en termes de lutte contre la corruption et les infractions connexes au Bénin d’ici les prochaines années, Martin Assogba invite non seulement les acteurs de la lutte mais aussi le citoyen lambda à acheter le manuel. Bilan à mi-parcours Depuis le lancement de sa plateforme de lutte appelée « Anticorr », le Programme PartiCiP II a été saisi, en deux ans, de plusieurs faits de corruption. Après investigations, il a dénoncé onze présumés cas auprès des autorités judiciaires et administratives compétentes. Deux des onze dossiers dénoncés, ont été vidés par des condamnations fermes, assure Martin Assogba. Il indique que « l’un des dossiers déjà clos porte sur des cas de malversations financières à la Recette des finances des départements du Zou et des Collines. Le mis en cause a été condamné à cinq ans de prison ferme ». Le second dossier qui porte sur un détournement de 4,5 milliards F Cfa au Centre national de sécurité sociale (Cnss), poursuit-il, a été clôturé le 27 juin 2019 par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) avec la condamnation des mis en cause. Le président de l’Ong Alcrer fait aussi savoir que l’instruction du reste des dossiers est toujours en cours. La preuve, le 5 mai dernier, il a personnellement témoigné dans l’un des dossiers au niveau de la Brigade économique et financière (Bef). Nouveaux dossiers Le 7 juin dernier, d’autres investigations ont été lancées sur sept affaires qui ont été portées à la connaissance du Programme PartiCiP dans les communes de Cotonou,Lokossa, Abomey-Calavi, Adjohoun et bien d’autres encore. Les informations collectées au terme des enquêtes seront versées aux autorités compétentes par les acteurs du programme pour que justice soit rendue au bout du rouleau. Rappelons que le programme PartiCiP II est conjointement mis en œuvre par l’Ong Alcrer et Social Watch Bénin depuis décembre 2012, pour la première phase. La deuxième phase du Programme a démarré en août 2017 dans soixante-deux communes des départements de l’Atlantique, du Mono, du Couffo, de l’Atacora, de la Donga, du Zou et des Collines. Ce programme est mis en œuvre grâce à l’appui technique et financier de l’Ambassade des Pays-Bas au Bénin. Société 02 juil. 2020


Inondations: Les raisons du phénomène à Cotonou et environs
Ces derniers jours, certaines villes dont Cotonou et Abomey-Calavi sont en proie à des inondations impressionnantes. Même des chantiers d’asphaltage et des riverains de rues asphaltées sont envahis par les eaux. Ce qui fait croire à certains citoyens que le projet asphaltage est la source de leur calvaire. En réalité, ce qui justifie ces inondations, c’est bien l'absence d'infrastructures adéquates, le manque d’entretien et le sous-dimensionnement de celles existantes. La question des inondations n’est pas exclusive au Bénin. Elle reste un problème régional et même planétaire dans la mesure où plusieurs villes africaines, européennes, asiatiques, etc. subissent les affres de ce phénomène suite à plusieurs jours de pluies diluviennes. Selon une note de l’Agence du cadre de vie pour le développement des territoires (Acvdt), au Bénin notamment à Cotonou et Abomey-Calavi où des cas ont été signalés, le phénomène est dû, en partie, à la forte pluviométrie enregistrée cette année, qui est de « 250 mm en 15 jours contre 74 mm pour la même période en 2019 ». Il est aussi provoqué par un défaut de curage des ouvrages de drainage existants, l'exiguïté de certains ouvrages ou l’inexistence de collecteurs dans certaines zones. C’est le cas au quartier Zogbadjè, dans la périphérie du site de l’Iita, commune d’Abomey-Calavi, où « l’inondation est due à un bassin de rétention sous-dimensionné qui déborde au profit des averses exceptionnelles de ces derniers jours ». A Cotonou, la rue menant de la Sobebra au carrefour Ciné Concorde et plusieurs rues et ruelles à Akpakpa, présentent des caniveaux hors d’usage et inopérants. Tout cela ajouté à la forte pluviométrie donnent forcément de quoi provoquer des inondations. Au quartier Agontikon, toujours à Cotonou, explique l’Acvdt, la rue menant du carrefour de ce quartier vers Sainte Rita, la zone des services postaux à Gbégamey, les quartiers aux alentours du lac Nokoué ou de la lagune de Cotonou et bien d’autres, sont tous des zones critiques et vulnérables à l’inondation. Toutes ces zones seront assainies, rappelle l’agence, grâce à la phase B du projet asphaltage et au Programme d’assainissement pluvial dont le démarrage des travaux est imminent. Aussi, on note dans quelques maisons des difficultés de sortie des eaux en raison des réalisations effectuées dans le cadre de la mise en œuvre du projet asphaltage. « Il s’agit des habitations en contrebas par rapport au niveau de la voirie réalisée», explique l’Acvdt. Elle indique par la suite que « ces situations ne sont pas du fait d’une erreur de conception. Elles sont liées à des contraintes techniques telles que la nécessité de caler le niveau de la voirie hors d’eau, la nécessité de se raccorder sur des caniveaux existants,... ». L’Agence rappelle qu’un accompagnement technique est prévu pour aider les riverains concernés à mettre en œuvre des solutions adaptées aux maisons touchées, au cas par cas. Ainsi, contrairement aux propos tenus par certains citoyens, le projet asphaltage n’a en aucun cas aggravé le phénomène des inondations. Au contraire, son but est de contribuer globalement à la réduction des inondations. Il n’a pas pour vocation de se substituer au Programme d’assainissement pluvial des villes prévu par le gouvernement. Assainissement pluvial A Cotonou, le Programme d’assainissement pluvial concerne la construction de 54 kilomètres d’ouvrages de drainage d’eau pluvial sur plus de 70 % du territoire de la ville pour un montant de 200 milliards francs Cfa. Outre Cotonou, le Programme d’assainissement pluvial des villes secondaires couvre huit autres communes. 100 kilomètres de collecteurs y seront réalisés pour un investissement total de 243 milliards. Toutes ces infrastructures, une fois réalisées, permettront de conjurer en grande partie le problème des inondations. Le projet asphaltage vient donc en appui au Programme d’assainissement pluvial dans les villes cibles en contribuant à la réduction de la vulnérabilité des quartiers bénéficiaires aux inondations et aux insalubrités. Au cours de sa phase A, l’asphaltage a permis d’aménager 255 rues soit à peu près 200 kilomètres de voirie et plus de 420 kilomètres de caniveaux construits. Ce qui a globalement permis d’améliorer les paysages et les conditions de mobilité dans les villes bénéficiaires. Société 01 juil. 2020


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