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Nouvelles

Gouvernance des Coopératives d’aménagement rural: Le ministre Gaston Dossouhoui met en garde
Le ministre Gaston Dossouhoui prévient contre le retour des vieux démons qui pourraient hanter à nouveau les Coopératives d’aménagement rural. Les élus des organes de gestion qui n’assureront pas une bonne gouvernance, s’exposent à la rigueur de la loi. « Nous allons vous fouiller ; nous allons vous auditer régulièrement et les moindres fautes seront sanctionnées parce que nous voulons maintenant une autre discipline », a lancé, jeudi dernier, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche aux nouveaux élus des conseils d’administration (Ca) et des conseils de surveillance (Cs) des Coopératives d’aménagement rural. A l’occasion des sessions de formation à leur profit, jeudi dernier à Ouidah, Gaston Dossouhoui en qualité de l’autorité de tutelle a mis en garde les membres des organes de gestion contre les mauvaises pratiques qui avaient cours par le passé. Il a exhorté les élus à faire preuve de bonne gouvernance en respectant les règles édictées par le mouvement coopératif. Il met l’accent sur la tenue régulière des réunions statutaires et des documents et outils de gestion, la transparence dans la gestion, la prise de décisions collégiales et d’actions innovantes, la gouvernance participative et apaisée. Si l’on met un point d’honneur à la gestion, selon Gaston Dossouhoui, les coopérateurs vont gagner, les villages s’en porteront mieux et le produit intérieur brut va s’en ressentir. Il insiste surtout sur la planification en termes de développement de la palmeraie et des autres filières qui sous-tendent la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans leurs régions respectives.« Les périmètres sur lesquels vous travaillez ne sont pas vos propriétés mais ce sont des territoires qui relèvent du domaine public que vous devez davantage aménager en l’exploitant judicieusement », souligne le ministre. Ceux qui se hasarderont à morceler et à les brader en feront les frais devant la justice, avertit-il. Le ministre Gaston Dossouhoui annonce des audits et autres contrôles systématiques, notamment de la qualité des décisions prises et leur conformité au droit coopératif.Les élus des Car peuvent compter sur l’appui-conseil des Agences territoriales de développement agricole (Atda) et l’expertise des directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Ddaep) pour le contrôle de la qualité. Le ministre réaffirme également la disponibilité des structures sous sa tutelle à accompagner les coopératives à accéder aux plants germés et autres intrants spécifiques pour l’entretien durable des palmeraies. Eviter les erreurs du passé La crise institutionnelle des Car survenue en 2004 et qui a duré plus de quinze ans, a fait d’énormes dégâts humains et matériels et un manque à gagner pour l’économie béninoise que la filière a longtemps porté comme principale culture de rente. L’une des causes de cette situation dramatique, relève le ministre, c’est la non tenue des assemblées générales et le non renouvellement des instances de décision qui ont occasionné des foyers de tension et de violence. « Certains se sont accaparés les conseils d’administration comme étant leur titre foncier et ne lâchent pas ; les règles de gouvernance sont bafouées ; et pensant que c’est leur propriété, ils se sont servis», se désole-t-il. « A la coopérative, on ne se sert pas, on sert les gens et collectivement on gagne », enchaîne Gaston Dossouhoui. Il martèle : « Ne pensez pas qu’on vous a offert du pain bénit ; c’est faux ! C’est un sacrifice qu’on vous demande. Et, membres des Ca, si vous vous tapez des salaires mirobolants, vous vous trompez. Votre activité n’est pas payée : il n’y a que des indemnités et autres frais de déplacement qui vous sont payés», insiste le ministre. La vente des régimes de noix de palme devra se faire avec transparence et sans clientélisme, préconise le ministre. « Elle doit se faire au poids avec à défaut de pont bascule,des bascules de portée 800 kg …Il n’y a pas de vente en bassine ni en panier», martèle-t-il. Aussi, les revenus doivent-ils être encaissés contre reçus et versés dans les comptes et non circuler de main à main, ajoute le ministre. Avec le plan de sortie de crise qui a conduit à la naissance de nouvelles coopératives, la reconstitution de la liste des coopérateurs a été difficile. « Personne ne doit s’éterniser aux postes ; il faut de la rotation : faire pratiquer la chose par la plupart des coopérateurs », conseille l’autorité de tutelle, martelant que plus rien ne sera comme avant. La production à temps de l’information fiable et sa bonne circulation, le bon fonctionnement des Ca et Cs, le contrôle régulier des actes de gestion, la protection des biens et des intérêts des membres, constituent des exigences pour la bonne gouvernance des coopératives d’aménagement rural. Actualités 01 juil. 2020


Fédération nationale des Femmes agricultrices du Bénin : Les activités officiellement lancées
Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a présidé, mardi 30 juin, la cérémonie de lancement officiel des activités de la Fédération nationale des Femmes agricultrices du Bénin (Fenafab). A cette occasion, il s’est engagé à accompagner cette organisation féminine dirigée par Louise Aylara. « Sans la femme agricultrice, pas de développement agricole », c’est le credo de la Fédération nationale des Femmes agricultrices du Bénin (Fenafab) dont les activités ont été officiellement lancées, ce mardi 30 juin par Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Louise Aylara, présidente de la Fenafab, se félicite de la mobilisation massive des femmes et des communautés rurales à cette cérémonie. Elle témoigne sa reconnaissance à la Plateforme nationale des Organisations paysannes et de Producteurs agricoles du Bénin (Pnoppa-Bénin) qui se bat depuis 2006 pour la promotion du genre au niveau du secteur agricole. « La Fenafab est un creuset d’échanges, de dialogue, d’action et de partage d’expériences entre les organisations paysannes de femmes agricultrices en vue de la promotion de la femme agricole», a-t-elle déclaré. A l’en croire, cette fédération se veut être également un espace pour favoriser l’expression des préoccupations catégorielles et de l’opinion des femmes agricultrices du Bénin. Pour Arouna Lawani, président du Pnoppa-Bénin, la Fenafab est le porte-flambeau et le porte-parole de toute la gent féminine qui s’investit dans le secteur agricole en tant qu’agricultrice. « Les femmes constituent une part considérable de la main-d’œuvre agricole et détiennent aussi des exploitations », a-t-il poursuivi. Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche se réjouit d’être associé au lancement des activités de cette fédération représentative des femmes agricoles. C’est le lieu pour lui de saluer les efforts des partenaires techniques et financiers aux côtés des femmes agricoles. Pour lui, les femmes jouent un rôle crucial dans la production agricole au Bénin. « Si la femme en dispose, le foyer en bénéficie plus », a-t-il martelé. Ainsi, il promet d’accompagner ses forces de cette fédération. Abondant dans le même sens, Reine Oussou Kpanou, directrice de la Promotion du genre et de la femme rassure de la disponibilité du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance à contribuer à l’épanouissement des femmes agricultrices du Bénin. « Nous sommes prêts à faire en sorte que les femmes soient représentatives dans le monde agricole sur le plan national et international», a-t-elle conclu. Société 01 juil. 2020


Examen de fin d’année scolaire : 149 398 candidats à l’assaut du Bepc 2020 (Une baisse de 56 339 candidats notée)
Le ministre chargé de l’Enseignement secondaire, Mahougnon Kakpo, est descendu ce mardi 30 juin, à la direction des Examens et Concours (Dec) de son ministère à Porto-Novo pour s’enquérir du niveau de préparation de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc). Au total 149 398 candidats affronteront l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), session des 13, 14 et 15 juillet prochains. Ils seront répartis dans 233 centres de composition sur l’ensemble du territoire national. Selon les statistiques de cette année, le département de l’Atlantique compte le fort taux d’inscrits avec 32 740 candidats. Il est suivi de l’Ouémé : 28 744, du Littoral : 14 805 ; du Zou : 13 037 ; des Collines : 12 900 ; du Borgou : 11 789 ; du Mono : 7924, du Plateau : 6 609 ; de l’Atacora: 5 847 ; du Couffo : 5686 ; de l’Alibori : 5489 et de la Donga : 3 828 candidats. L’effectif total des candidats dégage une chute de 56 339 soit un taux de 27,38 % par rapport à celui de 2019 qui est de 205 737 inscrits. Le directeur des Examens et Concours (Dec) du ministère chargé de l’Enseignement secondaire, Roger Koudoadinou, explique cette baisse par la mise en œuvre de la Plateforme educmaster qui permet désormais de détecter les inscriptions frauduleuses, c’est-à-dire les cas des élèves renvoyés pour insuffisance de résultats dans une école et qui s’arrangent pour trouver un faux bulletin pour s’inscrire en classe supérieure ailleurs. Le nouveau système permet de les démasquer facilement et de les exfiltrer des listes. Le second facteur est le taux de réussite relativement meilleur au Bepc l’année dernière. Ce qui a permis de dégraisser le flux de candidats d’environ 56 000, souligne-t-il. Ainsi, le candidat le plus jeune a 12 ans et le vétéran est âgé de 57 ans. Le Dec précise que ce dernier est à la recherche du Bepc depuis quatre ans. 57 ans, le candidat le plus vieux Comme chaque année, le ministre chargé de l’Enseignement secondaire, Mahougnon Kakpo est allé s’enquérir ce mardi du niveau des préparatifs. L’autorité ministérielle a constaté avec satisfaction que la Dec est prête pour le bon déroulement de l’examen. Le matériel sensible est déjà en place. Le matériel lourd est déjà distribué sur le terrain. La liste des surveillants de salles, des chefs-centres, des correcteurs et autres acteurs de secrétariat est déjà aussi prête. Mahougnon Kakpo dit avoir également observé que les dispositions pratiques pour continuer de faire respecter les mesures barrières contre le Covid-19 sont aussi prises. Il y aura un candidat par table et au plus 30 candidats par salle. Les candidats seront distants au moins d’un mètre l’un de l’autre. Il est prévu des dispositifs de lavage des mains à l’entrée de chaque centre d’examen et un flacon de gel à l’entrée de chaque salle pour permettre aux candidats de se désinfecter les mains avant d’aller s’asseoir. Le ministre chargé de l’Enseignement secondaire avertit qu’aucun candidat n’aura accès à un centre d’examen du Bepc sans son masque. Puisque, souligne-t-il, le gouvernement a distribué une paire de masques au cours de l’année scolaire à chaque élève. Le ministre invite les parents d’élèves à veiller à ce que les candidats puissent prévoir obligatoirement dans leurs fournitures pour l’examen le masque. Société 01 juil. 2020


Covid-19 et ses impacts: Des bouleversements dans les Fab, selon Fructueux Gbaguidi
L’armée a aussi été impactée par la pandémie du coronavirus. Tout s’y déroule désormais avec tact, stratégie et précaution, selon les propos du colonel Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major de l’Armée de terre. Les pratiques ont désormais changé au sein de l’armée. La menace de la pandémie du coronavirus a aussi imposé à ce corps, de nouvelles habitudes. Reconnue pour sa rigueur et sa discipline au service de la nation, l’armée, force de défense, n’entend pas fléchir dans ce contexte de pandémie. Intervenant au cours d’une séance spéciale à l’Université d’Abomey-Calavi sur le Covid-19, le chef d’état-major de l’Armée de terre, le colonel Fructueux Gbaguidi a rappelé les nouvelles habitudes que le coronavirus a imposées aux forces de défense. Se prononçant sur le thème ‘‘Covid-19 dans les Forces armées’’, le colonel a précisé quelques bouleversements intervenus dans l’armée. Fructueux Gbaguidi a fait savoir que désormais, il n’y a plus de salutations individuelles ainsi que les échanges avec le personnel. Ces derniers se font en respect de la distanciation sociale. Selon lui, les rapports humains sont impactés dans les Fab. Il en veut pour preuve les différentes activités qui mobilisaient le personnel militaire entretemps, désormais proscrites, afin de se conformer aux prescriptions relatives aux gestes barrières. « Sur le plan collectif, nous avons dû renoncer à beaucoup de nos activités. Les rapports du matin, la préparation physique individuelle, le sport collectif, le ballon militaire…Nous avons mis fin à tout ça parce qu’il fallait respecter la distanciation sociale », a expliqué le colonel. « Tout ceci constitue des difficultés nouvelles », a-t-il ajouté avant de souligner que les visites dans les différentes casernes sont limitées et il y a plus de précautions pour la gestion des courriers désormais dans les Forces armées béninoises. Dans ce contexte de pandémie, l’officier a rassuré de la disponibilité du personnel médical militaire à servir la nation et à aider dans le traitement des différents cas. L’armée ne ménagera aucun effort également à construire les infrastructures. « Nous avons des perspectives par rapport à l’écosystème qui se détériore. Nous allons mettre tous les moyens à la disposition de la population », a soutenu le colonel Fructueux Gbaguidi. Actualités 30 juin 2020


Appui de la Banque mondiale à la relance économique: 29 milliards F Cfa pour l’énergie et le numérique
Un financement additionnel d’environ 29 milliards F Cfa est approuvé par la Banque mondiale pour soutenir la compétitivité économique et atténuer l’impact du Covid-19 au Bénin. Les énergies renouvelables et le numérique sont les secteurs visés. La Banque mondiale a approuvé, le 26 juin dernier, un financement additionnel de 50 millions de dollars Us, soit environ 29 milliards F Cfa, dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 au Bénin, selon un communiqué de l’institution parvenu à notre rédaction. Cet appui émanant de l’Association internationale de développement (Ida), précise le document, aidera à atténuer l’impact de la crise sanitaire du coronavirus dans la phase de redressement socioéconomique. « Cet appui va contribuer à combler le déficit en ressources budgétaires pour faire face aux besoins sociaux de base et du secteur productif», selon Atou Seck, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin. L’appui permettra donc de soutenir les réformes engagées pour renforcer la gestion fiscale et de la dette, améliorer la viabilité financière du secteur de l’énergie et favoriser le développement de l’économie numérique, indique la Banque mondiale. Il sera orienté vers l’accroissement de la performance et de la compétitivité du secteur de l’énergie électrique, pour promouvoir les sources d’énergie renouvelable et soutenir le développement de l’infrastructure numérique et l’accès abordable au haut débit, précise le communiqué de la Banque mondiale. Ce financement additionnel intervient dans un contexte où le gouvernement a initié des appuis substantiels en vue de soulager les différentes couches de la population, notamment les artisans et les entreprises, et faire face aux besoins pressants. Il fait suite à une première opération approuvée le 12 décembre 2019, dans le cadre de la promotion d’une croissance plus rapide et durable. La propagation du coronavirus a induit un ralentissement des activités économiques, de la croissance qui pourrait s’établir à un taux de 3,3 % voire moins au lieu de 6,6 % initialement prévu. Sollicitude constante Le nouveau financement porte à environ 90 millions de dollars, soit environ 52 milliards F Cfa, le montant total alloué par la Banque mondiale au profit du Bénin pour faire face à la crise sanitaire. Au début, l’institution a soutenu le gouvernement dans l’équipement de centres d’isolement et de prise en charge des malades, la formation du personnel de santé et des équipes de réaction rapide ainsi que l’achat de masques, de tests de laboratoire pour le diagnostic, de respirateurs, des caméras thermiques, des équipements et matériels médicaux d’urgence. Un financement additionnel a été approuvé, début mai, pour renforcer le système de surveillance des maladies, équiper des laboratoires et augmenter la capacité de dépistage et de confirmation des cas. Il était également destiné à la construction et l’équipement en matériel de pointe de deux centres de traitement des infections respiratoires aiguës, la modernisation de dix établissements de santé existants pour les transformer en centres de gestion du traitement de la maladie. Par ailleurs, la Banque mondiale a accordé, début juin, un crédit de 160 millions de dollars, soit environ 94 milliards F Cfa, pour soutenir la compétitivité des chaînes de valeur agroalimentaires au Bénin, notamment les filières ananas, cajou et autres produits frais . Société 30 juin 2020


Contexte de Covid-19: « Les personnes hypertendues doivent bien suivre leur traitement »
La maladie à coronavirus continue de faire des ravages au Bénin. Déjà 1187 cas confirmés et 19 décès à la date du 28 juin 2020. Selon Kamel Lafia, cardiologue et spécialiste de l’hypertension artérielle, les personnes hypertendues ou souffrant d’autres maladies chroniques ont un risque accru de développer des formes graves de Covid-19 si elles venaient à être contaminées. Raison pour laquelle elles doivent, plus que les autres, respecter les mesures barrières, bien suivre leur traitement et signaler le moindre problème à leur médecin traitant. La Nation : Pourquoi les personnes souffrant d’hypertension artérielle ont-elles un risque accru de développer des formes graves de l’infection par le coronavirus ? Dr Kamel Lafia : Les personnes hypertendues ont un risque plus accru de développer des formes sévères de Covid -19. C’est un fait absolu et les statistiques le confirment. Il est important, pour comprendre ce rapport, de savoir que l’hypertension artérielle, et plus généralement les maladies du cœur entraînent une fragilisation non seulement du cœur mais également d’autres organes tout aussi importants comme le rein, les artères. Quand le coronavirus atteint un organisme, il est combattu par l’immunité de celui-ci. Donc, plus l’immunité est forte, plus grande est la chance que cette personne ne développe pas de forme grave. Une personne hypertendue est déjà, du fait de sa maladie, une personne fragile, surtout lorsqu’elle n’a pas un traitement optimal. Ces différents aspects des maladies cardio-vasculaires peuvent expliquer ce risque accru. En dehors du respect des gestes barrières recommandé à tous pour éviter le Covid-19, y a-t-il une recommandation particulière pour les personnes souffrant d’hypertension artérielle ? Je me permettrai déjà de rappeler ces mesures barrières, surtout en cette période où l’on observe une flambée des cas dans notre pays. Il s’agit du lavage régulier des mains à l’eau et au savon, du port systématique de masque, du fait de tousser dans le creux du coude ou dans un mouchoir qu’on jettera à la poubelle ensuite, du respect de la mesure de distanciation de 1,5 m au moins, et surtout du fait de limiter les sorties au strict minimum. Pour revenir à votre question, en dehors de ces mesures que tout individu doit respecter, je recommanderais aux personnes hypertendues de bien suivre leur traitement, en l’occurrence, une bonne hygiène de vie et la prise de médicaments lorsqu’ils en prennent. Elles ne devront pas hésiter à voir leur médecin en cas de souci particulier et il ne faut surtout pas qu’elles ratent leur contrôle de routine. Vous invitez les patients hypertendus à ne pas rater leur contrôle de routine. Il est constaté par endroits une certaine inquiétude des patients à se rendre dans les centres de santé depuis l’avènement du Covid-19. Quels risques courent les patients hypertendus qui ont cessé de se faire suivre par leur cardiologue ? Exact. Cette inquiétude a été observée avec une baisse de fréquentation des structures de santé. Mais elle n'a plus sa raison d'être car actuellement, la maladie est mieux connue qu'il y a quelques mois. Consulter tard augmente les risques que la maladie s'aggrave et donc que le médicament ne marche pas. En cas de moindre signe comme une toux, une fièvre, un rhume inhabituels, il faudrait donc consulter; les hypertendus encore plus tôt. Le risque pour ces patients de ne pas consulter leur médecin est le déséquilibre de leur hypertension artérielle. Et ce contexte de stress n'arrange pas forcément les choses. Mais plus tôt le médecin est vu, mieux ce sera pour leur santé. En raison de la peur et du stress que génère cette maladie, la crainte d’une augmentation des maladies cardiovasculaires est grande. Qu’en dites-vous ? Le stress, à lui seul, constitue un facteur pouvant entraîner des effets néfastes sur le cœur, surtout lorsqu’il est permanent. Mais je voudrais tout de même relativiser en disant que ce qui est prouvé et ce dont on est certain actuellement, c’est que les mesures barrières sont efficaces pour éviter le Covid-19. Si vous respectez ces mesures et surtout, si vous incitez votre entourage à les respecter, il n’y a pas de grandes raisons de stresser. Continuer également à respecter les conseils de son cardiologue et bien prendre ses médicaments protègent le cœur. Il est donc important d’avoir confiance et surtout de lutter contre ce stress en pratiquant par exemple des activités ludiques, ou une activité physique régulière comme la marche, le vélo ou même le jardinage. Il est prouvé que ces activités permettent de lutter contre le stress. Un mot pour conclure cet entretien. Je voudrais insister sur l’importance de ne pas baisser la garde en ce qui concerne le respect des mesures barrières qui permettent d’éviter le Covid-19. Les patients hypertendus, et même les patients diabétiques devraient absolument continuer à respecter ces mesures, et ne pas hésiter à voir leur médecin en cas de préoccupations particulières. Chaque jour, de nouvelles données apparaissent sur cette maladie et en attendant d’en trouver le traitement définitif, le respect des mesures barrières demeure la véritable façon d’éviter cette pandémie. Santé 30 juin 2020


Introduction d’équipements électriques performants au Bénin: Le point avec le ministère de l’Energie avant la date butoir
Le Bénin a décidé d’en finir avec les équipements électriques contrefaits. Alors, il a fait l’option de la mise en place dans le pays des normes minimales. Le point du processus devant conduire à ce résultat a été fait par Jean-Claude Houssou en présence de Gabriel Dègbègni, coordonnateur de Mca II, avant la date butoir du 30 juin fixée aux importateurs et distributeurs. La consommation efficiente d’énergie électrique demeure un véritable problème pour les Béninois qui n’arrivent pas toujours à supporter leurs factures. Pour régler le problème, il faut d’abord disposer d’équipements originaux qui puissent refléter la réelle consommation en termes de Kwh. Il y a plus d’équipements contrefaits au Bénin que ceux répondant aux normes. Le gouvernement, à travers son programme d’action affiche clairement sa vision pour le domaine de l’énergie qui repose sur près de 10 % de l’ensemble des projets phares. En citant quelques-uns de ces projets, Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, rappelle que le premier concerne l’augmentation de la capacité de production. Dans ce cadre, un certain nombre de projets de construction de centrales solaires verront le jour. Des réformes d’appui à la bonne gouvernance au niveau de la Société béninoise d’énergie électrique et la maitrise de l’énergie sont les autres projets prioritaires. Jean-Claude Houssou affirme que tout se conduit méthodiquement pour que les résultats soient satisfaisants. « Dans le secteur, nous constatons que les équipements électriques sont budgétivores », dit-il avant de rappeler qu’un moratoire de dix-huit mois a été donné à l’ensemble des parties prenantes pour faire en sorte que tout puisse démarrer dans de bonnes conditions ; le Millennium Challenge Account II s’étant illustré favorablement aux côtés du gouvernement. « Ce que nous faisons aujourd’hui est quelque chose qui est déjà prévu », affirme Jean-Claude Houssou qui précise que le lancement de l’introduction des équipements électriques performants au Bénin, annonce un nouveau jour dans notre pays, ce qui permettra aux populations de faire un bon choix. Le décret signé à cet effet par le gouvernement entre en vigueur ce jour, 30 juin. Gabriel Dègbègni, coordonnateur du Millennium Challenge Account II, rappelle la contribution importante apportée par sa structure à ce projet initié par le gouvernement et qui marquera la course pour l’efficacité du système d’étiquetage pour les lampes, congélateurs et autres. En termes de résultats obtenus après trois ans d’activités, le coordonnateur de Mca II cite: l’élaboration de projets de textes ; la définition des rôles et responsabilités de chacune des structures concernées par le contrôle ; la surveillance et la vérification des produits du marché ; la formation des différents acteurs. Le directeur général de l’Agence béninoise de l’électrification rurale (Aberme) s’estime très heureux de cette initiative car son agence dispose désormais d’un outil efficace pour accomplir sa mission. « L’Aberme s’occupera de la coordination et la mise en œuvre du respect des normes. Elle va apporter son soutien technique à tous les acteurs», précise-t-il pour expliquer le rôle de sa structure dans la lutte. Les citoyens, de leur côté, ont des gestes obligatoires à faire pour se garantir une économie de l’énergie électrique. Cela commence avant tout par l’achat des appareils étoilés pour plus d’économie d’énergie, remplacer les lampes par des lampes Led, dégivrer le congélateur en cas de givre. Les consommateurs doivent respecter les consignes et laisser les climatiseurs sur une température qui varie entre 24 et 25 degrés au lieu de 16. Société 30 juin 2020


Intercommunalité au Bénin: Yaya Garba prend le commandement de l’Adecob
L’Association pour le développement des communes du Borgou (Adecob) a désormais un nouveau président en la personne du maire Yaya Garba. C’est Miftaou Saliou qui lui a passé le témoin, vendredi 26 juin dernier au siège de l’institution à N’Dali. Le siège de l’Adecob à N’dali a servi de cadre, vendredi 26 juin dernier, à la cérémonie de passation de charges entre l’ancien président, Miftaou Saliou, et le tout nouveau, Yaya Garba. C’était en présence du préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, du premier président de l’association, Issaou Inoussa Babio, ainsi que des anciens et nouveaux maires des communes du département. En se déchargeant, le président sortant a dressé le bilan des réalisations sous son mandat. Il en ressort qu’il a surtout travaillé pour la consolidation des acquis de l’association et la bonne collaboration avec les partenaires techniques et financiers. Miftaou Saliou a invité le nouveau président à réfléchir sur les mécanismes d’amélioration des performances de l’association, et partant, de toutes les huit communes du Borgou. A sa suite, le président entrant a d’abord témoigné sa reconnaissance à la Coopération Suisse, pour son implication dans le combat qui vise l’amélioration des conditions de vie des populations du département. Il a promis de s’inscrire dans la même dynamique que ses prédécesseurs. Profitant de l’opportunité qui lui a été offerte, le préfet a félicité les nouveaux maires du Borgou. Après leur avoir fait constater que leurs prédécesseurs avaient mis la barre très haut, il les a invités à relever les défis énormes qui se présentent désormais à eux. Il a ensuite appelé le nouveau président et son bureau à continuer à mettre l’accent sur le respect de la bonne gouvernance dans leurs différentes actions afin de hisser davantage les communes du Borgou au rang des plus performantes au Bénin. Actualités 29 juin 2020


Décentralisation et Gouvernance locale: Les nouveaux maires de l’Ouémé/Plateau aguerris
Le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale (Mdgl) a tenu à Porto- Novo, jeudi 25 juin dernier, une rencontre de prise de contact et d’orientation avec les nouveaux maires et adjoints aux maires des quatorze communes des départements de l’Ouémé et du Plateau. La séance a connu la participation des deux préfets et des cadres du ministère du Numérique et de la Digitalisation. Le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale (Mdgl) veut éviter toute navigation à vue à la quatrième mandature de la décentralisation. C’est dans ce cadre qu’il a initié, jeudi dernier à Porto-Novo, une rencontre de prise de contact et d’orientation avec les nouveaux maires et adjoints aux maires de l’Ouémé et du Plateau. Ces derniers sont appelés à tirer leçons des insuffisances des trois premières mandatures de la décentralisation pour mieux relever les défis de développement à la base et de la démocratie locale. Le Mdgl a jugé utile de renforcer leurs capacités pour que les résultats soient au rendez-vous au bout des six ans de leur mandat, précise le directeur de cabinet du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Nöel Gakpé, qui a ouvert les travaux. Il a rappelé aux membres des nouvelles équipes dirigeantes des communes de l’Ouémé et du Plateau que l’on attend beaucoup d’eux. Ils doivent s’atteler à relever un certain nombre de défis, notamment la mobilisation des ressources propres des communes, une mission sur laquelle les mandatures précédentes ont consenti très peu d’efforts ; la gestion des ressources humaines de l’administration communale qui doit être dépolitisée ; le respect des règles de procédure de passation des marchés publics dans l’attribution des marchés locaux et la gestion des ressources communales ainsi que l’obligation de reddition de comptes aux populations. Les participants ont été outillés sur les fondamentaux de leur mission avec de nouvelles orientations afin d’être performants à leurs postes et de remplir convenablement leurs fonctions. Ils ont suivi une série de communications portant sur des thèmes variés à savoir : « Rôles et responsabilités du maire » ; « Le préfet et ses relations avec les maires » ; « Le financement du développement local » et « Le Centre de Formation pour l’administration locale (CeFal) et ses activités ». Coaching La rencontre sera suivie, informe le directeur de cabinet du Mdgl, de plusieurs autres dont des séances de coaching qui seront organisées sur le terrain par les services techniques du ministère au profit de chaque commune. Toutes ces initiatives visent à permettre aux nouveaux maires d’être suffisamment aguerris pour le job et de ne pas tomber dans les mêmes travers que les trois premières mandatures de la décentralisation dont le bilan reste assez mitigé comme en témoignent les résultats des missions d’audits et de contrôles organisées dans les mairies, poursuit Nöel Gakpé. Selon lui, ces audits ont révélé de nombreuses insuffisances tant dans le fonctionnement général que dans la gestion financière et administrative des communes. Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, trouve très pertinente l’organisation de cette formation qui vise à tirer leçons du passé pour mieux s’orienter pour la suite. Mieux, la séance permet aux nouveaux élus d’avoir une bonne compréhension des compétences et attributions qui sont les leurs conformément aux lois sur la décentralisation et leurs décrets d’application, souligne Joachim Apithy. Au nom de son collègue du Plateau également présent, le préfet de l’Ouémé rassure les nouvelles équipes dirigeantes des communes des deux départements de ce que les deux préfectures seront à leurs côtés dans le cadre de leur mission de tutelle pour que tout se passe bien. Le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, se réjouit de la tenue de cette formation. Celle-ci vient à point nommé, selon lui, en ce sens qu’elle permettra à ses collègues et lui de prendre contact avec les réalités de l’administration locale en vue d’une bonne gouvernance locale. Actualités 29 juin 2020


Face à la montée des cas: Les imams de Natitingou sommés de faire respecter les consignes
La plateforme départementale de gestion des risques, catastrophes et d’adaptation au changement climatique a sommé, jeudi 25 juin dernier, au cours d’une séance, le conseil des imams de la ville de Natitingou de faire respecter les mesures barrières dans les mosquées. La séance présidée par le secrétaire général du département de l’Atacora, Abdoulaye Affo et le chargé de mission du préfet, Maguidi Kora Gbéré, a été marquée par l'intervention de Jacob Namboni, directeur départemental de la Santé de l'Atacora. Celui-ci a, dans un langage direct, déploré le laxisme dont font preuve les responsables religieux s'agissant du respect des mesures barrières dans les mosquées. Sur la base d'une projection de photos prises lors des différentes descentes inopinées du préfet de l’Atacora dans les mosquées, le directeur départemental de la Santé a fustigé le non-respect de la distanciation sociale d’un mètre par les fidèles musulmans, la présence et l'attroupement d’un grand nombre d’enfants au niveau des mosquées pendant les prières de vendredi, l’absence de dispositifs de lavage de mains aux entrées des mosquées et le faible taux de port de masque par les fidèles. « La situation est très grave au niveau des mosquées au regard de ce qu’on a constaté; j’exhorte les imams à prendre des dispositions pour corriger le tir au plus vite parce que la police républicaine va veiller au respect des consignes barrières à tous les niveaux », a prévenu le directeur départemental de la Police républicaine de l’Atacora, Cossi Lamas. L’imam de la mosquée centrale, au nom du collectif des imams, a pris l’engagement de redoubler d’efforts pour une meilleure application des consignes sanitaires au niveau de toutes les mosquées de Natitingou. Cheik Nourou Dine Mouhamed Sanni a également sollicité l’accompagnement des autorités pour l’acquisition des dispositifs de lavage de mains dans les mosquées. Des recommandations ont été également faites, notamment sur les services d’ordre à l’entrée des mosquées afin de contraindre les fidèles au respect des mesures barrières. Il sera procédé à la fermeture des mosquées qui persisteraient dans le non-respect des consignes sanitaires, ont averti les autorités. Société 29 juin 2020


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