La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Conseil des droits de l’homme: Une 44e session hybride
Après une 43e réunion, interrompue par les mesures de confinement en Suisse liées à la pandémie du Covid-19, le Conseil des droits de l’homme entame une nouvelle session le 30 juin sous la présidence de l’Autriche. La première séance sera marquée par la présentation du rapport annuel de la Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet. C’est à la suite de beaucoup d’hésitations et de désaccords que les représentants des Etats-membres du Conseil des droits de l’homme ont finalement accepté la proposition de son Bureau soumise par la Présidente,Elisabeth Tichy-Fisslberger, représentante permanente de l’Autriche auprès de l’Office européen des Nations Unies à Genève. En effet, les dispositions relatives au coronavirus empêchant les voyages et bon nombre de frontières étant encore fermées, il était dès le départ question de largement se reposer sur des participations virtuelles. Dans les conditions décrites, certains groupes régionaux préféraient que cette session n’ait pas lieu. A leurs yeux, la stabilité inégale des réseaux internet et l’impossibilité de participation de nombreux acteurs, particulièrement de la société civile, confèrent à cette réunion hybride un caractère incomplet. Durant cette 44e session ordinaire, s’étendant du 30 juin au 20 juillet, outre la présentation du rapport annuel de Michelle Bachelet et une mise à jour orale au sujet des incidences de la pandémie de Covid-19 sur les droits de l’homme, le Conseil examinera les rapports présentés par des experts du domaine et autres organes d’enquête concernant la situation dans une douzaine de pays. Il écoutera, entre autres,la présentation du rapport du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Érythrée. Au titre du point de l’ordre du jour consacré aux situations des droits de l'homme qui requièrent son attention, le Conseil sera saisi,le 15 juillet, d’une mise à jour orale de la Commission d’enquête sur le Burundi. Au titre de l'assistance technique et du renforcement des capacités, il tiendra un dialogue approfondi sur les comptes rendus oraux du Gouvernement soudanais et du Haut-Commissariat s’agissant de l’ouverture d’un bureau de pays au Soudan (17 juillet). Pendant la session, le Conseil prévoit de tenir cinq débats thématiques. La journée du 1er juillet sera ainsi consacrée au droit de l’enfant de se réaliser grâce à un environnement sain. Le 8 juillet, deux réunions-débats portant sur, respectivement, les enjeux des nouvelles technologies numériques pour la promotion et la protection des droits de l’homme, et les droits des personnes handicapées dans le contexte des changements climatiques auront lieu. Le débat annuel portera sur les droits humains des femmes. Toutes ces réunions se dérouleront de manière virtuelle. Une séance sera aussi consacrée à l’adoption des rapports du Groupe de travail du Conseil chargé de l’Examen Périodique Universel (16 juillet) portant sur quatorze pays dont la Guinée, le Lesotho, le Kenya et la Guinée-Bissau. Les deux derniers jours de sa session, les 17 & 20 juillet le Conseil se prononcera sur les projets de décision et de résolution qui lui seront soumis sur les questions examinées pendant la session. La Présidente procédera en outre à la nomination de quatre nouveaux titulaires de mandats, à savoir les Rapporteurs spéciaux sur les incidences sur les droits de l'homme de la gestion et de l'élimination écologiquement rationnelles des produits et déchets dangereux ; sur le droit à la liberté d'opinion et d'expression ; sur le droit qu'a toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible ; et sur la traite des êtres humains. Par Catherine Fiankan-Bokonga (Correspondante accréditée auprès de l’office des Nations Unies à Genève) Société 26 juin 2020


Edmond Agoua au sujet des mesures d’atténuation des effets du Covid-19: « Il faut reconnaître que notre pays a pris ses responsabilités »
Le mercredi 10 juin dernier, le gouvernement béninois a pris des mesures visant à atténuer les effets néfastes de la pandémie du Covid-19 sur les entreprises et les populations vulnérables. A travers ces lignes, le député Edmond Agoua, membre du bureau politique du parti Union progressiste (Up) et coordonnateur dudit parti dans le département des Collines, salue l’acte posé par le président Patrice Talon et son équipe. En outre, il démontre comment le coronavirus a pu plomber l’économie nationale. La Nation : Quelles appréciations faites-vous des mesures prises par le gouvernement pour atténuer les effets néfastes du Covid-19 sur les entreprises et les populations vulnérables ? Edmond Agoua : Nous suivons de près tout ce qui se passe dans le monde, en tout cas par rapport à cette maladie qui attaque et tue si l’on ne prend pas garde. Tous les pays du monde sont touchés par cette pandémie. Ici au Bénin, et comme d’habitude, le chef de l’Etat, Patrice Talon, a agi de façon méthodique. Le gouvernement de notre pays a décidé de mettre à disposition plus de 74 milliards pour atténuer les effets du Covid-19. C’est beaucoup d’argent au profit de ceux qui ont perdu quelque chose dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Et il y a de quoi, parce que pour limiter les dégâts, le Bénin a pris des mesures barrières y compris la limitation des déplacements, il y a de cela deux à trois mois. Ces mesures ont obligé les Béninois à rester chez eux dans leur majorité. Quand vous êtes à la maison, vous devez vous habiller, vous devez manger, vous devez vous soigner en cas de fatigue ou de maladie. Quand vous êtes à la maison, cela veut dire que vous ne travaillez pas. Quand on ne travaille pas, on ne gagne pas d’argent et quand vous n’avez pas d’argent, cela veut dire que vous ne pouvez pas subvenir à tous vos besoins. C’est au vu de tout cela et après analyses que le gouvernement a décidé de mettre ces fonds à la disposition de tous ceux qui ont subi les dégâts liés au Covid-19. 74,2 milliards francs, ce n’est pas rien ! Si nous devons tenir compte de tout ce que les chefs d’entreprises ont perdu dans cette affaire, sans rien exclure, je dirai que ce n’est pas suffisant. Mais compte tenu du nombre de personnes qui doivent bénéficier de cette aide de l’Etat, je pense que c’est suffisant. Le gouvernement ne s’attendait pas à cette surprise en 2020. Au parlement, nous avons déjà voté le budget général de l’Etat avant que cette situation de crise sanitaire mondiale ne se présente à nous. Et il faut chercher les moyens pour lutter contre. Je suis sûr que dans la distribution de ces fonds, beaucoup de chefs d’entreprises vont se retrouver. Ils vont compenser une bonne partie de ce qu’ils auraient perdu au moment où ils ont dû arrêter leurs activités sans préavis, et sans programme. Donc, je voudrais féliciter l’Etat béninois pour avoir pensé au peuple, surtout à ceux qui sont des entrepreneurs et qui ne sont pas des paresseux mais qui ont perdu du temps et des moyens. Les pauvres et extrêmes pauvres sont également pris en compte Justement ! Parce que mis à part ceux qui sont des chefs d’entreprises, des artisans, ceux qui exercent de petits métiers de services de l’informel, il y a aussi les personnes vulnérables que sont les pauvres et extrêmes pauvres qui, toujours à cause de cette pandémie, ont vu leurs ressources diminuées. Mais ils doivent continuer par payer des frais, comme ceux des factures d’eau et d’électricité et plusieurs autres factures. Donc, le gouvernement a pris l’engagement de prendre en charge ces factures d’eau et d’électricité sur plusieurs mois. C’est très important ! Et c’est ce que je disais, il n’y a pas que 74,2 milliards à dépenser. Il y a aussi les autres fonds injectés dans la lutte préventive, le dépistage et la prise en charge des cas confirmés. Tout cela viendra s’ajouter à ce que l’Etat avait prévu de dépenser cette année dans la loi de finances. Prendre en charge rien que les factures d’eau et d’électricité sur six mois, vous voyez un peu ce que cela coûte à l’Etat béninois! Donc, il faut reconnaître que notre gouvernement a pris ses responsabilités face à la situation parce qu’il y a des pays qui n’ont pas encore agi de la sorte, jusque-là, et ont délaissé leur population. Vous savez, quand au moins deux personnes se retrouvent quelque part, il faut déjà penser à la propagation du virus. Cela veut dire que non seulement nous devons nous protéger à partir des mesures barrières indiquées mais aussi éviter de nous retrouver ensemble en un seul endroit et serrés. Il faut un minimum d’un mètre entre deux personnes. Si un soudeur devrait dire à son apprenti de lui tenir un fer pour qu’il fasse sa soudure, les deux ne seront jamais à un mètre l’un de l’autre. Donc, c’est difficile de respecter. Mais l’on doit forcément le faire. Pour cela, il faut perdre un peu de soi. Il faut faire des concessions, il faut arrêter de travailler parfois. Il faut éviter de faire un certain nombre de mouvements. Et c’est justement cela qui fait baisser l’économie. Et quand l’économie reçoit un coup, ce sont les populations qui reçoivent de coups. C’est pour combler ce vide que le gouvernement a pris cette disposition. Nous sommes député à l’Assemblée nationale, nous sommes de la mouvance présidentielle et nous appuyons et félicitons l’Etat béninois pour avoir pris cette mesure. Vous l’avez remarqué, il y a un relâchement dans les rangs des populations, et une hausse des cas confirmés et des décès. Quel appel avez-vous à lancer à l’endroit des populations ? Certains ont pensé que la maladie avait déjà reculé et ils ont commencé par vaquer à leurs occupations comme si de rien n’était. C’était une erreur. C’est en cela que je félicite le gouvernement parce que très rapidement, il y a eu un rappel à l’ordre et une sensibilisation permanente est faite en ce qui concerne l’observance des gestes barrières. Nous saluons cela. Je voudrais finir en appelant les populations à la vigilance et au respect des gestes barrières. L’heure n’est pas au relâchement. Au contraire, c’est maintenant, plus que jamais, qu’il faut se protéger contre cet ennemi invisible. Actualités 26 juin 2020


Fin de la première session ordinaire de la Haac: L’institution fait le point des activités menées
La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a clôturé sa première session ordinaire de l’année 2020, hier jeudi 25 juin. À l’occasion d’une cérémonie de clôture en présence des responsables d’associations professionnelles et ceux des organes de service public le président de la Haac, Remi Prosper Moretti, est revenu sur les différentes activités menées par le collège des conseillers en quatre mois. La première session ordinaire de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a connu son épilogue ce jeudi 25 juin. Cette session ouverte le 25 février dernier conformément à l’article 83 du règlement intérieur de l’institution a permis en quatre mois à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication de se pencher sur le respect de l’éthique et de la déontologie en matière de presse et de communication par les professionnels des médias, l’organisation de la campagne exclusivement médiatique des élections communales et municipales du 17 mai 2020 qui a occupé près de deux mois sur les quatre qu’a duré la session. La Haac a aussi examiné les dossiers de renouvellement des conventions des radiodiffusions sonores commerciales arrivées à terme, le rapport relatif à la modernisation du système de la carte de presse et d’autres activités de sensibilisation des acteurs politiques, des patrons de presse, du personnel de la Haac et des agents de sécurité de l’institution. Sur la question du respect de l’éthique et de la déontologie en matière de presse et de communication par les professionnels des médias tant du service public que du secteur privé, Fernand Gbaguidi, rapporteur de la Haac, a indiqué que la plénière des conseillers a examiné trois rapports et pris trois importantes décisions portant mise en demeure de directeurs de publication de journaux, de directeurs de radiodiffusion et d’un promoteur de chaine de télévision privée. En effet, le dérapage dans le traitement de l’information par le journal Point Média dans sa publication du 30 mars 2020 a obligé la Haac à adopter la décision n°20-018/Haac du 1er avril 2020 portant mise en demeure du directeur de publication du journal Point média et retrait de sa carte de presse. Le rapporteur de la Haac a également fait mention de deux rapports relatifs respectivement au suivi déontologique des contenus médiatiques de la radiodiffusion sonore Capp Fm et de la chaîne de télévision Canal 3 Bénin. Pour des résultats plus élogieux L’institution a pris, souligne Fernand Gbaguidi, la décision n°20-019/Haac du 1er avril 2020 portant mise en demeure du directeur de la radiodiffusion Capp Fm et suspension de l’émission interactive ‘’ Cas pratique’’. Celle n°20-2020/Haac du 02 avril 2020 portant mise en demeure du promoteur a été prise à l’encontre de Canal 3 Bénin. Après avoir souligné les actes préparatoires de la gestion de la campagne exclusivement médiatique des élections communales du 17 mai dernier et les décisions y relatives, Fernand Gbaguidi a rappelé que relativement aux dossiers de renouvellement des conventions arrivées à terme, cinq rapports ont été examinés. Quant au renouvellement de la carte de presse, le rapporteur de la Haac a fait savoir que la plénière des conseillers a décidé de la création d’une commission temporaire chargée de la mise en place du système de gestion automatique des cartes de presse au Bénin. L’institution, au cours de sa première session ordinaire, a également mené d’autres activités dont entre autres, la rencontre avec les conducteurs de véhicules administratifs et le personnel de sécurité, qui a permis au président et aux conseillers d’apprécier les conditions de vie et de travail de cette catégorie de personnel et d’envisager les solutions pour les améliorer. Rémi Prosper Moretti a exprimé toute sa gratitude aux professionnels des médias et au personnel de la Haac. « Restons toujours mobilisés pour des prouesses plus grandes. Continuons sans désemparer l’œuvre de construction de notre institution afin que la régulation responsable des médias soit un authentique instrument de développement », a exhorté Rémi Prosper Moretti, président de la Haac. Actualités 26 juin 2020


Mono: Lancement officiel des activités de la 4ème mandature de décentralisation
Evénement inédit dans le Mono. La salle de réunion de la préfecture de Lokossa abrite depuis 9h, ce jeudi 25 juin, une cérémonie de lancement officiel de la quatrième mandature de l’ère de la décentralisation, une innovation à l'actif du préfet Komlan Zinsou et des membres de son cabinet. De Grand-Popo à Bopa en passant par Houéyogbé, Comé, Athiémé et Lokossa, les maires et les adjoints au maire des six communes du Mono ont effectué le déplacement pour répondre tous présents. Ils ont eu droit au discours du préfet ayant donné le top officiel des activités de la présente mandature sur les territoires du département. L'initiative de cette cérémonie, dira le préfet, se justifie par le fait que la nouvelle mandature de six ans est celle de tous les défis. Elle constitue, ajoute-t-il, un tournant majeur dans la marche irréversible du Bénin vers une décentralisation efficiente. A la suite de l'intervention de l'autorité préfectorale, une série de communications est en train d’être déroulée. La série est ouverte par une présentation du secrétaire général du département, Arnaud Agon, portant sur « Rôles et responsabilités des officiers d’état civil et gestion de la police administrative ». « L'importance de la planification pour le développement local » et deux autres communications suivront avant la tombée du rideau sur la cérémonie. Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo Actualités 25 juin 2020


Cep blanc 2020: 34 765 candidats ont planché dans l’Ouémé
Les épreuves de l’examen blanc du Certificat d’études primaires (Cep) session 2020 se sont achevées ce mercredi dans l’Ouémé. 34 765 candidats ont pris part à cette composition qui a permis de tester avec succès l’application des mesures barrières contre le Covid-19 avant le Cep proprement dit. Pari gagné pour la direction départementale des Enseignements maternel et primaire (Ddemp) de l’Ouémé pour l’organisation avec succès, à l’instar des onze autres départements, de l’examen blanc du Certificat d’études primaires session de juillet 2020 achevé ce mercredi. Les candidats sont au total 34 765 dont 16 268 filles répartis dans 98 centres à prendre part à cette composition dans les neuf communes de l’Ouémé. L’examen blanc a été officiellement lancé au centre du complexe scolaire d’Awanou dans l’arrondissement de Djrègbé, commune de Sèmè-Podji. Le top de la première épreuve a été donné dans la salle N°2 du centre où planchent au total 268 candidats dont 141 filles répartis dans 10 salles de composition. La cérémonie de lancement a été présidée par le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire (Ddemp) de l’Ouémé, Alain Houssou. L’autorité départementale a dit toute sa fierté de constater qu’en dépit de la forte pluie qui s’est abattue sur la localité, presque tous les candidats ont répondu présents et à l’heure. Mieux, les mesures barrières recommandées pour éviter la propagation du Covid-19 sont respectées. Tous les surveillants de salle et les candidats ont porté leurs masques. La distanciation sociale a été respectée avec un candidat par table disposé de façon zig-zag. Alain Houssou informe qu’à cause de l’application des mesures barrières, certains des centres de composition habituels du Cep ont vu leurs capacités débordées et n’ont pas pu contenir tous les candidats. Onze collèges ont été sollicités et mis à contribution dans tout l’Ouémé pour accueillir le trop plein. Le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire fait d’ailleurs remarquer que le Cep blanc a été organisé avec entre autres objectifs de tester l’application des mesures barrières contre le Covid-19 avant le jour de composition proprement dit. Alain Houssou se dit heureux de constater que les choses ont bien démarré dans tout le département. Toutefois, il invite les parents d’élèves à ne pas baisser la garde et à continuer toujours d’accompagner le mouvement pour que tout se passe bien jusqu’à la fin du Cep prévu pour démarrer le 6 juillet prochain. A cet effet, conseille l’autorité départementale, il faut que les règles d’hygiène et gestes barrières soient respectés dans les maisons ; que les enfants dorment sous moustiquaires et s’alimentent bien pour ne pas tomber malades et qu’ils soient bien encadrés pendant le reste du temps qui sépare de cette date fatidique. Société 25 juin 2020


Débordement des eaux du bas-fond d’Akadjamey: Les populations dans l’attente de l’aide de l’Etat
Depuis lundi 22 juin dernier, les populations de Cococodji-Akadjamey sont coupées du reste du pays, en raison de la crue du bas-fond situé au niveau de l’unique voie donnant accès à la localité. Impuissants face au phénomène, les habitants de ce quartier lancent un S.O.S à l’endroit du gouvernement. Plus personne n’entre, ni ne sort de Cococodji- Akadjamey depuis au moins 72 heures. Les pluies diluviennes des dimanche et lundi derniers ont provoqué le débordement des eaux du bas-fond d'Akadjamey au niveau de l’unique voie qui donne accès à ce quartier. Conséquence, la localité est coupée du reste du pays. Pis encore, l’eau est montée à plus d’un mètre au-dessus du sol, submergeant le ponceau érigé sur le bas-fond, empêchant ainsi les motocyclistes et automobilistes de circuler. Selon le témoignage d’un riverain, « les populations sont obligées de traverser l’eau, à moitié nues, pour rallier l’autre bout ». « C’est surtout la situation des enfants et des femmes qui donne la chair de poule... », déplore le chef quartier d’Akadjamey, Pamphile A. Adjovi, joint au téléphone. Le Collège d’enseignement général « Les Oliviers» est totalement inondé et inacessible de même que plusieurs maisons. Meurtris et impuissants face aux dégâts causés par cette crue, les enfants et leurs parents ne savent plus où donner de la tête, surtout en cette veille des examens de fin d’année. Selon les témoignages recueillis, une telle situation s’est produite il y a de cela une dizaine d’années. Certes, les eaux du bas-fond montent à chaque saison des pluies mais la situation n’était pas si grave depuis 2011. Des propos confirmés par le chef quartier Pamphile A. Adjovi. En tant que première autorité du quartier, il indique avoir saisi par deux fois le chef d’arrondissement, puis le maire d’Abomey-Calavi qui a dépêché son directeur de cabinet sur les lieux. Les premier et deuxième adjoints au maire sont également informés de la situation, a-t-il ajouté. A l’en croire, la mairie dit être en train de réfléchir sur la situation afin que des solutions idoines soient trouvées. Pour l’instant, l’eau continue de dicter sa loi aux milliers de personnes qui résident dans le quartier. Des riverains ayant réussi à rejoindre l’autre rive pour vaquer à leurs occupations avouent ne plus être en mesure de rentrer chez eux. A Cococodji- Akadjamey, c’est donc le désarroi, la tristesse se lit sur tous les visages, et ne sachant plus à quel saint se vouer, les populations y compris les élus locaux en appellent à l’aide de l’Etat central pour qu’enfin, le ponceau érigé sur le bas-fond soit remplacé par un pont digne du nom. Société 25 juin 2020


Impact du Covid-19 sur l’économie dans l’Uemoa: Le Pib décélère à 3,3 % au premier trimestre 2020
L’activité économique s'est fortement ressentie des perturbations dans les chaînes de production, de distribution et de commercialisation, dues à la pandémie de Covid-19. C’est ce qu’a relevé le Comité de politique monétaire (Cpm) de la Bceao, lors de sa deuxième réunion ordinaire au titre de l'année 2020 tenue, lundi 22 juin dernier par visioconférence. « L'activité économique a connu un fort ralentissement au cours du premier trimestre 2020 dans l’Uemoa», selon le Comité de politique monétaire (Cpm) de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao). Au terme de sa deuxième réunion ordinaire au titre de l'année 2020, tenue lundi 22 juin dernier par visioconférence en raison du Covid-19, il note que le Produit intérieur brut (Pib) de l'Union a progressé, en glissement annuel, seulement de 3,3 %, après 6,5 % un trimestre plus tôt. « Cette décélération de l'activité économique est surtout imprimée par le secteur tertiaire, dont la contribution à la croissance a baissé de moitié par rapport au trimestre précédent, reflétant ainsi les premiers impacts de la propagation de la pandémie, notamment dans les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, des transports et du commerce », souligne le communiqué de presse de la Bceao parvenu à notre rédaction. Les impacts de la pandémie devraient être plus prononcés au cours du deuxième trimestre 2020 marqué par les mesures prises par les Etats pour limiter la propagation de la maladie, notamment les fermetures de frontières et les mesures de confinement qui ont affecté les chaînes de production, de distribution et de commercialisation. Pour l'ensemble de l'année 2020, les prévisions réalisées par la Banque centrale tablent sur un taux de croissance économique de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) de 2,6 % contre une prévision initiale de 6,6 %, annonce Tiémoko Meyliet Koné, gouverneur de la Bceao et président statutaire du Cpm. L'exécution des budgets dans les Etats membres de l'Union s'est fortement ressentie, au premier trimestre 2020, de la baisse des recettes et une hausse des dépenses entraînant une aggravation du déficit budgétaire. Ainsi, le déficit budgétaire, base engagements, dons compris ressortirait à 922,1 milliards ou 4,5% du Pib à fin mars 2020 contre 222,5 milliards ou 1,1 % du Pib à la même période de l’année précédente, selon la Bceao. Il est noté au premier trimestre 2020, une légère accélération du rythme de progression de la masse monétaire, en glissement annuel, en liaison avec le rebond des actifs extérieurs nets ainsi que l'accroissement des créances intérieures. Les réserves de change de l'Union se sont renforcées sur une base annuelle, assurant 6,3 mois d'importations de biens et services à fin mars 2020. Inflation Le Cpm note que le taux d'intérêt moyen trimestriel des appels d'offres hebdomadaires d'injection de liquidité s'est nettement orienté à la baisse, en ressortant à 2,69 % contre 2,98 % au cours du dernier trimestre 2019. Depuis le mois d'avril 2020, informe la Banque centrale, il se situe à 2,50%, en liaison avec les injections de liquidité au taux fixe de 2,50 % qu’elle a lancées pour lutter contre les effets néfastes de la crise sanitaire. En ce qui concerne la situation de l'inflation dans l'Union, le comité relève que le niveau général des prix à la consommation a augmenté durant le premier trimestre 2020. Le taux d'inflation est ressorti à 1,2 % après -0,6% un trimestre plus tôt, du fait du rebond des prix des produits alimentaires. A l'horizon de huit trimestres, projette la Bceao, ce taux se situerait à 2,2 %, en glissement annuel, en lien avec l'objectif de stabilité des prix qu’elle poursuit. Les membres du Cpm ont décidé d'accompagner la dynamique de la reprise progressive que devraient impulser les plans de relance mis en place par les Etats et l'assouplissement progressif des restrictions de déplacement. Dans le cadre du redémarrage de l'appareil productif, il est prévu une baisse de 50 points de base pour les taux directeurs de la Banque centrale. Ainsi, à compter du 24 juin 2020, le taux d'intérêt minimum de soumission aux opérations d'appels d'offres d'injection de liquidité passe ainsi de 2,50 % à 2,00 % et le taux d'intérêt du guichet de prêt marginal est ramené de 4,50% à 4,00 %. Le coefficient de réserves obligatoires applicable aux banques de l'Union fixé à 3,0 % reste inchangé. Economie 25 juin 2020


Incendie au marché Missèbo de Cotonou: Des friperies consumées
Un incendie est survenu ce mercredi 24 juin au marché de friperie sis à Cotonou. Des hangars ainsi que des vêtements sont consumés avant que les sapeurs-pompiers n'arrivent à circonscrire les flammes. Le drame dont la cause n'est pas encore connue n'a provoqué, heureusement, aucune perte en vie humaine. « Très tôt ce matin, nous avons constaté que la fumée s’élevait des baraques de vêtements. Nous, les riverains avons essayé d'éteindre le feu pour que cela ne prenne pas d'ampleur. Malheureusement, on n’était pas nombreux et il y a eu des dégâts », a confié, un usager du marché. Dépassés par l'intensité des flammes, les usagers de cette partie de Missèbo située non loin de la berge lagunaire ont fait appel aux soldats du feu. Ainsi en témoigne l’adjudant Diane Hounsounou, adjointe au commandant de la compagnie des sapeurs-pompiers du Littoral : « Ils nous ont appelés à 08 heures 8 minutes. On est venu sur le terrain à 8 heures 16 minutes. Nous avons constaté que le hangar rempli de fripes a pris feu. Nous avons pu circonscrire le feu aux environs de 10 heures. Nous avons appelé des renforts. Il a fallu quatre véhicules citernes remplis d'eau pour éteindre le feu. Jusqu'à présent on ne connaît pas la cause de l'incendie. En ce qui concerne les impacts, il y a eu assez de dégâts mais pas de perte en vie humaine ». Selon les constats faits aux environs de quatorze heures sur les lieux, les hangars de fripes sont consumés. La parcelle numéro 143 qui abritait auparavant les hangars est comme un champ de guerre. Les sapeurs-pompiers s’activent encore à certains points du site d'où se dégageait de la fumée. Des individus à la recherche d'objets à récupérer, fouillent les décombres constitués de vêtements brûlés, de feuilles de tôles et d’autres objets. Certains usagers indiquent qu’un court-circuit serait à l'origine de l'incendie. Nécessité de rejoindre le nouveau site L'insuffisance d'espace dans le marché due à l'accroissement du nombre de vendeurs et l’inadéquation des infrastructures sont, entre autres, les raisons qui ont motivé les autorités à décider de la délocalisation du marché de friperie de Missèbo de Cotonou vers la commune de Sèmè-Podji. Depuis sept années environ après son inauguration, le nouveau marché ‘’international’’ de friperie de Sèmè-Okoun attend toujours ses occupants. L’incendie survenu ce mercredi 24 juin 2020 sonne comme une interpellation à l'endroit des vendeurs de fripes de Missèbo à rejoindre leurs pairs qui se sont déjà installés dans les boutiques et hangars de Sèmè-Okoun dans la commune de Sèmè-Podji. Par Marc MENSAH (Stag.) Société 25 juin 2020


Identification et recensement des personnes: L’Anip bientôt déployée dans certaines communes
L’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) a organisé hier mardi 23 juin à Bohicon un atelier d’imprégnation au profit des préfets des départements et des maires de certaines communes. Une rencontre qui s’est tenue en prélude à l’installation des unités communales d’identification des personnes (Ucip). Des préfets et quelques maires ont pris part hier mardi à une rencontre organisée par l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). Les responsables de cette agence ont jugé nécessaire de porter à la connaissance des autorités préfectorales et municipales ce qui est fait et qui sera fait très prochainement en ce qui concerne l’identification et le recensement des personnes et même la reconstitution des actes de naissance sans souche aux populations. Le préfet du Zou, Firmin Kouton, a mis l’accent sur la nécessité de faire connaitre ce qui se fait par cette agence qui désormais devra se déployer dans certaines communes du Bénin pour être davantage plus proche des populations afin d’apporter des solutions idoines à certaines de leurs préoccupations. A sa suite, le représentant de l’Anip, Herbert Assogba, dira que cette séance est un devoir. En effet, l'accès aux prestations de l’Anip à faible coût de déplacement est un droit pour chaque citoyen. C’est à juste titre que les dispositions de l’alinéa 2 du décret N°2018-206 du 6 juin 2018 portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence nationale d’identification des personnes ont prévu une délégation départementale pour l’identification des personnes au niveau de chaque préfecture et une unité communale pour l’identification des personnes (Ucip) au niveau de chaque mairie. Et aujourd’hui, l’Anip attire au quotidien environ cinq cents demandeurs de ses services en provenance d’horizons divers. La déconcentration de l’Anip permettra de la rapprocher de nos compatriotes et d’apporter ainsi une réponse aux difficultés qu'éprouvent certaines personnes à accéder à ses services pour des raisons liées aux coûts de déplacements. A travers cette stratégie, reconnait Herbert Assogba, l’Anip a l'ambition de faciliter à la population l’accès à ses services. Il est à noter que cet atelier se veut un creuset d'échanges avec les autorités préfectorales et municipales sur la mise en place des démembrements de l’Anip. Il devra permettre de mieux connaitre l’Anip, son ancrage institutionnel et juridique et ses prestations courantes. Par ailleurs, le projet d’arrêté interministériel portant grille des frais liés aux services à la population accomplis par l’agence est présenté également aux participants. Il a été aussi question de désigner le préfet et le maire qui seront au sein d’un comité de réflexion sur la mise à disposition des communes du registre communal de la population. Société 24 juin 2020


Examen du Cap: Le ministre Mahougnon Kakpo lance les épreuves à Bohicon
Les candidats à l’examen du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap) planchent depuis hier lundi 22 juin sur toute l’étendue du territoire. C’est le Lycée technique de Bohicon qui a accueilli le lancement officiel des épreuves sous l’égide de Mahougnon Kakpo, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle (Mestp). Ils sont 4875 candidats à composer dans les filières telles que Sciences et techniques industrielles, Economie familiale et sociale, Hôtellerie et restauration, et les Sciences et techniques des métiers d’art pour le compte de l’examen du Cap 2020, ce lundi matin. Pas une goutte de pluie sur ce centre d’examen de la ville de Bohicon. Déjà à 7 h, plusieurs officiels y attendaient le ministre Mahougnon Kakpo. Le préfet Firmin Kouton, le maire de Bohicon, Rufino d’Almeida, ses adjoints et les directeurs techniques du ministère. Mahougnon Kakpo a saisi l’occasion pour s’assurer au niveau aussi bien des candidats que des surveillants que toutes les dispositions sont prises afin que le déroulement de l’examen ne souffre d'aucune défaillance. Et que les mesures barrières prescrites sont aussi respectées dans ce contexte de pandémie. Présentant les statistiques pour cet examen, le directeur des Examens et Concours, Roger Koudoadinon, annonce que le centre de Bohicon compte 483 candidats pour les six filières. Puis, il fait observer qu’avec 4875 candidats au plan national, l’effectif des candidats au Cap cette année a connu une augmentation de 1,92 % par rapport à l’année dernière où il était de 4783. Le ministre a dit sa satisfaction aux responsables face à l’organisation mise en place. Puis, il exhorte les chefs centre et les surveillants à être plus responsables et à veiller au strict respect des règles. Le but, dit-il, n’est pas de prendre les tricheurs mais de tout faire pour empêcher que les candidats aient la moindre opportunité de tricher. C’est après s’être assuré que tout est en place que le ministre Mahougnon Kakpo lance officiellement les premières épreuves. S’adressant aux candidats, il les a rassurés que le Cap est un examen et qu’il faut se concentrer sur les épreuves pour rendre ce qui est appris. Donnant ses impressions à l’issue du lancement des épreuves, le ministre en charge de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle s’est déclaré « satisfait de l’organisation mise en place avec des surveillants et des candidats qui ont tous leurs masques et avant d’entrer dans l’établissement, il y a le dispositif de lavage de mains ». Il a exhorté les candidats, les surveillants ainsi que les secrétaires au respect de toutes les règles barrières pour éviter la propagation de ce virus qui, selon lui, « envahit de plus en plus ». Mahougnon Kakpo s’est aussi réjoui des résultats portés par les réformes en marche dans ce sous-secteur. Education 23 juin 2020


945 - 1563