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Nouvelles

Opinion: Les parlements doivent eux aussi sortir du confinement
Pendant la crise liée au coronavirus, des mesures extraordinaires ont dû être mises en œuvre pour que les dirigeants nationaux puissent prendre des décisions rapides et essentielles – des décisions qui ont limité nos libertés. Toutefois, ces mesures ne doivent pas perdurer dans le temps. Elles ne doivent pas devenir la norme. Tandis que de nombreux pays commencent à lever leurs mesures de confinement, le pouvoir doit être restitué aux parlements nationaux. La plupart d’entre nous avons accepté de céder une partie de nos libertés, car nous savions que nous contribuions ainsi à sauver des vies – y compris notre propre vie –, à décharger nos systèmes de santé et à protéger nos économies. Il ne faut pas oublier que cette pandémie a contraint des millions d’entre nous à rester à la maison, à divulguer des données personnelles et même à changer nos modes de vie et de travail. La santé est rarement sujette à controverse. Personne ne peut légitimement mettre en cause la nécessité de protéger la santé de chacun. Et même si nos méthodes diffèrent, nous devrions tous pouvoir nous rallier à une si noble cause. Aussi, les parlements et des milliers de parlementaires partout dans le monde ont modifié leurs modes de fonctionnement, faisant souvent recours aux dernières technologies de visioconférence. Les parlements ont réagi avec poigne à la crise et ont ainsi donné la preuve de leur rôle essentiel et central dans tout système de gouvernance, en particulier dans une période où le contrôle parlementaire est plus important que jamais. Malheureusement, certains dirigeants nationaux ont profité de cette crise pour renforcer leurs prérogatives et pour s’approprier des fonctions qui appartiennent au parlement. Tout en s’arrogeant plus de pouvoir, ils avancent la nécessité d’un leadership efficace dans l’intérêt de leurs citoyens. On recense au moins 84 gouvernements ayant introduit des lois d’urgence conférant des pouvoirs supplémentaires à l’exécutif (
lien). Les autocrates élargissent leur pouvoir. Or, en tolérant ces prises de pouvoir, nous créons des problèmes pour l’avenir. Tandis que les pays lèvent progressivement leurs mesures de confinement, nos sociétés se retrouvent face à des questions épineuses : comment se protéger au mieux alors que nous n’avons pas encore eu raison du virus ? Quels risques sommes-nous prêts à prendre ? Qui seront les gagnants et qui seront les perdants dans le monde d’après ? Les démocraties parlementaires répondront mieux à ces questions que n’importe quelle autocratie. Personne ne peut prétendre que les démocraties parlementaires sont parfaites.  Mais il est sûr que lorsque le débat est ouvert, les idées, les connaissances et les informations circulent mieux et les sociétés ont plus de chances de trouver des solutions efficaces. C’est pourquoi les démocraties parlementaires ont souvent des politiques, des sociétés et des économies plus fortes, plus justes et plus stables. Grâce à la nature représentative de nos parlements, les solutions trouvées sont efficaces pour de larges pans de la société et pas uniquement pour un groupe restreint de citoyens. C’est pourquoi nous nous devons de rendre nos parlements aussi représentatifs que possible, notamment en termes d’âge et de sexe. Nos parlements deviennent plus inclusifs. Nos sociétés deviennent beaucoup plus justes. Ne dit-on pas que les parlements doivent être le miroir de la société, tant au regard de sa composition que de sa diversité et de ses intérêts ? Cette fonction n’est-elle pas à la base de sa légitimité ? Dès lors que nos dirigeants ne veulent ou ne peuvent tirer les bonnes conclusions, les démocraties amènent un changement progressif dans le leadership politique. L’obligation de rendre des comptes – qui est imposée par l’intermédiaire du contrôle parlementaire, des médias, de la société civile et des élections – met nos dirigeants sous pression et les poussent à obtenir les meilleurs résultats possibles, au risque, s’ils n’y parviennent pas, de perdre le pouvoir, généralement lors des élections. Les systèmes autoritaires tendent au contraire à mettre leurs dirigeants à l’abri de cette obligation, ouvrant ainsi la voie à davantage d’erreurs et de mauvais jugements. UNE COLÈRE ET UNE FRUSTRATION LATENTES La démocratie n’est pas un produit que l’on peut exposer dans une vitrine et vendre telle une montre. Elle n’est jamais achevée et demande toujours des améliorations, ce qui semble d’autant plus vrai aujourd’hui que le populisme et les informations mensongères altèrent nos politiques. Et pourtant, la démocratie n’a jamais été aussi essentielle qu’en ce moment. La pandémie transforme nos sociétés et nos économies, parfois au point de les rendre méconnaissables. Elle martèle nos économies, détruit des emplois et met au jour nos inégalités. Et des défis de taille nous attendent encore. Quel sera l’impact de cette crise sur le commerce, la mondialisation et la production économique, par exemple ? Comment restructurerons-nous nos économies ? Comment prendrons-nous en charge les personnes qui ont perdu leur emploi ? Aux dires de certains dirigeants, le monde a besoin, pour venir à bout de la crise actuelle, de gouvernements forts et "autocratiques". Mais ce n’est pas vrai. Au contraire, nous avons besoin de gouvernements prudents et empathiques qui prennent soin de leurs citoyens. Dans la plupart des démocraties parlementaires, les gouvernements s’engagent pour le bien de tous et pas seulement de certaines personnes en particulier. De nombreux dirigeants des régimes les plus autocratiques du monde ont échoué dans leurs tentatives de gérer efficacement la crise du coronavirus. Et ce n’est pas un hasard. En effet, un gouvernement qui se soucie davantage de détenir le pouvoir que de servir ses citoyens cesse de se sentir concerné. Fait inquiétant, certains autocrates ont déjà essayé de trouver un moyen de ne pas être tenus responsables de leurs échecs et ont ainsi rejeté la faute sur les réfugiés ou sur les autres pays, par exemple. Ces dirigeants devraient se méfier de la colère refoulée qui ne tardera pas à s’extérioriser. La crise économique généralisée et la frustration qui l’accompagnera porteront un coup encore plus violent à nos sociétés. À ce type de situations, les autocrates réagissent souvent par une répression encore plus sévère. Le processus démocratique permet au contraire à la colère de se faire entendre et aux dirigeants d’apporter des solutions efficaces et d’opérer les changements nécessaires. C’est pourquoi les démocraties sont souvent plus stables. Nous nous trouvons à un moment important et critique de l’histoire. Les autocrates ont vu dans la crise une opportunité de s’arroger plus de pouvoir. Toutefois, de nombreux siècles durant, la démocratie a montré sa capacité d’adaptation. La démocratie crée des gouvernements plus efficaces, plus stables et plus inclusifs. Les populations et les parlements doivent exiger que cette prise de pouvoir par les autocrates soit un phénomène extraordinaire et temporaire. Je préconise aujourd’hui plus de démocratie, car c’est ce dont le monde a besoin pour surmonter la crise actuelle et ses conséquences. Les parlements jouent un rôle essentiel dans le système démocratique pour qu’à l’avenir, au lieu de tenter d’éteindre l’incendie comme nous le faisons aujourd’hui, nous puissions le prévenir.  Martin Chungong Secrétaire général de l’Union interparlementaire (UIP) Actualités 16 juin 2020


Entretien avec Jean Marie John Ahyée, président de l’Atov-Bénin à propos de l’accompagnement financier des entreprises: « Le gouvernement nous donne la force de reprendre progressivement les activités… »
La pandémie du coronavirus, depuis mars dernier, sévit au Bénin, paralysant tous les secteurs d’activités. En tant que président de l’Association des Tours Opérateurs et Agences de voyage du Bénin, dites-nous comment les agences de voyage ont vécu cette crise sanitaire ? Effectivement depuis mars 2020, nous avons assisté à une pandémie de Covid-19 qui a paralysé plusieurs activités, le transport aérien en est l’une des premières. Afin de freiner la propagation de cette pandémie, les différents pays du monde ont mis en place des restrictions aux voyages, en commençant par la fermeture des frontières aériennes. Il s’en est suivi que les avions ont été cloués au sol, paralysant ainsi les activités des agences de voyages. Après plusieurs analyses, le gouvernement béninois a décidé de ne pas fermer nos frontières, laissant ainsi aux compagnies aériennes qui l’auraient voulu, la possibilité de desservir le Bénin. Mais cela n’a pas permis aux agences de voyages que nous sommes de mener nos activités, même pas celles indirectement liées au transport aérien. C’est pour dire que nos activités sont intimement liées aux aéroports internationaux et aux compagnies aériennes dont nous distribuons les produits. Nous avons donc été les toutes premières entreprises à voir leurs chiffres d’affaires tomber à zéro. Nous avons été mis à terre car nous avons complètement cessé nos activités. Cette situation nous a amenés à mettre nos employés en chômage technique depuis mars 2020 jusqu’à ce jour. Vous comprenez aisément les difficultés auxquelles nous sommes confrontés. Alors si nous nous mettons ensemble pour demander aux autorités de nous accompagner, c’est parce que nous sommes arrivés à un moment où nous ne pouvons plus continuer nos activités tant qu’on n’a pas de soutien financier. Car, nous vivons les pires difficultés au cours de cette crise économique engendrée par la pandémie, cela est connu de tout le monde. Les activités telles que le tourisme, l’hôtellerie… qui cohabitent avec le transport aérien aussi ont été touchées. Il semble que le gouvernement a entendu vos cris de détresse car, à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 10 juin dernier, il a été décidé d’accompagner financièrement les entreprises avec plus de 63,8 milliards francs Cfa. Qu’est-ce que vous en dites ? Nous remercions le gouvernement pour cette grande décision. Imaginez la situation que nous traversons en ce moment où les compagnies ont commencé progressivement leurs activités avec la programmation des vols. Si nous n’avons pas un soutien qui nous permet de nous relancer, ce n’est pas sûr que nous puissions remettre nos activités sur les rails. Vous comprenez que cette satisfaction est générale et notre joie est immense. Toutes les entreprises touchées par cette pandémie et particulièrement les agences de voyages qui sont les premiers acteurs à amener les clients vers le Bénin ou à les faire partir du Bénin en sont vraiment ravies. Le gouvernement du président Talon a surpris le monde des agences de voyages qui ne savaient à quel Saint se vouer. C’est une décision courageuse car, nous savons qu’en ce moment, le gouvernement lui-même a besoin de beaucoup d’argent pour réaliser le Pag. Malgré cet énorme besoin, il a pu accompagner financièrement les entreprises pour nous permettre de reprendre nos activités en toute quiétude. Nous sommes conscients de cet effort et nous remercions tout le gouvernement en général et le président Talon en particulier pour cet accompagnement financier. Ce soutien démontre une fois encore, l’intérêt particulier que le président Talon accorde au tourisme. Toutes les agences de voyages sont aussi prêtes à reprendre les activités pour la promotion du tourisme au Bénin. En attendant que les fonds ne soient réellement à la disposition des entreprises, qu’avez-vous à dire aux membres de votre association ? Cette mesure sociale d’accompagnement financier que le gouvernement a prise en faveur de toutes les entreprises directement touchées par cette pandémie est un premier pas. C’est une promesse qui sera réalisée. Nous nous mettons déjà au travail pour préparer tout ce dont le gouvernement aurait besoin pour pouvoir réaliser cette promesse. Nous savons que ce ne sera pas facile car, durant ces trois mois d’inactivité, les choses n’ont pas été faciles. Cet accompagnement nous donne donc la force de reprendre progressivement les activités en espérant que la volonté du président d’accompagner financièrement les entreprises, soit concrétisée. Un dernier mot pour clore cet entretien. Nous voudrions que le gouvernement prenne acte que les agences de voyage sont plus que jamais déterminées à faire de la promotion du tourisme une réalité au Bénin. Puisque cela a été souhaité par le président Talon, nous lui promettons et nous nous engageons à œuvrer aux côtés de son gouvernement pour que ses objectifs en matière de tourisme soient pleinement atteints. La promotion du tourisme est désormais notre défi commun et nous y arriverons. Actualités 16 juin 2020


Programme de soutien au secteur productif: « Nous nous réjouissons » de cette décision, dixit Bruno Amoussou
Lors d’un face à face avec la presse, ce lundi 15 juin, au siège du parti Union progressiste (Up), Bruno Amoussou, président dudit parti, a salué les mesures prises par le gouvernement pour soulager les entreprises et les communautés vulnérables en proie aux effets pervers du Covid-19. A la question de savoir comment apprécie-t-il les mesures prises par l’Etat pour soulager les entreprises et ménages éprouvés par le coronavirus, Bruno Amoussou informe que depuis le début de la pandémie, lui et son parti l’Union progressiste (Up), ont toujours salué « la pédagogie avec laquelle le gouvernement met en œuvre les mesures concernant la pandémie ». « Sans précipitation, avec mesure, sérénité et un contrôle des différentes étapes… Nous nous réjouissons de ce qui vient de se passer », déclare Bruno Amoussou. Pour lui, ces mesures étaient attendues car, certains pays de la sous-région les ont adoptées, et une partie du peuple béninois en réclamait aussi. Mais il était important, dit-il, que le gouvernement prenne tout le temps qu’il faut pour mesurer l’ampleur des dégâts et surtout échanger avec les acteurs des secteurs touchés par la pandémie. Ceci, afin d’identifier des responsables pour que « les ressources mises à disposition soient utilisées avec efficacité et parcimonie ». Cette démarche, Bruno Amoussou dit l’avoir vraiment appréciée. L’autre chose qu’il apprécie également, c’est la façon dont les bénéficiaires ont accueilli la nouvelle. Le président de l’Up informe qu’il a suivi une partie du peuple exprimer sa grande satisfaction sur les chaînes de télévision et stations radios. Il ne doute donc pas que les objectifs visés par le programme de soutien seront atteints. L’apport des maires Up Afin de contribuer à l’atteinte des objectifs du programme, Bruno Amoussou informe que les maires Up, sur l’ensemble du territoire béninois, ont été invités à être attentifs au programme d’atténuation qui est mis en œuvre au niveau central et à voir comment, à leurs niveaux, ils peuvent aussi accompagner les communautés touchées de plein fouet par les effets néfastes du coronavirus. Pour finir, le président du parti Union progressiste invite le peuple béninois à ne pas relâcher. A l’en croire, le déconfinement dans les pays occidentaux fait croire au peuple que le Bénin sort lui aussi de la pandémie. « C’est faux ! C’est faux ! », avertit l’ancien président de l’Assemblée nationale. Il estime que « le rythme de contamination que nous avons aujourd’hui montre bien que nous sommes au cœur du sujet et que c’est maintenant plus qu’avant qu’il faut prendre les dispositions ». Bruno Amoussou exhorte donc les Béninois à la discipline pour ce qui est de l’observance des mesures barrières car, pour lui si l’on ne prend pas garde, le Bénin risque de tomber dans une situation que l’on ne souhaite pas. En la matière, il affirme que son parti a instruit tous les maires Up afin qu’ils puissent veiller au respect des mesures barrières édictées par le gouvernement sur leur territoire de gouvernance. Actualités 16 juin 2020


Mesures d’atténuation des effets socio-économiques du Covid-19: Moele-Bénin salue le geste et encourage le gouvernement
Le Bureau politique du parti Mouvement des Élites engagés pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin) apprécie de fort belle manière les mesures prises par le gouvernement pour atténuer les effets néfastes du Covid-19 sur le secteur productif et les ménages. Les membres de Moele-Bénin l’ont fait savoir, lundi 15 juin dernier, à la faveur d’un point de presse animé au siège du parti à Cotonou. Les membres du parti Mouvement des Élites pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin) n’ont pas tari de mots pour exprimer leur enthousiasme face aux mesures prises par le gouvernement du président Patrice Talon pour atténuer les effets néfastes du Covid-19 sur les entreprises formelles, les artisans et petits métiers de services de l'informel ainsi que les personnes vulnérables que sont les pauvres et extrêmes pauvres. Face à la presse, ce lundi, le porte-parole circonstanciel du parti, Pr Andoche Amegnisse, chargé de mission du président du parti, informe que le sujet concernant les mesures d’atténuation a été évoqué, samedi dernier, lors de la session ordinaire du Bureau politique de Moele-Bénin. Une rencontre élargie aux conseillers spéciaux et chargés de mission du parti. C’est alors que les membres du Bureau politique ont tiré un coup de chapeau au gouvernement pour avoir pris la décision de décaisser plus de 74 milliards dans le but de soutenir les entreprises et les ménages afin de relancer l’économie nationale. « La parti Moele-Bénin accueille avec satisfaction les différentes mesures prises… et apprécie à sa juste valeur la démarche méthodique et proactive du gouvernement », se réjouit Andoche Amegnisse. Il rappelle, par la suite, les chiffres et quelques détails du programme de soutien au secteur productif notamment l’exonération de différentes taxes pour les entreprises et la subvention apportée à tous les ménages sur les factures d’eau et d’électricité par le gouvernement. Au regard de tout ceci, « le parti Moele-Bénin encourage le président Patrice Talon et son gouvernement à poursuivre leurs efforts pour le retour accéléré de la croissance et à garder le cap de la gouvernance participative et solidaire », déclare haut et fort Andoche Amegnisse. Il revient, par ailleurs, sur les derniers chiffres du Covid-19 au Bénin, et affirme que son parti a noté une hausse des cas de contamination et de décès. Dès lors, Moele-Bénin exhorte le peuple béninois à ne pas baisser la garde. « Le parti saisit l’occasion pour rappeler à toute la population béninoise que le mal est une réalité dans notre pays et que nous devons individuellement respecter les gestes barrières... », rappelle Andoche Amegnisse avec vigueur. Pour la circonstance, le chargé de mission du président du parti Moele-Bénin était entouré de Léontine Michaï et Marie Noëlle Paraïso, respectivement première et deuxième vice-présidentes du parti. Politique 16 juin 2020


Conseil des droits de l’Homme : reprise des travaux sous le signe de la lutte contre le racisme
Après trois mois de suspension, le Conseil des droits de l’homme reprend, lundi 15 juin, les travaux de sa quarante-troisième session au Palais des Nations à Genève (Suisse). Cette semaine devra voir l’introduction d’un segment spécial sur la question du racisme, suite au récent décès d’un afro-américain victime de violences policières aux Etats-Unis. La dernière partie de la session du Conseil, du 15 au 19 juin, adoptera un format hybride inédit qui mêlera distance physique, port de masque et présence réduite des participants dans la Salle des Assemblée de l’ONU à Genève. Les échanges pourront également être suivis simultanément en ligne. Demandes urgentes La semaine passée, la présidente du Conseil des droits de l'homme, l’ambassadeur d’Autriche auprès de l’ONU Elisabeth Tichy-Fisslberger, a reçu deux demandes urgentes. D’une part, un courrier signé par plus de 600 ONG réclamant l’organisation d’une session spéciale sur la situation aux Etats-Unis après le décès de l'afro-américain George Floyd. D’autre part une missive rédigée par l'ambassadeur du Burkina Faso auprès des Nations Unies à Genève, Dieudonné Désiré Sougouri, coordonnateur pour les questions relatives aux droits de l’homme du groupe africain. Les 54 pays réclament la tenue d’un débat urgent ayant pour thème « les violations actuelles des droits de l'homme motivées par des considérations raciales, sur le racisme systémique, les violences policières et celles contre les manifestants pacifiques. » Rappel des engagements Selon le courrier des ambassadeurs « le principal objectif du dialogue est de s’attaquer aux causes structurelles et immédiates de la discrimination raciale qui prévaut dans le monde entier, avec un impact énorme sur la jouissance des droits de l’homme, en particulier par les personnes d’ascendance africaine. » Les représentants africains estiment que le débat urgent sera également « l’occasion de rappeler aux Etats leurs engagements de lutter contre ces violations des droits de l’homme, lorsqu’ils ont adoptés la Déclaration et le Programme d’action de Durban il a près de 20 ans. » Pour organiser une session spéciale un tiers des 47 Etats doivent soutenir l'organisation d'une telle discussion. La question des violences policières et des discriminations raciales sera de toute façon abordée mardi 16 et mercredi 17 juin lors d'une discussion régulière sur le racisme qui était déjà prévue au programme. Par Catherine Fiankan-Bokonga, correspondante accréditée auprès des Nations Unies à Genève (Suisse)     Actualités 15 juin 2020


Revue du secteur de l’énergie exercice 2019: De nouvelles orientations pour améliorer les performances
Sous la supervision de Dona Jean-Claude Houssou, les services et directions techniques sous tutelle du ministère de l’Energie et les partenaires techniques et financiers ont procédé, vendredi 12 juin dernier, à la revue dudit secteur au titre de 2019. A cause du coronavirus, les travaux se sont déroulés par visioconférence et de nouvelles recommandations ont été faites pour améliorer les performances. Les performances atteintes en 2019 dans le secteur de l’énergie ont conduit les acteurs à l’issue de la revue à opter pour de nouvelles recommandations pour l’amélioration des résultats futurs. En effet, dans sa présentation, Herman Zimé, directeur de la Programmation et de la prospective du ministère de l’Energie, a révélé qu’au 31 décembre 2019, le taux de mise en œuvre du Programme de travail annuel est de 70, 15 % contre une prévision de 96,57 %. Il en ressort un retard qui se traduit par un écart de 26,42 %. Quant à la consommation des crédits, elle est de l’ordre de 69,32 % base engagement et de 56,98 % base ordonnancement. Herman Zimé a aussi retenu un ratio d’efficacité de 72,64 % et un ratio d’efficience de 0,9881< 1 base d’engagement et de 0,8122< 1 base ordonnancement. Entre autres réalisations, Herman Zimé a relevé la sécurisation de l’approvisionnement en énergie électrique à travers le paiement des frais de location et l’approvisionnement en combustibles des groupes Aggreko, la mise en service d’une centrale de 120 MW en août 2019. « Cela a permis au Bénin de disposer en 2019 d’une capacité propre de production de l’ordre de 157,5 MW », a souligné Herman Zimé. Toujours concernant les réalisations, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, a ajouté l’augmentation significative de la production d’électricité passée de 0 à 180 MW grâce à la centrale thermique de 127 MW de Maria Gléta, à la réhabilitation des centrales de la Sbee à Porto-Novo, Parakou et Natitingou et à la turbine à gaz de la Ceb de 23 MW à Maria Gléta. L’acquisition de 75 000 compteurs à prépaiement et leurs accessoires et la pose progressive des kits de branchement, la réalisation des travaux d’alimentation en Hta des localités de Matéri et de Bori, le démarrage des travaux du volet distribution du projet Prera avec l’implantation de 4382 poteaux à Akassato, Cocotomey et Cococodji, la réception sur sites des câbles Hta, Bt en octobre 2019 et les poteaux bois en novembre ont également été mentionnées. Les difficultés Expliquant les dysfonctionnements et écarts, Herman Zimé a fait savoir que les ressources ont été engagées conformément aux seuils programmés sur la période mais les dépenses ordonnancées n’ont pas suivi la même tendance. A cela s’ajoute le faible taux d’engagement enregistré au niveau des dons dû au retard de démarrage des travaux de Presredi à cause de la reprise de l’étude d’impact environnemental et au retard de la demande des fonds de concours sur le projet Prera. En dehors de ces facteurs limitants, Herman Zimé en a identifié d’autres qui ont trait au retard dans la mise en place des fonds de concours et dans la mise en œuvre des plans de lotissement dans certaines localités. « Ce qui a ralenti la mise en œuvre des projets d’électrification », a relevé Herman Zimé. La revue a été une occasion pour mettre un accent particulier sur les énergies renouvelables et noter l’impact du Covid-19 sur l’exécution du Pta 2020? Actualités 15 juin 2020


Lutte contre l’érosion côtière: Les fortes actions du Bénin pour protéger sa façade maritime
La protection de la façade maritime du Bénin, enclenchée depuis quelques années, se poursuit afin de maîtriser l’érosion côtière, l’autre phénomène qui déloge les populations riveraines. Le Bénin est en guerre contre l’érosion côtière et multiplie les actions. D’énormes investissements ont été engagés à cet effet à la satisfaction des populations, pour protéger la façade maritime, longue de 125 kilomètres. Les impacts de ces actions, selon les autorités du ministère du Cadre de vie et du Développement durable sont très encourageants et motivent la poursuite des actions contre le phénomène de l’érosion côtière. Phillipe Zounmènou, coordonnateur du programme de protection du littoral contre l’érosion côtière précise, que lorsqu’on parle de la protection des océans, il faut voir la protection de l’environnement physique à travers la façade qu’offre le pays face à l’océan Atlantique et en plus la protection en termes de ressources, de préservation des écosystèmes marins, et des ressources de la faune et de la flore marines. «Cette protection, vue sous ces deux angles, a commencé dans notre pays depuis que le gouvernement a eu la vision d’une intervention globale sur la préservation des ressources naturelles », justifie-t-il. « La première chose que nous faisons depuis 2016-2017, c’est la protection contre ce phénomène de l’érosion côtière, qui se poursuit inexorablement pour que nous puissions couvrir toute la façade maritime avec les différents points critiques », a indiqué Philippe Zounmènou. Il fait savoir que le segment de Cotonou a été traité. Le segment du centre de Ouidah est en train d’être traité pour développer les activités touristiques et balnéaires. Quant à ceux de Grand-Popo et d’Illacondji les travaux sont très avancés. Il faut dire que le segment d’Illacondji, est un segment transfrontalier qui nécessite la conjonction d’un certain nombre de forces, d’après le coordonnateur. Il s’agit ici d’un projet sous régional qui relie le Bénin et le Togo pour aller à une protection globale et durable de la façade maritime du Bénin. Des mesures hardies En matière de protection de la côte, il y a de bonnes perspectives pour le Bénin avec des mesures fortes prises par le gouvernement pour créer un cadre juridique de gestion rationnelle et durable de l’environnement marin et côtier. Le coordonnateur du programme de protection du littoral contre l’érosion côtière, Philippe Zounmènou évoque entre autres, la loi sur la protection du littoral, celle sur l’aménagement et la mise en valeur de la zone littorale, ainsi que celle relative aux sachets biodégradables. Il y a également, d’après lui, les lois qui visent la préservation des écosystèmes marins, notamment la lutte contre la pêche frauduleuse, la préservation des mangroves et des écosystèmes adjacents à la zone marine. « En dehors de ces activités, le projet Gestion intégrée de la zone marine et côtière (Gizmac) piloté par le point focal de la Convention d’Abidjan a permis de commencer un travail de création des aires marines protégées. Les zones marines d’importance écologiques et biologiques (Zieb) ont été identifiées et à terme elles seront transformées en des aires marines protégées », a rappelé Philippe Zounmènou. Poursuivant, il a affirmé que le Bénin travaille pour qu’à travers le projet d’investissement des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waca Resip), un certain nombre d’activités se déroulent pour aboutir à la restauration des aires communautaires de conservation de la biodiversité. En ajoutant que le rapport élaboré sur l’état du milieu marin est en cours de validation, le coordonnateur Philippe Zoumènou a souligné que toutes ces activités permettront aux cadres du ministère d’avoir une vue claire de ce qu’ils doivent faire pour que la zone maritime et la façade littorale soient préservées et restaurées. Environnement 12 juin 2020


Résilience aux changements climatiques à Savalou: Le Pmsd au chevet de Damè et d’Aouiankanmè
Aouiankanmè et Damè sont deux localités enclavées de l’arrondissement de Lahotan dans la commune de Savalou où les conditions de vie sont des plus pénibles. Un sol essentiellement rocailleux qui ne laisse aucune place à l’eau pourtant indispensable à la vie. Mais, depuis quelques mois, les populations, notamment les femmes reprennent goût à la vie grâce à l’appui du Projet moyens de subsistance durable (Pmsd) qui a réalisé des infrastructures intelligentes et qui les initie à des activités génératrices de revenus. Afin d’assister les populations vulnérables à mieux s’adapter aux affres des changements climatiques, il a été mis en œuvre le Projet de renforcement de la résilience des moyens de subsistance ruraux et du système de gouvernance national et infranational face aux risques et à la variabilité du climat au Bénin encore appelé Projet moyens de subsistance durable (Pmsd). Ce projet est exécuté par le Centre de partenariat et d'expertise pour le développement durable (Ceped) avec comme partenaires techniques et financiers, le Fonds pour l'environnement mondial (Fem) et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Couvrant Avrankou (Kotan et Danmè-Kpossou), Bohicon (Zakanmè), Bopa (Agbodji et Sèhomi), Ouaké (Kadolasi et Kpakpalaré) et Savalou (Aouiankanmè et Damé), le Pmsd, assure Marie José Kogbéto, s’est engagé à soutenir une agriculture résiliente, mettre en place des moyens de subsistance durables et intégrer les considérations relatives aux risques climatiques dans les processus de planification aux niveaux national et infranational afin que les communautés locales soient moins vulnérables aux changements climatiques. Il s’agit de faire en sorte que les changements climatiques et l'égalité des sexes soient inclus dans les plans et budgets de développement aux niveaux national et local. Que les infrastructures agricoles productives et les compétences humaines pour faire face à l'altération des régimes pluviométriques soient améliorées. Ceci pour une meilleure adaptation des collectivités à travers une plus grande diversification des activités génératrices de revenus. Subsistance alternative pour 4000 personnes Aujourd’hui, pas moins de neuf infrastructures de collecte de l'eau résistantes au climat à petite échelle sont conçues et mises en œuvre dans les neuf villages ciblés. Les risques d'inondation et d'érosion des berges sont réduits grâce à la stabilisation des talus des berges critiques en utilisant au moins 300 ha de plantations de bambous. Des pratiques résilientes telles que les techniques d'irrigation goutte à goutte ou les semences améliorées à cycle court sont adoptées par au moins 300 ménages dans les cinq communes ciblées. La dépendance et la vulnérabilité de la population ciblée aux effets du changement climatique sont réduites grâce à l'introduction de moyens de subsistance alternatifs pour environ 4000 personnes. Trois mille deux cent quatre-vingt-et-une (3 281) femmes sont formées aux moyens de subsistance alternatifs à l'agriculture pour mieux faire face aux impacts du changement climatique. Il faut aussi noter le renforcement des capacités de 300 entrepreneurs ruraux et de 50 Pme (visant 50 % de femmes) à élaborer des plans d'entreprise dans le domaine de l'artisanat durable et de la fabrication à petite échelle afin de stimuler l’emploi et l'augmentation des recettes. A Aouiankanmè, un site de plus de deux hectares est aménagé et accueille 149 personnes qui y font du maraîchage. A Adamè, dans le village voisin, ce sont 73 personnes qui interviennent sur un hectare aménagé. Sur les deux sites qui disposent des barrages hydrauliques avec un système d’irrigation, des femmes et hommes cultivent toutes sortes de produits maraîchers qu’ils mettent en vente. Ce qui leur a permis d’améliorer considérablement leurs conditions de vie. Et le Pmsd ne s’arrête pas en si bon chemin. Il continue d’accompagner les bénéficiaires avec un suivi permanent sur les sites. A cet effet, vendredi 5 juin dernier, dans le cadre du plan de formation des bénéficiaires, il a été organisé, sur le terrain à Lahotan une séance d’initiation à la tenue des comptes d’exploitation pour une bonne gestion de leur activité. Cette formation était exclusivement destinée aux bénéficiaires des sites de Savalou et une soixantaine y ont pris part. ----------------------------- Appréciations de quelques acteurs clés sur le terrain ---------- Roger Ahossi, Sg par intérim de la mairie « Savalou s’honore aujourd’hui d’attirer la foule pour ses produits maraîchers », Avant le site de maraîchage, je voudrais parler de la retenue d’eau parce qu’au début, il y a environ un an, nous étions venus ici et c’était une brousse, et le projet Pmsd a décidé d’accompagner la commune de Savalou en améliorant les conditions de vie des populations pour s’adapter aux effets néfastes du changement climatique ; parce que dans ce village comme partout ailleurs dans Savalou, il y a un problème d’eau. En saison sèche, les populations n’ont d’autres activités que les loisirs. Avec le projet, la retenue d’eau a été installée et un périmètre d’environ deux hectares a été aménagé pour des activités de maraîchage. Ces activités n’étaient jamais menées dans la localité auparavant. Sur le terrain, les femmes sont vraiment enthousiastes de pouvoir bénéficier de ces genres de formation parce que, dans le passé, c’est dans les autres communes telles que Dassa, Bohicon et Glazoué, qu’on allait chercher les produits maraîchers. Aujourd’hui, Savalou aussi va attirer une foule pour l’approvisionnement en produits maraîchers. ------------------------------------ Dodékon Azonhiwé, jardinière bénéficiaire « Les femmes étaient démunies ici, mais aujourd’hui nous avons des revenus » Nous cultivons la tomate, le piment rond, la grande morelle, le crincrin, le légume " fotêtê". Ils étaient venus nous informer du projet et nous avions prié pour qu’il soit réalisé et par la grâce de Dieu, nous assistons aujourd’hui à sa réalisation. Les femmes sont démunies ici ; mais quand nous avons commencé, nous voyons maintenant qu’il n’y a que des avantages. Il y en a tellement que je ne peux les citer tous. Par exemple, nous vendons nos produits et trouvons de l’argent sans oublier que nous-mêmes en consommons. Avec cet argent, nous arrivons à payer la scolarité de nos enfants ; quand nos époux manquent de moyens pour faire face aux autres charges du foyer, nous leur venons en aide. Nous parlons du projet à nos sœurs qui n’ont pas pu ou qui n’ont pas voulu y participer afin qu’elles viennent en bénéficier. Nous sommes ici depuis trois (3) mois. Pour la vente des produits, nous informons nos acheteurs et ils viennent. Par exemple pour le crincrin, au départ ça n’a pas beaucoup donné mais actuellement, nous en avons suffisamment et nous vendons cinq (5) billons à 2500 francs Cfa. Au temps où nous n’en avions pas suffisamment, c’était à 5000 francs ou 6000 francs au plus bas prix. Avant de commencer la culture maraîchère, nous avons d’abord reçu une formation puisqu’auparavant, nous ne cultivions qu’avec les connaissances et les méthodes traditionnelles mais là où nous en sommes maintenant, même si les formateurs s’en vont, nous pouvons bien travailler et vivre de cette activité agricole. Aubin K. Fafeh, expert en adaptation aux changements climatiques sur le Pmsd « Nous travaillons à renforcer la résilience des populations » Dans la commune de Savalou comme ailleurs dans le pays, l’agriculture est une activité qui occupe plus de 50 % de la population. Il s’est fait qu’il y a eu un choc mondial, des changements climatiques qui impactent négativement ce secteur qui procure quand même de revenus à une grande partie de la population. Alors, il a fallu penser à renforcer la résilience des populations qui vivent de ce métier, l’agriculture. C’est ça qui nous a amenés à réaliser des infrastructures intelligentes par rapport au climat pour pouvoir soulager un peu les populations et leur permettre de maintenir à un niveau acceptable leurs revenus qu’elles peuvent utiliser pour satisfaire leurs besoins de base. Avec la capacité de notre retenue aujourd’hui, nous pouvons alimenter les trois hectares que nous avons retenus dans le cadre du projet. Nous pouvons donc alimenter l’ensemble de ces trois hectares sur toute l’année, 365 j/365. --------------------------------------- Marie-José Kogbéto, Coordonnatrice nationale du Pmsd « Nous aidons les communautés à mieux s’organiser pour résister aux changements climatiques » Nous aidons les communautés à mieux s’organiser pour résister aux changements climatiques. La communauté de Aouiankanmè et de Damè est une communauté agricole certes, mais il y a des activités que nous appelons des activités alternatives qui n’y étaient pas menées. Avec les questions de changements climatiques, la production n’est plus la même, les rendements ont chuté d’une certaine manière et il fallait trouver quelque chose de plus pour leur permettre, même après les cultures pluviales, de toujours continuer de mener les activités agricoles pour pouvoir toujours avoir des revenus complémentaires. A cet effet, nous avons, avec l’appui du Fem, mis en place des infrastructures résilientes pour toujours mener des activités agricoles, en l’occurrence les cultures maraîchères. C’est un projet qui vient compléter ce que faisaient les populations. Le projet a une durée de vie et le projet vient pour mener des activités que nous appelons « activités levier ». Donc le projet n’est pas conçu ou élaboré pour durer tout le temps. C’est un projet pour renforcer les capacités au niveau local pour permettre aux autorités locales de saisir et de voir les opportunités et les potentialités de leurs territoires. --------------------------------------- Victorin Atadé, époux d’une jardinière bénéficiaire : « Grâce à cette activité, ma femme me soulage » Avant, pour quitter la maison, si je n’arrivais pas à déposer quelque chose, elle m’appelait pour réclamer. Mais depuis qu’elle a commencé le travail ici, j’ai constaté que même avant mon arrivée, elle prépare déjà avec ce qu’elle gagne ici. Mieux, elle achète même des habits pour les enfants et paye aussi la scolarité parfois. Donc je peux dire que ça a changé considérablement. Il y a certains villages qui n’ont pas bénéficié de ce projet. Je demande au gouvernement de penser aux autres villages et aux autres arrondissements de la commune de Savalou. -------------------------------------- Bruno Enangnon Hounkponou, entrepreneur agricole et formateur : « J’avoue que c’est la joie totale chez les bénéficiaires et on note un changement » Les bénéficiaires sont les habitants du village (…) dans l’arrondissement de Lahotan dans la commune de Savalou. Ce site maraîcher s’étend sur 2,5 hectares et nous avons au total 149 bénéficiaires. Au départ, c’était 127 mais avec l’engouement, nous nous sommes retrouvés à 149. Il était prévu 1300 tranches mais à ce jour, nous sommes à 2350 tranches environ et les femmes sont majoritaires et font environ 80 % alors que les hommes font 20 %. Nous avons comme spéculations le gombo, le piment rond, le piment long, la tomate, le crincrin, la grande morelle. Il faut dire également que sur ce site, nous avons commencé la récolte, il y a trois semaines pour le gombo. Nous récoltons environ huit sacs de 100 kg tous les trois jours là où nous en sommes. Je vous avoue, c’est une joie totale chez les bénéficiaires et on note un changement dans leur quotidien. De l’autre côté du barrage, il y a un domaine qui n’était même pas prévu pour le maraîchage. Les femmes du groupe ont pris d’assaut ce domaine d’environ 2600m2 qu’elles ont aménagé elles-mêmes sans aucun système d’irrigation. Avec les connaissances acquises lors des différentes formations que nous avons animées, elles ont aménagé l’espace afin d’installer les spéculations. C’est la preuve qu’elles ont compris l’importance de cette activité pour sortir de la précarité. Société 12 juin 2020


Projet de pavage de rues et d’assainissement à Dassa-Zoumé: Les travaux réceptionnés à la satisfaction générale(Une réalisation de l’Agétip-Bénin Sa, en maitrise d’ouvrage déléguée)
Les travaux du projet de pavage de rues et d’assainissement dans la commune de Dassa-Zoumé au Bénin sont achevés sur tous les lots. Jeudi 28 mai 2020, en présence de toutes les parties prenantes, la commission de réception a procédé à la réception provisoire desdits travaux, financés par la Banque d'investissement et de développement de la Cedeao (Bidc) et réalisés en maîtrise d’ouvrage déléguée par l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public au Bénin (Agétip-Bénin Sa). Le jeudi 28 mai 2020 restera gravé dans la mémoire des populations de Dassa-Zoumé. C’est en effet à cette date qu’a eu lieu la réception provisoire des travaux réalisés dans le cadre du Projet de pavage de rues et d’assainissement dont la ville est bénéficiaire, sur financement de la Banque d'investissement et de développement de la Cedeao (Bidc). La commission de réception dépêchée sur les lieux, composée des représentants du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, de la Caisse autonome d’amortissement (Caa), de la Direction générale du Développement urbain (Dgdu), a constaté avec satisfaction que les travaux, réalisés en maitrise d’ouvrage déléguée par l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public au Bénin (Agétip-Bénin Sa), sont substantiellement achevés sur tous les lots. Séduite par la qualité des infrastructures réalisées, la commission a prononcé la réception provisoire des travaux sur tous les lots, en présence des autorités de la ville bénéficiaire des ouvrages, et des représentants des entreprises exécutantes. Les rues qui ont bénéficié de ces infrastructures d’assainissement sont : la rue Gendarmerie-Brigade routière-Carder-Rnie2, la rue Carrefour Y-Ceg1, la rue Rails-Cimetière municipal, et la rue Marché central-Ceg3. L’Agétip-Bénin Sa au service du développement Au terme de la réception provisoire, les bénéficiaires des ouvrages ont exprimé leur joie. Le maire de la ville, Nicaise Fagnon, a tenu à remercier la Bidc et l’Etat béninois pour avoir porté leur choix sur sa commune pour bénéficier de ces ouvrages. Il a ensuite félicité le maître d’ouvrage délégué et les entreprises exécutantes pour la qualité des travaux dont la réception vient mettre un terme aux souffrances des populations, en termes d’accessibilité et de circulation. Les services techniques de la mairie veilleront à l’entretien de ces infrastructures et les populations seront sensibilisées dans ce sens, a en outre assuré le maire. D’un coût total de 2 458 560 308 Hors Taxes, le projet a permis d’aménager 5 525 mètres linéaires de rues. Par la réception de ces travaux de pavage de rues et d’assainissement, réalisés sous sa coordination en tant que maitre d’ouvrage délégué, l’Agétip-Bénin Sa, une fois encore, vient renouveler aux partenaires au développement, la Bidc en l’occurrence, ainsi qu’au gouvernement, sa disponibilité à mettre son expertise en matière de réalisation d’ouvrages d’assainissement au service du développement des villes en particulier et du Bénin en général. CellCom / Agétip-Bénin Sa Société 12 juin 2020


Doing Business: La plateforme e-notaire présentée aux bénéficiaires
L’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) a initié, mercredi 10 juin, une séance d’information et de présentation de la plateforme de mutation foncière en ligne aux notaires. L’objectif est de renforcer les connaissances des professionnels du droit notarial pour une meilleure utilisation de e-notaire. Les notaires béninois ont découvert hier, mercredi, la plateforme e-notaire mise en place par le gouvernement dans le cadre de la dématérialisation de la procédure de mutation foncière et l’amélioration du climat des affaires. C’est à travers une séance d’information et de présentation de cette plateforme qu’ils ont pu cerner les différentes fonctionnalités de l’outil. Lors de la cérémonie d’ouverture de cette rencontre, le conseiller technique du ministre de l’Économie et des Finances pour le suivi des réformes a rappelé aux participants, l’objectif poursuivi par le gouvernement en mettant en place e-notaire. « La mise en place de cet outil s’inscrit en droite ligne des réformes mises en œuvre par le gouvernement en ce qui concerne le climat des affaires. L’objectif, c’est simple: procéder aux transferts de propriété en un délai très court avec une procédure sécurisée et efficace », explique Ilyass D. Sina. Ainsi, dit-il, avec cette plateforme, le notaire n’a plus à se déplacer dans les locaux de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) pour déposer des documents physiques afin d’établir son état descriptif. De son côté, le président de la Chambre des notaires, Michel O. Djossouvi, a expliqué à ses collègues notaires que cette plateforme devrait permettre de faire quatre opérations. «La première permettra de lever les états descriptifs, l’état hypothécaire des immeubles sur le territoire national. La deuxième consistera à faire les transferts de propriété et paiements en ligne. La troisième fonction consiste à introduire d’éventuelles doléances et plaintes, et la dernière fonction permet de voir comment un immeuble peut faire l’objet d’un transfert... », informe-t-il. Ces quatre fonctions permettent aux notaires d’obtenir satisfaction dans un délai de 72 heures. Le directeur général de l’Andf, Victorin Kougblénou, a pour sa part salué tous les professionnels impliqués dans la mise en œuvre de cette réforme visant à améliorer le climat des affaires au Bénin. Et même s’il y a eu « la compréhension et la tolérance » des professionnels impliqués dans la réforme, le directeur général de l’Andf reste conscient qu’il y a encore des attentes à combler. A cet effet, il espère pouvoir compter sur les notaires pour que le travail entamé soit perfectionné pour l’atteinte des résultats escomptés. Après la présentation de la plateforme, les notaires présents ont soulevé des préoccupations et fait des suggestions aux responsables de l’Andf. Ces derniers ont fourni les explications nécessaires et promis d’être à l’écoute des notaires pour l’amélioration et la fluidité des fonctionnalités de la plateforme. Actualités 11 juin 2020


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