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Le président de la République Patrice Talon a procédé, vendredi 3 mars dernier à la présidence de la République, à la cérémonie d’installation officielle du Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, les infections sexuellement transmissibles, la tuberculose et les épidémies (Cnls/Tp).
Le Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, les infections sexuellement transmissibles, la tuberculose et les épidémies (Cnls/Tp) a pour mission d’assurer la coordination de toutes les actions concourant à la lutte contre les affections sus citées. Il dispose d’un organe délibérant, d’un secrétariat exécutif, de démembrement au niveau des départements et des communes et des organes de mise en œuvre. Le conseil est présidé par le chef de l’Etat en personne. Ses membres provenant de diverses structures publiques et d’organisations non gouvernementales. La cérémonie de leur installation officielle a eu lieu, vendredi 3 mars en présence des ministres Pascal Irénée Koupaki, Abdoulaye Bio Tchané, Alassane Séïdou, Adidjatou Mathys, Sacca Lafia… ainsi que des membres du corps diplomatique, des représentants des organisations internationales, des partenaires techniques et financiers du secteur de la santé.
A l’occasion, le ministre de la Santé Alassane Séidou a présenté, le cadre réglementaire du Cnls/Tp, de même que la composition de l’organe délibérant. Le représentant des personnes vivant avec le Vih/Sida (Pvvih) a insisté sur l’importance à accorder à la lutte contre le Vih/Sida et a plaidé pour une revue des programmes dont ils sont bénéficiaires. Selon lui, tout n’est pas mauvais au niveau de cette lutte. De nombreuses actions, a-t-il reconnu, sont faites en leur faveur. La constante disponibilité des antirétroviraux a été surtout saluée par lui. Il a aussi souhaité que les Pvvih soient associées aux instances de prise de décision en leur faveur et le renforcement de la sensibilisation.
A cette doléance, le président Patrice Talon a accédé. En plaidant pour que cesse la discrimination et de la stigmatisation à leur encontre, le chef de l’Etat s’est engagé et a rassuré les Pvvih qu’elles seront désormais plus associées parce qu’elles sont les plus concernées par la question. Il a aussi invité ses compatriotes à l’engagement collectif et individuel, mais aussi à l’action. « Les instruments de bien-être qui sont destinés à nous conférer la bonne santé sont des biens économiques » dont on devrait prendre soin, souligne aussi le chef de l’Etat. Pour lui, le Conseil a fait peau neuve pour mieux répondre de ses défis. Lesquels défis, il a présenté comme majeurs, et gage pour le développement du pays?

Des paysans de Sah-Condji, un village de l’arrondissement de Djanglanmey à Grand-Popo, sont sous le choc. Ils sont victimes d’un incendie déclaré, vendredi 3 février, à partir d’un feu de brousse, selon quelques témoins. Les flammes ont causé beaucoup de dégâts matériels dont environ trente cases parties en fumée. Aucune perte en vie humaine n’est enregistrée. Cependant, on compte deux personnes blessées qui ont eu la vie sauve grâce à des militants de la Croix- Rouge qui les ont référés rapidement à l’hôpital de Comé.
L’incendie aurait pu être plus dévastateur sans le recours au Groupement régional des sapeurs-pompiers de Lokossa, enfin doté d’un nouveau camion d’intervention. La propagation des feux, explique un agent du groupement, a été facilitée par la précarité des matériaux de construction des cases ainsi que leur contenu : huile rouge, noix palmistes et autres résidus des noix de palme. « L’inexistence du moindre poteau d’eau dans toute la commune de Grand-Popo a constitué un obstacle à l’efficience de notre action », a-t-il déploré. Il a fallu que des autorités usent de leur leadership pour les aider à trouver un point d’eau en vue de recharger leur véhicule dans la localité. Autrement, le camion serait obligé de parcourir une soixantaine de kilomètres pour aller à Comé, localité proche disposant de poteau d’eau.
Ce cas d’incendie repose la problématique de la répartition spatiale des poteaux d’eau sur l’ensemble du territoire national.
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Le directeur régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest, Mabingue Ngom, effectue une visite de travail au Bénin du 1er au 4 mars prochain. Il sera question du renforcement du partenariat entre l’institution et le Bénin.
Mabingue Ngom a un agenda chargé pour sa prochaine visite au Bénin. Le directeur régional du Fonds des Nations Unies pour la population pour l’Afrique de l’Ouest s’entretiendra avec le président de la République et certains membres du Gouvernement. Les échanges entre ces différentes personnalités porteront sur la consolidation du partenariat entre l’Unfpa et le Bénin.
Selon Frankèle Zossoungbo, chargée de communication à l’Unfpa-Bénin, cette visite va permettre à Mabingue Ngom de reconnaître et d’appuyer les efforts du Bénin pour la réalisation du dividende démographique d’une part et le repositionnement de la planification familiale d’autre part. Au cours de son séjour, M. Ngom rencontrera d’autres personnalités telles que : l’ambassadeur des Pays-Bas, la représentante de la Banque mondiale au Bénin et plusieurs Organisations de la société civile.
Le directeur régional va également participer le jeudi 2 mars au lancement officiel de la Fondation Claudine Talon, de la Première dame du Bénin. Cette visite sera également l’occasion pour le directeur régional de l’Unfpa de renouveler l’engagement de son institution à contribuer à la consolidation des acquis du Bénin en ce qui concerne la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Il finira son séjour par une conférence de presse qui aura lieu vendredi 3 mars. Entretemps, M. Ngom aura pris part au lancement du Comité national de lutte contre le Sida.
L’Unfpa offre son appui aux pays pour utiliser les données démographiques dans la formulation des politiques et programmes visant à réduire la pauvreté. L’institution cherche aussi à répondre aux défis liés à la mortalité maternelle, à la planification familiale, aux grossesses d’adolescentes, aux mariages précoces et aux mutilations génitales féminines. Ces défis seront relevés à travers le 8e programme de coopération qui couvre la période 2014-2018?

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a reçu en audience à son cabinet ce lundi 27 février, deux personnalités en l’occurrence le ministre des Sports, Oswald Homeky, et le consul général du Bénin au Liban, Ara Vanlian.
« J’ai reçu il y a deux jours un message du président de la Cour suprême m’invitant à me rendre à Porto-Novo pour échanger avec lui sur une question importante », a confié ce lundi 27 février le ministre des Sports à sa sortie du tête-à-tête avec Ousmane Batoko. Oswald Homéky précise avoir fait le déplacement de Porto-Novo compte tenu du respect qu’il voue d’abord aux institutions républicaines et ensuite au président de la Cour suprême qui a été son prédécesseur, il y a 32 ans, à la tête de ce ministère. « Je suis venu l’écouter et je suis agréablement surpris qu’il m’ait parlé d’un projet important pour le ministère des Sports », a poursuivi le ministre.
Le président Ousmane Batoko, en homme pétri d’expériences en matière sportive, a saisi l’occasion pour prodiguer quelques conseils à son hôte pour la réussite de sa mission. « Il a une ou deux idées qu’il a commencé par peaufiner et il a souhaité que je puisse prendre le relais. Je me garderai de révéler dans les détails le contenu du projet. Dans les semaines à venir, les Béninois sauront ce dont nous avons parlé », a laissé entendre Oswald Homéky. Il promet d’en rendre compte au chef de l’Etat et surtout de faire avancer ledit projet. Le ministre des Sports dit n’avoir pas manqué de faire le tour d’horizon de ses activités avec le président de la Cour suprême, lesquelles visent le décollage définitif du sport béninois. Il a rappelé au passage le programme sportif qui couvre toutes les écoles dans les 77 communes du Bénin.
Mais avant lui, le président Ousmane Batoko s’est entretenu aussi dans la journée de ce lundi 27 février, avec le consul général du Bénin au Liban. Ara Vanlian est allé présenter ses civilités au président de la Cour suprême qui est un de ses vieux amis depuis le Liban. L’hôte dit qu’il ne peut pas venir en visite de travail au Bénin et repartir sans le voir. Ara Vanlian félicite le président Ousmane Batoko pour la qualité des échanges qui auront par ailleurs tourné autour de la coopération financière et économique entre le Liban et le Bénin. Il promet de continuer de travailler pour améliorer les conditions de vie des 2500 Béninois vivant au Liban. Le consul général du Bénin au Liban avait à ses côtés lors de l’audience, le président de l’Union des Béninois au Liban, Pierre Kpélotossi?

Le Gouvernement béninois a lancé, hier jeudi 23 février, le Projet de compétitivité et de tourisme transfrontalier (Pctt). Ses principaux investissements sont orientés vers la ville touristique de Ouidah et l’attrait des touristes en provenance du Nigeria.
Ouidah, la porte d’entrée du tourisme béninois a toujours rêvé de transformation. Le projet de compétitivité et de tourisme transfrontalier (Pctt) lui apporte le graal, avec ses 30 milliards d’investissement dont elle serait la principale bénéficiaire. Au lancement du projet hier, Sévérin Adjovi, maire de la ville, ne pouvait que s’en féliciter. « Le Pctt prend d’abord appui sur Ouidah qui représente un point de départ naturel pour la promotion du développement du tourisme au Bénin, un pôle culturel, de loisirs et d’écotourisme », affirme-t-il. Le programme financé par la Banque mondiale à hauteur de 50 millions de dollars, soit environ 30 milliards F Cfa sera exécuté sur une période de cinq ans, sous l’égide de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (Anpt). José Pliya, le directeur général de l’Agence est ravi de conduire la barque de la relance touristique de Ouidah, ayant toujours été fasciné par le poids de l’histoire que porte cette ville au-delà des frontières nationales. « Ouidah est une ville d’aller et de retour. Il a un cosmopolitisme qui raconte bien notre pays. Ce projet nous donne l’opportunité de promouvoir cette ville créole qui est une clé exceptionnelle pour rentrer au Bénin », souligne-t-il. Mais derrière l’enjeu de revalorisation du patrimoine historique et touristique de Ouidah, José Pliya relève une série d’investissements qui vont transformer l’économie de la région de Ouidah, à travers les petites et moyennes entreprises, les emplois à promouvoir et les produits touristiques qui vont se déployer. « Pour accueillir les touristes, il faut que les gens soient heureux dans leur vie quotidienne », insiste-t-il.
« Le Pctt est le fruit d’un processus participatif et inclusif qui s’aligne pleinement sur les objectifs du Programme d’actions du Gouvernement et cadre avec le double objectif de réduction de la pauvreté et de partage de la prospérité », soutient Katrina Sharkey, représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin. Elle rassure que le projet va accroitre le nombre de touristes, les investissements privés dans le secteur, ainsi que les bénéfices induits vers les secteurs comme l’agrobusiness, l’artisanat, et les services qui interviennent dans l’industrie touristique. Le Pctt, poursuit-il, prévoit ainsi des investissements clés dans l’offre touristique et le bien-être des populations autour de la zone de Ouidah, des réformes réglementaires pour atténuer les contraintes au développement du secteur privé touristique, des mécanismes de financement dédiés au développement des liaisons entre le secteur de l’hospitalité et les petites et moyennes entreprises béninoises. « La capacité à agir contre la pauvreté est entre nos mains. Il est donc de notre responsabilité commune d’assurer le succès de ce premier engagement à grande échelle d’un partenaire au développement dans le secteur du tourisme », suggère-t-elle.
Les effets induits du tourisme
Si le projet a été approuvé par le Groupe de la Banque mondiale en mars 2016, Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, assure que le nouveau régime a mis des semaines et des mois à le redimensionner pour le conformer à sa nouvelle vision du tourisme national. Il rappelle que ce secteur est en première position dans les projets phares du Programme d’actions du Gouvernement pour un financement attendu de 685 milliards F Cfa. « L’expérience que représente le Pctt, compte tenu de son envergure et de sa durée, peut être considérée comme une expérience pilote, une expérience dont la réussite et le succès favoriseront une mise à l’échelle nationale des réformes du secteur du tourisme », parie-t-il. Le ministre d’Etat insiste sur la transversalité du secteur touristique dont les investissements auront des retombées sur les autres secteurs. Et de conclure : « L’ensemble du financement orienté vers les autres secteurs est une forme de financement indirect du tourisme ».
Le Pctt se décline en trois composantes, à savoir l’amélioration du cadre de développement du tourisme, le développement des destinations et produits touristiques, l’appui au renforcement et à l’expansion des micro, petites et moyennes entreprises opérant dans le secteur touristique. Une étude dans les destinations en développement a démontré que chaque dollar investi dans le tourisme peut générer 2,07 dollars à terme. L’ambition du Gouvernement actuel est de porter à terme la contribution du tourisme au Pib de moins de 3% actuellement à 10% ?

Comme tous les autres organes, les reins jouent un rôle important dans le corps humain. Lorsqu’ils cessent de fonctionner, il en résulte une accumulation de déchets dans l'organisme. Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du rein le 10 mars prochain, nous faisons une incursion dans l’univers des maladies rénales, à travers une série d’articles pour mieux les connaitre et mieux les prévenir. Dans la première partie de cet entretien avec le docteur Christian Hounsounou, néphrologue au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu) Hkm de Cotonou, nous aborderons la maladie rénale, ses causes et manifestations.
La Nation : Dr Hounsounou, quelle est la fonction des reins dans l'organisme humain?
Dr Christian Hounsounou : Les reins sont de petits organes en forme de haricots situés à l’arrière du péritoine. Malgré leur taille réduite (12x6x3 cm), ils jouent un rôle fondamental dans la physiologie du corps humain. Les reins assurent de façon globale, trois fonctions principales dont la plus connue est la fonction d’épuration (celle qui permet de filtrer le sang et de débarrasser l’organisme des déchets du métabolisme, des toxines, des excédents de sel et d’eau). Mais il existe également deux autres fonctions qui sont le maintien de l’équilibre acido-basique ; et la fonction endocrine qui permet la sécrétion d’hormones notamment l’érythropoïétine pour la production de globules rouges, la vitamine D pour l’absorption du calcium et la rénine qui intervient dans la régulation de la tension artérielle.
Qu’est-ce qu’une maladie rénale ?
Nous pouvons appeler maladie rénale, toutes les pathologies qui se traduisent par une modification morphologique ou fonctionnelle associée ou non à une insuffisance rénale. La présence d’une insuffisance rénale n’est donc pas indispensable pour parler de maladie rénale. Lorsque vous avez par exemple du sang ou des protéines dans les urines, on peut également parler de maladie rénale.
Quels sont les facteurs qui peuvent altérer le bon fonctionnement des reins?
Ces facteurs sont nombreux. En réalité, les urines sont ce que l’on appelle un ultrafiltrat du sang. C’est-à-dire que le sang reçu au niveau rénal est filtré en continu pour être débarrassé de toutes les substances toxiques que nous consommons quotidiennement. Chaque jour, environ 180 litres de sang sont filtrés par nos reins pour produire 1,5-2 litre d’urine. Le bon fonctionnement rénal peut ainsi être affecté par toutes les situations qui modifient ou perturbent le débit sanguin rénal. Il s’agit par exemple des situations d’hémorragies ou de déshydratation ou encore de certains médicaments comme les anti-inflammatoires (que les gens consomment pourtant beaucoup chez nous). Il y a également toutes les maladies qui retentissent sur les reins comme le diabète et l’hypertension ; les maladies infectieuses (bactériennes, virales ou parasitaires) ; et enfin la consommation de substances toxiques.
La consommation abusive ou non contrôlée des médicaments (automédication) ainsi que des tisanes serait également la cause d’une maladie rénale. Qu'en est-il en réalité?
Beaucoup de personnes abusent de traitements divers et variés et pratiquent l’automédication de façon récurrente. Il existe des tisanes pour traiter tout et n’importe quoi. Certains vendeurs d’illusions abusent de la crédulité des populations et diffusent des idées erronées qui concourent à un important retard de diagnostic. Malheureusement, ces pratiques sont très profondément ancrées dans nos cultures et dans nos modes de vie. Les interdire seulement ne suffit pas et n’a d’ailleurs jusqu’ici jamais porté ses fruits. Il faut plutôt choisir l’option de la sensibilisation et de la coopération scientifique. Dans la mesure où plus de 90% des médicaments ingérés sont éliminés par les reins, nous devrions nous entourer d’un minimum de sécurité pour protéger les populations. Ainsi, tout produit ou tisane à usage pharmacologique, doit avoir une forme galénique (comprimés, gélules, pommade, etc…), une posologie, un dosage et des contre-indications clairement identifiés.
Comment savoir que ses reins ne fonctionnent plus correctement ?
Dans un grand nombre de situations, la maladie rénale est souvent silencieuse. Très peu de signes sont évocateurs du dysfonctionnement rénal. On peut ainsi perdre jusqu’à 70% de son capital néphronique fonctionnel sans aucun symptôme ou presque. Cependant, certains signes peuvent vous alerter. On peut citer, la présence de sang dans les urines, la survenue d’œdèmes au visage ou aux pieds, les urines mousseuses, ou encore les mictions nocturnes trop fréquentes (uriner plus de 3 fois la nuit).
Est-ce à dire qu’il y a des personnes qui sont plus à risque que d’autres de développer des maladies rénales ?
Tout à fait. Les signes que nous avons évoqués précédemment ne sont que des signes d’appel et ne sont pas forcément synonymes de dysfonctionnement rénal. Par exemple dans le diabète, vous pouvez aussi uriner fréquemment sans que ça ne soit de cause rénale. Mais comme vous l’avez dit, certains sont plus à risque notamment les personnes diabétiques ou hypertendues.
La conduite à tenir lorsqu'on constate ces signes?
Ces signes doivent vous faire penser qu’il y a problème et vous décider à consulter un spécialiste ou même un médecin généraliste qui vous orientera en fonction des examens préliminaires qu’il aura réalisé.
Retenons qu’il est important de consulter votre médecin surtout dans les cas suivants : vous êtes hypertendu(e) ou avez des antécédents familiaux d’hypertension; vous êtes diabétique ou avez des antécédents familiaux de diabète ; vous avez-vous-même une maladie rénale connue (calculs, insuffisance rénale, polykystose…) ou vos parents (ascendants ou collatéraux) en souffrent; vous présentez des facteurs de risques cardio-vasculaires (obésité, sédentarité, tabac, alcool) ; ou encore si vous consommez en abondance de nombreux médicaments et autres produits toxiques.
Comment peut-on prévenir les maladies du rein?
D’une façon générale, il faut maintenir une hygiène de vie correcte, éviter l’automédication abusive et limiter au maximum la consommation de sel, de tabac et d’alcool. Il faut lutter contre l’obésité, la sédentarité et maintenir une activité physique régulière. Sauf avis contraire de votre médecin, buvez et hydratez-vous convenablement tout au long de la journée.
Les personnes à risque tels que les diabétiques et les hypertendus de même que les patients porteurs de pathologies urologiques (lithiases rénales, hypertrophie prostatique) ou développant des infections urinaires de manière trop fréquente, doivent quant à elles bénéficier d’un dépistage plus rigoureux et d’un suivi strict pour éviter la survenue et/ou l’aggravation d’une insuffisance rénale?

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a reçu en audience ce mercredi 15 février, plusieurs délégations dont celle de l’Ong « Défense sans frontières » (Dsf-Ong) conduite par sa présidente, Christhelle Houndonougbo, préoccupée par l’amélioration des conditions de détention dans les maisons d’arrêt.
L’Organisation non gouvernementale « Défense sans frontières » (Dsf-Ong) œuvre pour l’épanouissement, le bien-être physique et moral des personnes détenues dans les établissements pénitentiaires du Bénin. Aussi, contribue-t-elle à leur insertion professionnelle et facilite l’accès à la justice des personnes vulnérables et défavorisées par la fourniture gratuite d’assistance juridique et des prestations d’auxiliaires de justice. La présidente de cette Ong, Christhelle Houndonougbo est allée présenter ce mercredi 15 février, les objectifs de son organisation au président de la Cour suprême qui l’a reçue en audience. « Dsf-Ong intervient dans le milieu judiciaire en général et particulièrement dans le milieu carcéral. Après cette audience, nous nous estimons heureux parce que nous sommes venus voir un homme déjà convaincu de ce dont nous sommes venus lui parler. Je pense que nous avons déjà son soutien en ce qui concerne certains aspects comme l’état de la justice au Bénin ; ce qui nous permet de dire que la Cour suprême est un partenaire privilégié pour notre organisation », a confié Christhelle Houndonougbo à sa sortie de l’audience.
Elle dit avoir plaidé dans ce cadre auprès du président de la Cour suprême pour que certaines actions soient menées en direction de l’Exécutif pour amener ce dernier à jouer sa partition pour le règlement de certains problèmes urgents, notamment le cas des anciens condamnés à mort qui n’attendent qu’une décision gouvernementale pour voir leurs peines communiées en d’autres. Elle plaide par ailleurs pour l’ouverture de la nouvelle prison civile d’Abomey, complètement construite et qui n’attend que le Gouvernement apporte sa contrepartie pour que le transfert des détenus vers cette maison carcérale se fasse.
La présidente de Dsf-Ong sollicite le concours de la Cour suprême pour qu’un regard bienveillant soit accordé aux détenus sur les plans social, sanitaire et psychologique, sans oublier la sécurité au niveau des prisons. « Nous ne demandons pas qu’on crée des eldorados pour ceux qui sont en conflit avec la loi ; encore que si on arrive à traiter les dossiers rapidement dans les prisons, celles-ci vont se vider de la moitié de leurs pensionnaires… », soutient Christhelle Houndonougbo. Elle confie avoir été très touchée par les conditions de vie des prisonniers dans les maisons d’arrêt suite à une tournée qui a conduit son Ong récemment dans les prisons du Sud et du Centre-Bénin?
Autres visites
Mais avant Dsf-Ong, le président de la Cour suprême a reçu le directeur général Mtn-Bénin, Stephen Blewett, accompagné de Nicolas Gomez, directeur de corporate services Mtn. Il s’agit aussi d’une visite de courtoisie au cours de laquelle le nouveau directeur s’est présenté au président de la Cour suprême, échangé avec lui sur les activités de ce réseau de téléphonie mobile au Bénin, une entreprise qui se veut « citoyenne » et œuvrant pour le développement social au Bénin. Stephen Blewett dit avoir aussi saisi l’occasion pour dire ce qu’il attend du président de la Cour suprême. Ousmane Batoko se dit heureux de cette visite qu’il trouve être un signe de respect pour l’institution qu’il dirige.
La présidente de l’Association pour le développement des enfants, familles et personnes âgées abandonnés en zones périurbaines et urbaines du Bénin (Adefa-Zpur-Bénin), Odette Kpamègan Agbessi, a été aussi reçue par le président de la Cour suprême. Tout comme les autres, celle-ci est allée présenter son association à Ousmane Batoko, recueillir ses conseils afin d’améliorer ses prestations sur le terrain vis-à-vis des couches vulnérables cibles à travers le don de kits de secours, l’appui-conseil en santé surtout au profit des personnes âgées et l’éducation alternative pour les enfants. La présidente Odette Kpamègan Agbessi saisit l’occasion pour inviter les personnes de bonne volonté à soutenir son Ong pour l’atteinte de ses objectifs.

Le Pdg du groupe Gkr Holding Sa, Antonin Kuhn, et les membres de la Commission d’étude de la création d’une force unique chargée de la sécurité intérieure ont été reçus, par le président de la Haac, Adam Boni Tessi, ce jeudi 9 février au siège de l’institution.
Le groupe Gkr Holding Sa manifeste l’intérêt d’apporter son expertise au projet d’installation des Télévisions numériques terrestres (Tnt) au Bénin. Il entend faire une étude de faisabilité en rencontrant les acteurs majeurs qui composent le paysage médiatique béninois afin de s’assurer de la viabilité du projet. C’est dans ce cadre que son président-directeur général Antonin Kuhn a été reçu par le président de la Haac, Adam Boni Tessi, au siège de l’institution.
Antonin Kuhn affirme, à la sortie de l’audience, qu’il est venu s’assurer de la pertinence du projet et voir dans quel cadre s’insérer dans le paysage numérique béninois, mais aussi et surtout « voir si les différents acteurs vont éventuellement adhérer à la vision » de son groupe. Le groupe a exposé aux membres de l’institution le projet d’opérationnalisation du réseau de la Tnt dont il est adjudicataire. Antonin Kuhn estime que sa visite aux conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication est un contact d’échanges pour la réussite du projet d’installation des Télévisions numériques terrestres. « La Haac est un acteur majeur dans la réalisation de ce projet et nous ne pouvons pas vouloir nous y intéresser sans rencontrer les membres de cette institution », dit-il. Il assure l’organe en charge de la régulation des médias de l’expertise dont dispose son groupe en matière de communication numérique.
Les membres de la Commission d’étude de la création d’une force unique chargée de la sécurité intérieure se sont également entretenus avec les conseillers. Ce deuxième groupe dirigé par le général de division, Félix Tissou Hessou, président de ladite commission est venu prendre des conseils auprès de cette institution pour mener à bien la mission qui lui a été assignée ?

Ouverte le 29 septembre 2016, la deuxième session ordinaire de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a été clôturée, ce mardi 31 janvier par Adam Boni Tessi, président de l’institution de régulation des médias. Durant quatre mois, d’importants dossiers ont été étudiés par les conseillers et diverses activités menées.
La Haac a étudié pendant quatre mois une vingtaine de rapports au cours de sa deuxième session ordinaire au titre de 2016. Au nombre de ceux-ci, Lambert Dogo, deuxième rapporteur de l’institution mentionne le rapport relatif à l’ouverture des dossiers de candidatures pour les propositions à nomination par le chef de l’Etat des responsables de divers organes de presse de service public. Il évoque également le rapport complémentaire au rapport relatif à la demande d’autorisation de cession des droits liés à l’exploitation des fréquences attribuées à la société LC2 Média-SA pour la télévision privée commerciale dénommée la Chaîne-2 (LC2) au profit de la société M+Médias S.A. Les conseillers ont également étudié les rapports relatifs à l’actualisation du plan de formation du personnel de la Haac, au renouvellement des conventions de certaines radiodiffusions sonores. La deuxième session ordinaire s’est intéressée au rapport de la mission relative aux mesures conservatoires prises par le président de la Haac à l’encontre de certains médias, sans oublier le rapport relatif à la deuxième session ordinaire de l’année 2016, de la commission technique chargée de l’étude des demandes de la carte de presse au Bénin. Selon Lambert Dogo, l’étude des différents rapports a abouti à des prises de décisions.
En dehors de ces dossiers, souligne-t-il, la Haac a eu à mener deux activités principales à savoir les journées portes ouvertes de la Haac du 23 au 25 novembre et la 8e Conférence des instances africaines de régulation de la communication (Circaf) tenue du 6 au 8 décembre 2016.
Après la présentation du deuxième rapporteur devant ses collègues conseillers et les responsables des organes de presse de service public et des organisations faîtières des professionnels des médias, le président de la Haac, Adam Boni Tessi, a exprimé sa satisfaction quant au bon déroulement de la session. Il a saisi l’occasion pour s’exprimer sur les mesures conservatoires prises à l’encontre de certains médias. S’il se réjouit qu’elles soient levées pour E-Télé, Eden-TV et radio Soleil FM, il a réaffirmé sa détermination à faire respecter scrupuleusement les textes régissant le secteur des médias.

Deux délégations sont allées s’entretenir dans la soirée du vendredi 13 janvier dernier avec le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) au siège de ladite institution.
L’instance de régulation des médias au Bénin pourrait bénéficier d’une intense coopération et d’une collaboration active d’institutions sœurs de plusieurs pays en relation diplomatique avec le Bénin. Ces préoccupations sont inscrites en bonne place dans le cahier de charges des nouveaux ambassadeurs du Bénin au Koweït, au Nigéria et en Russie. Vendredi dernier, les trois représentants de l’Etat béninois qui font le tour des institutions de la République depuis peu, et qui ne devraient pas tarder à rejoindre leurs nouveaux postes, sont allés échanger avec Adam Boni Tessi, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), en présence d’autres conseillers et responsables de l’institution.
Cette séance aux allures protocolaires n’en est pas une, a nuancé le porte-parole de la délégation, Issifou Moudjaïdou Soumanou, ambassadeur du Bénin près le Koweït en présence de ses pairs Marcelline Adjovi, ambassadeur du Bénin au Nigeria avec résidence à Abuja et René Koto Yérima, ambassadeur du Bénin près la Russie. «Nous donnons un sens profond à cette démarche et c’est pourquoi nous avons tenu à être reçus ensemble», déclare Issifou Moudjaïdou Soumanou. Appréciant toujours ce déplacement qu’il crédite de bonnes intentions et surtout de perspectives heureuses pour la HAAC et pour le pays en général, il expose cette séance comme une aubaine pour prendre également des conseils en vue de la réussite de la mission qui est désormais la leur. Mais c’est surtout sur la coopération entre la HAAC et les institutions dans les pays de leurs girons que misent ces ambassadeurs qui comptent apporter un plus au fonctionnement institutionnel et surtout technique de l’institution par le truchement de la coopération. Une vision à laquelle adhère le président Adam Boni Tessi. Avec quelques-uns de ses conseillers, il a exploré avec ses hôtes les chantiers possibles et des engagements ont été pris de part et d’autre.
Paix et sort des médias suspendus
Avant ces hommes de la diplomatie, la Fondation Malèhossou, éprise de paix et très active pour un Bénin prospère, a échangé avec le président de la HAAC et sa suite. Entre les deux parties, les échanges ont été en faveur d’une paix profonde dans le pays. Depuis dix ans, selon Yacoubou Malèhossou, porte-parole de la délégation, cette fondation s’est employée à cela. Et, faisant le point de ses activités et de la situation du pays en général, il y a quelques jours, elle s’est montrée soucieuse de la situation dans le monde des médias. Le sort des sept organes de presse interdits d’émission depuis plusieurs semaines préoccupe cette fondation dont des responsables au haut niveau, notamment les imams Issa Yessoufou, Moutawakil Boukari Malik et autres, ont tous effectué le déplacement. Au sortir de l’audience, Yacoubou Malèhossou estime que sa délégation a eu avec le président de la HAAC des échanges qui lui ont permis d’en savoir davantage sur l’institution, mais aussi et surtout sur la situation des médias suspendus. La fondation a fait un plaidoyer en leur faveur et promis rencontrer les promoteurs concernés. Elle en a donc profité pour exhorter aux recours pacifiques, à la compréhension et à la patience. «Le bruit ne fait pas du bien», conclut-il.
Actualités 16 janv. 2017