Djidja Centre : Un enfant violenté et séquestré pendant de longs jours
Société
Djidja Centre
Un homme est activement recherché par la police à la suite de la bastonnade avec violence d’un petit garçon qu’il a ensuite enfermé en chambre pendant plus d’une semaine. Il a fallu l’intervention des forces de l’ordre pour que l’enfant soit délivré.
Par
Fortuné SOSSA (Coll.), le 05 oct. 2026
à
18h57
Durée 3 min.
#Djidja Centre
Âgé d’une quarantaine d’années, l’homme est en fuite actuellement à la suite du châtiment corporel qu’il a fait subir à un garçon d’environ 10 ans que les parents de ce dernier ont placé chez lui. Il a porté des coups et blessures au garçon depuis plus d’une semaine. Il aurait agi ainsi parce que l’enfant volait son argent. Sur tout son corps, les séquelles du châtiment sont visibles.
Craignant que des gens portent l’affaire au commissariat, il a enfermé l’enfant en chambre et ne le laissait plus sortir. À toute personne qui demandait après l’enfant, il répondait qu’il l’avait déjà retourné à ses parents à Abomey. Or, les soupçons persistaient parce qu’aucun des voisins ne l’avait aperçu quitter le domicile avec le garçon. Pire, vu l’état dans lequel il a laissé l’enfant le jour de la bastonnade, il ne pouvait pas se permettre de le reconduire à ses parents biologiques ainsi.
Ne le croyant pas, certains ont commencé à le surveiller à son issue. C’est ainsi qu’hier lundi, il a été remarqué que l’enfant était enfermé dans une chambre dans la maison et aussitôt, l’alerte a été donnée à la police. Des agents sont immédiatement arrivés pour faire le constat. Ils ont défoncé la porte puis sorti l’enfant. Curieusement, l’homme et son épouse se sont volatilisés.
L’enfant, une fois délivré, confie que son tuteur est allé le négocier auprès de ses parents à Klouékanmè pour l’amener à Djidja afin qu’il puisse l’aider dans ses activités.
Ainsi, cet homme s’est mis dans de beaux draps avec les coups et blessures portés au petit garçon parce qu’au Bénin, l’auteur de violences corporelles sur un enfant s’expose à de lourdes sanctions pénales, financières et disciplinaires.
La législation béninoise s’appuie principalement sur la loi n° 2015-08 portant Code de l’enfant ainsi que sur le Code pénal pour réprimer ces actes. La loi précise qu’en aucun cas, la sanction d’un enfant ne doit revêtir la forme d’atteinte à son intégrité physique, de torture, de traitements inhumains ou dégradants. Le recours aux châtiments corporels, à savoir coups de règle, chicotte, violences verbales ou humiliations physiques, est totalement interdit au Bénin.