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Fumoirs clandestins : la police gâche la séance des consommateurs

Société

Il y a des endroits où l’on se retrouve pour discuter, d’autres pour se divertir. Sous l’échangeur de Godomey et dans une zone reculée de Togbin, certains avaient manifestement choisi d’autres occupations. Mais mardi 6 octobre, la police est venue rappeler que ces lieux n’étaient pas des espaces de délinquance.

Par   Isidore GOZO, le 07 oct. 2026 à 11h29 Durée 2 min.
#échangeur de Godomey

Les fonctionnaires de police du commissariat du 13e arrondissement de Cotonou ont effectué une descente sur deux sites transformés en fumoirs clandestins. Au terme de l’opération, sept personnes ont été interpellées et plusieurs produits psychotropes saisis.

Sous l’échangeur de Godomey, les habitués étaient tranquillement installés lorsque les policiers ont fait leur apparition. Il n’en fallait pas davantage pour que la séance de consommation se transforme en compétition de course à pied. Les occupants ont détalé dans toutes les directions, laissant derrière eux pipes, accessoires et produits.

Mais dans cette grande opération de déménagement précipité, un client a oublié de prendre ses jambes avec lui. Il est resté entre les mains des policiers.

Interrogé, le suspect a finalement fourni des renseignements qui ont permis aux fonctionnaires de remonter la piste d’un second fumoir. Direction Togbin, où un autre groupe avait choisi de poursuivre tranquillement ses activités, dans une zone située à l’arrière d’un camp militaire.

Là, une vingtaine de personnes étaient réunies. Le chanvre indien était au rendez-vous et des objets d’origine frauduleuse auraient également circulé. Visiblement, les habitués ne s’attendaient pas à voir débarquer la police. Ils ont pourtant dû composer avec cette visite surprise.

Les policiers mettent fin à la rencontre et procèdent à plusieurs interpellations. Au total, sept personnes sont conduites au commissariat.

Les perquisitions effectuées sur les deux sites permettent de découvrir des plaquettes de médicaments psychotropes, des boulettes de chanvre soigneusement conditionnées, des broyeurs et plusieurs accessoires utilisés pour la consommation.

Pour les sept interpellés, la fumée s’est donc dissipée plus vite que prévu. Placés en garde à vue sur instructions du parquet et pour les nécessités de la procédure, ils devront désormais répondre de leurs actes.

À Godomey comme à Togbin, la police a ainsi mis fin à une activité qui avait pris ses aises. Cette fois, les fumoirs ont dû fermer boutique avant même la fin de la séance.