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Gouvernance dans le secteur de la santé: 2197 cabinets illégaux détectés

Société
Par   zounars, le 01 juin 2015 à 07h27

Le ministre de la Santé de fait se préoccupe des dysfonctionnements dans le secteur sanitaire au Bénin. Au cours d’une conférence de presse dans l’enceinte de son ministère, vendredi 29 mai dernier, elle a partagé avec les hommes des médias son inquiétude sur la prolifération des cabinets de santé illégaux au Bénin.

Deux mille cent quatre vingt dix-sept cabinets illégaux exercent au Bénin. Parmi eux on dénombre 109 dans le département de l’Atacora-Donga, 662 dans l’Atlantique-Littoral, 364 dans le Borgou-Alibori, 201 dans le Mono-Couffo, 469 dans l’Ouémé-Plateau et 392 dans le Zou-Collines.

Pour mettre un terme à cette situation qui a trop perduré, le ministre de la Santé entend instaurer la veille citoyenne pour sécuriser les cabinets agréés par l’Etat. Elle invite pour ce faire, la population à dénoncer les cabinets illégaux qui continuent de fonctionner et de commettre des délits en matière de soins sanitaires. Aussi, a-t-elle déploré l’analphabétisme du peuple béninois qui ne lui permet pas de distinguer les cabinets illégaux. Ce qui favorise, selon elle, la floraison de ces centres de santé non autorisés. A ce sujet, les signes distinctifs sont désormais apposés sur les cabinets pour permettre de reconnaître ceux qui ont une existence illégale. En attendant que le projet de loi aboutisse, Dorothée A. Kindé Gazard n’entend pas croiser les bras. Elle est fatiguée de continuer à déplorer les cas de décès dans les centres illégaux. Toutefois, elle rassure les cabinets illégaux qui souhaiteraient régulariser leur situation, de la possibilité de les accompagner. Cependant, une veille citoyenne s’impose pour empêcher ces indélicats à continuer à contourner les dispositions mises en place. L’objectif du ministère de la Santé n’est pas de faire de la répression, mais de garder la vigilance, a-t-elle indiqué. En ce qui concerne la falsification des insignes qui seront posées devant les centres médicaux reconnus, Dorothée Gazard rassure qu’une veille permanente se fera pour éviter à l’avenir que de pareilles situations s’enregistrent.