La Nation Bénin...
Un colis suspect, une histoire
de filtres et un détour par les matières fécales. À Kpomassè, trois personnes
ont été interpellées pour leur implication présumée dans le vol de 35 filtres
de bulldozer et d’un pistolet de pompe à carburant sur un chantier de la
société QGMI.
Tout commence à l’aube du vendredi 25 septembre. En pleine patrouille nocturne, les policiers du commissariat d’arrondissement central de Kpomassè interceptent un individu transportant un colis suspect. Interrogé sur son contenu et sa provenance, l’homme affirme travailler au Port autonome de Cotonou et transporter le colis à destination de Bohicon. Une version qui ne résistera pas longtemps aux vérifications.
Au commissariat, les policiers découvrent que le suspect est en réalité un agent de sécurité civile affecté à la base-vie de la société QGMI, à Kpomassè. De quoi mettre la puce à l’oreille des enquêteurs, qui décident de pousser les investigations un peu plus loin.
La perquisition menée sur les lieux réserve alors une drôle de surprise. Dans le magasin, les policiers constatent des traces d’effraction. Et dans un puisard, ils découvrent plusieurs cartons de filtres similaires à ceux retrouvés sur le suspect. Pour tenter de les dissimuler, les cartons avaient été immergés dans des matières fécales. Une cachette pour le moins nauséabonde, qui n’aura pas suffi à brouiller les pistes.
Confronté aux découvertes, le suspect finit par reconnaître que les 35 filtres de bulldozer et le pistolet de pompe à carburant proviennent du magasin de la société.
Les investigations permettent ensuite d’identifier deux autres personnes soupçonnées d’avoir participé au vol. Elles sont à leur tour interpellées, portant à trois le nombre de personnes mises en cause dans cette affaire.
Les trois suspects seront
présentés dans les prochains jours au procureur de la République près le
tribunal de Ouidah. En attendant, cette tentative de dissimulation dans un
puisard aura surtout laissé derrière elle une affaire qui sent mauvais pour les
mis en cause.
Au commissariat, les policiers découvrent que le suspect est en réalité un agent de sécurité civile affecté à la base-vie de la société QGMI, à Kpomassè.