La Nation Bénin...
Au terme du match Zambie-Bénin (25-42) disputé vendredi 30 janvier dernier à Kigali, en marge de la Coupe du Président de la 27e Can seniors hommes de handball, le sélectionneur national des Guépards du Bénin, Basile Pinto, dresse le bilan de la compétition. Entre progression collective et perspectives à moyen terme, le technicien béninois se projette déjà vers l’avenir.
La Nation : Lors de la dernière journée de la Can, le Bénin a terminé sur une très belle performance…
Basile Pinto : Les raisons, c’est que nous multiplions les matchs, nous renforçons les relations entre nous, nous nous entraînons, même dans la fatigue, nous continuons à travailler. Et comme on le dit souvent, le travail finit par payer. Désormais, nous allons rapidement nous pencher sur les Jeux africains, afin de mieux les préparer que nous n’avons pu le faire en 2024. Ensuite, nous préparerons la Can 2028, en essayant de la préparer un peu mieux que celle de 2026. La prochaine Can, c’est dans deux ans. En 2028, il faudra impérativement accéder au tour principal.
Alors coach, quel bilan peut-on dresser au terme de ces deux semaines de compétition ?
Sur le plan personnel, on en veut toujours davantage. Nous aurions aimé disputer la finale de la Coupe du Président. Nous avons un peu failli lors du match face au Cameroun. Mais avec un peu de recul, on se rend compte que nous n’avions disputé aucun match international avant d’arriver ici. C’est ce qui nous a quelque peu manqué. Au final, la compétition se conclut avec deux victoires, un match nul et quatre défaites. Ce n’est pas si mal.
Au terme des sept sorties, quelles sont les lacunes que vous avez observées au sein de votre sélection ?
Nous allons devoir travailler en priorité sur le poste de gardien de but, cela me paraît urgent. Il faudra également travailler sur d’autres postes et mettre en place davantage de rotations. Je devrais me déplacer plus régulièrement à Cotonou pour observer davantage de joueurs, mais aussi aller voir ceux que j’ai déjà identifiés en France. Il est nécessaire que la sélection prenne une autre dimension.
On a constaté qu’au fil des matchs, l’équipe est montée en puissance. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné au début ?
Ce qui n’a pas fonctionné, c’est que nous n’avons pas pu disputer de matchs amicaux sur le plan international. Une équipe qui ne se prépare pas dans un contexte réel rencontre forcément des difficultés. Le match reste toujours le véritable contexte de référence.
Avez-vous un message à l’endroit de la diaspora béninoise ?
D’aimer ce beau sport qui véhicule énormément de valeurs. De travailler afin de pouvoir nous rejoindre le plus rapidement possible. Nous avons une académie qui est en cours de structuration pour les U13 et les U15. Il faut qu’il y ait de plus en plus de joueurs afin d’élargir le vivier et d’offrir davantage de choix en sélection.
Le sélectionneur national des Guépards du Bénin, Basile Pinto, dresse le bilan de la participation béninoise