La Nation Bénin...
La Coupe d’Afrique des nations (Can) Maroc 2025, qui se dispute du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, devait consacrer l’excellence du football continental, sublimée par l’apport technologique de l’assistance vidéo à l’arbitrage (Var). Pourtant, une ombre persistante plane sur les pelouses marocaines; celle d’un arbitrage jugé approximatif, parfois défaillant, souvent contesté. Une analyse publiée par le média marocain Dm Sport vient nourrir ce malaise, chiffres à l’appui.
Selon le classement publié par le média marocain Dm Sport, en ce qui concerne les sélections les plus touchées par les erreurs d’arbitrage à la Coupe d’Afrique des nations (Can) Maroc 2025, le Bénin figure en tête, à égalité numérique avec le pays hôte, le Maroc, et le Mali. Les Guépards totalisent quinze décisions litigieuses durant le tournoi. Le détail est édifiant notamment trois penalties potentiels non accordés, sept coups francs omis dans les trente derniers mètres, trois faits de jeu déterminants non soumis à l’assistance vidéo à l’arbitrage (Var) et deux dysfonctionnements liés à l’assistance vidéo. Autant de situations susceptibles d’influer sur le cours des rencontres et, par ricochet, sur le destin sportif d’une sélection.
Le Maroc, pourtant soutenu par son public et évoluant dans des conditions familières, n’a pas été épargné. Les Lions de l’Atlas affichent également quinze erreurs arbitrales recensées, marquées notamment par huit coups francs non sifflés dans des zones dangereuses et quatre actions majeures non réexaminées par la Var. Le Mali complète ce trio de tête, avec onze coups francs ignorés aux abords de la surface, traduisant une permissivité défensive qui interroge. Derrière ce peloton, la République démocratique du Congo, la Tunisie et le Burkina Faso suivent avec treize erreurs chacun, tandis que la Côte d’Ivoire et l’Angola en totalisent douze d’arbitrage. L’Egypte, le Gabon et l’Afrique du Sud ferment ce top 10, avec onze décisions controversées recensées.
Cette réalité, au-delà des chiffres, révèle un malaise plus profond. La Var, censée réduire l’injustice et harmoniser les décisions, apparaît sous-exploitée, voire ignorée dans des moments clés. L’absence quasi totale de « problèmes de Var » déclarés, hormis pour le Bénin, interroge ; s’agit-il d’un outil mal maîtrisé ou d’une réticence humaine à s’y référer? Alors que l’arbitrage africain fait déjà l’objet de critiques récurrentes, la répétition de ces erreurs à la Can 2025 risque d’entamer la crédibilité de la compétition et de nourrir un sentiment d’iniquité. A ce stade du tournoi, une clarification s’impose, non pour réécrire les résultats, mais pour restaurer la confiance, indispensable à la grandeur du jeu.
Le Bénin en première ligne des erreurs d’arbitrage, la Var au cœur des interrogations