La Nation Bénin...
Alors que le football devait
être à l’honneur pour cette demi-finale retour de la Coupe de la Confédération
de la CAF, le stade de Safi a sombré dans l’anarchie à cause des supporters
algériens. Entre agressions ciblées contre la presse et invasion de pelouse, le
choc entre l’Olympique de Safi et l’USM Alger n’a pu débuter qu’au prix d’un
effort sécuritaire sans précédent.
Le stade El Massira a frôlé le drame ce dimanche après-midi. Quelques minutes seulement avant le coup d’envoi initial, la tension a basculé dans l’horreur lorsque les supporters de l’USM Alger ont forcé les cordons de sécurité. Dans une démonstration de violence inouïe, des centaines d’individus ont envahi la pelouse, transformant l’enceinte sportive en une véritable zone de combat.
Munis de projectiles divers et
de sièges arrachés aux tribunes, les assaillants ont dirigé leur colère vers
les tribunes locales, mais surtout vers une cible inhabituelle : la zone de
presse.
Journalistes et matériel pour
cibles
Le bilan humain est lourd pour
les professionnels de l’information. Plusieurs journalistes, pris au piège sur
le bord du terrain, ont été violemment pris à partie. Les images de visages
ensanglantés et de reporters en état de choc ont rapidement circulé, témoignant
de la brutalité des agressions. Au-delà des blessures physiques, les vandales
se sont acharnés sur le matériel technique, détruisant caméras et dispositifs
de transmission, compromettant gravement la couverture médiatique de
l’événement.
Une reprise sous haute tension
Face à ce chaos, le report du match semblait inévitable. C’était sans compter sur la réactivité des forces de l’ordre marocaines et la résilience du comité d’organisation. Grâce à une intervention à la fois ferme et coordonnée, le terrain a été évacué et les accès sécurisés. « Le professionnalisme des agents de sécurité a permis d’éviter un scénario bien plus sombre », confie un membre de l’organisation.
Après une heure et vingt
minutes d’incertitude et de nettoyage des débris, le coup d’envoi a finalement
été donné dans une atmosphère de tension électrique. Si le sport a repris ses
droits, ces incidents soulèvent de sérieuses questions sur les sanctions que la
CAF pourrait infliger à la suite de ces débordements inadmissibles.
Chaos au Stade El Massira