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Crise à la FIFA : L’Écosse retire son soutien à Gianni Infantino

Sports

La Fédération écossaise de football a annoncé ce lundi qu’elle ne voterait pas pour la réélection de Gianni Infantino. Elle rejoint l’Angleterre, l’Irlande et le Pays de Galles dans un front européen qui s’élargit, sur fond d’accusations de « tromperie » et de demandes de plus de transparence à un an du congrès de la FIFA.

 

Par   Christian HOUNONGBE, le 17 août 2026 à 19h33 Durée 3 min.
#Fifa

Le mouvement de contestation contre le président de la FIFA prend de l’ampleur en Europe. Ce lundi 17 août 2026, la Fédération écossaise de football (SFA) est devenue la dernière fédération en date à retirer officiellement son soutien à Gianni Infantino, l’Italo-Suisse candidat à sa réélection lors du congrès de la FIFA prévu l’année prochaine.

Dans un communiqué, le directeur général de la SFA, Ian Maxwell, indique que « la Fédération écossaise de football ne votera pas pour Gianni Infantino. Cette décision est conforme à la position de l’UEFA, et nous l’avons maintenue tout au long de cette période. »

L’Écosse rejoint ainsi l’Angleterre, l’Irlande et le Pays de Galles, qui avaient déjà fait le même choix ces dernières semaines.

La pression s’est accentuée après la publication, la semaine dernière, d’une lettre ouverte signée par trois confédérations continentales. Elles accusent Infantino de « tromperie » au sujet de son projet d’ouvrir la Coupe du monde à des investisseurs privés.

Pour Maxwell, le problème dépasse ce seul dossier. « Lorsqu’on est administrateur dans le football, on ne devrait pas être autant sous les projecteurs que ce que nous avons vu », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Il y a clairement un échec de gouvernance, un manque de transparence et un manque de communication avec les associations membres, et c’est un problème que nous devons régler. »

Le timing est délicat pour la SFA. Son président, Mike Mulraney, occupe actuellement la présidence du comité des finances de la FIFA.

Interrogé sur la suite, Maxwell a insisté sur la nécessité d’une réforme : « La transparence et la gouvernance doivent changer. La forme que cela prendra, à quoi cela ressemblera, est un sujet qui fait encore l’objet de discussions. »

Infantino, en campagne pour un nouveau mandat, devra désormais convaincre au-delà de l’Europe pour surmonter cette crise de confiance à moins d’un an du vote.