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Deux nations africaines au championnat du monde de tambourin: Le président Jean Louis Gnidokponou optimiste et serein

Sports
Le pari africain nourri par l’optimisme du président de la Région Afrique Jean Louis Gnidokponou Le pari africain nourri par l’optimisme du président de la Région Afrique Jean Louis Gnidokponou

L’édition 2026 du championnat du monde du jeu de balle au tambourin indoor, se tiendra à Rome en Italie, du 26 février au 1er mars. Plus de quinze nations y croiseront le fer. L’Afrique sera représentée par deux délégations, celles du Bénin et du Maroc.

Par   Abdul Fataï SANNI, le 25 févr. 2026 à 14h22 Durée 2 min.
#championnat du monde de tambourin

La présence de deux nations africaines, le Bénin et le Maroc, au Championnat du monde du jeu de balle au tambourin indoor qui aura lieu du 26 février au 1er mars prochain à Rome en Italie s’inscrit dans une trajectoire de structuration. Longtemps dominé par les nations européennes, le tambourin indoor (variante moderne d’un sport séculaire qui impose un tempo élevé et une précision chirurgicale, ndlr) s’ouvre aujourd’hui à de nouveaux horizons. Le Bénin et le Maroc, chacun à sa manière, incarnent donc cette ouverture. Leur qualification est l’aboutissement de plusieurs années de formation, de compétitions locales et d’un investissement humain considérable.

Pour le Bénin, l’heure est à la confirmation. La sélection nationale arrive à Rome avec une identité de jeu affirmée et une cohésion forgée dans l’effort. Les joueurs savent ce que représente une Coupe du monde. Pour eux, c’est un examen sans indulgence, mais aussi une opportunité de mesurer les progrès accomplis. Dans leur préparation, la rigueur a primé, avec l’ambition de ne pas se contenter d’un rôle d’observateur. Quant au Maroc, il réalise petitement sa progression. Sa présence à Rome illustre une appropriation intelligente des codes du tambourin indoor. Moins installé que son homologue béninois, le collectif marocain compense par une intensité et une audace qui pourraient surprendre. Cette complémentarité entre les deux nations africaines est un moteur discret mais efficace pour le développement du tambourin continental.

Rivaliser sans complexe

A la tête de cette dynamique continentale, le Béninois Jean Louis Gnidokponou, président de la Région Afrique du Jeu de balle au tambourin, affiche optimisme et sérénité. Il a indiqué que l’Afrique progresse, apprend vite et entend désormais rivaliser sans complexe. Car, face aux deux représentants du continent, la concurrence s’annonce rude. L’Italie, pays hôte et référence en la matière, jouera avec l’assurance de ceux qui maîtrisent la discipline depuis des générations. La France, tenante du titre mondial indoor, et d’autres nations aguerries complètent un plateau où chaque match se gagnera au prix  d’or. Bien que conscient de ces réalités, le président de la Région Afrique Jean Louis Gnidokponou refuse toute posture résignée. L’enjeu, selon lui, est d’oser, de s’exprimer pleinement et de transformer l’expérience en capital de croissance. Pour lui, la portée de cette participation est symbolique et ouvre des perspectives pour d’autres pays africains, déjà attentifs à ce qui se jouera sur les parquets romains. Et à Rome, le Bénin et le Maroc ne porteront pas seulement leurs couleurs nationales mais l’espoir d’un continent qui apprend et avance.