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Fédération béninoise de tennis de table: Pas d’élection dimanche 16 août prochain

Sports
Le processus électoral suspendu, place d’abord au  règlement de la crise Le processus électoral suspendu, place d’abord au règlement de la crise

L’Assemblée générale élective de la Fédération béninoise de tennis de table (Fbtt) a été annulée à la suite des contestations qui secouent depuis plusieurs semaines la famille pongiste. Saisi par des responsables de clubs et des membres du comité exécutif sortant, le ministère des Sports, à travers le Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben), a décidé de suspendre le processus afin de préserver la régularité de la transition.

Par   Abdul Fataï SANNI, le 14 août 2026 à 18h52 Durée 2 min.
#tennis de table

Le scrutin attendu dimanche 16 août prochain n’aura finalement pas lieu. Pour cause. La crise à la Fédération béninoise de tennis de table (Fbtt) trouve son origine dans la fin du mandat du comité exécutif élu le 9 juillet 2022. Celui-ci devait, selon ses membres, être renouvelé au plus tard le 9 juillet 2026. Mais avant cette échéance, des divergences sont apparues autour de la conduite du processus électoral et de la modification des textes fondamentaux de la Fédération. Plusieurs présidents d’associations affiliées ont notamment contesté les nouvelles conditions d’accès à l’Assemblée générale appelée à adopter les textes. Ils dénoncent des critères qu’ils jugent restrictifs, alors que leurs clubs participent régulièrement aux activités fédérales. Leur inquiétude porte surtout sur l’introduction de nouvelles dispositions touchant à l’éligibilité et au fonctionnement électoral à quelques semaines du scrutin.

Dans un compte rendu de réunion tenue le 9 août par visioconférence, plusieurs membres du bureau sortant ont, à leur tour, contesté la légalité des démarches engagées par le président de la Fédération. Ils évoquent la constitution d’un groupe parallèle, l’absence d’association du comité élu au processus et un risque de «vide juridique ». Une pétition de plusieurs responsables de clubs est venue accentuer la pression.

Face à cette situation, l’autorité de tutelle a choisi de stopper le processus électoral. La Fédération, désormais privée d’une élection permettant de renouveler ses instances, est appelée à gérer exceptionnellement les affaires courantes. Elle pourra, si les conditions matérielles le permettent, organiser l’édition 2026 des championnats nationaux. Cette décision ne règle toutefois pas le fond de la crise. Elle ouvre plutôt une période d’attente. Une nouvelle orientation du ministère des Sports et du Cnos-Ben devra préciser les conditions de reprise du processus électoral et la marche à suivre pour sortir de l’impasse.