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Interview avec David Feliho, ancien milieu de terrain des Écureuils : « Je crois que le Bénin peut tirer son épingle du jeu »

Sports

Quarante-sept ans après avoir contribué à une victoire béninoise face au Burkina Faso, David Raphaël Feliho retrouve les Étalons dans un tout autre rôle. Présent à Ouagadougou pour soutenir les Guépards, l’ancien international béninois partage ses souvenirs, son attachement au football et sa confiance envers la génération actuelle.

Par   Christian HOUNONGBE, le 25 sept. 2026 à 13h57 Durée 3 min.
#Guépards du Bénin

La Nation : Quand on parle de David Raphaël Feliho dans le football béninois, qui est-ce qui se cache derrière ce nom ?

David Raphaël Feliho : Je suis un ancien milieu de terrain des Écureuils du Bénin, aujourd'hui les Guépards. J'ai commencé à jouer avec l'équipe nationale en 1979 alors que je n’étais qu’élève au CEG 1 Abomey. Cela remonte à plusieurs décennies.

Vous êtes présent auprès de la sélection nationale dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2027. Qu'est-ce que cela fait d’être ici ?

Je suis très ému par cette initiative du gouvernement de faire voyager les anciennes gloires. Ma joie est immense. Je remercie le ministre des Sports, Benoît Dato, qui a réservé une place de choix aux anciennes gloires du football béninois pour être présentes ici. Je remercie également le président de la Fédération béninoise de football et les membres de son comité exécutif.

Aujourd'hui, le Bénin s'apprête à affronter une équipe que vous avez déjà rencontrée à votre époque. Quel souvenir gardez-vous de cette confrontation ?

Effectivement. Pour la petite histoire, nous avions affronté cette équipe lors du Tournoi du Conseil de l'Entente à Abidjan. Le 26 octobre 1979, le Bénin l'avait emporté par 2 buts à 1 devant le président Félix Houphouët-Boigny et son ministre Laurent Dona Fologo. La délégation béninoise était conduite par le ministre François Koyami, avec à ses côtés le président Moucharaf Gbadamassi. J'avais marqué l'un des buts béninois lors de cette rencontre.

Vous avez retrouvé d'anciens coéquipiers et acteurs du football béninois. Que représentent ces retrouvailles pour vous ?

Je tiens à remercier l'Union nationale des footballeurs du Bénin, notamment son président Romuald Boco et ses collaborateurs Philipe et Wens Téko. J'adresse enfin mes remerciements au conseiller technique, Jean-Marc Adjovi, qui est lui aussi un ancien international. Grâce à toutes ces personnes, nous sommes ici aujourd'hui et cela nous fait énormément plaisir. Notre présence vise à apporter notre soutien à nos jeunes frères, à leur transmettre du courage, de la confiance et tout notre amour afin que le Bénin puisse triompher lors du match de demain.

On sent que la passion du football est toujours intacte chez vous. Qu’est-ce qui rend ce sentiment aussi vivace en vous ?

Le footballeur reste footballeur à vie. Même lorsqu'on n'est plus en activité, la passion demeure. Pour ma part, je suis professeur d'Éducation physique et sportive (Eps). Je vis dans le sport, je continuerai à vivre dans le sport et je mourrai dans le sport. C'est donc une joie totale pour moi d'être ici. Toutes les anciennes gloires seront aux côtés de l'équipe afin que nous puissions prendre les trois points et faire vibrer le peuple béninois.

Quel conseil donneriez-vous aux Guépards avant cette rencontre ?

Mon premier conseil est d'avoir du courage et de ne pas avoir peur de l'adversaire. Les joueurs adverses ont deux pieds, deux bras et un cerveau comme nous. Certes, nous jouons chez eux et nous savons que c'est une bonne équipe. Mais compte tenu de la qualité de nos joueurs, je crois que le Bénin peut tirer son épingle du jeu. Je demande à mes jeunes frères de tout faire pour ramener le Bénin à la Coupe d'Afrique des Nations. Le peuple béninois a déjà goûté à l'euphorie de cette compétition et souhaite la revivre. Je les invite au courage, au travail bien fait, à la discipline tactique et au respect de l'adversaire. Il ne faut jamais sous-estimer l'équipe en face. Il faut aborder le match avec détermination et prendre le taureau par les cornes. Je suis convaincu que nous pouvons réaliser une bonne performance.