La Nation Bénin...
Sur le terrain du Ceg Sainte Rita de Cotonou, dimanche 15 février dernier, la présence de Shantala Muzzati, ailière du Club Sport Tambourin Figanières, a donné à la discipline un relief nouveau, entre transmission technique et ambition structurante. Occasion pour elle d’animer une séance d’entraînement avec les jeunes joueurs béninois.
Venue de France pour une séance de partage, la joueuse Shantala Muzzati, ailière du Club Sport Tambourin Figanières, n’a pas simplement animé un entraînement, dimanche 15 février dernier, sur le terrain du Ceg Sainte Rita de Cotonou. Elle a, en effet, proposé une véritable immersion dans les exigences du haut niveau. La matinée a d’abord été consacrée à un travail théorique approfondi à travers la compréhension des placements, la lecture des trajectoires, l’organisation défensive et la projection offensive. Autant d’éléments qui, dans un sport encore en phase d’implantation au Bénin, constituent des fondations essentielles. Sur le terrain, l’illustration a été immédiate. Entre gestuelle précise, déplacements coordonnés et capacité d’anticipation, Shantala Muzzati a exposé une maîtrise technique qui a captivé les jeunes tambourinaires béninois. « L’objectif était de donner et de recevoir », a-t-elle confié, soulignant la dimension réciproque de l’échange. Car au-delà de l’enseignement, c’est aussi l’enthousiasme et la soif d’apprendre des joueurs locaux qui ont nourri cette rencontre.
La portée de l’événement n’a pas échappé à Jean Louis Gnidokponou, président de la Région Afrique du jeu de balle au tambourin. Pour lui, ce type de coopération constitue un levier stratégique. L’appui d’un club structuré comme celui de Figanières traduit une volonté d’inscrire la discipline dans une dynamique continentale. Le développement ne se décrète pas ; il se construit à travers des passerelles, des expertises partagées et des engagements concrets. Il faut noter qu’un geste symbolique a clôturé la séance. Un tambourin officiel, signé par les joueurs du club français, a été remis aux responsables africains. Plus qu’un souvenir, l’objet incarne un pacte moral ; celui de la confiance placée en la jeunesse béninoise et dans la capacité du continent à s’approprier cette discipline. En définitive, cette initiative pose les jalons d’un projet plus vaste qui va consister à structurer, à former et à professionnaliser. Et si les graines semées à Cotonou sont entretenues avec rigueur et vision, le jeu de balle au tambourin pourrait bien trouver en Afrique un nouveau territoire d’expression et d’excellence.
Le tambourin béninois à l’heure des partenariats structurants