La Nation Bénin...
Les Lions du Sénégal et les Pharaons d'Égypte se retrouvent, ce mercredi 14 janvier au Stade Ibn Batouta de Tanger, en demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Quatre ans après leurs duels tendus de 2022, Lions et Pharaons se disputent un billet pour la finale dans une affiche chargée d’histoire.
Il y a des affiches qui dépassent le simple cadre d’une demi-finale. La confrontation entre le Sénégal et l’Égypte, ce mercredi 14 janvier au Stade Ibn Batouta de Tanger, fait partie de celles-là. Les deux sélections se retrouvent avec, en toile de fond, les souvenirs encore vifs de la Can 2022 et des barrages pour la Coupe du monde, tous décidés sur des détails et, surtout, aux tirs au but. Les Lions de la Téranga du Sénégal abordent ce rendez-vous avec une impression de solidité tranquille. Cinq matchs sans défaite, une défense sereine autour de Koulibaly et Niakhaté, un Édouard Mendy rarement exposé, et une constance offensive qui a vu les Lions marquer à chaque sortie depuis le début de cette Coupe d’Afrique des Nations. L’équipe de Pape Thiaw a souvent pris l’ascendant tôt, contrôlant les premières périodes avant d’accélérer plus tard grâce à sa largeur et à la vitesse de ses ailiers. Le quart de finale contre le Mali, remporté 1-0, a toutefois montré une certaine gestion prudente, parfois proche de l’excès, alors même que l’adversaire était réduit à dix. Un choix assumé, mais qui rappelle que la marge reste fine à ce niveau. En face, les Pharaons d'Égypte avancent sans bruit mais sans défaite. Le parcours des Pharaons est marqué par des débuts de match fermés, presque cadenassés, avant une montée en puissance progressive. Leur quart de finale spectaculaire contre la Côte d’Ivoire (3-2) a exposé à la fois leur force offensive: Salah, Marmoush et Ashour capables de faire basculer un match en quelques minutes et leurs fragilités dans la gestion des transitions défensives lorsque le tempo s’emballe. L’absence de Mohamed Hamdi limite les options défensives, mais Hossam Hassan s’appuie sur un collectif discipliné et une capacité d’adaptation souvent visible après la pause.
Un match tactique en vue
Sur le plan tactique, le duel promet une opposition de styles maîtrisés. Le 4-3-3 sénégalais cherchera à étirer le bloc égyptien par la largeur, avec Mané attaquant le second poteau et Sarr rentrant dans l’axe pour libérer les couloirs. L’Égypte, en 3-4-1-2, misera sur la densité axiale et la projection rapide de ses pistons, tout en guettant la moindre erreur pour lancer Salah et Marmoush dans le dos de la défense. L’historique récent ajoute encore à la tension. Les trois derniers affrontements officiels entre les deux nations, tous en 2022, ont accouché de matchs fermés, rarement au-delà d’un but sur le temps réglementaire, sans décrochage après la pause, avec les tirs au but comme juge final. Rien n’indique que cette demi-finale s’écartera radicalement de ce scénario, tant les deux équipes semblent à l’aise dans les matchs de patience et de contrôle. Entre la rigueur sénégalaise et le sens du timing égyptien, la soirée pourrait se jouer sur un détail, un appel, un ballon arrêté, ou un éclair de Salah ou de Mané dans un match où chaque minute comptera.
Les Pharaons d'Egypte