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3e édition de « Oser être »: L'autonomisation des femmes en débat

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La troisième édition de la conférence-débat « Oser être » a réuni des participantes autour des  leviers de l’autonomisation des femmes par l’entrepreneuriat La troisième édition de la conférence-débat « Oser être » a réuni des participantes autour des leviers de l’autonomisation des femmes par l’entrepreneuriat

La troisième édition de la conférence-débat « Oser être » s’est tenue autour de l’autonomisation des femmes par l’entrepreneuriat, vendredi 14 août dernier à Cotonou. Organisée par Women Empowerment, la rencontre a mis l’accent sur le financement, le mentorat, le réseautage et le renforcement des capacités.

Par   Arnaud DOUMANHOUN, le 17 août 2026 à 10h10 Durée 2 min.
#autonomisation des femmes

Réunir, inspirer et surtout passer de la parole à l’action. C’est l’ambition affichée lors de la troisième édition de la conférence-débat « Oser être », organisée vendredi 14 août à Cotonou par l’association panafricaine Women Empowerment. Placée sous le thème «Autonomisation des femmes par l’entrepreneuriat », la rencontre a rassemblé des femmes entrepreneures, des acteurs institutionnels, des partenaires et différents participants autour des défis et opportunités liés à l’autonomisation économique des femmes. Linda Pathinvo, présidente de Women Empowerment, a rappelé que l’initiative entend contribuer à la création d’un environnement favorable aux femmes afin qu’elles puissent transformer leurs idées en projets, leurs projets en entreprises et leurs entreprises en activités durables. Pour elle, l’autonomisation ne saurait se limiter à des discours. Elle doit s’appuyer sur l’éducation, la formation, l’accès au financement, le développement des compétences, le mentorat et la constitution de réseaux solides.

Linda Pathinvo a également présenté les premiers résultats de cette dynamique. A la suite de la deuxième édition de « Oser être», organisée en Côte d’Ivoire en mars dernier, plus d’une dizaine de femmes entrepreneures bénéficient actuellement d’un accompagnement en incubation. Celui-ci porte notamment sur la structuration du modèle économique, l’élaboration du business plan ainsi que la préparation à la levée de fonds. Cette démarche est soutenue par un partenariat avec un fonds d’investissement sud-africain.

Le financement et le mentorat au cœur des échanges

Anis Gambari, Représentant la ministre de la Famille et de l’Action sociale, a souligné l’importance des actions favorisant simultanément l’autonomisation économique, la cohésion sociale et le développement durable. Les participantes ont notamment été appelées à améliorer leurs aptitudes en matière de structuration de projets susceptibles d’intéresser les investisseurs, de présentation stratégique, de gestion des partenariats et de diversification des sources de financement. Le réseautage figure également parmi les leviers retenus pour permettre aux entrepreneures de franchir les obstacles qui limitent encore leur accès aux ressources financières. Me Huguettes Bokpè, présidente de l’Institut national de la femme, a insisté sur la portée du verbe « oser ». Selon elle, oser, c’est accepter de prendre sa place, croire en ses capacités malgré les incertitudes et se relever après un échec. Elle a surtout présenté l’autonomisation économique comme un enjeu de dignité, de liberté et de capacité à décider, mais également comme un moyen pour les femmes de mieux faire face aux situations de violence.

Elle a toutefois relevé plusieurs obstacles auxquels les entrepreneures restent confrontées, notamment l’insuffisance de ressources, les difficultés d’accès au financement, le manque de réseaux et parfois le déficit de confiance en soi. Elle a appelé à une responsabilité partagée entre les femmes, les hommes, les institutions et les familles. Pour elle, la collaboration doit primer afin de créer un environnement permettant aux femmes de développer leurs compétences et leurs initiatives.

Au-delà du financement, la présidente de l’Institut national de la femme a insisté sur la nécessité pour les femmes de se soutenir davantage, de partager leurs expériences et d’ouvrir leurs réseaux. Elle les a exhortées à ne pas attendre la perfection avant d'agir, mais à commencer, apprendre de leurs erreurs et progresser. « Oser être », a-t-elle résumé, c’est aussi oser créer, diriger, négocier et revendiquer légitimement sa place.