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À propos de ses futurs rapports avec son mentor: « Si je suis élu, le président Talon s’effacera », dixit Romuald Wadagni

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Romuald Wadagni sur Jeune Afrique Romuald Wadagni sur Jeune Afrique

Alors qu’il vient à peine de lancer son projet de société, le candidat Romuald Wadagni s’est livré à un échange grandeur nature avec le magazine panafricain Jeune Afrique. Sans détours ni langue de bois, l’homme dit tout, mais surtout évoque ses rapports avec le président Patrice Talon.

Par   Josué F. MEHOUENOU, le 23 mars 2026 à 10h34 Durée 3 min.
#À propos de ses futurs rapports avec son mentor

Désigné candidat de la majorité présidentielle, Romuald Wadagni assume une candidature qu’il dit ne pas avoir préméditée. Entre fidélité à l’action de Patrice Talon et affirmation d’une autonomie assumée, il esquisse les contours d’une gouvernance de continuité sans tutelle. Selon lui, son choix résulte d’une décision collective au sein de la majorité présidentielle. « Si j’avais planifié d’être chef de l’État, j’aurais suivi un tout autre parcours », insiste-t-il dans l’échange avec Jeune Afrique, mettant en avant un engagement guidé par le sens du devoir plutôt que par une ambition construite de longue date. Il ne s’en cache pas : briguer la magistrature suprême n’était pas un projet personnel. Il évoque une responsabilité née du contexte politique, à la suite de la décision de Patrice Talon de ne pas se représenter.

 

Parlant de lui, justement, il se veut très rassurant au sujet de la promesse d’un retrait. Selon lui, Patrice Talon ne sera pas un président de l’ombre. Wadagni assure que, fidèle à ses principes, l’actuel chef de l’État se retirera pleinement après l’investiture de son successeur. « Il n’entend exercer aucune tutelle », tranche-t-il, confiant dans la parole et la discipline institutionnelle de son mentor. Seule évidence, et il ne s’en cache pas, l’ancien président, à la fin de son mandat, restera tout de même attentif aux grandes orientations du pays.

 

« J’ai pour lui un profond respect et une sincère admiration. C’est un homme qui peut vous parler de n’importe quel sujet comme s’il en était expert, avec une capacité de travail et une faculté d’anticipation hors normes. Il m’a toujours bluffé. Pendant cette décennie, nous avons travaillé en totale confiance, comme dans une relation père-fils, en contact permanent », témoigne-t-il. Dans ce même entretien, l’argentier national, désormais en lice pour le palais de la Marina, évoque son propre parcours, ses ambitions, sa désignation, ses rapports avec les anciens présidents du pays, avec Joseph Djogbénou…