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La première session extraordinaire de la huitième mandature du Conseil économique et social (Ces) a pris fin jeudi 20 août à Cotonou. Au terme de trois jours de travaux, les conseillers ont adopté à l’unanimité le règlement intérieur de l’institution et lancé l’élaboration du plan stratégique de développement institutionnel 2027-2031.
Deux dossiers majeurs, trois jours de travaux et des perspectives nouvelles pour le Conseil économique et social. C’est le bilan de la première session extraordinaire de la huitième mandature, clôturée jeudi 20 août par Abdoulaye Bio Tchané, président du Ces. Il se réjouit de l’engagement des conseillers et de la qualité des contributions ayant permis d’avancer sur les deux principaux chantiers inscrits à l’ordre du jour. « Votre assiduité, la pertinence de vos contributions et votre sens républicain ont été, tout au long de ces trois journées de réflexion, le moteur de notre réussite », a déclaré Abdoulaye Bio Tchané, exprimant sa satisfaction au terme de la session. Il a également relevé « l’intérêt soutenu » manifesté par les conseillers et la justesse de leurs interventions. Le premier chantier a porté sur la refonte du règlement intérieur du Ces. Pour le président de l’institution, l’adoption de ce document constitue une étape importante dans l’adaptation du Conseil aux réformes récentes. Il a salué « avec une fierté particulière » la détermination des conseillers à doter le Ces d’un cadre juridique en harmonie avec ces évolutions. Qualifiant le nouveau texte de
« résolument moderne et novateur », Abdoulaye Bio Tchané estime qu’il doit contribuer à un accomplissement « efficient et rigoureux » de la mission constitutionnelle du Ces. Le document, adopté à l’unanimité après les travaux en commissions et en séances plénières, traduit, selon lui, « un consensus fort, gage indéniable de nos succès futurs ».
Contrôle de conformité
Cette adoption ouvre désormais la voie au contrôle de conformité par la Cour constitutionnelle. Le président du Ces a assuré que les dispositions nécessaires seront prises « avec la diligence requise » afin de permettre à la juridiction constitutionnelle d’exercer son contrôle. Pour les conseillers, cette évolution répond à un besoin de clarification du fonctionnement de l’institution. Soufianou Imorou, conseiller au Ces et président de la Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin, souligne l’importance du document pour définir les responsabilités et les limites des différents organes. « Nous avons eu à procéder au lancement officiel de l’élaboration de notre plan stratégique, qui est pour nous un document très important, un document d’orientation et de vision », a-t-il expliqué. Il a également salué la vision du président du Ces, estimant qu’avec cette huitième mandature, il était nécessaire de « définir clairement ce que nous devons faire et quelle orientation nous donnons ». Le second volet de la session a justement concerné l’élaboration du plan stratégique de développement institutionnel. Lancé à Cotonou, ce processus doit permettre au Ces de disposer d’une feuille de route pour les cinq prochaines années. Abdoulaye Bio Tchané a rappelé que l’ambition centrale de cette démarche est d’établir « un diagnostic stratégique exhaustif » afin d’identifier les principaux défis de l’institution, fixer ses orientations à l’horizon 2031 et mettre en place un dispositif d’exécution performant. Il a estimé que « la convergence exemplaire » des énergies autour de cette vision constitue le meilleur gage de réussite.
Document stratégique
Hermann Imali Djetta, président de la commission Agriculture, Environnement, Industrie, Technologie et Innovation du Ces, a également insisté sur l’importance de ce document. A l’en croire, le plan stratégique permettra à l’institution de disposer d’une véritable orientation pour atteindre ses objectifs. « Cette session est vraiment très importante et capitale pour la vie de notre institution », a-t-il déclaré, mettant sur le même pied le règlement intérieur et le plan stratégique. Il a notamment relevé que le document de planification doit permettre à une institution de mieux structurer son action et d’éviter de « naviguer » sans orientation claire. Pour le président du Ces, la modernisation engagée ne s’arrêtera d’ailleurs pas à la refonte du règlement intérieur. Elle devra également toucher les méthodes de travail, le fonctionnement de l’administration et d’autres leviers essentiels de l’institution.
Abdoulaye Bio Tchané a par ailleurs adressé ses vœux à la communauté éducative à la veille de la rentrée scolaire. Il a réaffirmé la volonté du Ces de rester aux côtés des acteurs du secteur afin de contribuer à bâtir « une école performante, véritable tremplin vers l’emploi pour notre jeunesse ».
Après trois jours de réflexion, la première session extraordinaire de la huitième mandature s’achève ainsi sur deux acquis majeurs : un nouveau règlement intérieur adopté à l’unanimité et un processus de planification stratégique engagé pour la période 2027-2031. Des outils que le Ces entend désormais mettre au service d’une institution plus structurée et davantage en phase avec ses nouvelles missions.
Les conseillers ont adopté à l’unanimité le nouveau règlement intérieur de l’institution