La Nation Bénin...
Le Conseil économique et social ouvre ce
mardi 15 septembre 2026, sa deuxième session ordinaire de l’année. Au cœur des
travaux, la préparation de son premier avis sur l’état économique et social du
Bénin doit permettre de mieux mettre en perspective les performances du pays et
les réalités vécues par les populations.
Le Conseil économique et social (CES) veut aller au-delà des indicateurs pour mieux lire la situation du Bénin. Sa deuxième session ordinaire de l’année, ouverte ce mardi 15 septembre à Cotonou, accorde une place importante à la préparation du premier avis de l’institution sur l’état économique et social du pays.
Cet exercice constitue une nouvelle étape
pour le CES. Il doit offrir une lecture plus large de la situation nationale à
partir des données économiques et sociales disponibles. L’enjeu ne consiste
donc pas seulement à mesurer la croissance ou à relever les performances de
certains secteurs. Il s’agit aussi de comprendre ce que ces évolutions changent
dans la vie quotidienne.
Mettre les chiffres en perspective
La croissance économique ne suffit pas, à elle seule, à mesurer les progrès d’un pays. L’emploi, le pouvoir d’achat, l’activité des petites entreprises, l’accès aux services essentiels et les perspectives offertes aux jeunes donnent aussi une indication de la situation sociale.
C’est là que le futur avis du CES peut apporter une réelle plus-value. En rapprochant les données économiques des réalités du terrain, le document pourrait faire ressortir les avancées, mais aussi les difficultés qui méritent une attention particulière.
La session prévoit aussi l’examen du
projet de loi de finances pour la gestion 2027. Le CES doit se pencher sur son
projet de budget pour la même année, les travaux de ses conseils départementaux
ainsi que plusieurs sujets d’auto-saisine.
Un diagnostic attendu
Les travaux prennent également en compte la Vision Alafia 2060 et le futur Plan stratégique 2027-2031 du CES. Cette réflexion inscrit la session dans une perspective de long terme sur les priorités du développement national.
Le premier avis sur l’état économique et social sera surtout attendu pour sa capacité à produire un diagnostic utile. Sa valeur dépendra moins du volume de données réunies que de la capacité à les relier aux préoccupations des citoyens et des acteurs économiques.
Pour le CES, l’enjeu est de renforcer son
rôle de conseil auprès des pouvoirs publics. Pour les citoyens, l’intérêt sera
de voir si cet exercice permet de mieux comprendre les progrès accomplis, les
difficultés qui persistent et les priorités à retenir pour la suite.
Le CES veut confronter les chiffres aux réalités du terrain