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Droits de l'homme au Bénin: Les recommandations d'Amnesty international au président élu

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Dieudonné Dagbéto, directeur exécutif d’Amnesty  international Bénin, présentant le contenu du rapport 2026 Dieudonné Dagbéto, directeur exécutif d’Amnesty international Bénin, présentant le contenu du rapport 2026

Fidèle à sa tradition, Amnesty international Bénin a présenté son rapport 2026 sur la situation des droits humains dans le monde avec un focus sur le Bénin. Le document présenté hier, mardi 21 avril, à Cotonou, est assorti de plusieurs recommandations à l’endroit du Parlement et du chef de l’Etat élu.

 

Par   Ariel GBAGUIDI, le 22 avr. 2026 à 07h04 Durée 3 min.
#Amnesty International Bénin

Après avoir fait part de la situation des droits de l’homme dans le monde et particulièrement au Bénin, notamment en ce qui concerne les questions de liberté d’expression, de réunion pacifique, de droits des personnes réfugiées ou migrantes, des personnes déplacées, des personnes détenues, Dieudonné Dagbéto, directeur exécutif d’Amnesty international Bénin, a formulé des recommandations.

Une série de propositions, dit-il, à l’endroit des élus du peuple et surtout du président de la République élu. Ce faisant, l’organisation souhaite contribuer au renforcement de la gouvernance publique sur les questions de droits de l’homme au Bénin. « Je voudrais demander au président de l'Assemblée nationale, aux honorables députés déjà en fonction et au président de la République qui entre en fonction, que le Bénin, en dépit des efforts qui sont déjà faits, doit également, dans la lettre et dans les faits» œuvrer plus pour les libertés d'expression, d'association et de réunion pacifique, plaide le premier responsable d’Amnesty international Bénin. Il propose aussi que soient améliorées les conditions de détention, renforcés l’accès à un procès équitable ainsi que l’égalité de genre et la protection des groupes vulnérables, de même que l'accès aux droits économiques, sociaux et culturels.

Dans le monde, Amnesty international indique avoir recueilli, en 2025, des informations faisant état d’atteintes généralisées aux droits humains commises par des États et d’autres entités ; des lacunes en matière d’obligation de rendre des comptes et d’injustices systémiques, avec, en parallèle, quelques progrès limités. D’après l’organisation, ces tendances se poursuivent en 2026, sur fond d’attaques répétées contre l’ordre fondé sur le droit international. De nombreux crimes de droit international ont été commis l’année écoulée et continuent de l’être. Les pratiques autoritaires se sont intensifiées dans le monde entier ; la discrimination a été un sujet central ; les pays n’ont pas procédé à l’abandon progressif des énergies fossiles, et le financement climatique et l’aide à l’adaptation au changement climatique n’ont pas été à la hauteur des besoins ; et les États se sont servis de la technologie pour permettre et renforcer des pratiques autoritaires, a dénoncé l’organisation mondiale de défense des droits de l’homme.