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Elections couplées Législatives-Communales 2026: Les Démocrates misent sur la proximité dans la 8e circonscription

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Michel Djibo, candidat titulaire LD de la huitième Michel Djibo, candidat titulaire LD de la huitième

La campagne du parti Les Démocrates se distingue par une stratégie résolument tournée vers le terrain. Au siège du parti à Parakou, l’ambiance tranche avec l’effervescence observée ailleurs. Mais cette relative discrétion contraste fortement avec la réalité  sur le terrain, où tous les candidats et leurs états-majors sont pleinement engagés.

Par   Josué F. MEHOUENOU, le 05 janv. 2026 à 08h22 Durée 2 min.
#Les Démocrates #Elections communales et législatives de 2026

Dans plusieurs quartiers de Parakou et à divers points stratégiques de la ville, les affiches du parti Les Démocrates sont bien visibles, témoignant d’une présence politique assumée. Mais au-delà de l’affichage, le parti a fait le choix d’une campagne de proximité, privilégiant le contact direct avec les électeurs. Pour Michel Djibo, l'un des candidats titulaires, l’essentiel est ailleurs. « Nous parlons de la souffrance des populations », confie-t-il. Selon lui, la campagne du parti est avant tout une campagne d’écoute, centrée sur les réalités quotidiennes des citoyens.

« Nous privilégions le porte-à-porte », insiste-t-il, soulignant que cette approche permet de toucher directement les électeurs, de comprendre leurs préoccupations et de porter un message plus authentique.

Conscient des limites matérielles de sa formation politique, il assume : « Nous n’avons pas les moyens de déployer des affiches partout comme d’autres partis en lice, mais nous y allons avec notre stratégie ». Les Démocrates ont donc opté pour une campagne de sensibilisation, pensée comme un investissement politique. « Nous sommes dans la sensibilisation pour rentabiliser notre campagne électorale », explique Michel Djibo, convaincu que la proximité avec les populations constitue un levier plus efficace que les démonstrations de force matérielles.

Le discours du parti met également en avant les difficultés économiques du pays. « Nous avons faim dans le pays, mais nous avons besoin que les urnes nous départagent », affirme le candidat, appelant les populations à faire confiance au processus électoral comme moyen d’expression démocratique. Sur le terrain, les responsables du parti disent ressentir un accueil favorable.

« Les populations sont fières de nous voir en campagne sur le terrain », soutient Michel Djibo, qui appelle à une mobilisation massive en faveur de sa formation politique. « Que tout le monde vote pour Les Démocrates. Nous sommes convaincus que nous aurons les 20 % dans chaque commune », ajoute-t-il avec assurance.

Pour le parti, ces élections revêtent un enjeu crucial.

« C’est la dernière chance du parti et nous devons tout faire pour être représentés au Parlement», martèle le candidat. Selon lui, cette représentation est indispensable, car « il y a beaucoup de lois à revoir », et seul un nombre significatif de députés permettra de peser réellement dans le débat parlementaire.

Au-delà des enjeux électoraux immédiats, Les Démocrates inscrivent leur campagne dans une vision à long terme. « Nous avons surtout besoin de laisser un héritage de qualité à la jeune génération», affirme Michel Djibo, pour qui la participation au Parlement est aussi une question de responsabilité historique. Le parti se donne également pour mission de restaurer la démocratie et de contribuer à l’apaisement du climat politique. « Hier, les élections étaient une fête. On se combattait sur le terrain en journée et on partageait la bière ensemble le soir. Aujourd’hui, il n’en est rien», regrette-t-il.