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Frais de mission : ce qui change pour les agents publics avec le paiement numérique

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Le changement ne s’arrête pas au paiement Le changement ne s’arrête pas au paiement

Avec la circulaire n°0264 c/MEF/DC/SGM/DGTCP/DNC/TGE/CVR/ADN/SP du 25 septembre 2026, le paiement électronique entre dans une nouvelle phase au sein des administrations publiques béninoises. La mesure concerne les missions effectuées à l’intérieur du pays et s’appuie sur la deuxième version du Système d’encadrement des missions officielles (SEMO 2).

Par   Essènandé Florence KOUMENOUGBO (Coll), le 28 sept. 2026 à 08h16 Durée 4 min.
#Frais de mission

Concrètement, le changement commence au moment où l’agent attend le règlement de ses frais. Il ne s’agit plus de prévoir une remise d’argent en espèces après le traitement de la mission. Le nouveau circuit repose sur un paiement électronique, avec des frais versés par voie bancaire ou par mobile money. L’opération reste ainsi rattachée à la mission concernée et laisse une trace dans le système. Pour l’agent, cela signifie un parcours plus numérique, mais aussi une meilleure visibilité sur le traitement de son dossier. Le SEMO 2 avait déjà introduit la bancarisation intégrale des frais de mission lors de son lancement en décembre 2025, avec la suppression des paiements en espèces annoncée pour les agents.

Une procédure plus facile à suivre

 

Pour l’agent, le changement se voit surtout dans le parcours de la mission. L’ordre de mission passe par le SEMO, les informations sont vérifiées et le paiement suit ensuite le circuit numérique prévu par l’administration. Le système rapproche aussi les données liées à la mission de celles de l’agent. Le SEMO 2 prévoit notamment une mise à jour automatique des informations à partir du système de paie de l’État. Il prend aussi en compte les missions de groupe et certains contrôles liés aux déplacements.

Le contrôle va plus loin

 

Le changement ne s’arrête pas au paiement. Dans les prochains jours, une fonctionnalité de preuve de mission par géolocalisation doit compléter le dispositif. Elle permettra de vérifier la présence de l’agent sur le lieu indiqué dans son ordre de mission, selon les informations du gouvernement.

 

Le SEMO avait déjà contribué à repérer des chevauchements de missions et des agents fictifs. Avec le paiement électronique, chaque opération financière laisse davantage de traces. Pour les agents publics, cette nouvelle étape signifie donc moins de manipulation d’espèces, mais aussi un suivi plus précis des déplacements professionnels.